Petites anecdotes de grands films du cinéma

Publiée le 14 septembre 2023

Quand on se lance dans l’univers passionnant du cinéma, on ne peut pas échapper à quelques petites problématiques sur les tournages, mais vraiment très drôles à raconter. Aussi préparé qu’un réalisateur puisse être, un tournage est toujours bourré d’imprévus : c’est ce qui fait tout le charme de cette profession. 

 

 

 

 

 

L’ESIS : entre pratique et improvisation  

À l’ESIS, on prépare les cinéastes de demain. Les étudiants sont mis dans des situations professionnelles, avec du matériel actuel, et supervisés par des intervenants encore en activité dans le secteur. Et pourtant, aussi préparé que l’on puisse être, que ce soit en tant qu’étudiant ou en tant que professionnel certifié, on n’évite pas les maladresses ou pire : les imprévus.  

Contraintes liées au terrain, accidents de plateau, aléas en tout genre : la vie de réalisateur, de caméraman, de scénariste, de costumier, ou de mixeur est jonchée de surprises plus ou moins bonnes. Nos étudiants, qui réalisent chaque année de nombreux projets, connaissent bien cette difficulté. 

C’est d’ailleurs l’un des buts de tous ces projets : apprendre aux étudiants l’art subtil de l’improvisation. Une discipline subtile mais ô combien appréciée des cinéastes et pour cause ! Quand toute l’équipe est capable de faire avec les moyens du bord, ça donne non seulement un tournage exceptionnel, mais aussi des anecdotes incroyables. 

6 anecdotes de tournage 

Quand on voit des films aussi travaillés, avec une post-production aussi perfectionnée, on a bien du mal à imaginer les scènes rocambolesques qui se sont déroulées hors champ (ou carrément face caméra d’ailleurs). Et pourtant, derrière tous ces grands films, quasiintemporels, se cache toujours au moins une petite histoire de tournage. Dévoilées par les acteurs ou les réalisateurs, ou carrément gardée au montage, ces anecdotes sont ensuite soigneusement répertoriées sur IMBD (une base de données en ligne sur le cinéma, la télévision et les jeux vidéo), Wikipédia et même Allociné (un service de la société Webedia qui à l’origine donnait des informations sur les programmes télévisés ou cinématographique via un numéro de téléphone, d’où le nom). 

Et maintenant, place aux anecdotes ! 

1. Les figurants à quatre pattes 

Dans Charlie et la Chocolaterie (2005), Tim Burton a fait appel à des figurants un peu particuliers pour la fameuse scène de décorticage de noisettes : des écureuils. Il ena fait dresser une quarantaine rien que pour cette seule et unique scène qui dure à peine 2 minutes si l’on prend en compte la danse des OompasLoompas. Ramenée à l’échelle du film (1h55), cette scène est ce que l’on appelle de l’investissement. (Et, oui, cette scène aurait pu être faite en post-production, via des effets spéciaux). 

D’ailleurs, dans la version de 1971 du film, l’acteur principal (Peter Ostrum) n’a joué que ce seul et unique rôle, puis est devenu vétérinaire.  

2. Baleine + âne = brachiosaure, …  

Toujours dans le thème du royaume animal, le producteur de Jurassic Park (Steven Spielberg) s’est donné beaucoup de mal pour trouver le cri parfait du brachiosaure. Le choix final ? Une combinaison bien particulière entre les cris d’une baleine et d’un âne. Et ce combo fonctionne à la perfection. 

3. Google vs.Yahoo 

Vous saviez que dans les films, les méchants n’ont pas le droit d’avoir un Iphone ? C’est une demande spécifique de la marque. Eh bien, le film Benjamin Gates et le Trésor des Templiers poussent la règle encore plus loin : les gentils de l’histoire utilisent Google, et les méchants Yahoo. 

4. Interdiction de couper ! 

En 1999, alors que Harvey Weinstein reprend le film d’animation Princesse Mononoké pour l’adapter au marché américain, le réalisateur original Hayao Miyazaki lui fait parvenir un cadeau qui dépasse de loin la barrière de la langue. Quelle ne fut pas la surprise de monsieur Weinstein en découvrant un katana accompagné d’un petit mot : “Pas de coupure”. (Parce que, oui, il a été question en off de passer d’un film de 135 minutes à 90… ce qui n’était pas vraiment du goût de Miyazaki : réaction disproportionnée ? Probablement. Efficace ? Assurément.) 

5. Une histoire de lunettes 

À votre avis, combien de paires de lunettes est-il possible de porter en une seule saga ? Pour Daniel Radcliffe, le chiffre s’élève à plus de 160 sur l’ensemble des films Harry Potter. On ne sait pas s’il s’agit d’un record (sûrement), mais ça reste tout de même une très belle performance. 

6. Alien surprise 

Comment ne pas se souvenir de cette scène emblématique (et un peu surprenante il fait bien l’admettre), dans Alien, le huitième passager ? Celle où ce fameux huitième passager sort littéralement du ventre de l’un des membres de l’équipage (John Hurt). En tout cas, les autres acteurs ne risquent pas de l’oublier pour la simple et bonne raison qu’ils n’étaient pas au courant ! Un épisode sanglant un peu surprenant, qui a su déclencher des cris plus vrais que nature. Et oui, Ridley Scott (le réalisateur)étaitfier de son coup. 

200