Fête de la musique : la grande histoire…

Publiée le 30 juillet 2024
Fête de la musique : la grande histoire…

 

 

 

 

© Photo Karim Daher/Hans Lucas

 

La Fête de la musique est le moment le plus attendu de l’année ! Célébrée le 21 juin dans plus de 120 pays, elle trouve ses origines chez France Musique. 

 

Avoir des racines musicales 

En 1976, Joël Cohen, musicien américain travaillant pour France Musique, propose des “Saturnales de la musique” le 21 juin et 21 décembre. L’objectif est de mettre en place une programmation musicale diffusée toute la nuit, pour fêter en chanson les deux solstices (le jour le plus long et le plus court de l’année). Cinq ans après, lorsque Maurice Fleuret (un ancien de France Musique) est nommé directeur de la Musique et de la Danse au Palais-Royal, une grande enquête révèle que 5 millions de Français pratiquent un instrument de musique. Le cabinet du ministre de la Culture, Jack Lang, Maurice Fleuret et Christian Dupavillon décident alors d’organiser le 21 juin 1982 la première fête de la musique.

 

Un succès interplanétaire

Au fil des années, cette célébration commence à s’exporter au-delà des frontières en 1985, lors de l’Année européenne de la Musique. En 1997, une “charte des partenaires de la Fête européenne de la Musique” est signée à Budapest par plusieurs villes européennes : Paris, Berlin, Budapest, Barcelone, Istanbul, Liverpool, Luxembourg, Rome, Naples, Prague… Un succès planétaire, au point qu’en 1982 on lui attribue un timbre unique en son genre… un timbre-poste, au même titre que les Jeux Olympiques et la reine d’Angleterre ! Aujourd’hui, la fête dela musique est célébrée dans plus de 120 pays, alors… “faites de la musique !”

Zoom sur…Paul Mescal, un pas si normal gladiateur !

Publiée le 5 mai 2025
Zoom sur…Paul Mescal, un pas si normal gladiateur !

 

 

 

Passer de Connell, un mec qui a de gros problèmes de communication, à un Gladiator, en passant par un jeune papa totalement paumé, Paul Mescal a à son épée une belle filmographie. Alors z’est parti pour zoom sur l’un des acteurs les plus prometteurs de notre génération ! 

 

 

 

 

 

Avant d’être le chouchou des festivals et des plateaux, Paul Mescal aurait pu rester un athlète prometteur. Né le 2 février 1996 (un verseau ahah !) à Maynooth, en Irlande, Paul jouait au football gaélique (c’est un mélange de football, rugby, volleyball et de basket, une bonne tourte à la Guinness ! ) à un niveau compétitif. Mais bam , une blessure à la mâchoire l’a forcé à réévaluer ses plans (ça change de Neymar !). 

Et là, coup de théâtre (littéralement) : il troque le ballon pour les planches et s’inscrit à la Lir Academy, une école de théâtre de Dublin. Diplômé en 2017, il débute sur scène dans des classiques comme The Great Gatsby et A Midsummer Night’s Dream. Mais c’est à l’écran que sa magie opère. 

Normal People

En 2020, Paul décroche le rôle de Connell Waldron dans Normal People, une adaptation du roman de Sally Rooney. Connell, c’est le mec réservé, introverti, et tellement attachant qu’il te brise le cœur juste en baissant les yeux (oui, je suis toujours trauma de cette série). La série, diffusée sur Hulu et BBC Three, explore sa relation compliquée avec Marianne (Daisy Edgar-Jones). Les émotions à fleur de peau, les silences pesants et… le fameux collier en argent (oui, lui aussi est devenu une star ), tout dans la performance de Paul est magnétique.  Pourquoi ce rôle l’a propulsé ?  Car Normal People met en lumière la complexité des relations modernes avec une authenticité rare. La série a marqué une génération et lancé des discussions sur la masculinité, la santé mentale, et les relations amoureuses. Paul, lui incarne un jeune homme en lutte avec son identité et sa santé mentale, un sujet encore trop peu abordé de façon aussi sensible. Ce qu’il lui a valu une nomination aux Primetime Emmy Awards, et il devient un sex-symbol malgré lui. Spoiler : il est bien plus que ça. 

