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Quels sont les métiers de la post-production ?

Publiée le 22 septembre 2022

On appelle « post production » l’ensemble des étapes, des techniques et des outils professionnels qui permettent de finaliser un film. Elle comprend par exemple l’étalonnage, le montage des scènes ou encore le doublage. Quels sont les métiers que regroupe la discipline ? 

 

Post-production : zoom sur trois métiers techniques 

Les métiers les plus connus de la post-production sont ceux des monteurs image et son. Véritables experts de leur discipline, ils interviennent l’un à la suite de l’autre en tenant compte du travail effectué et sous les indications de l’équipe de réalisation. 

– Le monteur image commence son travail en visionnant tous les rushes que lui ont confié les équipes de réalisation. C’est lui (en accord avec le réalisateur) qui sélectionne les meilleurs plans à conserver puis qui les raccordera de manière fluide et intuitive afin de créer un assemblage cohérent. 

– Le monteur son, quant à lui, travaille sur des stations de haute technologie. Elles requièrent un haut niveau de technicité, afin de retravailler ou de synchroniser la bande son avec la bande image. Le monteur son doit naturellement effectuer un tri des diverses pistes audio captées et enregistrées par les équipes de tournage. Il en reprend certaines afin d’en supprimer les éléments inutiles ou gênants ou y ajoute un fond sonore pour mettre en valeur une scène spécifique. 

– Dans l’audiovisuel contemporain, les oeuvres comprennent de nombreux éléments d’effets spéciaux. C’est aux étapes de post-production qu’intervient le concepteur d’effets spéciaux, qui intègre des éléments de modélisation ou d’animation 3D au projet final. Généralement, une œuvre qui comprend des éléments graphiques requiert l’intervention de doubleurs professionnels, afin de prêter leur voix aux personnages animés. Cette branche de l’audiovisuel comprend de nombreux métiers : l’adaptateur, l’acteur de doublage ou encore le sous-titreur. 

 

Dernier à intervenir en post-production : le métier d’étalonneur 

L’étalonneur est le dernier technicien à intervenir sur une œuvre dans le cadre des étapes de post-production. C’est lui qui effectue les réglages de la couleur et de la luminosité sur les images numériques qui constituent le film. 

Il vérifie à ce titre qu’il n’y ait pas de différence au niveau de la balance des couleurs ou de la lumière entre les plans-séquence du film. Il peut être amené à effectuer de nombreux tirages afin de parvenir à la vision du directeur de la photographie et du réalisateur, avec qui il travaille étroitement. 

 

Qui sont les responsables de la post-production d’un film ? 

Le chargé de post-production est un responsable qui met en place le planning des étapes de post-production. À ce titre, il doit bien connaître les disciplines de la production de l’image et du son, afin de déterminer avec précision les délais du traitement de chaque étape. Il travaille sous la direction du directeur de post-production qui, quant à lui, gère l’intégralité de l’équipe de post-production. En pratique, il coordonne les activités des divers corps de métiers. 

De nombreux techniciens travaillent sous les indications du réalisateur et de ses équipes. Les responsables des étapes de la post-production sont généralement des techniciens aguerris, qui font preuve d’un haut niveau de compétences et d’une longue expérience au sein de leur domaine. 

L’ESIS propose à ce titre aux étudiants désireux de travailler dans la post-production d’apprendre un métier par le biais d’une pédagogie innovante et de nombreux stages en alternance. 

La post-production, c’est une étape essentielle de la création d’une œuvre audiovisuelle. Elle regroupe une multitude de métiers, pour lesquels il faut se former à haut niveau pour en maîtriser les techniques et les outils. 

1ER PRIX DES ÉCOLES 2022 : IL FAUT SAUVER LE SOLDAT CASQUÉ, DE FRANCK DANICOURT

Publiée le 26 septembre 2022

Comme chaque année depuis sa création, l’ESIS est partenaire officiel du concours Grand Angle, un concours vidéo organisé par la fondation MAIF. Cette 6e édition aura été marquée par la participation de Franck Danicourt et son équipe, tous étudiants à l’ESIS. Franck Danicourt revient sur le développement de leur idée, au tournage, et nous confie leur meilleur souvenir. 

 

1 minute aura suffi pour convaincre le jury du concours. C’est la durée de « Il  faut  sauver le soldat casqué », un film mettant en évidence un thème : la prévention, raison d’être de la fondation MAIF. L’angle abordé avec humour par nos étudiants de premières années à l’ESIS aura eu raison de cette édition 2022. Leur vidéo a remporté le 1er Prix du Podium des Écoles, et c’est non sans fierté que Franck Danicourt, réalisateur du film, nous avoue : « On ne pouvait pas espérer mieux, on est très contents ! ». 

