Comment Créer un Bon Personnage pour son Scénario ?

Publiée le 28 janvier 2024
Comment Créer un Bon Personnage pour son Scénario ?

Quand on entreprend l’écriture d’un scénario, il est crucial de concevoir des personnages mémorables et captivants afin de susciter l’intérêt du public et insuffler de la vie à l’intrigue. Un bon personnage est celui qui évolue au fil de l’intrigue, qui suscite l’empathie du public et qui contribue à rendre le récit crédible et stimulant.

L’ESIS, l’École Supérieure du Cinéma, du Son et de la Musique te donne quelques conseils pratiques pour écrire des personnages riches et authentiques qui marqueront les esprits.

 

 

 

 

 

 

Une psychologie profonde

Un personnage bien développé possède une psychologie complexe et nuancée. L’ESIS vous conseille de prendre le temps de comprendre les motivations, les peurs, les désirs et les conflits internes de votre personnage. Quelles sont ses aspirations profondes ? Quels événements de son passé ont façonné sa personnalité ? En explorant ces aspects, vous créerez des personnages plus réalistes et plus intéressants pour votre histoire.

 

Des objectifs clairs et motivants

Il est préférableque chaque personnage soit poussé avoir des objectifs clairs et motivants qui le poussent à agir tout au long du récit. Ces objectifs peuvent être externes (comme sauver le monde) ou internes (comme surmonter une peur ou une faiblesse personnelle). Les objectifs bien définis donnent à votre personnage un but à atteindre et créent des conflits captivants qui alimentent l’intrigue de l’histoire

 

Des personnages complexes et multidimensionnels

Les personnages les plus mémorables sont souvent ceux qui possèdent des traits contradictoires et qui évoluent au fil de l’histoire. Par exemple, un héros courageux peut également avoir des moments de doute ou de faiblesse, ce qui le rend plus humain et plus accessible pour le public.

 

Le dialogue pour révéler la personnalité des personnages

Le dialogue est un outil puissant pour révéler la personnalité des personnages. Vous pouvez l’utiliser pour montrer leur style de langage, leur sens de l’humour, leurs valeurs et leurs croyances. Les répliques,authentiques et cohérentes avec la personnalité du personnage, permettront de renforcer les caractérisations et les rendront plus mémorables pour le public.

 

Intégrer des Défis et des Conflits

Les meilleurs personnages sont souvent confrontés à des défis et des conflits qui mettent à l’épreuve leurs compétences, leurs valeurs et leur résilience. Ces épreuves permettent de révéler leur véritable nature et de montrer leur évolution au cours du récit. Les défis auxquels vos personnages sont confrontés sont à la fois crédibles et significatifs, afin de maintenir l’intérêt du public.

 

Rendre les Personnages Humains et Imprévisibles

Les humains sont complexes et imprévisibles, et les personnages peuvent donc l’être aussi. L’intégration de moments de vulnérabilité, d’ambiguïté et de surprise pourra rendre vos personnages plus authentiques et plus captivants. Il est possible de défier les attentes du public et de prendre des risques narratifs pour créer des personnages inoubliables.

 

Désirez-vous créer votre propre scénario ?

L’ESIS propose un Mastère Scénario réalisation de deux ans en alternance ouvert aux titulaires d’un titre de niveau Bac +3 (ou équivalent). Deux autres Mastère sont proposés dont un Mastère Réalisation et Production Sonore et un Mastère Communication et Production Cinématographique. Il est également possible d’intégrer l’école après le Bac en BTS Métiers de l’Audiovisuel avec quatre options au choix dont l’Option Montage et Post-Production, l’Option Gestion de Production, l’Option Image et l’Option Son. L’ESIS propose également un Bachelor Cinéma et VFX ainsi qu’un Bachelor Son et Musique.

L’évolution des effets spéciaux : de Star Wars à Avatar : La Voie de l’Eau

Publiée le 4 mars 2025
L’évolution des effets spéciaux : de Star Wars à Avatar : La Voie de l’Eau

 

 

 

Si tu veux flexer en soirée ou impressionner, lâche cette phrase : 

 « George Lucas a révolutionné les effets spéciaux en 1977 avec Star Wars. » 

Entre les maquettes des X-Wings et les Na’vis en 3D ultra-réaliste d’Avatar 2, y’a une sacrée différence… Retour sur l’évolution des effets spéciaux (VFX) qui ont changé le game.  

 

 

 

 

 

1977 : Star Wars : Un Nouvel Espoir 

Quand George Lucas décide de donner vie à Star Wars : Un Nouvel Espoir, il sait qu’il ne pourra pas compter sur des images de synthèse qui se voit en pleine essort dans les années 80-90) pour ses batailles spatiales. La solution ? Direction Monsieur Lucas Bricolage ! 

Avec son équipe d’ILM (Industrial Light & Magic, aka les magiciens de la post-prod), il met au point la motion control photography. Cette technique révolutionnaire consiste à filmer des maquettes de vaisseaux avec des mouvements de caméra ultra-fluides et programmés, permettant ainsi des séquences dynamiques et réalistes. Contrairement aux effets rudimentaires de l’époque où les objets flottaient bizarrement à l’écran, ici, tout est calculé au millimètre près pour donner l’illusion parfaite du vol spatial. 

Le résultat ? Une bataille intergalactique qui envoie du lourd, et tout ça sans le moindre pixel généré par un ordinateur, juste avec des maquettes, des caméras robotisées et un savoir-faire bluffant. On peut clairement dire que Lucas et son équipe ont inventé le DIY version Hollywood… et ça marche du tonnerre. 