 

Filmographie

Après Normal People, Paul aurait pu se contenter d’être “le mec sensible de la télé”. Mais non, il attaque des rôles cinématographiques variés et ambitieux : 

  • Aftersun (2022) : Il joue un jeune père dévasté par des troubles mentaux, dans un film déchirant qui te laisse en miettes émotionnelles. Nominé aux Oscars, merci. 
  • The Lost Daughter (2021) : Petit rôle mais big impact, aux côtés d’Olivia Colman. Tu le regardes et tu te dis : “Mais pourquoi il est aussi bon en trois scènes ?” 
  • God’s Creatures (2022) : Un homme accusé de crimes graves. Nuances, dilemmes moraux… Paul brille dans les zones grises. 🌫️ 
  • Carmen (2023) : Un opéra revisité version cinéma. Paul joue un ex-marine américain qui tombe sous le charme de Carmen, une femme pleine de passion et de mystère. Entre danses hypnotiques et paysages désertiques, il montre qu’il peut aussi être intense et romantique. Mais bon, soyons honnêtes, Carmen était un peu un warm-up pour… 

⚔️ Gladiator 2 (2024) ⚔️ : Là, on est sur du lourd. Paul endosse le rôle de Lucius, le fils de Lucilla (Connie Nielsen) et neveu de Commode (Joaquin Phoenix). Suite de l’épopée de Ridley Scott, le film plonge Lucius dans des intrigues politiques et des batailles colossales au Colisée. Paul passe de « guy next door » à « guy with a sword » sans broncher. Est-ce qu’on est prêt pour ce niveau d’intensité ? Non, mais on le suivra dans l’arène quand même. 🐾 

 

Vous allez me dire, c’est bon on a compris le mec monte depuis 4 ans, pas besoin d‘en faire toute un fromage. Où est l’icône de notre génération ?  

N’avez-vous jamais rêvé d’un acteur qui est à l’écoute et qui joue avec authenticité ? Paul dégage une “vibe” humble, loin du star-system hollywoodien bling-bling. Il reste ce gars irlandais qui parle de ses rôles avec sincérité, et ça nous touche. 

N’avez-vous jamais rêver d’un acteur “caméléon” ? Qui sait tout jouer ? 

 

Paul privilégie les projets avec du sens et des thèmes profonds. Il peut être un étudiant introverti, un jeune papa paumé, ou un guerrier antique. Il incarne chaque rôle avec un réalisme désarmant.  

 

Alors oui, on aurait pu parler de Zendaya, de Timothée Chalamet ou encore de Barry Keoghan…mais Paul Mescal, c’est l’acteur qui donne envie de croire au pouvoir des bonnes histoires. Qu’il joue dans un drame intimiste ou un épique historique, il nous rappelle que le cinéma, c’est avant tout un art de l’émotion.  

Alors, étudiants en cinéma, prenez note : trouver vos acteurs à l’acting authentique. 

 

Et toi, tu paries combien qu’il aura un Oscar dans les 5 prochaines années ? 

Normandie, berceau de l’impressionnisme

Publiée le 11 juillet 2024
Normandie, berceau de l’impressionnisme

 

 

 

 

                                                                                                                                                      © FESTIVAL : NORMANDIE IMPRESSIONNISTE 2024

 

 

Cette année a lieu la cinquième édition du Festival Normandie Impressionniste. Du 22 mars au 22 septembre 2024, le territoire normand revisite son héritage lié à l’impressionnisme à travers 150 événements. Une occasion de redécouvrir de grands peintres, à l’image de Claude Monet qui développa le mouvement en Seine-Maritime. 

Avec plus de 150 événements sur le territoire, la Normandie a de quoi impressionner : le Festival Normandie Impressionniste est célébré dans toute la région ! Au programme : animations, expositions, spectacles… Tout est mis en place pour faire découvrir l’héritage des peintres impressionnistes envoûtés par la Seine-Maritime grâce à sa lumière, ses ciels changeants, son eau turquoise, les flots vifs de la Côte d’Albâtre ou encore les méandres de la Seine. 

 

 

Un territoire fier de son héritage 

Né en 2010, le Festival Normandie Impressionniste amène le public à découvrir l’histoire du mouvement artistique : de sa création jusqu’à nos jours. Ainsi, les visiteurs se plongent dans de nombreux lieux d’art et de culture présents sur l’ensemble de la région. Cette année, de grandes stars feront leurs apparitions comme le peintre anglais David Hockney à travers l’exposition « Normandism » au musée des Beaux-Arts de Rouen, ou encore Bob Wilson. En collaboration avec l’actrice Isabelle Huppert, monument du cinéma français, l’illustre metteur en scène et plasticien offre une nouvelle couleur à la cathédrale de Rouen, lors d’une animation de sons et de lumières. Au fil des années, le Festival est devenu un rendez-vous majeur dans toute la France. En 2024, la Normandie va en mettre plein les yeux ! 

 

Normandie : la muse des impressionnistes

Ce mouvement, né dans les années 1860, cherche à représenter le caractère éphémère de la lumière et ses effets sur les couleurs et les formes. En 1874, une exposition réunit 30 artistes, dont Paul Cézanne, Berthe Morisot… et Claude Monet ! C’est grâce à son tableau Impression soleil levant, représentant le port du Havre de 1874 (Seine-Maritime) que le journaliste satirique Louis Leroy invente le terme “impressionnisme”. Grâce au tableau, l’Impressionnisme s’est développé en Normandie qui deviendra une terre d’inspiration pour de nombreux artistes comme Boudin, Renoir, Pissarro ou encore Sisley, qui aiment choisir les paysages de la Seine-Maritime comme supports pour leurs recherches picturales. Quant à Claude Monet, il dédiera de nombreux tableaux à la cathédrale de Rouen ainsi qu’à la falaise d’Etretat. Merci le Havre ! 

