Intermittents du spectacle : ce qu’il faut savoir

Publiée le 20 février 2023
Intermittents du spectacle : ce qu’il faut savoir

Les intermittents du spectacle bénéficient d’un régime social et juridique particulier qui régule à la fois leurs conditions de travail, leurs cotisations et la durée de leurs protestations. Comme tous les salariés, l’intermittent du spectacle cotise aux diverses caisses sociales et est désormais protégé par une convention collective. 

 

Intermittents du spectacle : zoom sur le régime juridique 

Le statut des intermittents du spectacle a été instauré en vue d’aider les artistes et les techniciens de l’audiovisuel à vivre entre deux cachets. Sont donc concernées par le statut les entreprises du spectacle vivant, de la production de cinéma, de l’audiovisuel et de la radio et de la musique. 

En pratique, les intermittents du spectacle reçoivent une rémunération calculée sur la base des heures de travail effectivement fournies et du cachet négocié (qui consiste en une rémunération forfaitaire). Par exemple, les artistes ont une rémunération sous la forme de cachets journaliers (de 12h ou de 8h) et les techniciens sont rémunérés sur la base d’une journée de 10 heures maximales. 

Contrairement au droit du travail général, les intermittents du spectacle peuvent avoir plusieurs employeurs et enchaîner plusieurs contrats à la suite. 

 

Intermittents du spectacle, contrats de travail et conventions collectives 

Les intermittents du spectacle sont en réalités embauchés au titre de CDD variés et successifs. Ces « CDD d’usage » concernent diverses entreprises et ils doivent stipuler clairement les périodes de travail. Ce rythme, assez proche de l’intérim, permet de cotiser en vue de percevoir une allocation chômage lors des périodes pendant lesquelles l’intermittent ne travaille pas. 

Attention, les intermittents doivent bénéficier d’un contrat et d’un bulletin de paie, selon la loi. Par ailleurs, le secteur de l’audiovisuel s’est récemment doté d’un certain nombre de conventions collectives propices à protéger les travailleurs du secteur. Si elles ne concernent pas directement les intermittents du spectacle, elles offrent néanmoins d’encadrer le secteur et de faire profiter aux artistes et aux techniciens d’une protection sociale. 

 

Est-il facile de trouver un emploi en tant qu’intermittents du spectacle ? 

Pour s’assurer de faire une carrière professionnelle comme intermittent du spectacle, il faut regrouper certaines caractéristiques : 

– Avoir suivi une bonne formation dans sa branche, ce qui permet de faire valoir ses compétences sur le marché du travail. À ce titre, les formations spécialisées en audiovisuel proposées par les établissements spécialisés sont à privilégier. Elles garantissent le haut niveau d’apprentissage du cursus et axent leur pédagogie vers la pratique et l’acquisition de compétences opérationnelles. 

– Avoir en poche un diplôme recherché dans le milieu professionnel : BTS Métiers de l’Audiovisuel, Bachelor ou Mastère spécialisé divulgué par un établissement dont les titres sont reconnus par l’État. 

– Cumuler de l’expérience professionnelle, se faire une renommée et se constituer un solide carnet d’adresses. L’embauche des intermittents du spectacle se fait bien souvent par le bouche-à-oreille et la recommandation. Pour créer son portefeuille de contacts rapidement, il est conseillé de suivre une formation en alternance. 

L’ESIS propose des formations, en alternance, spécialisées dans l’audiovisuel. Grâce à la pédagogie innovante et de haut niveau de l’établissement, les étudiants sortants peuvent tout à fait exercer comme intermittents du spectacle. 

La rémunération des intermittents du spectacle dépend du nombre d’heures travaillées et varie d’un projet à l’autre. 

200