 

1993 : Jurassic Park – « IL VOUS REGARDE… »  

Steven Spielberg débarque dans les années 90 avec une question qui va révolutionner le cinéma (et ouvrant la porte à une avalanche de suites et de remakes) : 

« Et si on ramenait les dinosaures à la vie ? » 🦖 

Face à ce défi technique colossal, deux options s’offrent à lui : 

  • Tenter de louer un Vélociraptor sur LeBonCoin (bof, ça risque de finir en drame au service compta). 
  • Mélanger des animatroniques réalistes avec les premières images de synthèse vraiment convaincantes. 

Heureusement, Spielberg choisit la deuxième option, et avec l’aide des équipes de Stan Winston Studio (pour les animatroniques) et ILM (pour les effets numériques), il réussit l’impossible : donner naissance aux dinosaures les plus crédibles jamais vus à l’écran.  

Résultat ? Une claque monumentale pour le public : des créatures qui bougent avec un naturel bluffant, un réalisme encore impressionnant aujourd’hui et une immersion totale dans un monde où l’on croit vraiment que ces monstres préhistoriques marchent parmi nous. Grâce à Jurassic Park (1993), Hollywood comprend enfin que le numérique n’est pas juste un gadget pour faire joli, mais bien l’avenir du cinéma. Et ça, c’est un pas de T-Rex dans l’histoire des effets spéciaux. (Vous avez compris la blague…non…Ah…bon ben pas grave…Continuons)  

 

2009 : Avatar – James Cameron et son joujou bleu  

James Cameron débarque à Hollywood, observe les avancées en images de synthèse (CGI) et se dit : 

 « Ok, c’est sympa, mais on peut faire BEAUCOUP mieux. » 

Plutôt que de se contenter des techniques existantes, il décide de tout repenser de zéro (ou sinon, ce n’est pas drôle) et d’imposer de nouveaux standards à l’industrie. Il claque alors : 

  • Une motion capture révolutionnaire : Contrairement aux précédents films qui se contentaient de capturer les mouvements corporels des acteurs, Cameron pousse la technologie un cran plus loin en enregistrant chaque micro-expression faciale. Grâce à un système de capteurs ultra-précis, chaque émotion se retranscrit fidèlement sur les Na’vis. Résultat ? Avatar devient le premier film où des créatures numériques paraissent aussi expressives que des humains réels. 
  • Une caméra 3D inédite : Cameron ne voulait pas d’un simple film avec des effets rajoutés en post-prod. Il conçoit alors une toute nouvelle génération de caméras 3D, capable de capturer directement des images immersives en relief, sans tricherie ni conversion approximative. L’effet est saisissant : pour la première fois, on a l’impression d’être plongé dans un autre monde, et non juste de regarder un film en 3D. 
  • Un budget astronomique : Faire tout ça, ça coûte cher. Très cher. Très très cher. Avatar devient alors l’un des films les plus coûteux de l’histoire, dépassant les 300 millions de dollars (soit plus que le PIB de certains petits pays).  

Résultat ? Pandora, la planète fictive du film, est tellement crédible et immersive qu’elle donne envie de booker un billet pour aller s’y promener (spoiler : ce n’est pas possible, désolé). L’univers est d’une richesse visuelle incroyable, et chaque plante, chaque animal, chaque… (Vous l’avez vu je ne vais pas refaire l’éloge qualitatif).  

 

2022 : Avatar : La Voie de l’Eau, le patron est de retour  

James Cameron, toujours en quête de perfection visuelle, ne compte pas s’arrêter. Pour La Voie de l’Eau, il double la mise et pousse les limites technologiques encore plus loin, au point d’inventer des procédés jamais encore vus au cinéma. 

  • Première prouesse : la motion capture sous-marine. 

 Jusqu’ici, la performance capture se faisait sur terre, en studio, avec des acteurs bardés de capteurs et filmés sous des dizaines de caméras. Mais sous l’eau ? Jamais fait avant. Cameron et son équipe développent donc un système inédit permettant d’enregistrer les mouvements des acteurs en pleine immersion, tout en capturant la distorsion et le comportement de la lumière sous l’eau. Donnant des mouvements fluides et un réalisme saisissant dans toutes les scènes aquatiques du film. 

  • Des effets visuels ultra-précis. 

Les reflets, la lumière qui se diffuse sous l’eau, la transparence… Tous ces détails, qui paraissent naturels en conditions réelles, sont un cauchemar à reproduire numériquement. Pourtant, l’équipe de Weta Digital (les maîtres du CGI derrière Le Seigneur des Anneaux) réussit un exploit : chaque goutte, chaque éclat lumineux semble authentique. 

  • Cameron ne rigole pas avec l’immersion. 

Pour amplifier encore plus cette sensation, il s’appuie sur une caméra 3D révolutionnaire, spécialement conçue pour Avatar 2, et qui améliore la profondeur de champ et le relief de chaque image. Ajoute à ça un taux de rafraîchissement de 48 images par seconde (au lieu des 24 standards), et tu obtiens un film où tout semble plus net que le monde réel. 

 

Et demain ?  

Les VFX, c’est une course sans fin. Aujourd’hui, on parle d’IA, de réalité virtuelle, de 4D…Dans 10 ans, tu pourras peut-être ACTUELLEMENT jouer dans ton propre blockbuster depuis ton salon.  Le cinéma, c’était une fenêtre sur l’imaginaire.  Bientôt, ce sera une porte ouverte. 

Mais attention, l’IA n’est pas (encore) Spielberg… 

Alors oui, l’IA, c’est fascinant, ça peut générer des décors ultra-réalistes en quelques secondes, doubler des acteurs sans qu’ils ouvrent la bouche, et même créer des visages humains à partir de rien. Mais y’a des hic… 

Un film sans humain, ça sonne faux. Les IA créent des images, mais sans une vraie direction artistique derrière, ça reste un algorithme qui balance des pixels. 

Le syndrome du « too much ». Trop de CGI tue le CGI (coucou les films Marvel en full fond bleue). Quand tout est artificiel, le spectateur sent qu’un truc cloche. L’exemple parfait ? The Flash (2023) et ses CGI qui ressemblent à un jeu PS3. 