Portrait de Tristan Séguéla

Publiée le 30 avril 2025
Portrait de Tristan Séguéla

Après des études de gestion dans une école où il se sentait « comme un fantôme », Tristan Séguéla décide de se consacrer à sa vraie passion : l’image. Débrouillard, il s’empare d’un camescope Sony et se lance dans de petits documentaires, tournés avec les moyens du bord. « Le plus important, c’est que je faisais », dit-il. « Je me sentais encore très loin de la fiction et le cinéma me semblait un territoire lointain. » En 2000, il traverse les États-Unis pendant trois mois pour filmer la campagne présidentielle : ces images deviendront November, USA, documentaire de 52 minutes autoproduit et vendu à la chaîne Canal Jimmy. Une première victoire pour le jeune réalisateur.

À partir de là, il se passionne pour le documentaire politique. « J’avais beaucoup d’admiration pour Raymond Depardon et Errol Morris et, de manière générale, les documentaristes d’observation », reprend-il. En 2001, il propose de suivre Lionel Jospin, pendant la campagne présidentielle : Les Communicants (2003), diffusé sur France 5, est très accueilli par la presse. « J’avais montré le film à la journaliste Raphaëlle Bacqué, du Monde, et elle avait consacré toute la Une du journal au film. Ça m’a donné une grande confiance que le documentaire soit reconnu. »

Dans le même temps, pour gagner sa vie, Tristan Séguéla tourne des clips et des publicités. C’est ainsi qu’il devient réalisateur attitré du DJ Martin Solveig avec qui il lance une série de petits films diffusés – Smash – diffusés sur YouTube. « C’était le début de YouTube et la série, tournée dans des décors incroyables, a eu un grand retentissement », poursuit Séguéla. « Je suis alors passé du camescope à l’appareil photo Canon 5D avec lequel j’ai fait tous les clips de Martin. » L’occasion, aussi, de se frotter à la fiction : « Martin voulait que je mette en scène de petites saynètes de comédie, dont j’étais l’unique cadreur et preneur de son, et le canal 5D me permettait d’avoir un ‘style cinéma’. » Le succès est tel que certains épisodes de Smash recueillent plus de 100 ou 150 millions de vues.

Remarqué par un producteur de cinéma qui recherchait un réalisateur pour un premier long métrage, il commence par refuser le projet car il n’a pas envie de s’embarquer dans une comédie. Mais il se ravise et finit par tourner le film, 16 ans ou presque (2013), avec Laurent Lafitte. C’est d’ailleurs sa rencontre avec ce dernier qui donne naissance au projet sur Bernard Tapie… qui mettra dix ans à se concrétiser. « C’est le projet qui m’a demandé le plus de travail et qui m’a le plus exalté », confie-t-il. « C’est aussi celui qui ressemble le plus à l’idée que je me faisais du métier que je rêvais de faire quand j’avais 12 ans. » Coécrite avec

Olivier Demangel, la série Tapie, diffusée sur Netflix, remporte un immense succès public et critique.

Entretemps, Tristan Séguéla aura réalisé Rattrapage (2017), autre comédie régressive qui, malheureusement, ne trouve pas son public. Puis, il écrit et réalise Docteur ? (2019), avec Michel Blanc, qui connaît un joli succès en salles, et Un homme heureux (2023), qui réunit Fabrice Luchini et Catherine Frot. Son dernier film, Mercato, autour d’un agent de joueurs de football à la dérive, est sorti en salles cette année. Porté par Jamel Debbouze, le projet est accueilli par le réalisateur comme un « véritable cadeau. » Un film, construit comme un thriller extrêmement soigné, qui révèle Jamel Debbouze dans un registre totalement inédit.

Piranèse, l’homme face à lui-même

Publiée le 15 juillet 2024
Piranèse, l’homme face à lui-même

Affiche du film de Paola Cortellesi, Il reste encore demain. © TOBIS Film GmbH

 

 

 

l’ESIS présente Susanna Clarke auteure britannique, en 2021, elle remporte le Women’s Prize for Fiction pour son roman fantastique, Piranèse. Ce livre conte l’histoire de Piranèse, un des deux seuls êtres vivants à habiter le Palais, une bâtisse infinie remplie de statues gigantesques. Le lecteur est plongé dans un récit onirique dans lequel la frontière entre le réel et l’imaginaire frise la folie. 

 

Un immense palais, des pièces qui se comptent par centaines, des marées : voici ce qui rythme la vie de Piranèse. Reclus dans sa demeure, cet homme s’est donné pour mission de noter toutes les spécificités du Palais. Ce bâtiment aux limites inconnues apparaît pour lui comme une divinité protectrice qui veille sur ceux qui l’habitent. Dans ce récit, retrouvez Piranèse et l’Autre. Tous deux mènent des recherches sur cette cité isolée. Le premier veut transcrire la beauté du lieu, tandis que le second cherche à dévoiler son secret. La possible existence d’une troisième personne chamboule le quotidien des deux hommes. La vie de Piranèse bascule avec sa perception du monde qu’il chérit tant.

