Portrait Jean-Baptiste Delafond

Publiée le 16 December 2024
Portrait Jean-Baptiste Delafond

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Baptiste Delafon s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ESIS au campus de Paris, passionné de cinéma et diplômé en philosophie, il s’est imposé comme un scénariste incontournable, tant pour la télévision que pour le cinéma. De Maison close à Baron Noir, il explore des univers variés, tout en collaborant étroitement avec des réalisateurs comme Thomas Kruithof et Yann Gozlan. Naviguant entre séries et longs métrages, il revendique une approche où chaque projet trouve son format idéal, tout en refusant l’étiquette de showrunner.

 

Après des études de philosophie, Jean-Baptiste Delafon, qui est très cinéphile, se tourne vers l’écriture pour le cinéma et la télévision. Il écrit quelques projets de longs métrages, qui ne se montent pas, et s’intéresse au petit écran dès le début des années 2000. « C’était une époque beaucoup moins riche qu’aujourd’hui, où il n’y avait pas encore les créations originales de Canal Plus et pas d’espace pour les séries d’auteur, alors qu’il y en avait à l’étranger, et surtout aux États-Unis », se souvient-il. « Et il y avait peu de raison d’espérer que la situation change. » En repérant les noms des sociétés de production aux génériques des séries, il inonde le marché de ses synopsis pendant plusieurs mois d’affilée. Il est alors engagé pour participer à Julie Lescaut sur TF1, puis à des polars comme PJ pour France 2. 

  

Rapidement catalogué comme auteur de séries policières, Jean-Baptiste Delafon ressent le besoin de changer de registre. « C’était le moment où Canal a lancé les créations originales », reprend-il. Il collabore à une série sur Napoléon, qui ne se concrétise pas, puis réécrit un projet dont le scénario était bancal : Maison close. Mais c’est surtout avec Baron Noir, diffusé entre 2014 et 2017, qu’il s’impose comme un formidable scénariste de séries politiques. Il collabore également à D’argent et de sang de Xavier Giannoli – autour de l’arnaque sur la taxe carbone – dont il conçoit la structure. Il enchaîne avec Une amie dévouée, adaptée du livre La Mythomane du Bataclan, avec Laure Calamy, et Merteuil, relecture des Liaisons dangereuses, interprété par Diane Kruger et Vincent Lacoste. Il vient également en renfort sur Tapie de Tristan Séguéla, pour Netflix, aux côtés d’Olivier Demangel. Se considère-t-il pour autant comme un showrunner ? « Je n’emploie pas ce terme car il s’agit d’un auteur-producteur qui a tous les pouvoirs », explique-t-il. « Il a la responsabilité de livrer la série. Une telle fonction n’existe pas en France. » 

  

Côté cinéma, il coécrit 16 ans… ou presque de Tristan Séguéla et, surtout, Les Promesses de Thomas Kruithof, thriller sociopolitique parcouru par une tension constante et superbement interprété par Reda Kateb et Isabelle Huppert. Il a tout récemment coécrit le nouveau projet de Thomas Kruithof, Les Braises, porté par Virginie Efira et Arie Worthalter, qui évoque le surgissement de la politique dans la vie d’une famille pendant le mouvement des Gilets Jaunes.  Il a par ailleurs coécrit Visions de Yann Gozlan et travaille actuellement avec le même réalisateur pour Gourou, autour d’un coach de vie qui devient gourou, interprété par Pierre Niney. « C’est formidable d’explorer des sujets en se demandant s’il correspond davantage au cinéma ou à la télévision et d’avoir la liberté de trouver, pour chaque projet, son bon format », dit-il. « Je pense qu’il y a beaucoup d’échecs parce qu’ils n’ont pas le format adapté. » Aimerait-il passer à la réalisation ? « Pas du tout. Mais s’épanouir vraiment dans ce métier suppose d’avoir de vraies complicités avec certains réalisateurs. Comme avec Thomas [Kruithof] dont je suis extrêmement proche et avec qui je parle des rushes quatre fois par jour ! Quand on a les bons interlocuteurs il n’y a pas de frustration. » 

Portrait Marina Foïs – Une fabuleuse actrice

Publiée le 15 October 2025
Portrait Marina Foïs – Une fabuleuse actrice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marina Foïs s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ESIS au campus de Paris.

Comédienne inclassable et libre, Marina Foïs alterne avec la même aisance entre comédie, drame, polar et cinéma d’auteur, dessinant les contours d’une filmographie qui lui ressemble. Adolescente, elle rêve d’être « professeure ou archéologue », mais c’est la scène qui finit par s’imposer. « Je ne savais pas qu’on pouvait faire un métier de l’incarnation », confie-t-elle.

Après des débuts au café-théâtre, elle se fait remarquer au sein des Robins des Bois, dont l’humour décalé séduit Canal+ à la fin des années 90. Très vite, le cinéma révèle une actrice singulière, capable de passer du burlesque le plus libre au drame le plus sombre. Si elle se fait connaître du grand public avec RRRrrrr !!! (2004) d’Alain Chabat, elle refuse d’être cantonnée au registre comique. « Le cinéma, c’est un terrain de jeu », dit-elle, « et je refuse qu’on m’enferme dans un registre. »

Dès Darling (2007) de Christine Carrière, où elle campe une mère de famille désespérée, elle explore des rôles plus sombres, parfois extrêmes, qui confirment la précision vertigineuse de son jeu. Elle ne craint pas non plus d’explorer les zones d’ombre en interprétant une flic à bout dans Polisse (2011) de Maïwenn ou une romancière fascinée par un adolescent violent dans L’Atelier (2017) de Laurent Cantet. « J’aime ces personnages qui ne sont pas sympathiques, parce que ça les rend plus humains », dit-elle. Son goût du risque s’illustre aussi dans Irréprochable (2016) de Sébastien Marnier, où elle est glaçante d’ambiguïté, ou dans La Fracture (2021) de Catherine Corsini, où elle campe une bourgeoise déboussolée par la crise sociale.