Hollywood flirte avec la flemme. Certains studios se disent « Pourquoi embaucher des artistes VFX quand une IA peut le faire plus vite et moins cher ? ». Moins de jobs pour les artistes et un risque de standardisation du cinéma où tous les films finiraient par se ressembler. 

Donc oui, l’IA, c’est un outil ultra-puissant… mais pas un réalisateur. Un bon film, c’est avant tout une vision humaine, une intention artistique, et une alchimie qu’aucun algorithme ne pourra reproduire. Vous pouvez dormir tranquilles… pour l’instant.  

Qu’est-ce que la spatialisation audio ?

Publiée le 4 février 2024
Qu’est-ce que la spatialisation audio ?

L’industrie cinématographique est en constante évolution, cherchant toujours à repousser les limites de l’immersion et de l’expérience sensorielle pour le public. Parmi les nombreuses avancées technologiques, la spatialisation audio émerge comme un outil puissant pour enrichir l’expérience cinématographique et transporter les spectateurs au cœur de l’action de manière plus immersive que jamais.

L’ESIS, l’École Supérieure du Cinéma, du Son et de la Musique vous démontre dans cet article comment rendre le cinéma plus immersif avec la spatialisation audio.

 

 

 

 

 

 

QU’EST-CE QUE LA SPATIALISATION AUDIO ?

La spatialisation audio, également connue sous le nom de son 3D, permet de créer un environnement sonore tridimensionnel qui enveloppe littéralement le spectateur. Contrairement au son stéréo traditionnel, qui est projeté en deux dimensions, la spatialisation audio donne l’impression que les sons proviennent de différentes directions et distances, créant ainsi un effet de profondeur et de réalisme saisissant.

 

UNE UTILISATION INNOVANTE : LE SON AMBIOPHONIQUE

Une utilisation innovante de la spatialisation audio est le son ambiophonique, qui utilise une configuration de haut-parleurs surround pour diffuser le son dans toutes les directions, y compris au-dessus et en dessous du spectateur. Cela permet de recréer des environnements sonores complexes et immersifs, comme le bruit d’une forêt dense ou le fracas des vagues s’écrasant sur une plage, avec une précision et une fidélité remarquable.

 

RENFORCER L’IMPACT ÉMOTIONNEL

La spatialisation audio peut être utilisée pour renforcer l’impact émotionnel des scènes clés. Par exemple, en amplifiant les sons environnants lors d’une scène d’action palpitante ou en créant un sentiment d’isolement dans une scène de suspense. La spatialisation audio peut aussi intensifier l’expérience sensorielle du spectateur et le plonger encore plus profondément dans l’univers du film.

 

APPLICATIONS DANS D’AUTRES DOMAINES

Mais la spatialisation audio ne se limite pas seulement au cinéma. Elle trouve également des applications dans d’autres domaines, tels que dans les jeux vidéo, avec la réalité virtuelle ou encore avec la réalité augmentée, où elle est utilisée pour créer des environnements sonores immersifs et interactifs qui enrichissent l’expérience de l’utilisateur.

 

LES DÉFIS ET LES OBSTACLES

Cependant, malgré tous ses avantages présentés, la spatialisation audio présente aussi des défis techniques et artistiques. La création d’un environnement sonore tridimensionnel nécessite une planification minutieuse et une collaboration étroite entre les ingénieurs du son, les réalisateurs et les monteurs sonores. De plus, la compatibilité avec les différents systèmes de son et les salles de cinéma pose des défis supplémentaires, ce qui rend son adoption à grande échelle plus difficile.

 

L’AVENIR DE L’EXPÉRIENCE MULTIMÉDIA

Malgré ces défis, la spatialisation audio représente l’avenir du cinéma et de l’expérience multimédia. En offrant une immersion sonore inégalée et en repoussant les frontières de la créativité artistique, elle ouvre de nouvelles possibilités passionnantes pour les cinéastes, les développeurs de jeux vidéo et les créateurs de contenus, promettant ainsi de transporter le public vers des mondes encore plus captivants et immersifs pour le futur.

 

Etes-vous intéressé.e par le domaine du son et du cinéma ? L’ESIS, vous propose un BTS Métiers de l’Audiovisuel avec 4 options (Option Montage et Post-Production, Option Gestion de Production, Option Image et Option Son) et 2 Bachelors : le Bachelor Cinéma et VFX et le Bachelor Son et Musique. Si vous le souhaitez, vous pourrez continuer votre cursus en Mastère Réalisation et Production Sonore, en Mastère Communication et Production Cinématographique ou en Mastère Scénario Réalisation.

ARCANE : Vous aimez? C’est français!

Publiée le 11 mars 2025
ARCANE : Vous aimez? C’est français!

 

 

Rarement une série animée (tiré d’un jeu) aura eu un impact aussi colossal qu’ARCANE. Propulsée sur NETFLIX par RIOT GAMES et le studio français FORTICHE PRODUCTION (et non pas fortnite production !), cette adaptation de l’univers de League of Legends a captivé aussi bien les joueurs fans de Lore que les spectateurs néophytes (personne qui débute ou qui manque d’expérience dans un domaine spécifique). Avec un mélange parfait d’animation époustouflante, de personnages complexes et d’une bande-son mémorable, ARCANE s’est imposée comme un phénomène mondial.  

 

 

 

Mais pourquoi cette série fonctionne-t-elle si bien ?  

On vous explique tout (et promis, pas de spoilers pour les retardataires). 