 

Piranèse est le journal de bord du personnage éponyme. Le roman commence par la description méticuleuse de l’univers englouti où il demeure. Ce passage peut paraître long, mais ce n’est que l’entrée d’une narration labyrinthique qui captive un peu plus à chaque page. Si tout semble extrêmement concret, notamment à travers les descriptions de Piranèse, une atmosphère fantastique plane sur le Palais et ses habitants. Très vite, les questions se bousculent à propos de ce lieu submergé par les vagues.

 

Le roman joue avec la règle principale du genre fantastique : la frontière entre le réel et l’imaginaire. Cela est décuplé par la narration à la première personne. Tout est perçu du point de vue de Piranèse. Le familier et l’étranger sont constamment remis en question. Cela commence par l’orthographe des mots eux-mêmes. Plusieurs mots sont écrits en capitales en plein milieu de phrases et certains perdent leur sens au sein du Palais. Les éléments connus par Piranèse – la mer, les statues, les portes – sont aussi admis par celui qui habite le monde « réel ». Mais comment expliquer que Piranèse sache ce qu’est un jardin, alors qu’il n’y a aucune végétation dans le Palais ? Ce sont ces détails qui donnent certaines clefs sur la perception de Piranèse et qui rendent la lecture prenante. 

 

Si le roman est écrit du point de vue de Piranèse, il y a un second personnage qui représente un réel mystère : l’Autre. Le second – et seul ? – autre habitant du Palais diffère de Piranèse par bien des aspects. Cet homme est la seule personne avec qui le protagoniste principal peut échanger. Il est littéralement « l’autre », c’est-à-dire l’individu qui nous fait prendre conscience de notre individualité. Ce personnage questionne le rapport entre une personne et le reste de l’humanité. Il permet d’aborder des thèmes comme la dépendance ou le syndrome de Stockholm. 

 

Le Palais est l’élément qui lie les personnages entre eux. Il est possible de le voir comme une allégorie de la mémoire : la mémoire d’un monde révolu mais surtout celle de Piranèse. Celle-ci est l’un des enjeux centraux du roman. Le monde le plus riche du livre est sans doute celui présent dans l’esprit du jeune homme. Ses paroles, ses pensées et son amour pour la beauté donnent vie à la bâtisse. Il brise le silence et l’afflux des marées. Piranèse fait remonter à la surface une des peurs principales de notre société contemporaine : l’oubli. Le thème de la mémoire permet d’aborder les grandes questions d’identité et de santé mentale. Quoi de pertinent que la mémoire pour remettre en cause l’identité d’une personne ? 

La force de ce livre est de plonger dans les racines du fantastique. Piranèse n’est pas une réécriture de la mythologie grecque, malgré ce que suggère le titre. C’est un roman empreint du souvenir d’un ancien monde représenté par les statues de style grec, ainsi que les rituels et croyances antiques. L’auteure a imaginé un autre univers à la fois bienveillant et dangereux, comme un dieu antique. Le Palais est un espace liminal, un lieu entre notre monde et un monde oublié. Les souvenirs sont la clé de cette intrigue.

Skolae et ESIS, partenaires du World AI Film Festival

Publiée le 12 avril 2025
Skolae et ESIS, partenaires du World AI Film Festival

 

 

 

À l’heure où l’intelligence artificielle redéfinit les contours de la création, le groupe Skolae et son école de cinéma ESIS s’imposent comme des pionniers. Partenaires du World AI Film Festival (WAiFF), ils annoncent également le lancement d’une formation unique en IA et cinéma dès septembre 2025.

 

 

 

 

Une première mondiale à Nice : le World AI Film Festival

Les 11 et 12 avril 2025, la ville de Nice a accueilli la première édition du World AI Film Festival (WAiFF), événement international entièrement dédié à l’impact de l’intelligence artificielle dans le 7ᵉ art. Organisé par l’Institut EuropIA et le Département des Alpes-Maritimes, le WAiFF a réuni plus de 1 000 films issus de 60 pays, tous conçus grâce à l’intelligence artificielle.

Le festival a pour ambition de stimuler l’innovation dans le cinéma, tout en plaçant les enjeux de narration et d’éthique au cœur des débats.

ESIS : pionnière de la formation en IA appliquée au cinéma

En tant que partenaire officiel du WAiFF, l’ESIS (École Supérieure de l’Image et du Son), s’affirme comme une référence dans l’enseignement des nouvelles technologies appliquées au cinéma. Dès octobre 2025, l’école lancera une filière inédite : Gen-AI Film, un cursus Bac+3 (Bachelor) et Bac+5 (Mastère) intégralement dédié à l’usage de l’IA dans la création audiovisuelle.

