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Éco-tournages : l’audiovisuel s’adapte aux réalités écologiques

Publiée le 4 mars 2022

Le monde du cinéma est réputé pour être un secteur à l’impact écologique fortement négatif. Face aux abus, le monde de l’audiovisuel se mobilise pour agir en faveur de l’environnement et adopter de nouveaux comportements professionnels. En quoi consistent donc les éco-tournages ?

En quoi consistent les éco-tournages ?

Un éco-tournage vise à avoir un bilan carbone moins impactant pour la planète. Dans un monde aux enjeux environnementaux devenus cruciaux, les conséquences en termes de pollution engendrée par un tournage deviennent aussi importantes que les retombées financières d’une œuvre audiovisuelle.

Par le biais d’associations et d’entreprises tournées vers des comportements éco-responsables, l’audiovisuel se met au vert en favorisant les éco-tournages. Dans le cadre de cette dynamique, les professionnels du secteur cherchent à pérenniser certains comportements :

– Privilégier la constitution et le recours à des équipes locales.

– Louer ou faire venir les équipements depuis une entreprise elle aussi implantée à proximité du lieu de tournage.

– Favoriser des moyens à l’impact carbone moins important. Par exemple, éviter l’utilisation d’un hélicoptère pour les images ariennes et privilégier les ULM.

– Revoir le planning d’organisation et les étapes de pré-production. En s’organisant bien à l’avance, les professionnels de l’audiovisuel sont à même de trouver des solutions et de recourir à des moyens sans impact écologique négatif. C’est de travailler trop tard et dans l’urgence qui coûte cher (au niveau financier et environnemental).

Éco-tournages : mode ou avenir de l’audiovisuel ?

Revoir les méthodes pour créer un film sous l’angle éco-responsable change les manières de tourner. C’est notamment pour les producteurs que les éco-tournages représentent un changement important : évaluer ce que rapportera une œuvre cinématographique reste un enjeu essentiel. Cependant, cette donnée entre en cohérence avec l’impact écologique d’un film.

Les éco-tournages prennent ainsi de l’ampleur. Sociétés de productions, professionnels de l’audiovisuel, et même acteurs militent et favorisent ce nouveau mode de penser la production audiovisuelle. Les diffuseurs se montrent sensibles à ces initiatives et de nombreuses grandes chaînes de télévision ont créé un service de responsabilité sociale et environnementale au sein de leur structure.

Le CNC (Centre National de Cinéma) est aussi impliqué dans cette nouvelle dynamique. L’institution s’apprête à annoncer ses prises de position quant à l’éco-responsabilisation du secteur. L’organisme de tutelle laisse entendre la création d’un label vert et des aides de soutien aux tournages éco-responsables.

Les nouveaux professionnels de l’audiovisuel sont eux aussi sensibilisés aux questionnements environnementaux. Avec leurs enseignants, ils réfléchissent dès le début de leur parcours universitaire à de nouveaux modes de production. Ils recherchent de nouveaux processus de travail et d’organisation, afin que les éco-tournages passent de mode à nouvelle manière de travailler au sein du secteur de l’audiovisuel. À titre d’exemple, l’ESIS, école spécialisée dans le cinéma et le son, privilégie une pédagogie axée sur l’apprentissage sur le terrain. Grâce à son équipe d’enseignants, issus du monde professionnel, elle est en mesure d’offrir à ses étudiants un apprentissage qui reflète les réalités du domaine.

Les éco-tournages, c’est l’avenir du secteur audiovisuel. Très soutenus par les organismes du secteur et les pouvoirs publics, ils permettent de créer le nouveau visage de l’audiovisuel afin de promouvoir une industrie plus verte et consciente de son impact environnemental.

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