ARCANE : Vous aimez? C’est français!

Publiée le 11 mars 2025
ARCANE : Vous aimez? C’est français!

 

 

Rarement une série animée (tiré d’un jeu) aura eu un impact aussi colossal qu’ARCANE. Propulsée sur NETFLIX par RIOT GAMES et le studio français FORTICHE PRODUCTION (et non pas fortnite production !), cette adaptation de l’univers de League of Legends a captivé aussi bien les joueurs fans de Lore que les spectateurs néophytes (personne qui débute ou qui manque d’expérience dans un domaine spécifique). Avec un mélange parfait d’animation époustouflante, de personnages complexes et d’une bande-son mémorable, ARCANE s’est imposée comme un phénomène mondial.  

 

 

 

Mais pourquoi cette série fonctionne-t-elle si bien ?  

On vous explique tout (et promis, pas de spoilers pour les retardataires). 

 

Tout commence avec l’animation, Fortiche Production a mis huit ans à concevoir la série (saison 1 et saison 2 incluses), et cela se voit dans chaque détail. Le style visuel mélange habilement 2D et 3D, avec des décors peints à la main qui donnent vie aux villes de Piltover et Zaun. Inspirés par le steampunk, l’Art Déco et l’Art Nouveau, ces décors offrent un univers visuel unique et riche. Ajoutez à cela des textures incroyables et des expressions faciales qui capturent chaque émotion (les side-eyes de Viktor), et vous obtenez une animation qui flirte avec l’œuvre d’art. C’est du grand cinéma, mais en série. Et avouons-le : voir un studio français briller à ce niveau, c’est une fierté. ✨ 

Mais une belle image ne suffit pas à captiver. Si ARCANE fonctionne, c’est aussi grâce à ses personnages. Chaque figure est complexe, nuancée, et profondément humaine, qu’il s’agisse de Vi, Jinx, Ekko ou encore Viktor (dont la VO, entre nous, est si captivante qu’on veut l’entendre lire des livres audio 📚🎧). Ce qui frappe, c’est la profondeur des relations, en particulier les dynamiques mère-fille et père-fille, des thématiques rares dans l’animation. La tension entre Jinx et Silco, ou les confrontations entre Mel et sa mère, ajoutent une intensité dramatique qui résonne universellement. On ressent leurs conflits, leurs dilemmes, leurs choix, et c’est là que la série touche juste : ces personnages ne sont pas des héros ou des méchants, ce sont des êtres brisés essayant de survivre dans un monde impitoyable. (Et c’est peut-être pour cela qu’on s’identifie si bien à eux). 

 

Et comment parler d’ARCANE sans mentionner sa bande-son légendaire ?

Dès la première saison, Imagine Dragons avait marqué les esprits avec Enemy, et la saison 2 poursuit sur cette lancée. Le retour de Stromae (et Pomme) avec Ma Meilleure Ennemi a suscité une énorme vague d’émotions chez les fans, mais c’est The Line de Twenty One Pilots qui s’est imposé comme une véritable pépite (je sais, ce n’est pas vrai, mais c’est mon article ok! ). La version live des THE GAMES AWARDS a même transcendé le titre original (le crie !), prouvant à quel point cette bande-son est intimement liée à l’univers de la série. 🎶🔥

Cependant, tout n’est pas rose du côté des spectateurs. Beaucoup ont exprimé une certaine déception ou tristesse face à la conclusion de la saison 2. Sans entrer dans les détails, disons que certains arcs narratifs laissent des questions en suspens. Mais pas de panique ! RIOT GAMES a confirmé l’arrivée de spin-offs dans l’univers d’ARCANE. On peut donc espérer de nouvelles aventures, peut-être avec des héros d’autres régions de League of Legends. Piltover et Zaun ne sont que le début : imaginez une série sur Ionia ou Noxus… Les possibilités sont infinies. 🌌 

 

Et enfin, il faut souligner un autre point fort de la série : le doublage. La VO est magistrale, avec des performances intenses de Hailee Steinfeld (Vi) et Ella Purnell (Jinx). Mais la VF, brille ici comme l’une des meilleures traductions animées récentes. Chaque dialogue est soigneusement adapté, sans perdre l’essence émotionnelle des personnages. Une preuve de plus que le doublage, lorsqu’il est bien fait, peut transformer une expérience. 