Jamais prisonnière d’une image, elle passe avec aisance de la satire (Papa ou Maman, 2015, de Martin Bourboulon ; Le Grand Bain, 2018, de Gilles Lellouche) au thriller (Une intime conviction, 2017, d’Antoine Raimbault) et au drame psychologique (As Bestas, 2022, de Rodrigo Sorogoyen). « On me demande souvent pourquoi je change de registre, mais je ne saurais pas faire autrement », poursuit-elle. « J’ai besoin d’alterner, de me déplacer, de prendre des risques. » Cet éclectisme fait d’elle l’une des comédiennes les plus respectées et les plus audacieuses de sa génération.

Cinq fois nommée aux César, Marina Foïs s’impose comme une figure incontournable du cinéma français, tout en poursuivant une carrière théâtrale foisonnante. Elle a notamment interprété Les Idoles (2018) de Christophe Honoré et Une maison de poupée (2012) d’Ibsen dans la mise en scène de Jean-Louis Martinelli. En 2021, elle accepte de présider la cérémonie des César, fidèle à son goût du collectif et à son franc-parler. « Il faut arrêter de faire semblant que l’on ne fait pas ce métier par vanité », dit-elle en riant. « On a tous un ego. Ce qui compte, c’est ce qu’on en fait. »

Ces dernières années, elle a confirmé qu’elle était une des interprètes les plus audacieuses de sa génération. Elle a ainsi incarné Simone Signoret dans Moi qui t’aimais (2025) de Diane Kurys, présenté cette année à Cannes, où elle disparaît littéralement dans la peau d’une icône du cinéma français : « Ce qui m’intéressait chez Simone, c’est la période où elle a les cheveux gris, où elle boit et où elle a pris du poids, elle a vieilli, elle est marquée. Je ne connais pas d’autre actrice qui assume à ce point ce qu’elle est, et qui ne transforme pas ce qu’elle est, ni à son époque, ni aujourd’hui », reprend-elle. Et dans La Femme la plus riche du monde (2025) de Thierry Klifa, également présenté cette année sur la Croisette, elle donne la réplique à Isabelle Huppert en interprétant sa fille. Un rôle tout en souffrance contenue aux antipodes de la Signoret qu’elle incarne devant la caméra de Diane Kurys.

« Je ne cherche pas la performance », assure-t-elle. « Je cherche la vérité, même si elle n’est pas confortable. » Cette quête inlassable fait d’elle une actrice d’exception : tour à tour drôle, inquiétante, fragile, cruelle ou lumineuse – toujours habitée par une exigence rare. Et c’est peut-être là sa plus grande force : cette capacité à ne jamais se répéter, et à surprendre encore. On a hâte de la retrouver dans le prochain opus de Rodrigo Sorogoyen aux côtés de Javier Bardem.

SIRĀT – UNE EXPÉRIENCE DE CINÉMA

Publiée le 17 July 2026
SIRĀT – UNE EXPÉRIENCE DE CINÉMA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 2025, peu de films auront marqué les spectateurs avec autant de force que Sirāt, réalisé par Óliver Laxe. Présenté au Festival de Cannes, le film s’est immédiatement imposé comme une œuvre unique : ni narrative, ni purement contemplative, mais profondément sensorielle.

À travers l’histoire d’un père et de son fils traversant le désert à la recherche d’une jeune femme disparue, Sirāt devient rapidement autre chose qu’un simple récit. C’est une traversée physique, mentale et presque spirituelle.

La grande force du film réside dans sa mise en scène. Le désert n’est pas un décor : il devient une épreuve. Les personnages avancent, s’épuisent, se perdent, et le spectateur vit cette fatigue avec eux.

Rarement un film aura provoqué une réaction aussi physique chez moi. Pendant près de deux heures, Sirāt coupe littéralement le souffle. La tension sonore, la durée des plans, créent une sensation d’oppression continue : on ne regarde pas simplement le film, on le subit presque corporellement. On en sort avec une impression inhabituelle : celle d’avoir mal physiquement, comme après un long effort. Peu d’œuvres contemporaines osent pousser l’immersion aussi loin. Sans discours explicite, le film capte une inquiétude générale : perte de repères, besoin d’évasion, recherche de sens dans un monde instable… le lien avec Gaza est immédiat. La musique électronique, la fête et le désert deviennent les symboles d’une génération cherchant une forme de transcendance et d’évasion dans un monde en ruine.

Paradoxalement, la force du film est aussi sa principale limite. Sirāt repose largement sur la surprise et sur la manière dont il choque, déstabilise et prend le spectateur à contre-pied. Une grande partie de sa puissance vient de l’inconnu : on avance sans repères, sans comprendre où le film nous emmène, jusqu’à des moments qui frappent avec une violence inattendue. De ce fait, le revoir en connaissant déjà ses ruptures et ses intentions peut rendre l’expérience moins intense. Une fois que l’on possède les clés du film, une partie du vertige disparaît. Là où la première vision est une traversée aveugle, la seconde devient plus analytique, presque distante. Cela ne diminue pas sa qualité — au contraire, cela souligne à quel point le film est construit autour du choc émotionnel et de la découverte. Mais contrairement à certains films que l’on revisite pour le plaisir narratif, Sirāt semble conçu avant tout pour une expérience initiale unique. Ce n’est pas un film « agréable ». C’est un film qui frappe, surprend et laisse une empreinte durable. Et parfois, une seule traversée suffit pour qu’il accomplisse pleinement son effet.