 

Tout commence avec l’animation, Fortiche Production a mis huit ans à concevoir la série (saison 1 et saison 2 incluses), et cela se voit dans chaque détail. Le style visuel mélange habilement 2D et 3D, avec des décors peints à la main qui donnent vie aux villes de Piltover et Zaun. Inspirés par le steampunk, l’Art Déco et l’Art Nouveau, ces décors offrent un univers visuel unique et riche. Ajoutez à cela des textures incroyables et des expressions faciales qui capturent chaque émotion (les side-eyes de Viktor), et vous obtenez une animation qui flirte avec l’œuvre d’art. C’est du grand cinéma, mais en série. Et avouons-le : voir un studio français briller à ce niveau, c’est une fierté. ✨ 

Mais une belle image ne suffit pas à captiver. Si ARCANE fonctionne, c’est aussi grâce à ses personnages. Chaque figure est complexe, nuancée, et profondément humaine, qu’il s’agisse de Vi, Jinx, Ekko ou encore Viktor (dont la VO, entre nous, est si captivante qu’on veut l’entendre lire des livres audio 📚🎧). Ce qui frappe, c’est la profondeur des relations, en particulier les dynamiques mère-fille et père-fille, des thématiques rares dans l’animation. La tension entre Jinx et Silco, ou les confrontations entre Mel et sa mère, ajoutent une intensité dramatique qui résonne universellement. On ressent leurs conflits, leurs dilemmes, leurs choix, et c’est là que la série touche juste : ces personnages ne sont pas des héros ou des méchants, ce sont des êtres brisés essayant de survivre dans un monde impitoyable. (Et c’est peut-être pour cela qu’on s’identifie si bien à eux). 

 

Et comment parler d’ARCANE sans mentionner sa bande-son légendaire ?

Dès la première saison, Imagine Dragons avait marqué les esprits avec Enemy, et la saison 2 poursuit sur cette lancée. Le retour de Stromae (et Pomme) avec Ma Meilleure Ennemi a suscité une énorme vague d’émotions chez les fans, mais c’est The Line de Twenty One Pilots qui s’est imposé comme une véritable pépite (je sais, ce n’est pas vrai, mais c’est mon article ok! ). La version live des THE GAMES AWARDS a même transcendé le titre original (le crie !), prouvant à quel point cette bande-son est intimement liée à l’univers de la série. 🎶🔥

Cependant, tout n’est pas rose du côté des spectateurs. Beaucoup ont exprimé une certaine déception ou tristesse face à la conclusion de la saison 2. Sans entrer dans les détails, disons que certains arcs narratifs laissent des questions en suspens. Mais pas de panique ! RIOT GAMES a confirmé l’arrivée de spin-offs dans l’univers d’ARCANE. On peut donc espérer de nouvelles aventures, peut-être avec des héros d’autres régions de League of Legends. Piltover et Zaun ne sont que le début : imaginez une série sur Ionia ou Noxus… Les possibilités sont infinies. 🌌 

 

Et enfin, il faut souligner un autre point fort de la série : le doublage. La VO est magistrale, avec des performances intenses de Hailee Steinfeld (Vi) et Ella Purnell (Jinx). Mais la VF, brille ici comme l’une des meilleures traductions animées récentes. Chaque dialogue est soigneusement adapté, sans perdre l’essence émotionnelle des personnages. Une preuve de plus que le doublage, lorsqu’il est bien fait, peut transformer une expérience. 

 

Ce que RIOT et FORTICHE ont accompli avec ARCANE dépasse toutes les attentes : c’est une révolution visuelle, un enrichissement culturel, et un modèle pour l’avenir de l’animation. Mais avec des spin-offs à venir, le débat actuel sur l’importance du doublage… quel est l’avenir de l’animation mais aussi du doublage ? On en reparle très vite ! 😉 

 

 

Sur ce, foncez sur Netflix et laissez-vous emporter par ARCANE. Préparez-vous à voyager, rire, vous attacher, pleurer, ou peut-être, être un peu déçu… Mais quoi qu’il en soit, allez regarder cette série et faites-vous votre propre opinion. Et n’oubliez pas d’ajouter un article à votre dossier « Open » après visionnage ! 😉 

Cinéma : Les 5 Essentiels de la Machinerie Lourde

Publiée le 8 février 2024
Cinéma : Les 5 Essentiels de la Machinerie Lourde

Au cinéma, la machinerie lourde joue un rôle essentiel dans la création de prises de vue dynamiques, fluides et immersives. Des équipements tels que les grues, les rails, les steadycams et les automates permettent aux réalisateurs de donner vie à leur vision, en capturant des images d’une qualité exceptionnelle. L’ESIS, l’École Supérieure du Cinéma, du Son et de la Musique vous invite à découvrir comment ils contribuent à enrichir l’expérience cinématographique.

La machinerie lourde est un élément indispensable de la production cinématographique, offrant aux réalisateurs les outils nécessaires pour capturer des images de haute qualité et donner vie à leur vision artistique. Des grues aux steadycams en passant par les rails et les automates, ces cinq essentiels du cinéma permettent d’explorer une multitude de possibilités créatives, et donne aux spectateurs une expérience cinématographique immersive et inoubliable.

 

 

 

1. La Grue

La grue est un outil polyvalent utilisé pour capturer des prises de vue en mouvement, en hauteur ou en angle difficile d’accès. Elle permet des mouvements fluides de la caméra, des panoramiques aériens aux travellings verticaux, offrant ainsi une variété de perspectives et d’angles de vue uniques. La grue donne aux réalisateurs la liberté de créer des séquences visuellement époustouflantes et de donner vie à leur vision artistique avec élégance.

2. Les Rails

Les rails, également connus sous le nom de rails de travelling, sont utilisés pour des mouvements de caméra précis et fluides le long d’une trajectoire prédéfinie. Ils offrent une stabilité et une régularité dans les mouvements de la caméra, ce qui les rend idéaux pour les plans rapprochés et les séquences nécessitant une grande précision. Les rails permettent aux réalisateurs d’explorer différentes dynamiques de mouvement et d’ajouter une touche professionnelle à leurs productions.