 

Ce que RIOT et FORTICHE ont accompli avec ARCANE dépasse toutes les attentes : c’est une révolution visuelle, un enrichissement culturel, et un modèle pour l’avenir de l’animation. Mais avec des spin-offs à venir, le débat actuel sur l’importance du doublage… quel est l’avenir de l’animation mais aussi du doublage ? On en reparle très vite ! 😉 

 

 

Sur ce, foncez sur Netflix et laissez-vous emporter par ARCANE. Préparez-vous à voyager, rire, vous attacher, pleurer, ou peut-être, être un peu déçu… Mais quoi qu’il en soit, allez regarder cette série et faites-vous votre propre opinion. Et n’oubliez pas d’ajouter un article à votre dossier « Open » après visionnage ! 😉 

L’Évolution du Son au Cinéma : Des films muets à l’ère numérique

Publiée le 20 mars 2025
L’Évolution du Son au Cinéma : Des films muets à l’ère numérique

 

 

 

Le cinéma, cet art qui allie IMAGE et SON pour créer une expérience immersive, n’aurait pas l’impact qu’il a aujourd’hui sans l’évolution constante de ces deux éléments. Le son, qui paraît aujourd’hui aussi essentiel que l’image elle-même, a vécu une transformation impressionnante depuis les débuts du cinéma. Vous l’ave compris on va parler de l’évolution du son au cinéma.

 

 

 

 

 

 

Les premiers films muets : l’ère du silence 

Au tout début du cinéma, les films étaient… muets. Je ne vous apprend rien ! Le tout premier film projeté dans une salle de cinéma, L’Arrivée d’un train en gare de La Ciotat (1895), avait… absolument aucun son. Pour pallier ce manque, les cinémas étaient accompagnés d’un pianiste, ou parfois même d’un orchestre, pour improviser une musique de fond. C’était une sorte de touche musicale pour rendre l’expérience un peu moins étrange. C’est peut -être pour ça que les ciné-concerts fonctionnent autant ? Mais il faut être honnête, ces premières musiques n’étaient pas spécialement impressionnantes. Imaginez : un film avec des combats, des courses-poursuites… mais avec une petite mélodie de piano en arrière-plan (même si ça peu être stylée, au final, mais imaginez une mélodie pas stylée pour l’exemple). On sentait clairement qu’on manquait quelque chose. 

Les premiers films sonores, apparus dans les années 1920, n’étaient pas vraiment meilleurs. Le son était souvent de mauvaise qualité, et les dialogues étaient enregistrés d’une manière presque maladroite. Par exemple, dans le film Le Chanteur de Jazz (1927), premier film parlant, les dialogues étaient clairement audibles, mais le son était tellement pauvre que ça ressemblait plus à un jeu de chuchotements qu’à une véritable conversation. Cependant, cette transition vers le son a permis d’introduire un nouvel élément fondamental : la musique de film. 

Le passage au son et l’impact de la musique 

Dans les années 1930, avec l’arrivée du son synchronisé et l’amélioration de la technologie, les compositeurs ont commencé à comprendre l’importance de la musique dans le cinéma. Au lieu de simplement accompagner les images, la musique a commencé à raconter l’histoire, à exprimer les émotions des personnages, et à guider les spectateurs dans leurs réactions. C’est dans les films de cette époque que des musiques iconiques ont vu le jour, comme celle de King Kong (1933) ou Autant en emporte le vent (1939). 

Puis, avec l’avènement du Dolby Surround et des systèmes de son stéréo dans les années 1970, la perception du son au cinéma a complètement changé. L’introduction du son Surround a permis d’immerger le spectateur, créant une expérience totalement nouvelle. On entendait des bruits de pas derrière nous, des voix qui semblaient venir de l’extérieur du cadre, des effets sonores qui renforçaient l’illusion d’un monde vivant. 