Les grands films ne sont pas toujours ceux que l’on regarde le plus souvent, mais ceux qui nous transforment. Sirāt appartient à cette catégorie rare : celle des œuvres qui laissent une trace durable, presque physique dans la mémoire du spectateur. Il rappelle que le cinéma peut surprendre, déranger et provoquer une réaction corporelle réelle — chose devenue rare dans une industrie souvent dominée par des formats prévisibles. J’ai récemment revu Elephant Man, un film qui a marqué mon enfance. Plus jeune, j’avais été bouleversé par une violence qui me semblait immense. En le redécouvrant aujourd’hui, cette violence m’a paru presque dérisoire, non pas parce que le film avait perdu sa qualité, mais parce que j’en connaissais déjà les émotions, les moments clés, l’impact. Le choc initial avait disparu, emportant avec lui une partie du souvenir du film tel que je l’avais vécu. Sirāt pourrait suivre le même chemin. Sa puissance repose sur une expérience immédiate, sur l’inattendu et sur la manière dont il saisit le spectateur sans prévenir. Peut-être qu’avec le temps, ou lors d’un second visionnage, cette secousse sera moins brutale. C’est précisément ce qui définit les œuvres marquantes : elles existent d’abord comme une rencontre unique entre un film et un moment dans les salles obscures.

Et c’est pour cela que, malgré cette fragilité liée à la surprise, Sirāt reste le film le plus important de 2025 : parce qu’il ne se contente pas d’être vu — il est vécu.

ROMANN MAGNIN

Les anecdotes des meilleures chansons de Noël !

Publiée le 21 December 2023
Les anecdotes des meilleures chansons de Noël !

Les chansons de Noël captivent par leur charme intemporel, évoquant la magie des traditions et des moments partagés. Leurs mélodies empreintes de nostalgie créent une atmosphère chaleureuse, propice à la connexion émotionnelle avec nos proches. En résumé, l’amour pour ces chants réside dans leur pouvoir de réveiller la joie, de perpétuer les souvenirs et de célébrer l’esprit festif qui unit les générations.l’ESIS, vous partage les anecdotes des chansons de Noël les plus connues ! 

 

Les cinq chansons les plus écoutées en période de fêtes sont… 

 

  • All I Want for Christmas Is You – Mariah Carey :  

Publié le 1er novembre 1994, “All I Want For Christmas Is You” s’est démarqué en tant que premier single de l’album “Merry Christmas”, lancé sous la prestigieuse bannière de Columbia Records. Mariah Carey et Walter Afanasieff ont conjointement écrit cette chanson en à peine 15 minutes. En 2019, Mariah Carey a révélé à Entertainment Weekly : “J’avais déjà écrit la majeure partie de la chanson, et nous avons travaillé sur le pont et l’avons produite ensemble.” La composition de la chanson a eu lieu en août, à une époque où Mariah Carey était initialement sceptique quant à l’idée de sortir un album de Noël, qu’elle considérait comme peu compatible avec sa carrière.  

 

  • Last Christmas – Wham! :  

“Last Christmas” de Wham! est l’une des chansons de Noël les plus emblématiques des années 1980, et elle est toujours très populaire aujourd’hui. L’anecdote de cette chansons emblématique concerne cette foisci le tournage du clip ! George Michael s’est impliqué de manière significative dans la réalisation du clip, prenant soin de sélectionner minutieusement les objets de décoration et les tenues portées par les acteurs pour capturer l’atmosphère recherchée. Cela s’est déroulé malgré des conditions peu confortables : le chalet où se déroule l’intrigue, baptisé “Tita“, n’avait pas été chauffé avant l’arrivée de l’équipe. Pour éviter de tomber malade, le casting se réfugiait entre les prises dans un appartement voisin !  

 

  • Jingle Bell Rock – Bobby Helms : 

Jingle Bell Rock de Bobby Helms demeure l’une des chansons de Noël américaines les plus célèbres de tous les temps. Cette interprétation emblématique du classique de Noël a été créée et diffusée il y a plus de six décennies, apparaissant juste quelques jours avant Noël 1957.Les esprits créatifs derrière cette mélodie festive étaient le professionnel des relations publiques Joseph Carleton Beal et le directeur de publicité James RossBoothe. Toutefois, selon une entrevue de 1986, Helms a affirmé avoir apporté une contribution significative à la chanson, bien qu’il n’ait pas été officiellement crédité. À l’origine, Jingle Bell Rock ne comportait pas de “pont”, mais Helms a révélé qu’il avait rédigé celui qui a finalement été inclus dans la version finale, comprenant les lignes mémorables What abright time /it’s the right time / To rock the nightaway“. 

 

  • Let It Snow ! – Dean Martin : 

Après des décennies de diffusion sur les ondes pendant la période de Noël, la reprise de « Let It Snow » par Dean Martin a finalement intégré le Top 100 du classement Billboard en 2018. C’était la première fois en 49 ans qu’une chanson de Dean Martin figurait dans cette liste, la précédente étant « I Takea Lot of Pride in What I Am » en 1969. À ce moment-là, Martin était à seulement huit ans de surpasser le record de Louis Prima pour le plus long écart entre les succès du Hot 100, qui s’étendait sur une période de 57 ans. Ironiquement, “Let It Snow !” a été écrite pendant une vague de chaleur estivale en juillet 1945. Les paroles ont été écrites par Sammy Cahn, et la musique a été composée par Jule Styne. Ils ont imaginé la chanson comme une façon de se rafraîchir mentalement en pensant à la neige pendant une journée chaude d’été. 