Une pédagogie orientée vers la « creative intelligence »

Le groupe SKOLAE, auquel appartient l’ESIS, fait de l’intelligence artificielle une priorité pédagogique stratégique. Annabel Bismuth, directrice académique du groupe, affirme :

« En faisant de l’IA sa priorité pédagogique, Skolae joue un rôle de premier plan dans le développement de la creative intelligence. »

Les étudiants de l’ESIS en lice au WAiFF

Le partenariat va au-delà du soutien institutionnel : plusieurs créations étudiantes de l’ESIS ont été sélectionnées en compétition officielle au WAiFF. Ces projets, entièrement réalisés avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, témoignent d’un renouvellement des formes narratives et d’un fort engagement des jeunes talents dans l’expérimentation artistique.

Les étudiants d’autres écoles du groupe Skolae, comme l’ECITV (digital, communication et audiovisuel) ou l’ICAN (animation et design numérique), ont également présenté leurs œuvres.

Un partenariat salué par les professionnels du secteur

Marco Landi, président de l’Institut EuropIA et créateur du WAiFF, déclare :

« Former aux nouvelles pratiques du cinéma et de l’IA est une priorité. Grâce à son expertise et sa vision tournée vers l’avenir, Skolae est un partenaire clé pour accompagner cette transformation et préparer les talents de demain. »

Le WAiFF, soutenu par des partenaires comme techCannes, ClapAction, Génario et Studio Laffitte, se positionne comme une plateforme mondiale d’échange entre cinéastes, chercheurs, étudiants et technophiles.

L’ESIS au cœur de l’avenir du cinéma

Avec ce partenariat stratégique et le lancement d’une filière unique en cinéma et intelligence artificielle, l’ESIS s’impose comme une école de cinéma résolument tournée vers l’avenir. Les étudiants passionnés par le cinéma, les VFX et l’innovation technologique trouveront à l’ESIS un cadre de formation à la pointe des enjeux contemporains.

Portrait Jean-Baptiste Delafond

Publiée le 16 décembre 2024
Portrait Jean-Baptiste Delafond

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Baptiste Delafon s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ESIS au campus de Paris, passionné de cinéma et diplômé en philosophie, il s’est imposé comme un scénariste incontournable, tant pour la télévision que pour le cinéma. De Maison close à Baron Noir, il explore des univers variés, tout en collaborant étroitement avec des réalisateurs comme Thomas Kruithof et Yann Gozlan. Naviguant entre séries et longs métrages, il revendique une approche où chaque projet trouve son format idéal, tout en refusant l’étiquette de showrunner.

 

Après des études de philosophie, Jean-Baptiste Delafon, qui est très cinéphile, se tourne vers l’écriture pour le cinéma et la télévision. Il écrit quelques projets de longs métrages, qui ne se montent pas, et s’intéresse au petit écran dès le début des années 2000. « C’était une époque beaucoup moins riche qu’aujourd’hui, où il n’y avait pas encore les créations originales de Canal Plus et pas d’espace pour les séries d’auteur, alors qu’il y en avait à l’étranger, et surtout aux États-Unis », se souvient-il. « Et il y avait peu de raison d’espérer que la situation change. » En repérant les noms des sociétés de production aux génériques des séries, il inonde le marché de ses synopsis pendant plusieurs mois d’affilée. Il est alors engagé pour participer à Julie Lescaut sur TF1, puis à des polars comme PJ pour France 2. 

  

Rapidement catalogué comme auteur de séries policières, Jean-Baptiste Delafon ressent le besoin de changer de registre. « C’était le moment où Canal a lancé les créations originales », reprend-il. Il collabore à une série sur Napoléon, qui ne se concrétise pas, puis réécrit un projet dont le scénario était bancal : Maison close. Mais c’est surtout avec Baron Noir, diffusé entre 2014 et 2017, qu’il s’impose comme un formidable scénariste de séries politiques. Il collabore également à D’argent et de sang de Xavier Giannoli – autour de l’arnaque sur la taxe carbone – dont il conçoit la structure. Il enchaîne avec Une amie dévouée, adaptée du livre La Mythomane du Bataclan, avec Laure Calamy, et Merteuil, relecture des Liaisons dangereuses, interprété par Diane Kruger et Vincent Lacoste. Il vient également en renfort sur Tapie de Tristan Séguéla, pour Netflix, aux côtés d’Olivier Demangel. Se considère-t-il pour autant comme un showrunner ? « Je n’emploie pas ce terme car il s’agit d’un auteur-producteur qui a tous les pouvoirs », explique-t-il. « Il a la responsabilité de livrer la série. Une telle fonction n’existe pas en France. » 

  