Aujourd’hui

Avec des technologies comme le Dolby Atmos, qui offre une expérience audio immersive à 360 degrés, le son est devenu aussi important que l’image. Les films de super-héros, par exemple, utilisent des effets sonores ultra-réalistes pour accentuer la sensation de puissance et de danger. Les bandes-son des films comme Inception ou Interstellar, composées par Hans Zimmer, sont devenues des éléments incontournables de l’expérience cinématographique, non seulement en tant que musique, mais aussi en tant que narration sonore qui guide l’émotion du spectateur à chaque instant. 

En 2025, les spectateurs peuvent désormais écouter les sons de manière spatialisée, ressentir les vibrations d’une explosion, entendre une conversation se faire derrière eux dans une salle de cinéma équipée de la technologie la plus moderne. Le son, dans le cinéma actuel, est aussi puissant que l’image. Il est un acteur à part entière de la narration. En somme, la technologie a permis de donner au son une place primordiale dans l’expérience cinématographique, jusqu’à en faire une dimension indispensable pour l’immersion totale du spectateur. 

Portrait de Gilles de Maistre

Publiée le 31 mars 2025
Portrait de Gilles de Maistre

Si Gilles de Maistre a sans doute été profondément marqué, enfant, par son grand-oncle René Clément qui l’accueillait sur ses tournages, comme Paris brûle-t-il ? (1966), il entame sa carrière comme reporter et documentariste pour la télévision : il sillonne la planète pour alerter le grand public sur les guerres, les famines, et les catastrophes naturelles. En 1990, il décroche le prestigieux prix Albert-Londres de l’audiovisuel pour son documentaire J’ai 12 ans et je fais la guerre. Pendant quatre ans, il s’emploie à dénoncer les violences infligées aux enfants à travers le monde – qu’ils soient soldats, délinquants, emprisonnés, surdoués ou surprotégés. « Ma vie, c’est de partir avec une caméra, tout seul, et de courir le monde pour rencontrer des gens et raconter le réel », confie-t-il. « J’ai été beaucoup marqué par Au revoir les enfants (1987) de Louis Malle. C’est un film bouleversant dans sa pudeur et sa sensibilité qui m’inspire beaucoup dans la façon de traiter les sujets avec humanité et sans démagogie. ».

 

En 1994, il passe à la fiction avec son premier long métrage, Killer Kid, autour d’un jeune Libanais d’une dizaine d’années vendu par sa famille à un groupe terroriste qui compte faire de lui un tueur sans état d’âme. Également producteur, il accompagne Bouge ! (1997) et Dissonances (2003) de Jérôme Cornuau et des séries télé comme Brigade des mineurs de Miguel Courtois. En 2001, il signe son deuxième long métrage, Féroce, qui évoque l’extrême-droite et provoque quelques remous à l’occasion de l’élection présidentielle de 2002. Toujours fidèle à l’écriture du réel, il continue à produire et réaliser des documentaires, comme Le Premier cri (2007) qui s’attache à la maternité d’une dizaine de femmes de pays différents. Deux ans plus tard, il décroche le prix du jury au festival de la fiction de La Rochelle pour son premier téléfilm, Grands reporters, qui inaugure une nouvelle manière de réaliser de la fiction, en la plongeant dans le monde réel. « Même quand je tourne un gros film avec une équipe de cinquante personnes », dit-il, « mon but c’est de raconter quelque chose qui est inspiré par la vérité et par le monde qui nous entoure. »

 

Entre 2009 et 2012, il signe le portrait de personnalités, comme Jane Birkin ou Bernard Arnault, tout en continuant d’être inspiré par l’enfance à travers les documentaires qu’il leur consacre, comme Adopte-moi, Petits princes ou Alerte enfants disparus. En 2015, il entreprend un projet très ambitieux, tourné en Afrique du Sud, autour de l’amitié entre une petite fille et un lion : Mia et le lion blanc nécessitera trois ans de tournage, sans effets spéciaux, pour installer une véritable relation entre la jeune comédienne et le fauve. Le réalisateur s’explique : « Comme rien n’est truqué, le dispositif crée quelque chose de charnel, d’émotionnel, d’organique, qu’on ne peut pas recréer avec des effets spéciaux. » Sorti en salles en 2018, le film enregistre 1,5 million d’entrées en France et s’impose comme le plus gros succès français à l’étranger en 2019 avec plus de 6 millions d’entrées !