 

  • It’s the Most Wonderful Time of the Year – Andy Williams :  

Parmi les chansons de Noël, certaines ont résisté à l’épreuve du temps pour devenir de véritables classiques. L’une d’entre elles est “It’s the Most Wonderful Time of the Year“.  

Cette chanson a été enregistrée pour la première fois par le célèbre chanteur américain Andy Williams. Cependant, avant de devenir le symbole de Noël que nous connaissons et apprécions tous, cette mélodie a débuté dans l’obscurité.Le titre a été écrit par Edward Pola et George Wyle, et Andy Williams l’a interprété pour la première fois sur son album de Noël intitulé “The Andy Williams Christmas Album”. Sorti en 1963, l’album a rencontré un véritable succès, propulsant la chanson à la notoriété publique. Williams a su insuffler vie à la mélodie avec sa voix chaleureuse et son style inimitable, faisant ainsi de “It’s the Most Wonderful Time of the Year” un classique instantané de la saison des fêtes. 

 

Se former pour le milieu de la musique  

 

Si votre ambition est de vous plonger pleinement dans l’univers de la musique, l’ESIS offre une formation approfondie et immersive de trois ans à travers le Bachelor Son et Musique. Cette expérience englobante vous permettra d’explorer les multiples facettes du domaine sonore. De plus, vous avez la possibilité de poursuivre votre cursus à l’ESIS pour deux ans en vous orientant vers le Mastère Réalisation et Production Sonore. 

Conçus pour nourrir votre passion et perfectionner les compétences indispensables à une réussite dans l’industrie audio, ces parcours en alternance se distinguent par leur équilibre entre théorie et pratique. L’école ESIS dispose également d’un matériel de haute qualité pour permettre aux étudiants de se professionnaliser davantage et de répondre aux nouveaux besoins du marché du travail. 

Le Fil de Daniel Auteuil : Défendre avec le cœur 

Publiée le 24 September 2024
Le Fil de Daniel Auteuil : Défendre avec le cœur 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 11 septembre 2024 est sorti au cinéma le dernier projet de Daniel Auteuil intitulé Le Fil. Le long métrage narre le procès d’un père que l’on accuse du meurtre de sa femme. Son avocat prend exceptionnellement l’affaire et commence, petit à petit, à s’investir personnellement pour son client. 

Chacun sait que la justice se doit d’être la plus impartiale possible et ne prendre en compte que les faits et non l’affect. Cela s’applique bien sûr aux avocats. Ils doivent être solides sur les preuves qu’ils avancent et prendre un maximum de recul sur les affaires pour éviter de tomber dans la compassion ou l’empathie. Voilà tout le propos de ce film, il s’interroge sur la “bonne” façon de défendre mais aussi sur la question de l’interprétation d’un fait. 

Résumé et construction

Le maître Jean Monier travaille comme avocat dans les environs d’Arles. Ce dernier ne s’est toujours pas remis de son dernier procès à la Cour d’Assises 3 ans plus tôt. Il a, à ce moment-là, innocenté un meurtrier qui s’est remis à attaquer peu après sa libération. Il s’est juré de ne plus mettre les pieds dans une Cour d’Assises pour éviter un tel drame. Il finit cependant par céder à sa femme et part interroger le client en question. Cet homme s’appelle Nicolas Milic et il est soupçonné de meurtre sur sa femme. Il est le père de cinq enfants et déclare que sa femme aurait quitté le domicile fortement alcoolisée et ne lui aurait pas laisser de nouvelles depuis ce départ. Il pretend même avoir été griffé par sa femme avant qu’il ne perde patience et l’insulte assez sèchement. En entendant cette histoire, Monier décide de reprendre l’affaire pour rendre à ses enfants Nicolas Milic.  

Le film est construit sur une alternance entre les séquences du procès, du premier au dernier jour, et d’autres séquences qui traitent de l’enquête et de l’évolution de la psychologie des personnages liés à ce dossier. Il est aussi ponctué de flashbacks pour situer le spectateur lorsqu’un suspect ou un témoin raconte ce qu’il a vu ou pas. 

La question de subjectivité 

Si nous devions résumer le film à une seule thématique, ce serait celle de la subjectivité. Que ce soit sur le fond ou sur la forme, les deux mettent cet aspect en avant. En ce qui concerne la narration du film, la réalisation a fait le choix de ne pas mettre de personnage omniscient ou de plan de caméra qui donnerait un détail de plus à l’audience. Cela permet de plonger le spectateur dans la peau d’un des personnages, on est invité avec la Cour, à assister au dénouement du procès. Aussi le personnage de Monier est amené dans son écriture à très vite concevoir une vision parfaitement illusoire des faits qui vous sont proposés depuis le début. Il va se reconnaître dans ce personnage, s’y attacher, il va se convaincre qu’il est innocent et être déterminé à mener son affaire au bout. Le spectateur se retrouve donc dans la même position que Monier, il est perdu, seul face à ses propres convictions donc il se raccroche à tout ce qu’il peut pour s’en sortir puisque en aucun cas les avancées du camp adverse sont montrées à l’audience. 

Sur le fond comme sur la forme, le film parvient à offrir une approche intéressante d’un film de procès, souvent lent et progressif. Il déconstruit également l’image traditionnelle de l’avocat, souvent perçu comme froid et calculateur. Dans “Le Fil”, l’accent est mis sur l’aspect humain et psychologique de la profession. L’avocat est montré comme vulnérable, sensible, et presque proche de nouer une relation amicale avec son client. Reste à savoir si cela suffira pour sauver Nicolas. 