Une expérience enrichissante 

Gagner le 1er Prix du Podium des Écoles n’est pas la seule chose dont Franck Danicourt aime se rappeler. « Le meilleur souvenir de ce projet a été la recherche de lieux de tournage, c’étaient vraiment des moments sympas, et puis globalement le tournage est un très bon souvenir, on s’est tous serrés les coudes, c’était une très bonne expérience. On en garde que du bon !» 

En effet, après une semaine de séminaire dédiée à la préparation du tournage et à la mise au point de scénarios, l’équipe s’est attelée à la recherche de lieux de tournage et de costumes auprès de professionnels du corps enseignant et d’Histoire. La sélection faite, le tournage s’est opéré à Nemours (Seine-et-Marne) avec de véritables acteurs et la post-production s’est faite de retour à l’ESIS. Des étapes bien pensées qui ont permis de donner vie au film lauréat du Podium des Écoles. 

Franck Danicourt retient de sa participation au concours avoir acquis des compétences dans un tout nouveau rôle et reconnaît avoir trouvé cet exercice de direction d’acteurs stimulant. Toute l’équipe a pu se perfectionner et se trouver des ressources, des points forts qu’ils ne soupçonnaient pas eux-mêmes ! En bref, “que du bon” ! 

L’ESIS PARTICIPE AU CONCOURS GRAND ANGLE

Publiée le 11 septembre 2022

C’est la 6e édition du concours Grand Angle, organisé par la Maif. L’ESIS est partenaire officiel et a mandaté ses premières années de Mastère pour participer. De la Lune au champ de bataille, le casque (thème de cette année) se révèle plus indispensable que jamais. 

“Bien choisir son casque pour éviter la casse”. C’est le thème de cette année et les Mastères 1 ont rivalisé de créativité. En tout, cinq vidéos ont été réalisées et envoyées à la Maif. Pour participer, des règles claires : 

  • Chaque participant(e) ne peut inscrire qu’une seule vidéo 

  • 1min max. (hors générique) 

  • Format 16:9 

  • Taille d’image : 1920 x 1080 / 25 images par seconde 

  • Sous-titrées en français 

  • Respect du thème principal 

Les vidéos proposées sont ensuite soumises à un jury de professionnels de l’audiovisuel et du cinéma ainsi qu’à un jury plus sévère encore : les internautes. 1 vue est égale à 1 vote. Alors pour gagner le cœur du public…

Place au spectacle 

Cinq productions made in ESIS donc. Un astronaute un peu trop confiant, un Indiana Jones pas très doué pour faire un choix, une reine du roller, un soldat un peu trop repérable et trois fanas de vélo composent donc un tableau aussi divers que varié de ce que les étudiants savent faire en termes de mise en scène, décors, costumes, lumières… Mais comme une image vaut mille mots, on vous laisse les découvrir sur YouTube. 

UNE MASTERCLASS SIGNÉE PAUL LAINÉ

Publiée le 25 mai 2022

À chaque mois sa masterclass et Paul Lainé anime celle-ci à l’ESIS. Ingénieur du son au parcours étonnant, il a travaillé avec de nombreux noms du cinéma français. De Patrice Leconte à Maigret, en passant par Louis de Funès et Jean Gabin. 

C’est un métier de l’ombre”. Clair, net, précis. Paul Lainé attaque son discours sur cette affirmation. Comme bien des indispensables du cinéma, les métiers du son nécessitent la plus grande discrétion lors d’un tournage. Être au plus près de la scène, mais invisible aux yeux de la caméra et des acteurs. Jusqu’au clap de fin en tout cas. Il ne s’agirait pas de se faire oublier non plus. Tout se fait grâce au réseau que l’on se construit au fil des ans : Un tel cherche un tel qui connaît un tel, tout va très vite et comme on ne s’y attend pas”, confie Paul Lainé. Et si on le recommande, ce n’est pas pour rien. Au fil des années, il a fait de la confiance qu’on lui accorde sa signature officielle, sa marque de fabrique. 

S’il ne devait se souvenir que d’une seule date, ce serait le 9 janvier 1973. C’est le jour exact où il s’équipe pour la première fois de matériel pour capter le son et décide d’en faire son métier. Très vite, il se concentre sur le cinéma et alterne entre les films d’auteurs et les films commerciaux. “Ça rend le travail plus intéressant”. 

La clef du succès 

L’adaptabilité, c’est la clef du succès quand on est dans les métiers du son. Paul Lainé est bien placé pour en parler, lui qui a vécu le passage des consoles analogiques aux numériques. Le matériel est amené à changer, à évoluer constamment. Sans parler des tournages ! Vous vous imaginez, jeune homme tout sérieux que j’étais, à essayer de capter le son au milieu des tas de haches et de femmes en petite tenue ?”, lui en tout cas s’en souviens bien. Une véritable révélation, et, de là, une passion toujours plus grandissante pour le cinéma. 