En 2018, Gilles de Maistre s’associe avec Mediawan pour créer une ligne éditoriale ambitieuse qui lui permet de développer Le Loup et le lion (2021), grande aventure familiale se déroulant au Canada, autour de l’amitié improbable entre ces deux prédateurs. Le film remporte de nouveau un très grand succès et se classe dans le Top 10 aux États-Unis au moment de sa sortie. Ne renonçant jamais au documentaire, le réalisateur tourne Demain est à nous (2019) qui s’attache à des enfants se battant, aux quatre coins de la planète, contre l’injustice et les souffrances dont ils sont les victimes. En 2024, il revient à la fiction avec Le Dernier jaguar qui dénonce le trafic d’animaux et la déforestation en Amazonie.

Avec Moon le panda, sorti le 9 avril 2025, Gilles de Maistre poursuit son cycle d’aventures entre enfants et animaux. Tout premier film à faire tourner des pandas depuis au moins vingt ans, Moon, tout comme Mia et le lion blanc, a été entièrement réalisé, en Chine, sans le moindre trucage. Une vraie prouesse en soi. « Début 2024 marquait le 60ème anniversaire des relations diplomatiques franco-chinoises », raconte Gilles de Maistre. « Macron est venu en Chine et a favorisé la mise en place de coproductions entre nos deux pays. Puis, mon parcours a rassuré les autorités et le scénario leur a plu : non seulement il milite pour la protection des pandas, mais le héros est lui-même franco-chinois. Sans compter qu’il est joué par le fils d’une star de cinéma et d’une chanteuse française, très connue là-bas. Miracle supplémentaire : le petit garçon a tout de suite connecté avec les pandas sans grande préparation. Les autorités chinoises nous ont donné l’autorisation de tourner dans le Sichuan – même si, jusqu’à la veille du tournage, on n’était pas à 100% certain d’avoir accès aux pandas !»

 

L’évolution des super-héros au cinéma : du Spider-Man de Sam Raimi au multivers actuel

Publiée le 7 avril 2025
L’évolution des super-héros au cinéma : du Spider-Man de Sam Raimi au multivers actuel

 

 

 

Les super-héros et le cinéma, c’est une histoire d’amour compliquée. Un peu comme un couple qui traverse les années avec des hauts, des bas et des phases de pure expérimentation. Aujourd’hui, le genre est omniprésent, mais il n’a pas toujours été aussi bien installé. Mini retour sur l’évolution du super-héros au ciné, des débuts sérieux aux dérives du multivers où tout est possible (pour le meilleur et parfois pour le pire). 

 

 

 

 

2002 : Spider-Man de Sam Raimi – Le début d’une ère 

Avant le MCU, les films de super-héros, c’était un pari risqué. Et puis Sam Raimi a débarqué avec son Spider-Man et Tobey Maguire en costume moulant. On y trouve des effets pratiques bluffants (à l’époque), une BO de Danny Elfman qui résonne encore dans nos têtes et surtout un Peter Parker hyper dramatique, tiraillé entre ses responsabilités et ses galères sentimentales. Les scènes d’action sont fluides, le Bouffon Vert de Willem Dafoe est iconique, et le film prouve que oui, un héros en costume peut cartonner au box-office. C’est le point de départ d’un nouveau chapitre du cinéma. 

2008 : The Dark Knight – Quand Batman devient sérieux 

Christopher Nolan prend Batman et décide de lui retirer tous ses gadgets un peu kitsch pour en faire une figure plus ancrée dans la réalité. Exit les super-pouvoirs, place à un thriller criminel sombre qui ressemble plus à un film de Scorsese qu’à un blockbuster Marvel ou DC. Mais la vraie star du film, c’est Heath Ledger en Joker. Il vole la vedette à tout le monde avec une performance hallucinante, devenant la version définitive du Clown Prince du Crime. À partir de là, le super-héros devient plus qu’un divertissement : il peut être une vraie œuvre cinématographique, acclamée par la critique et surtout il ouvre le monde aux anti-héros. 