  

Théo Tourneur

Le festival de Cannes, une Histoire avec un grand C

Publiée le 8 July 2025
Le festival de Cannes, une Histoire avec un grand C

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ah, le Festival de Cannes ! Ce rendez-vous mythique où le cinéma mondial se donne rendez-vous, où les stars défilent sur un tapis rouge plus long qu’une soirée Netflix, et où les dramas coulent à flot… autant à l’écran que dans les coulisses. Mais au-delà des flashs et des robes de gala, ce festival a une histoire aussi riche que… parfois rocambolesque.

La revanche sur Venise

En 1938, un député français propose de créer un festival international plus démocratique… mais surtout plus français. C’est en 1939 que Cannes a été créé. Oui, tu as bien lu : juste avant la Seconde Guerre mondiale. Pas le meilleur moment pour organiser un festival international.

Pourquoi Cannes ? Parce que Venise, le festival « cool » de l’époque, avait tendance à privilégier les films italiens (le favoritisme, tu connais). Alors la France a décidé : “Ok, on va faire pareil, mais en mieux.”

Le premier festival a été annulé à cause de la guerre (comme si on ne l’avait pas vu venir). Mais en 1946, Cannes est enfin lancé pour de bon. Et là, c’est la fête… même si à l’époque, il fallait un ticket pour voir les films (et pas un pour le tapis rouge, on est encore loin du glamour). Le festival est un véritable feu d’artifice culturel : premières projections publiques, jury international, et des films venus du monde entier. Mais attention, c’est loin d’être la fiesta permanente : on est en pleine guerre froide, et la politique se mêle déjà du festival. Certains films soviétiques ou américains sont boycottés, et le festival devient un terrain de jeu diplomatique.

Les années 60-70 : entre art et contestation

Cannes, c’est aussi le berceau de la Nouvelle Vague française, avec des cinéastes comme Godard, Truffaut ou Rohmer qui chamboulent les codes du cinéma. C’est là que le cinéma devient audacieux, casse les règles et provoque.

En 1968, le festival est carrément suspendu à cause des événements de Mai 68 en France. Les réalisateurs, à la place de remettre des prix, ont préféré faire grève pour protester. Oui, Cannes a eu son “lockdown” bien avant tout le monde. Ce moment montre que le festival n’est pas qu’une vitrine, mais un lieu où la contestation politique se mêle au cinéma.

Dans les décennies suivantes, Cannes devient la scène idéale pour lancer des carrières internationales. Des acteurs comme Brigitte Bardot, Marilyn Monroe, ou plus récemment Marion Cotillard ont foulé son tapis rouge. Mais Cannes, c’est aussi une usine à scandales : disputes entre réalisateurs, films censurés, jurys divisés, robes trop courtes ou trop extravagantes, ou stars qui oublient de remercier le jury (traître !). … Chaque année, Cannes, c’est aussi un soap opéra à ciel ouvert.

Aujourd’hui ,

Cannes, c’est LE lieu où se mélangent les genres, les cultures et les talents. Des blockbusters hollywoodiens aux films d’auteur plus intimistes, tout le monde peut (en théorie) trouver sa place. Le festival essaie aussi de devenir plus inclusif et engagé : plus de films de réalisatrices, plus de sujets sensibles abordés, plus de débats sur l’avenir du cinéma. Bon, il reste encore du boulot, mais les mentalités bougent. Et puis, Cannes, c’est aussi une énorme machine économique : hôtels blindés, soirées ultra privées, deals à plusieurs millions, et… selfies impossibles à éviter.

Malgré ses défauts et son côté parfois trop bling-bling, Cannes reste un carrefour incontournable du cinéma mondial. C’est là que les films qu’on va adorer (ou détester) sont révélés au grand public. C’est aussi un laboratoire de tendances : quels sujets, quels styles, quelles stars émergent ? Quel cinéma va faire vibrer les prochaines années? Et surtout, Cannes, c’est un peu le festival du rêve, où le septième art est célébré dans toute sa splendeur, avec ses hauteurs de vue et ses dérapages bien humains.

Lelia Tostivint

L’ESIS récompensée lors de la 10ᵉ édition du Concours Grand Angle

Publiée le 15 July 2026
L’ESIS récompensée lors de la 10ᵉ édition du Concours Grand Angle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ESIS s’est distinguée lors de la 10ᵉ édition du Concours Grand Angle, organisée par la Fondation MAIF. Ce concours de courts-métrages étudiants valorise chaque année la créativité audiovisuelle, la prévention et l’engagement des jeunes réalisateurs. 

À l’occasion de cette édition anniversaire, le court-métrage Speed Dating, réalisé par Yousra Bouchama, étudiante à l’ESIS, a remporté le 3ᵉ prix du Concours Grand Angle. 

Le Concours Grand Angle, un concours de courts-métrages engagé 

Organisé par la Fondation MAIF, le Concours Grand Angle invite les étudiants à imaginer et à réaliser un film court autour d’un sujet de prévention. 

L’objectif de ce concours audiovisuel est de sensibiliser le public à des enjeux de société grâce à des formats originaux, créatifs et accessibles. Les participants doivent ainsi mobiliser leurs compétences en écriture de scénario, en réalisation, en production audiovisuelle, en tournage et en postproduction. 

Pour les étudiants en cinéma et en audiovisuel, le Concours Grand Angle représente une véritable expérience professionnalisante. Ils travaillent à partir d’un brief précis et doivent concevoir un court-métrage capable de transmettre un message de prévention tout en proposant un univers artistique fort. 

Un court-métrage sur les risques liés aux batteries lithium-ion 

Pour cette 10ᵉ édition, les étudiants étaient invités à réaliser un film court autour du thème : 

« Batteries lithium-ion : les bons gestes pour éviter l’étincelle ! » 

Présentes dans les smartphones, les ordinateurs, les trottinettes électriques, les vélos électriques et les batteries portables, les batteries lithium-ion font désormais partie du quotidien. Leur utilisation nécessite toutefois le respect de certaines précautions afin de limiter les risques de surchauffe, d’incendie ou de détérioration. 

