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L’évolution des effets spéciaux au fil des années

Publiée le 23 mars 2022

L’expression « effets spéciaux » désigne ce qui ne peut pas être filmé dans la réalité au moment du tournage d’un film. L’évolution de la discipline est jalonnée d’inventions techniques : c’est un art qui se développe parallèlement aux nouvelles technologies. Zoom sur les grands moments de l’évolution des effets spéciaux.

 

À l’origine des effets spéciaux : le trucage

Les techniques de l’illusion, très utilisées à l’origine dans le théâtre, sont initialement reprises par les premiers cinéastes : trompe-l’oeil, masques, maquillage, câbles, etc. Certains réalisateurs utilisaient plusieurs techniques, comme effectuer des arrêts de caméra et de re-filmer par-dessus leur pellicule. Ils se sont aussi beaucoup essayés à la méthode de la surimpression. Ces premiers effets spéciaux tiennent en réalité plus du trucage, et c’est en ces termes qu’ils sont désignés par les professionnels aujourd’hui.

Ces effets spéciaux originels évoluent rapidement et dès 1933, on voit arriver l’animatronique et le stop motion dans le cinéma avec le film King Kong de Cooper et Schoedsack. La méthode de l’incrustation est utilisée un peu plus tard, ainsi que le fond vert.

 

Les 70’s : les effets spéciaux connaissent une grande évolution

La décennie des années 1970 est marquée par La Guerre des Étoiles (1977), qui a recours aux effets spéciaux mécaniques. Le personnage célébrissime de Yoda est une marionnette contrôlée manuellement, les faciès aliens sont habilement obtenus grâce au maquillage et les vaisseaux spatiaux sont en réalité des maquettes filmées de manière très proche.

Ces techniques permettent au film de se hisser au rand de chef d’œuvre de la science-fiction et sont encore très utilisées dans certaines productions contemporaines (Le Seigneur des Anneaux, notamment). Un peu plus tard, alors que le numérique a déjà grandement impacté les effets spéciaux, Kubrick, dans l’Odyssée de l’Espace (2001) offre une vision réaliste de la conquête de l’espace en ayant lui aussi recours à des maquettes. Parallèlement, dès 2000, Qui veut la peau de Roger Rabbit parvient pour la première fois à incruster un personnage de dessin animé dans un film qui comprend majoritairement des images réelles.

 

Effets spéciaux : la révolution sans précédent du numérique

L’arrivée du numérique dans le cinéma bouleverse les effets spéciaux. Le Retour du Jedi est une œuvre qui utilise pour la première fois la technique de l’incrustation 3D en 1983.

Les professionnels qui travaillent sur l’œuvre proposent aussi des projets comprenant la technique du morphing.

Les studios d’effets spéciaux évoluent et beaucoup voient le jour dans les années 90, avec des productions comme Jurassic Park ou Terminator. L’évolution de la discipline ne s’arrête pas là et on voit se développer des films intégralement en images numériques, comme c’est le cas d’Avatar.

À l’ESIS, la grande école du cinéma et du son, les étudiants apprennent tout de l’évolution des effets spéciaux au fil des années. Ils se construisent à ce titre une solide culture artistique et audiovisuelle qui leur est très utile dans l’exercice futur de leur métier.

L’évolution des effets spéciaux se poursuit, et on ouvre désormais la porte à la réalité virtuelle. Le public peut, à l’aide de casques spécifiques, assister à un film comme s’il le vivait.

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