3. Le Steadicam

Le steadicam est un système de stabilisation utilisé pour capturer des prises de vue fluides et sans tremblement tout en permettant une grande mobilité. Il est porté par un opérateur et utilise des contrepoids pour équilibrer la caméra, il permet ainsi une stabilité remarquable même lors de mouvements rapides ou de changements de direction brusques. Le steadicam est largement utilisé pour les plans séquence et les scènes d’action, offrant une immersion totale au spectateur.

4. Les automates

Les automates, ou têtes motorisées, permettent des mouvements de caméra précis et contrôlés à distance. Ils offrent une grande souplesse d’utilisation, permettant aux réalisateurs de réaliser des prises de vue panoramiques, des travellings et des rotations en toute facilité. Les automates sont souvent utilisés pour les prises de vue complexes nécessitant une grande précision, offrant ainsi aux réalisateurs une plus grande flexibilité dans la réalisation de leur vision artistique.

5. Le Dolly

Le dolly est un chariot sur lequel la caméra est montée, permettant des mouvements fluides le long d’une surface plane. Il est souvent utilisé avec des rails pour des déplacements précis et réguliers, offrant ainsi une variété d’angles et de perspectives. Le dolly permet aux réalisateurs d’explorer différentes dynamiques de mouvement et d’ajouter une touche de sophistication à leurs prises de vue.

La machinerie lourde est un élément indispensable de la production cinématographique moderne, et les étudiants de l’ESIS, l‘école supérieure du cinéma, du son et de la musique sont préparés à en tirer pleinement parti. Grâce à des formations spécialisées. L’école vous propose un Bachelor Cinéma et VFX et si vous le souhaitez, il est possible de continuer votre cursus en Mastère Réalisation et Production Sonore, en Mastère Communication et Production Cinématographique ou en Mastère Scénario Réalisation.

L’Évolution du Son au Cinéma : Des films muets à l’ère numérique

Publiée le 20 mars 2025
L’Évolution du Son au Cinéma : Des films muets à l’ère numérique

 

 

 

Le cinéma, cet art qui allie IMAGE et SON pour créer une expérience immersive, n’aurait pas l’impact qu’il a aujourd’hui sans l’évolution constante de ces deux éléments. Le son, qui paraît aujourd’hui aussi essentiel que l’image elle-même, a vécu une transformation impressionnante depuis les débuts du cinéma. Vous l’ave compris on va parler de l’évolution du son au cinéma.

 

 

 

 

 

 

Les premiers films muets : l’ère du silence 

Au tout début du cinéma, les films étaient… muets. Je ne vous apprend rien ! Le tout premier film projeté dans une salle de cinéma, L’Arrivée d’un train en gare de La Ciotat (1895), avait… absolument aucun son. Pour pallier ce manque, les cinémas étaient accompagnés d’un pianiste, ou parfois même d’un orchestre, pour improviser une musique de fond. C’était une sorte de touche musicale pour rendre l’expérience un peu moins étrange. C’est peut -être pour ça que les ciné-concerts fonctionnent autant ? Mais il faut être honnête, ces premières musiques n’étaient pas spécialement impressionnantes. Imaginez : un film avec des combats, des courses-poursuites… mais avec une petite mélodie de piano en arrière-plan (même si ça peu être stylée, au final, mais imaginez une mélodie pas stylée pour l’exemple). On sentait clairement qu’on manquait quelque chose. 

Les premiers films sonores, apparus dans les années 1920, n’étaient pas vraiment meilleurs. Le son était souvent de mauvaise qualité, et les dialogues étaient enregistrés d’une manière presque maladroite. Par exemple, dans le film Le Chanteur de Jazz (1927), premier film parlant, les dialogues étaient clairement audibles, mais le son était tellement pauvre que ça ressemblait plus à un jeu de chuchotements qu’à une véritable conversation. Cependant, cette transition vers le son a permis d’introduire un nouvel élément fondamental : la musique de film. 

Le passage au son et l’impact de la musique 

Dans les années 1930, avec l’arrivée du son synchronisé et l’amélioration de la technologie, les compositeurs ont commencé à comprendre l’importance de la musique dans le cinéma. Au lieu de simplement accompagner les images, la musique a commencé à raconter l’histoire, à exprimer les émotions des personnages, et à guider les spectateurs dans leurs réactions. C’est dans les films de cette époque que des musiques iconiques ont vu le jour, comme celle de King Kong (1933) ou Autant en emporte le vent (1939). 

Puis, avec l’avènement du Dolby Surround et des systèmes de son stéréo dans les années 1970, la perception du son au cinéma a complètement changé. L’introduction du son Surround a permis d’immerger le spectateur, créant une expérience totalement nouvelle. On entendait des bruits de pas derrière nous, des voix qui semblaient venir de l’extérieur du cadre, des effets sonores qui renforçaient l’illusion d’un monde vivant. 

Aujourd’hui

Avec des technologies comme le Dolby Atmos, qui offre une expérience audio immersive à 360 degrés, le son est devenu aussi important que l’image. Les films de super-héros, par exemple, utilisent des effets sonores ultra-réalistes pour accentuer la sensation de puissance et de danger. Les bandes-son des films comme Inception ou Interstellar, composées par Hans Zimmer, sont devenues des éléments incontournables de l’expérience cinématographique, non seulement en tant que musique, mais aussi en tant que narration sonore qui guide l’émotion du spectateur à chaque instant. 

En 2025, les spectateurs peuvent désormais écouter les sons de manière spatialisée, ressentir les vibrations d’une explosion, entendre une conversation se faire derrière eux dans une salle de cinéma équipée de la technologie la plus moderne. Le son, dans le cinéma actuel, est aussi puissant que l’image. Il est un acteur à part entière de la narration. En somme, la technologie a permis de donner au son une place primordiale dans l’expérience cinématographique, jusqu’à en faire une dimension indispensable pour l’immersion totale du spectateur. 