À travers leurs courts-métrages, les étudiants devaient donc sensibiliser le public aux bons gestes à adopter lors de l’utilisation des batteries lithium-ion, tout en proposant une création audiovisuelle originale et engageante. 

Speed Dating remporte le 3ᵉ prix du Concours Grand Angle 

La cérémonie de remise des prix du Concours Grand Angle s’est tenue à Nanterre, en présence des étudiants, des équipes pédagogiques et des partenaires de l’événement. 

Parmi les productions audiovisuelles récompensées, le court-métrage Speed Dating, réalisé par Yousra Bouchama, a décroché le 3ᵉ prix. 

Grâce à un concept original et à un univers singulier, le film aborde avec créativité la prévention des risques liés aux batteries lithium-ion. Cette récompense vient saluer la qualité du travail réalisé, depuis l’écriture du scénario jusqu’à la réalisation, au tournage et à la postproduction. 

Cette distinction met également en lumière le talent des étudiants de l’ESIS et leur capacité à utiliser les codes du cinéma pour traiter des sujets de prévention de manière engageante et accessible. 

Une nouvelle reconnaissance pour l’école de cinéma et d’audiovisuel ESIS 

Lors de cette 10ᵉ édition, l’ESIS a également été récompensée pour sa 6ᵉ année de participation au Concours Grand Angle. 

Cette reconnaissance témoigne de l’engagement durable de l’école auprès de la Fondation MAIF, mais aussi de sa volonté d’encourager les étudiants à mettre leurs compétences en cinéma et en audiovisuel au service de projets porteurs de sens. 

La participation à un concours de courts-métrages permet aux étudiants de se confronter à toutes les étapes de la création audiovisuelle. Ils apprennent à analyser un brief, à écrire un scénario, à préparer un tournage, à réaliser des prises de vue, à assurer le montage et la postproduction, puis à diffuser un message clair auprès du public. 

Ces projets complètent leur formation en leur permettant de développer leur créativité, leur capacité à travailler en équipe et leur maîtrise des techniques de production audiovisuelle. 

L’ESIS félicite Yousra Bouchama et l’ensemble des participants 

L’ESIS adresse toutes ses félicitations à Yousra Bouchama pour le 3ᵉ prix obtenu avec son court-métrage Speed Dating, ainsi qu’à l’ensemble des étudiants ayant participé à cette édition du Concours Grand Angle. 

Cette récompense illustre une nouvelle fois la créativité, l’implication et le professionnalisme des étudiants de l’ESIS. Elle confirme également leur capacité à imaginer des courts-métrages engagés, capables de sensibiliser le public tout en affirmant une véritable identité artistique. 

Cinéma : Retour sur 10 personnalités marquantes de 2023

Publiée le 12 December 2023
Cinéma : Retour sur 10 personnalités marquantes de 2023

L’industrie cinématographique est en constante évolution, chaque année apportant son lot de réalisateurs talentueux, d’acteurs et d’actrices exceptionnels ou de producteurs visionnaires. L’ESIS vous présente des personnalités ayant contribué à faire de 2023 une année mémorable pour le cinéma. 

 

 

 

 

 

 

Les 10 personnalités marquantes de cette année

  • Denis Villeneuve

Denis Villeneuve, producteur, réalisateur et scénariste a captivé les cinéphiles du monde entier avec son adaptation épique du roman de science-fiction “Dune”. Le film a reçu des éloges pour sa réalisation audacieuse et sa mise en scène visuellement époustouflante. La vision unique de Villeneuve a indéniablement laissé une empreinte durable sur le cinéma de 2023.

  • Zendaya

Zendaya, cette actrice, productrice, mannequin, danseuse et chanteuse a brillé en 2023, avec des rôles principaux dans des productions telles que la série à succès “Euphoria” et le film “Dune”. Grâce à sa polyvalence et à son talent, elle est devenue l’une des actrices les plus en vue de cette année.

  • Florence Pugh

Cette année Florence Pugh, cette actrice a continué à se démarquer grâce à sa performance dans “Don’t Worry Darling”. Son charme et son talent lui ont assuré une place de choix dans l’industrie du cinéma.

  • Taika Waititi 

En 2023, Taika Waititi, réalisateur, acteur et scénariste, a encore une fois ébloui avec ‘Next Goal Wins‘, un film comique et sportif inspiré d’une histoire vraie. Sa capacité à créer des univers comiques et captivants est indéniable. 

  • Kristen Stewart 

Kristen Stewart, actrice, réalisatrice et interprète américaine a été saluée pour sa performance dans “Spencer”, où elle a incarné la princesse Diana. La manière dont elle s’est transformée dans ce rôle a été l’un des moments marquants de cette année. 

  • Wes Anderson 

Wes Anderson a continué à nous émerveiller avec son film “Asteroid City”. Son style visuel unique et son sens de l’humour ont fait de lui l’un des réalisateurs les plus reconnaissables de l’industrie en 2023. 

  • Mahershala Ali 

Mahershala Ali, cet acteur a continué à impressionner avec sa performance dans “Swan Song”. Son talent pour incarner des personnages complexes font d’elle une des révélations de cette année. 

  • Quentin Tarantino 

Quentin Tarantino a peut-être annoncé sa retraite en tant que réalisateur, mais il a marqué 2023 avec “Once Upon a Time in Hollywood – The Novel”.  