Côté cinéma, il coécrit 16 ans… ou presque de Tristan Séguéla et, surtout, Les Promesses de Thomas Kruithof, thriller sociopolitique parcouru par une tension constante et superbement interprété par Reda Kateb et Isabelle Huppert. Il a tout récemment coécrit le nouveau projet de Thomas Kruithof, Les Braises, porté par Virginie Efira et Arie Worthalter, qui évoque le surgissement de la politique dans la vie d’une famille pendant le mouvement des Gilets Jaunes.  Il a par ailleurs coécrit Visions de Yann Gozlan et travaille actuellement avec le même réalisateur pour Gourou, autour d’un coach de vie qui devient gourou, interprété par Pierre Niney. « C’est formidable d’explorer des sujets en se demandant s’il correspond davantage au cinéma ou à la télévision et d’avoir la liberté de trouver, pour chaque projet, son bon format », dit-il. « Je pense qu’il y a beaucoup d’échecs parce qu’ils n’ont pas le format adapté. » Aimerait-il passer à la réalisation ? « Pas du tout. Mais s’épanouir vraiment dans ce métier suppose d’avoir de vraies complicités avec certains réalisateurs. Comme avec Thomas [Kruithof] dont je suis extrêmement proche et avec qui je parle des rushes quatre fois par jour ! Quand on a les bons interlocuteurs il n’y a pas de frustration. » 

Portrait Marina Foïs – Une fabuleuse actrice

Publiée le 15 octobre 2025
Portrait Marina Foïs – Une fabuleuse actrice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marina Foïs s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ESIS au campus de Paris.

Comédienne inclassable et libre, Marina Foïs alterne avec la même aisance entre comédie, drame, polar et cinéma d’auteur, dessinant les contours d’une filmographie qui lui ressemble. Adolescente, elle rêve d’être « professeure ou archéologue », mais c’est la scène qui finit par s’imposer. « Je ne savais pas qu’on pouvait faire un métier de l’incarnation », confie-t-elle.

Après des débuts au café-théâtre, elle se fait remarquer au sein des Robins des Bois, dont l’humour décalé séduit Canal+ à la fin des années 90. Très vite, le cinéma révèle une actrice singulière, capable de passer du burlesque le plus libre au drame le plus sombre. Si elle se fait connaître du grand public avec RRRrrrr !!! (2004) d’Alain Chabat, elle refuse d’être cantonnée au registre comique. « Le cinéma, c’est un terrain de jeu », dit-elle, « et je refuse qu’on m’enferme dans un registre. »

Dès Darling (2007) de Christine Carrière, où elle campe une mère de famille désespérée, elle explore des rôles plus sombres, parfois extrêmes, qui confirment la précision vertigineuse de son jeu. Elle ne craint pas non plus d’explorer les zones d’ombre en interprétant une flic à bout dans Polisse (2011) de Maïwenn ou une romancière fascinée par un adolescent violent dans L’Atelier (2017) de Laurent Cantet. « J’aime ces personnages qui ne sont pas sympathiques, parce que ça les rend plus humains », dit-elle. Son goût du risque s’illustre aussi dans Irréprochable (2016) de Sébastien Marnier, où elle est glaçante d’ambiguïté, ou dans La Fracture (2021) de Catherine Corsini, où elle campe une bourgeoise déboussolée par la crise sociale.

Jamais prisonnière d’une image, elle passe avec aisance de la satire (Papa ou Maman, 2015, de Martin Bourboulon ; Le Grand Bain, 2018, de Gilles Lellouche) au thriller (Une intime conviction, 2017, d’Antoine Raimbault) et au drame psychologique (As Bestas, 2022, de Rodrigo Sorogoyen). « On me demande souvent pourquoi je change de registre, mais je ne saurais pas faire autrement », poursuit-elle. « J’ai besoin d’alterner, de me déplacer, de prendre des risques. » Cet éclectisme fait d’elle l’une des comédiennes les plus respectées et les plus audacieuses de sa génération.

Cinq fois nommée aux César, Marina Foïs s’impose comme une figure incontournable du cinéma français, tout en poursuivant une carrière théâtrale foisonnante. Elle a notamment interprété Les Idoles (2018) de Christophe Honoré et Une maison de poupée (2012) d’Ibsen dans la mise en scène de Jean-Louis Martinelli. En 2021, elle accepte de présider la cérémonie des César, fidèle à son goût du collectif et à son franc-parler. « Il faut arrêter de faire semblant que l’on ne fait pas ce métier par vanité », dit-elle en riant. « On a tous un ego. Ce qui compte, c’est ce qu’on en fait. »

Ces dernières années, elle a confirmé qu’elle était une des interprètes les plus audacieuses de sa génération. Elle a ainsi incarné Simone Signoret dans Moi qui t’aimais (2025) de Diane Kurys, présenté cette année à Cannes, où elle disparaît littéralement dans la peau d’une icône du cinéma français : « Ce qui m’intéressait chez Simone, c’est la période où elle a les cheveux gris, où elle boit et où elle a pris du poids, elle a vieilli, elle est marquée. Je ne connais pas d’autre actrice qui assume à ce point ce qu’elle est, et qui ne transforme pas ce qu’elle est, ni à son époque, ni aujourd’hui », reprend-elle. Et dans La Femme la plus riche du monde (2025) de Thierry Klifa, également présenté cette année sur la Croisette, elle donne la réplique à Isabelle Huppert en interprétant sa fille. Un rôle tout en souffrance contenue aux antipodes de la Signoret qu’elle incarne devant la caméra de Diane Kurys.