Portrait de Michael Gabrion

Publiée le 24 avril 2024
Portrait de Michael Gabrion

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michael Gabrion, directeur du développement fiction chez Gaumont, a eu le plaisir de rencontrer nos élèves lors de notre dernière session professionnelle du 16 avril. Dans cet article, l’ESIS vous propose de découvrir le portrait de cet invité au parcours impressionnant, dressé par Franck Garbarz. 

 

Après deux ans d’études en psychologie à l’Université Paris Nanterre et un Master 2 de cinéma à l’Université Paris Cité, Michaël Gabrion devient journaliste cinéma, pendant près de dix ans, jusqu’en 2017, principalement pour Canal+ et France Télévisions. Il cherche ensuite à se réorienter vers le développement de films et séries et n’hésite pas, dans le même temps, à reprendre des études de droit, économie et gestion de l’audiovisuel dans le cadre du Master 2 D2A de la Sorbonne. Il témoigne : « Je doutais d’arriver à faire du développement dans l’immédiat, car il n’y a tout simplement pas d’offre d’emploi. Alors j’ai voulu acquérir de nouvelles compétences, tout en développant mon réseau. Ce n’est pas évident de reprendre les études à 35 ans, mais j’ai compris que pour faire du développement les chemins étaient multiples. »

Parmi ces chemins, il y a aussi celui de lecteur de scénario, autrement dit, faire des fiches de lecture pour des sociétés de production, diffuseurs ou organismes. Ce qu’il fait pour le CNC à l’Avance sur recettes, ainsi que pour TF1 Studio, Arte Fiction, Orange Studio, Radar Films et d’autres. De fil en aiguille, en 2018, il devient directeur littéraire chez Scarlett Production (Citoyens clandestins, Les sauvages, Clara Sheller, Cœur Océan). Puis en 2021, il rejoint Gaumont Télévision où il crée le pôle développement dont il prend la direction, avec pour mission de trouver de nouveaux projets, tout en accompagnant ceux déjà existants.

Parmi les séries sur lesquelles son équipe et lui-même travaillent, on retrouve L’art du crime (France Télévisions), Pamela Rose, la série (Canal+) Becoming Karl Lagerfeld (Disney+), ou encore Lupin et Pax Massilia (Netflix) qui ont triomphé mondialement. Plus surprenant, au sein de Gaumont Michael Gabrion a aussi assuré le développement d’un podcast, la mini-série 1 euro la minute, prix SACD de la meilleure fiction sonore en 2022. « Gaumont Télévision a également des bureaux aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et depuis deux ans en Italie », précise-t-il. « L’idée est de s’implanter dans différents territoires, car les plateformes demandent des séries avec un fort ancrage local. En effet, les spectateurs regardent des fictions abordant des thèmes et des situations avec lesquels ils se sentent en empathie ».

En parallèle, Michael Gabrion a également été lecteur pour le Fond d’aide à l’innovation audiovisuelle (FAIA) du CNC, autrement dit, la commission d’aide aux séries ; ainsi que juré pour la commission TV de la bourse Beaumarchais accompagnant les auteurs émergents de séries. Il siège désormais à la commission TV de la PROCIREP, société des producteurs de cinéma et de télévision qui instruit les demandes et attribue les aides à la création d’œuvres.

Début 2024, il est nommé producteur au sein de Gaumont Télévision.

Portrait de Gilles de Maistre

Publiée le 31 mars 2025
Portrait de Gilles de Maistre

Si Gilles de Maistre a sans doute été profondément marqué, enfant, par son grand-oncle René Clément qui l’accueillait sur ses tournages, comme Paris brûle-t-il ? (1966), il entame sa carrière comme reporter et documentariste pour la télévision : il sillonne la planète pour alerter le grand public sur les guerres, les famines, et les catastrophes naturelles. En 1990, il décroche le prestigieux prix Albert-Londres de l’audiovisuel pour son documentaire J’ai 12 ans et je fais la guerre. Pendant quatre ans, il s’emploie à dénoncer les violences infligées aux enfants à travers le monde – qu’ils soient soldats, délinquants, emprisonnés, surdoués ou surprotégés. « Ma vie, c’est de partir avec une caméra, tout seul, et de courir le monde pour rencontrer des gens et raconter le réel », confie-t-il. « J’ai été beaucoup marqué par Au revoir les enfants (1987) de Louis Malle. C’est un film bouleversant dans sa pudeur et sa sensibilité qui m’inspire beaucoup dans la façon de traiter les sujets avec humanité et sans démagogie. ».

 

En 1994, il passe à la fiction avec son premier long métrage, Killer Kid, autour d’un jeune Libanais d’une dizaine d’années vendu par sa famille à un groupe terroriste qui compte faire de lui un tueur sans état d’âme. Également producteur, il accompagne Bouge ! (1997) et Dissonances (2003) de Jérôme Cornuau et des séries télé comme Brigade des mineurs de Miguel Courtois. En 2001, il signe son deuxième long métrage, Féroce, qui évoque l’extrême-droite et provoque quelques remous à l’occasion de l’élection présidentielle de 2002. Toujours fidèle à l’écriture du réel, il continue à produire et réaliser des documentaires, comme Le Premier cri (2007) qui s’attache à la maternité d’une dizaine de femmes de pays différents. Deux ans plus tard, il décroche le prix du jury au festival de la fiction de La Rochelle pour son premier téléfilm, Grands reporters, qui inaugure une nouvelle manière de réaliser de la fiction, en la plongeant dans le monde réel. « Même quand je tourne un gros film avec une équipe de cinquante personnes », dit-il, « mon but c’est de raconter quelque chose qui est inspiré par la vérité et par le monde qui nous entoure. »

 

Entre 2009 et 2012, il signe le portrait de personnalités, comme Jane Birkin ou Bernard Arnault, tout en continuant d’être inspiré par l’enfance à travers les documentaires qu’il leur consacre, comme Adopte-moi, Petits princes ou Alerte enfants disparus. En 2015, il entreprend un projet très ambitieux, tourné en Afrique du Sud, autour de l’amitié entre une petite fille et un lion : Mia et le lion blanc nécessitera trois ans de tournage, sans effets spéciaux, pour installer une véritable relation entre la jeune comédienne et le fauve. Le réalisateur s’explique : « Comme rien n’est truqué, le dispositif crée quelque chose de charnel, d’émotionnel, d’organique, qu’on ne peut pas recréer avec des effets spéciaux. » Sorti en salles en 2018, le film enregistre 1,5 million d’entrées en France et s’impose comme le plus gros succès français à l’étranger en 2019 avec plus de 6 millions d’entrées !