  • Joaquin Phoenix 

Joaquin Phoenix, acteur, producteur et musicien a de nouveau étonné le public avec ses performances. Son rôle dans “C’mon C’mon” a montré sa sensibilité et son talent pour incarner des personnages complexes. 

 

Se lancer dans les métiers du cinéma avec l’ESIS 

Avez-vous également envie de laisser votre empreinte dans le monde du cinéma ?  L’ESIS propose un Bachelor Cinéma et VFX en prise avec la réalité des métiers du cinéma et des effets spéciaux délivrant un diplôme européen. Il est possible de poursuivre sa formation à l’ESIS sur un Mastère « Scénario réalisation » ou un Mastère en communication et production cinématographique. Ces formations délivrent des titres RNCP de niveau 6 et forment les futurs acteurs de l’industrie cinématographique et arme les étudiants pour s’intégrer à un secteur dynamique et créatif, de la phase de scénarisation qui initie un film jusqu’aux problématiques de réalisation.  

Et vous quelles sont les personnalités du cinéma qui vous ont marqué en 2023 ?  

Je n’ai pas d’idée…

Publiée le 4 February 2025
Je n’ai pas d’idée…

Vous connaissez cette sensation ? Vous êtes installé·e devant votre carnet, votre clavier, ou même une caméra, et… rien. Nada. Le vide intersidéral. Bienvenue dans l’univers terrifiant (et un peu relou) du syndrome de la page blanche. Spoiler alert : ce n’est pas que pour les auteurs de livres. Oui, chers scénaristes, réalisateurs, musiciens, et même techniciens, vous pouvez aussi tomber dans cet abîme créatif. Mais no panic : on va en parler, en rire, et surtout trouver comment en sortir. 

 

 

 

 

 

 

 

Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire de “Page Blanche”? 

D’abord, posons les bases. La maladie de la page blanche, c’est ce moment où votre cerveau déclare forfait. Vous avez envie d’écrire cette scène incroyable, de composer cette mélodie, ou de visualiser ce plan magistral, mais… rien ne vient. Et vous restez là, à fixer le vide, comme si une solution allait sortir de votre cafetière (spoiler : elle ne sortira pas). 

Pour les scénaristes, c’est ce moment où vous vous demandez si votre personnage devrait vraiment ouvrir cette porte. Les réalisateurs, c’est le doute existentiel sur le choix d’un angle de caméra et pour les musiciens, c’est le désert harmonique où même le do ré mi refuse de coopérer. 

Le pire ? On se sent souvent seul dans cette galère. Mais je vous rassure, on est beaucoup dans le même bateau… qui rame. 

 

Suis-je atteint de la page blanche ?

Le syndrome du fichier vide : Vous ouvrez votre logiciel et il reste ouvert. Vide. Pendant des heures. Avec vous qui mangez des chips devant.

La sur-analyse : Vous passez 45 minutes à débattre avec vous-même sur un mot ou un détail insignifiant.

Le scénario catastrophe : Vous imaginez que tout ce que vous produisez sera critiqué, rejeté ou, pire, ignoré. (Merci l’anxiété.)

La procrastination : Vous avez soudain une envie irrésistible de ranger votre bureau ou de regarder des vidéos de chatons. Vous vous reconnaissez ? Alors félicitations, vous êtes officiellement un·e créatif·ve normal·e. 

 

Pourquoi ça arrive ? La page blanche a plein de coupables. Voici quelques suspects principaux : 

La peur de l’échec : Et si ce que je faisais était nul ? (Indice : c’est rarement aussi mauvais qu’on le pense.)

La pression : Vous devez produire vite, bien, et avec une inspiration divine… mais vous êtes humain.

Votre côté perfectionnisme : Vous voulez que tout soit parfait dès le premier jet. Spoiler : ce n’est jamais parfait du premier coup.

Il faut dormir ! (manque de repos) : Parfois, votre cerveau a juste besoin d’une pause. 

 

Comment s’en sortir ? (Parce que bon, faut avancer quand même) 

Acceptez l’imparfait : Le premier jet n’est jamais parfait. Et c’est OK. L’important, c’est de commencer.

Changez d’angle : Si une scène ou un passage vous bloque, attaquez un autre aspect du projet. Revenez-y plus tard avec un regard frais.

Laissez-vous inspirer : Regardez un film que vous aimez, écoutez une playlist inspirante, ou baladez-vous. Parfois, une idée naît au moment où on s’y attend le moins.

Fixez des limites de temps : Travaillez par tranches de 25 minutes avec une pause (la méthode Pomodoro). Cela crée un rythme et réduit l’angoisse du temps qui passe.

Partagez : Parlez à un·e collègue ou un·e ami·e de votre blocage. Parfois, expliquer un problème suffit à le résoudre.

ET SURTOUT MON PREFEREEEEEEEEE :

Dédramatisez : Ce n’est pas grave de bloquer. Cela arrive à tout le monde, même aux plus grands. (Oui, Spielberg aussi.) 

 

La maladie de la page blanche, ce n’est pas une fatalité. C’est juste une étape dans le processus créatif. Alors, respirez un bon coup, écrivez un mot (même si c’est « bonjour »), filmez une scène (même si c’est votre chat), composez une note… Bref, commencez quelque part. Parce que, comme disait un sage (probablement quelqu’un de très inspiré) : « Ce n’est pas le premier pas qui compte, mais celui que vous faites juste après. » 

Hungers Games : un CRI plus qu’une simple page !

Publiée le 23 July 2025
Hungers Games : un CRI plus qu’une simple page !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Basée sur une série de livres écrite par Suzanne Collins, Hunger Games fait parler d’elle depuis plus de 10 ans… et oui, déjà ! Mais alors, pourquoi un tel phénomène ?