« Je ne cherche pas la performance », assure-t-elle. « Je cherche la vérité, même si elle n’est pas confortable. » Cette quête inlassable fait d’elle une actrice d’exception : tour à tour drôle, inquiétante, fragile, cruelle ou lumineuse – toujours habitée par une exigence rare. Et c’est peut-être là sa plus grande force : cette capacité à ne jamais se répéter, et à surprendre encore. On a hâte de la retrouver dans le prochain opus de Rodrigo Sorogoyen aux côtés de Javier Bardem.

Les anecdotes des meilleures chansons de Noël !

Publiée le 21 décembre 2023
Les anecdotes des meilleures chansons de Noël !

Les chansons de Noël captivent par leur charme intemporel, évoquant la magie des traditions et des moments partagés. Leurs mélodies empreintes de nostalgie créent une atmosphère chaleureuse, propice à la connexion émotionnelle avec nos proches. En résumé, l’amour pour ces chants réside dans leur pouvoir de réveiller la joie, de perpétuer les souvenirs et de célébrer l’esprit festif qui unit les générations.l’ESIS, vous partage les anecdotes des chansons de Noël les plus connues ! 

 

Les cinq chansons les plus écoutées en période de fêtes sont… 

 

  • All I Want for Christmas Is You – Mariah Carey :  

Publié le 1er novembre 1994, « All I Want For Christmas Is You » s’est démarqué en tant que premier single de l’album « Merry Christmas », lancé sous la prestigieuse bannière de Columbia Records. Mariah Carey et Walter Afanasieff ont conjointement écrit cette chanson en à peine 15 minutes. En 2019, Mariah Carey a révélé à Entertainment Weekly : « J’avais déjà écrit la majeure partie de la chanson, et nous avons travaillé sur le pont et l’avons produite ensemble. » La composition de la chanson a eu lieu en août, à une époque où Mariah Carey était initialement sceptique quant à l’idée de sortir un album de Noël, qu’elle considérait comme peu compatible avec sa carrière.  

 

  • Last Christmas – Wham! :  

« Last Christmas » de Wham! est l’une des chansons de Noël les plus emblématiques des années 1980, et elle est toujours très populaire aujourd’hui. L’anecdote de cette chansons emblématique concerne cette foisci le tournage du clip ! George Michael s’est impliqué de manière significative dans la réalisation du clip, prenant soin de sélectionner minutieusement les objets de décoration et les tenues portées par les acteurs pour capturer l’atmosphère recherchée. Cela s’est déroulé malgré des conditions peu confortables : le chalet où se déroule l’intrigue, baptisé « Tita« , n’avait pas été chauffé avant l’arrivée de l’équipe. Pour éviter de tomber malade, le casting se réfugiait entre les prises dans un appartement voisin !  

 

  • Jingle Bell Rock – Bobby Helms : 

Jingle Bell Rock de Bobby Helms demeure l’une des chansons de Noël américaines les plus célèbres de tous les temps. Cette interprétation emblématique du classique de Noël a été créée et diffusée il y a plus de six décennies, apparaissant juste quelques jours avant Noël 1957.Les esprits créatifs derrière cette mélodie festive étaient le professionnel des relations publiques Joseph Carleton Beal et le directeur de publicité James RossBoothe. Toutefois, selon une entrevue de 1986, Helms a affirmé avoir apporté une contribution significative à la chanson, bien qu’il n’ait pas été officiellement crédité. À l’origine, Jingle Bell Rock ne comportait pas de « pont », mais Helms a révélé qu’il avait rédigé celui qui a finalement été inclus dans la version finale, comprenant les lignes mémorables « What abright time /it’s the right time / To rock the nightaway« . 

 

  • Let It Snow ! – Dean Martin : 

Après des décennies de diffusion sur les ondes pendant la période de Noël, la reprise de « Let It Snow » par Dean Martin a finalement intégré le Top 100 du classement Billboard en 2018. C’était la première fois en 49 ans qu’une chanson de Dean Martin figurait dans cette liste, la précédente étant « I Takea Lot of Pride in What I Am » en 1969. À ce moment-là, Martin était à seulement huit ans de surpasser le record de Louis Prima pour le plus long écart entre les succès du Hot 100, qui s’étendait sur une période de 57 ans. Ironiquement, « Let It Snow ! » a été écrite pendant une vague de chaleur estivale en juillet 1945. Les paroles ont été écrites par Sammy Cahn, et la musique a été composée par Jule Styne. Ils ont imaginé la chanson comme une façon de se rafraîchir mentalement en pensant à la neige pendant une journée chaude d’été. 