En 2018, Gilles de Maistre s’associe avec Mediawan pour créer une ligne éditoriale ambitieuse qui lui permet de développer Le Loup et le lion (2021), grande aventure familiale se déroulant au Canada, autour de l’amitié improbable entre ces deux prédateurs. Le film remporte de nouveau un très grand succès et se classe dans le Top 10 aux États-Unis au moment de sa sortie. Ne renonçant jamais au documentaire, le réalisateur tourne Demain est à nous (2019) qui s’attache à des enfants se battant, aux quatre coins de la planète, contre l’injustice et les souffrances dont ils sont les victimes. En 2024, il revient à la fiction avec Le Dernier jaguar qui dénonce le trafic d’animaux et la déforestation en Amazonie.

Avec Moon le panda, sorti le 9 avril 2025, Gilles de Maistre poursuit son cycle d’aventures entre enfants et animaux. Tout premier film à faire tourner des pandas depuis au moins vingt ans, Moon, tout comme Mia et le lion blanc, a été entièrement réalisé, en Chine, sans le moindre trucage. Une vraie prouesse en soi. « Début 2024 marquait le 60ème anniversaire des relations diplomatiques franco-chinoises », raconte Gilles de Maistre. « Macron est venu en Chine et a favorisé la mise en place de coproductions entre nos deux pays. Puis, mon parcours a rassuré les autorités et le scénario leur a plu : non seulement il milite pour la protection des pandas, mais le héros est lui-même franco-chinois. Sans compter qu’il est joué par le fils d’une star de cinéma et d’une chanteuse française, très connue là-bas. Miracle supplémentaire : le petit garçon a tout de suite connecté avec les pandas sans grande préparation. Les autorités chinoises nous ont donné l’autorisation de tourner dans le Sichuan – même si, jusqu’à la veille du tournage, on n’était pas à 100% certain d’avoir accès aux pandas !»

 

Les 6 Avancées Majeures Réalisées dans le Domaine du Son

Publiée le 17 avril 2024
Les 6 Avancées Majeures Réalisées dans le Domaine du Son

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le domaine du son a connu des avancées spectaculaires au fil des décennies, propulsant l’industrie de l’audio vers de nouveaux sommets en matière de qualité, de créativité et d’accessibilité. Ces avancées ont révolutionné la façon de percevoir et d’interagir avec le son, que ce soit dans le domaine de la musique, du cinéma, des jeux vidéo, ou encore de la réalité virtuelle. L’ESIS vous dévoile les 6 avancées majeures réalisées dans l’univers du son. 

 

1. Son Surround et Dolby Atmos 

 

L’une des avancées les plus significatives dans le domaine du son est l’avènement du son surround et du système Dolby Atmos. Ces technologies permettent de créer une expérience sonore immersive en reproduisant un champ audio tridimensionnel, enveloppant ainsi l’auditeur dans un son qui semble provenir de toutes les directions. Le son surround a révolutionné l’industrie du cinéma en offrant une expérience audio réaliste et captivante, tandis que Dolby Atmos a étendu cette immersion à d’autres domaines tels que les jeux vidéo, les concerts, et même les installations résidentielles. 

 

2. Révolution des Casques Audio 

 

L’évolution des casques audio représente également une avancée majeure dans le domaine du son. Des progrès technologiques tels que les transducteurs planaires, les systèmes de réduction de bruit actif et les algorithmes de spatialisation ont considérablement amélioré la qualité et la précision du son reproduit par les casques. Ces avancées offrent aux utilisateurs une expérience d’écoute immersive et personnalisée, que ce soit pour écouter de la musique, regarder des films ou jouer à des jeux vidéo. 

 

3. Intelligence Artificielle et Traitement du Son 

 

L’intégration de l’intelligence artificielle dans le traitement du son représente une autre avancée significative dans le domaine. Des algorithmes sophistiqués sont utilisés pour analyser, modifier et générer du son de manière automatisée, ouvrant de nouvelles possibilités créatives pour les compositeurs, les ingénieurs du son et les artistes. L’intelligence artificielle est utilisée pour améliorer la qualité audio en temps réel. 

 

4.Réalité Virtuelle et Son 3D

 

La réalité virtuelle a révolutionné notre façon d’interagir avec le son en introduisant des environnements sonores 3D immersifs. Grâce à des technologies telles que les casques de réalité virtuelle et les systèmes de suivi spatial, les utilisateurs peuvent explorer des mondes virtuels où le son est positionné de manière précise dans l’espace, créant ainsi une sensation de présence et d’immersion inégalée. Cette avancée ouvre de nouvelles perspectives dans des domaines tels que le divertissement, l’éducation et la formation professionnelle. 

 

5. Synthèse Vocale et Réalisme Sonore 

 

La synthèse vocale et le réalisme sonore ont également connu des avancées significatives grâce aux progrès de la technologie. Les algorithmes de synthèse vocale permettent de générer des voix humaines réalistes à partir de simples textes, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités dans les domaines de la narration, de l’assistance virtuelle et de la création de contenu audio. Les techniques de réalisme sonore, telles que la capture et la reproduction fidèle des sons environnementaux, contribuent à créer des expériences audios plus immersives et authentiques. 