Eh bien non, ce n’est pas juste parce que Jennifer Lawrence tire à l’arc comme une reine ou parce que Peeta Mellark est LE book boyfriend adoré sur TikTok. Hunger Games, c’est bien plus que ça. C’est un univers qui frappe fort, un message qui tape là où ça fait mal, et surtout une leçon de courage que nous devrions revoir de temps en temps.

Avant d’écrire cette saga culte, Suzanne Collins bossait dans la télé jeunesse, notamment chez Nickelodeon (ouais pas super super). C’est en zappant entre une émission de guerre et une télé-réalité qu’elle a eu l’idée de Hunger Games. Comme quoi, regarder la télé peut parfois donner des vraies pépites. Fun/Sad fact : elle ne voulait pas que les acteurs des films soient trop jeunes, car elle connaissait les conditions parfois dures du milieu hollywoodien, alors elle a dit “nope” direct. Née en 1962 dans le Connecticut, fille d’un militaire, Suzanne a grandi avec une conscience aiguë de la guerre, des sacrifices et de la propagande. Nous, on a grandi avec Dora et Foot 2 Rue (pas la même ambiance, hein). Elle n’écrit pas pour le simple divertissement, mais pour qu’on se pose les bonnes questions :

  • Pourquoi regarde-t-on la souffrance des autres comme un spectacle ?
  • Pourquoi suit-on les règles même quand elles nous détruisent ?
  • À quel moment choisissons-nous de désobéir ?
  • Quand la peur devient-elle moins forte que l’espoir ?

Donc nous avons une autrice engagée, avec des personnages…réalistes

Katniss n’est pas une héroïne lisse et parfaite. Pourquoi le serait-elle ? Elle est humaine, avec ses doutes, ses colères, ses failles. Collins ne veut pas de héros irréels, parce que la perfection, ça n’existe pas, et ce n’est pas identifiable. Katniss est traumatisée, froide, parfois injuste, mais surtout lucide. Elle a 16 ans (rappel important, surtout quand Hollywood fait parfois passer les ados pour des adultes). Elle n’a pas besoin d’être sexy ou souriante pour être puissante. Katniss est brute, là pour survivre, protéger et se battre, pas pour faire un tuto Morning routine avant chaque scène. Bref, Katniss, c’est la fille du feu du District 12, paumée mais qui se porte volontaire pour sauver sa sœur. Elle doute, râle, s’énerve et agit… Et malgré tout ça, elle devient un symbole. Parce que parfois, dire “non”, c’est déjà une révolution.

Peeta, le king des discours et l’anti-mâle toxique ! Le petit blond, doux, stratège et charmant, Peeta est l’opposé parfait de Katniss. Il ne veut pas juste sauver Katniss, il veut qu’elle survive en restant fidèle à elle-même. Il la soutient même quand elle lui rentre dedans (et franchement, elle ne manque pas une occasion). Après un petit passage par un lavage de cerveau et quelques séances de torture, Peeta reste droit dans ses bottes… et retombe amoureux de Katniss. Les filles, prenez-en de la graine, parce que les “Peeta” dans la vraie vie, ça ne court pas les rues, surtout avec autant de “Snow” à côté.

En parlant du Loup, Coriolanus Snow, le président-tyran, passif-agressif et machiavélique. Sans doute le meilleur méchant écrit de ces dernières années. Froid, raffiné, méthodique, il crée l’illusion du choix pour mieux écraser la rébellion. Dans La Balade du serpent et de l’oiseau chanteur, on découvre un jeune Snow ambitieux, cruel, qui deviendra le monstre politique qu’on déteste. Snow ne tue pas pour tuer, il tue pour l’exemple. Son idée géniale ? Transformer la punition en spectacle : tu te rebelles ? On fait tuer tes enfants en direct, avec sponsors et costumes (vous avez dit déjà-vu ?). C’est le dictateur moderne qui fait peur sans jamais hausser la voix. Il manipule, anticipe, politise tout.

 

Bon la saga ne se résumait pas qu’à son autrice et ses personnages incroyables, même si c’est déjà ce qui pèse dans la balance. La saga a aussi marqué la pop culture, car avec son univers, ses personnages Hunger Games ont changé la donne. Depuis, on ne compte plus les dystopies qu’elle a inspirées : Divergente, Le Labyrinthe, The 100… Et voilà que, quelques années après le 4e Hunger Games, on pensait que c’était fini… Mais non !

 

La Balade du serpent et de l’oiseau chanteur est sortie en livre puis en film, relançant la saga avec une nouvelle vision, plus sombre, plus politique. Et alors qu’on croyait que c’était la fin, un nouveau livre débarque : celui de Haymitch, notre mentor sarcastique préféré, The Hunger Games : Sunrise on the Reaping prévu pour une sortie le 20 novembre 2026. Ce nouveau roman, plus dark que jamais, va bientôt être adapté au cinéma avec un casting annoncé récemment sur les réseaux sociaux : Joseph Zada dans la peau de Haymitch Abernathy, Maya Hawke incarnera Wiress, Ralph Fiennes qui jouera non pas Voldemort mais bien notre magnifique et cruel Coriolanus Snow. Et puis on retrouvera toujours Lionsgate à la production, Francis Lawrence à la réalisation et Billy Ray (qui a fait l’adaptation du premier Hunger Games). On ne change pas une équipe qui gagne ! Et n’oublions pas que Suzanne Collins ne se contente pas d’écrire, elle gère aussi la production des films, assurant que lecture et cinéma servent à faire passer des messages forts, à dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.

Parce que oui, quand tout semble parfois partir en feu, Hunger Games nous rappelle qu’il suffit d’une flamme pour allumer une révolte.

Lelia Tostivint

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