 

  • It’s the Most Wonderful Time of the Year – Andy Williams :  

Parmi les chansons de Noël, certaines ont résisté à l’épreuve du temps pour devenir de véritables classiques. L’une d’entre elles est « It’s the Most Wonderful Time of the Year« .  

Cette chanson a été enregistrée pour la première fois par le célèbre chanteur américain Andy Williams. Cependant, avant de devenir le symbole de Noël que nous connaissons et apprécions tous, cette mélodie a débuté dans l’obscurité.Le titre a été écrit par Edward Pola et George Wyle, et Andy Williams l’a interprété pour la première fois sur son album de Noël intitulé « The Andy Williams Christmas Album ». Sorti en 1963, l’album a rencontré un véritable succès, propulsant la chanson à la notoriété publique. Williams a su insuffler vie à la mélodie avec sa voix chaleureuse et son style inimitable, faisant ainsi de « It’s the Most Wonderful Time of the Year » un classique instantané de la saison des fêtes. 

 

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Le Fil de Daniel Auteuil : Défendre avec le cœur 

Publiée le 24 septembre 2024
Le Fil de Daniel Auteuil : Défendre avec le cœur 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 11 septembre 2024 est sorti au cinéma le dernier projet de Daniel Auteuil intitulé Le Fil. Le long métrage narre le procès d’un père que l’on accuse du meurtre de sa femme. Son avocat prend exceptionnellement l’affaire et commence, petit à petit, à s’investir personnellement pour son client. 

Chacun sait que la justice se doit d’être la plus impartiale possible et ne prendre en compte que les faits et non l’affect. Cela s’applique bien sûr aux avocats. Ils doivent être solides sur les preuves qu’ils avancent et prendre un maximum de recul sur les affaires pour éviter de tomber dans la compassion ou l’empathie. Voilà tout le propos de ce film, il s’interroge sur la “bonne” façon de défendre mais aussi sur la question de l’interprétation d’un fait. 

Résumé et construction

Le maître Jean Monier travaille comme avocat dans les environs d’Arles. Ce dernier ne s’est toujours pas remis de son dernier procès à la Cour d’Assises 3 ans plus tôt. Il a, à ce moment-là, innocenté un meurtrier qui s’est remis à attaquer peu après sa libération. Il s’est juré de ne plus mettre les pieds dans une Cour d’Assises pour éviter un tel drame. Il finit cependant par céder à sa femme et part interroger le client en question. Cet homme s’appelle Nicolas Milic et il est soupçonné de meurtre sur sa femme. Il est le père de cinq enfants et déclare que sa femme aurait quitté le domicile fortement alcoolisée et ne lui aurait pas laisser de nouvelles depuis ce départ. Il pretend même avoir été griffé par sa femme avant qu’il ne perde patience et l’insulte assez sèchement. En entendant cette histoire, Monier décide de reprendre l’affaire pour rendre à ses enfants Nicolas Milic.  

Le film est construit sur une alternance entre les séquences du procès, du premier au dernier jour, et d’autres séquences qui traitent de l’enquête et de l’évolution de la psychologie des personnages liés à ce dossier. Il est aussi ponctué de flashbacks pour situer le spectateur lorsqu’un suspect ou un témoin raconte ce qu’il a vu ou pas. 

La question de subjectivité 

Si nous devions résumer le film à une seule thématique, ce serait celle de la subjectivité. Que ce soit sur le fond ou sur la forme, les deux mettent cet aspect en avant. En ce qui concerne la narration du film, la réalisation a fait le choix de ne pas mettre de personnage omniscient ou de plan de caméra qui donnerait un détail de plus à l’audience. Cela permet de plonger le spectateur dans la peau d’un des personnages, on est invité avec la Cour, à assister au dénouement du procès. Aussi le personnage de Monier est amené dans son écriture à très vite concevoir une vision parfaitement illusoire des faits qui vous sont proposés depuis le début. Il va se reconnaître dans ce personnage, s’y attacher, il va se convaincre qu’il est innocent et être déterminé à mener son affaire au bout. Le spectateur se retrouve donc dans la même position que Monier, il est perdu, seul face à ses propres convictions donc il se raccroche à tout ce qu’il peut pour s’en sortir puisque en aucun cas les avancées du camp adverse sont montrées à l’audience. 

Sur le fond comme sur la forme, le film parvient à offrir une approche intéressante d’un film de procès, souvent lent et progressif. Il déconstruit également l’image traditionnelle de l’avocat, souvent perçu comme froid et calculateur. Dans “Le Fil”, l’accent est mis sur l’aspect humain et psychologique de la profession. L’avocat est montré comme vulnérable, sensible, et presque proche de nouer une relation amicale avec son client. Reste à savoir si cela suffira pour sauver Nicolas. 

  

Théo Tourneur

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