 

6. Compression et Diffusion Audio en Streaming 

 

Enfin, les avancées dans le domaine de la compression audio et de la diffusion en streaming ont révolutionné la manière dont nous accédons et consommons le contenu audio. Des technologies telles que les codecs audios avancés et les plateformes de streaming haute qualité ont permis de diffuser du son de haute résolution sur une variété de dispositifs, offrant ainsi aux auditeurs une expérience audio sans compromis où qu’ils se trouvent. Cette évolution a également stimulé l’essor de la musique en ligne, des podcasts et des services de streaming vidéo, transformant radicalement notre façon d’interagir avec le contenu audio. 

Pour se former dans le domaine du son, L’ESIS vous propose différentes formations en Bachelor Son et Musique. Cette formation de trois ans permet de découvrir tous les métiers liés au travail du son.         Si vous souhaitez poursuivre vos études à l’ESIS, il existe le Mastère Réalisation et Production Sonore. Pendant deux ans, vous serez formé à devenir de véritables professionnels polyvalents, prêts pour le monde professionnel.  

L’évolution des super-héros au cinéma : du Spider-Man de Sam Raimi au multivers actuel

Publiée le 7 avril 2025
L’évolution des super-héros au cinéma : du Spider-Man de Sam Raimi au multivers actuel

 

 

 

Les super-héros et le cinéma, c’est une histoire d’amour compliquée. Un peu comme un couple qui traverse les années avec des hauts, des bas et des phases de pure expérimentation. Aujourd’hui, le genre est omniprésent, mais il n’a pas toujours été aussi bien installé. Mini retour sur l’évolution du super-héros au ciné, des débuts sérieux aux dérives du multivers où tout est possible (pour le meilleur et parfois pour le pire). 

 

 

 

 

2002 : Spider-Man de Sam Raimi – Le début d’une ère 

Avant le MCU, les films de super-héros, c’était un pari risqué. Et puis Sam Raimi a débarqué avec son Spider-Man et Tobey Maguire en costume moulant. On y trouve des effets pratiques bluffants (à l’époque), une BO de Danny Elfman qui résonne encore dans nos têtes et surtout un Peter Parker hyper dramatique, tiraillé entre ses responsabilités et ses galères sentimentales. Les scènes d’action sont fluides, le Bouffon Vert de Willem Dafoe est iconique, et le film prouve que oui, un héros en costume peut cartonner au box-office. C’est le point de départ d’un nouveau chapitre du cinéma. 

2008 : The Dark Knight – Quand Batman devient sérieux 

Christopher Nolan prend Batman et décide de lui retirer tous ses gadgets un peu kitsch pour en faire une figure plus ancrée dans la réalité. Exit les super-pouvoirs, place à un thriller criminel sombre qui ressemble plus à un film de Scorsese qu’à un blockbuster Marvel ou DC. Mais la vraie star du film, c’est Heath Ledger en Joker. Il vole la vedette à tout le monde avec une performance hallucinante, devenant la version définitive du Clown Prince du Crime. À partir de là, le super-héros devient plus qu’un divertissement : il peut être une vraie œuvre cinématographique, acclamée par la critique et surtout il ouvre le monde aux anti-héros. 

2012 – 2019 : Le MCU prend tout et ne laisse que des miettes 

Le game change complètement en 2012 quand Avengers débarque. Bon il y avait aussi Iron Man en 2008 qui a vraiment lancé le MCU et puis Captain America et Thor mais on va plus se concentrer sur les Teams Up.  Donc avec “Avengers”, on assiste à un crossover épique où plusieurs héros issus de films différents partagent le même écran. Le public est en délire. Marvel Studios enchaîne ensuite avec une stratégie ultra-millimétrée : chaque film prépare le suivant, chaque scène post-générique tease une intrigue plus grande encore. Le point culminant de cette saga titanesque ? Avengers: Endgame, un véritable phénomène culturel qui a transformé les salles de cinéma en véritables arènes de supporters en délire. Le moment le plus iconique ? Lorsque tous les héros réunis surgissent à travers les portails pour affronter Thanos dans une bataille dantesque. Une scène gravée dans l’histoire du blockbuster moderne, où chaque apparition déclenchait des hurlements de joie. 

Petit fun fact : Anthony Mackie, alias Sam Wilson, a enregistré son légendaire « On your left » sous une simple couverture chez lui, à la demande des frères Russo, qui voulaient garder le secret jusqu’au bout. Comme quoi, derrière la plus grande réunion de super-héros du cinéma, il y avait aussi un bon vieux système D. 

2021 et après : le multivers en roue libre 

Mais malheureusement l’Age d’or des super-héros passe et le public commence à se lasser, Marvel et DC sortent l’arme ultime : le multivers. Là où tout devient possible. Dont ramener des personnages morts ? (easy).  Faire cohabiter trois versions de Spider-Man dans le même film ? Carrément.  Manipuler le temps, l’espace et les réalités alternatives ? C’est devenu la norme. Une astuce bien pratique pour ramener les visages iconiques qui ont forgé la légende de Marvel (et de DC aussi, même s’ils ont décidé de remplacer Superman… avouons-le, Henry Cavill restait le meilleur choix). Le problème, c’est qu’à force de tout rendre possible, le super-héros perd en impact émotionnel. Pourquoi pleurer la mort d’un personnage s’il peut revenir par un tour de passe-passe dimensionnel ?  

Actuellement, on sent que l’industrie cherche un nouveau souffle, peut-être plus proche des films des années 2000 : des récits plus personnels, moins d’explosions, plus d’émotions. Et si le super-héros de demain était moins une icône cosmique et plus un humain ordinaire avec des failles (Bucky? Yelena, Bob) ? Parce qu’au final, ce qu’on aime dans les super-héros, ce n’est pas leurs pouvoirs, c’est leur humanité. 

 

Thunderbolts, bientôt au cinéma !

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