Dernier conseil mais pas des moindre. L’ingénieur du son tient à souligner ce point autant de fois qu’il le faudra : le plus important, c’est le travail d’équipe. Pas seulement au milieu du tournage, mais aussi bien avant. Ce ne sont pas les décorateurs qui vont penser au siège qui grince, au parquet qui couine ou au frigo qui ventile. Il faut toujours anticiper. 

L’adaptation audiovisuelle des œuvres littéraires : ce qu’il faut savoir

Publiée le 19 septembre 2022

L’adaptation audiovisuelle des œuvres littéraires est très courante : films, téléfilms, séries ou même documentaire. Que faut-il savoir avant de se lancer dans un tel projet ? 

 

Pourquoi l’adaptation audiovisuelle d’œuvres littéraires a-t-elle autant de succès ? 

Adapter une œuvre littéraire à l’écran a toujours fait partie de la création audiovisuelle. L’adaptation peut revêtir diverses formes : être très fidèle à l’œuvre ou être libre et s’en éloigner. Les adaptations des œuvres littéraires pullulent dans le paysage audiovisuel, il est possible de citer trois exemples fameux : Le Seigneur des Anneaux, La Liste de Schindler ou encore LaPlanète des Singes. 

Ce qui plaît dans l’adaptation audiovisuelle des œuvres littéraires, c’est de retrouver un sujet bien connu. Généralement, le public connaît la fin de l’œuvre, mais il apprécie de redécouvrir son histoire favorite depuis un nouveau point de vue, dans un autre espace-temps ou encore avec des détails innovants (voire humoristiques). La célèbre adaptation Roméo + Juliette transpose ainsi la célébrissime pièce dans un monde moderne tout en conservant l’éternel dilemme de l’amour impossible. 

 

Adaptation audiovisuelle d’œuvres littéraires : attention à la légalité 

Cela va sans dire, l’adaptation audiovisuelle d’une œuvre littéraire est soumise à des obligations légales strictes de la part des équipes de production. Ainsi, avant même de débuter les étapes d’élaboration de son projet, un producteur doit impérativement s’assurer d’obtenir les droits d’exploitation et de diffusion de l’œuvre. 

Deux cas de figure existent : 

L’œuvre est tombée dans le domaine public : l’auteur est décédé depuis plus de 70 ans. Le producteur peut alors procéder à l’adaptation audiovisuelle d’une œuvre littéraire sans demander d’autorisation à d’éventuels ayant droit. Il lui faudra tout de même vérifier, pour une production étrangère, que la traduction n’est plus, elle non plus, protégée. 

L’œuvre est protégée. Dans ce cas, les équipes de production se mettent généralement en contact avec l’auteur, ses ayants droit et l’éditeur afin de parvenir à un accord. 

Sachez que le Code de la propriété intellectuelle répertorie l’adaptation audiovisuelle des œuvres littéraires comme une production « composite » ou « dérivée » au sens de l’article L. 113-2. 

 

L’adaptation audiovisuelle d’œuvres littéraires : un exercice très technique 

Nombreux professionnels, qui se sont essayés à l’adaptation audiovisuelle d’œuvres littéraires, ont pu se voir vivement critiqués. C’est que l’exercice est technique et, qui plus est, teinté de subjectivité. Il appartient au metteur en scène ou au scénariste de choisir quel élément de l’œuvre originale il souhaite conserver et quel autre il préfère modifier (voire supprimer). 

En effet, l’adaptation, c’est faire des choix. Il ne s’agit pas de copier l’œuvre originale, mais de la montrer sous un nouveau jour. Adapter, c’est donc réécrire intégralement le scénario, repenser les décors, parfois modeler les personnages à l’aune d’un nouveau siècle. N’oublions pas que l’adaptation audiovisuelle d’œuvres littéraires, c’est traduire un support écrit en une production audiovisuelle. À ce titre, il s’agit d’adopter de nouveaux codes et d’intégrer à l’élaboration de l’œuvre des considérations techniques spécifiques. 

C’est pour cette raison que les professionnels de l’audiovisuel suivent des formations complètes, qui comprennent l’apprentissage de l’adaptation des œuvres littéraires. Ils ont souvent débuté leur parcours universitaire par un BTS Audiovisuel et poursuivi en Bachelor puis en Mastère Scénario, par exemple. L’ESISpropose à ce titre une préparation aux examens du BTS Métiers de l’Audiovisuel qui bénéficie d’un haut niveau technique d’apprentissage et de la modalité de l’alternance. 

L’adaptation d’une œuvre littéraire dans le milieu audiovisuel ne s’improvise pas. Exercice technique par excellence, il est important de considérablement mûrir son projet avant de se lancer.

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