2012 – 2019 : Le MCU prend tout et ne laisse que des miettes 

Le game change complètement en 2012 quand Avengers débarque. Bon il y avait aussi Iron Man en 2008 qui a vraiment lancé le MCU et puis Captain America et Thor mais on va plus se concentrer sur les Teams Up.  Donc avec “Avengers”, on assiste à un crossover épique où plusieurs héros issus de films différents partagent le même écran. Le public est en délire. Marvel Studios enchaîne ensuite avec une stratégie ultra-millimétrée : chaque film prépare le suivant, chaque scène post-générique tease une intrigue plus grande encore. Le point culminant de cette saga titanesque ? Avengers: Endgame, un véritable phénomène culturel qui a transformé les salles de cinéma en véritables arènes de supporters en délire. Le moment le plus iconique ? Lorsque tous les héros réunis surgissent à travers les portails pour affronter Thanos dans une bataille dantesque. Une scène gravée dans l’histoire du blockbuster moderne, où chaque apparition déclenchait des hurlements de joie. 

Petit fun fact : Anthony Mackie, alias Sam Wilson, a enregistré son légendaire « On your left » sous une simple couverture chez lui, à la demande des frères Russo, qui voulaient garder le secret jusqu’au bout. Comme quoi, derrière la plus grande réunion de super-héros du cinéma, il y avait aussi un bon vieux système D. 

2021 et après : le multivers en roue libre 

Mais malheureusement l’Age d’or des super-héros passe et le public commence à se lasser, Marvel et DC sortent l’arme ultime : le multivers. Là où tout devient possible. Dont ramener des personnages morts ? (easy).  Faire cohabiter trois versions de Spider-Man dans le même film ? Carrément.  Manipuler le temps, l’espace et les réalités alternatives ? C’est devenu la norme. Une astuce bien pratique pour ramener les visages iconiques qui ont forgé la légende de Marvel (et de DC aussi, même s’ils ont décidé de remplacer Superman… avouons-le, Henry Cavill restait le meilleur choix). Le problème, c’est qu’à force de tout rendre possible, le super-héros perd en impact émotionnel. Pourquoi pleurer la mort d’un personnage s’il peut revenir par un tour de passe-passe dimensionnel ?  

Actuellement, on sent que l’industrie cherche un nouveau souffle, peut-être plus proche des films des années 2000 : des récits plus personnels, moins d’explosions, plus d’émotions. Et si le super-héros de demain était moins une icône cosmique et plus un humain ordinaire avec des failles (Bucky? Yelena, Bob) ? Parce qu’au final, ce qu’on aime dans les super-héros, ce n’est pas leurs pouvoirs, c’est leur humanité. 

 

Thunderbolts, bientôt au cinéma !

L’Impact de la Musique sur l’Expérience Cinématographique

Publiée le 14 avril 2025
L’Impact de la Musique sur l’Expérience Cinématographique

 

 

 

Qui n’a jamais regardé un film et senti son cœur s’accélérer à la première note de musique, ou sa gorge se serrer à l’apparition d’une mélodie tristement familière ? La musique au cinéma ne se contente pas de remplir le vide sonore. Elle guide les émotions, soutient le rythme de la narration, et parfois même fait office de personnage à part entière. Mais au-delà de son aspect pratique, la musique dans un film est un outil puissant qui peut influencer la manière dont nous ressentons l’histoire, le message, et même les personnages. 

 

 

 

La musique : une traduction émotionnelle 

Imaginez un instant la scène d’ouverture de Star Wars sans la fameuse John Williams March. Plutôt qu’un appel à l’aventure, ce serait un simple générique de début, fade et sans âme. Ce thème musical est tellement lié à l’univers de Star Wars que dès que les premières notes résonnent, on sait exactement ce qui va suivre : une épopée de science-fiction épique, avec des batailles, des héros et des rebelles (et des Daddy Issues pour certains personnages). 

Dans des films comme Pulp Fiction de Quentin Tarantino, la bande-son est tout aussi déterminante. Tarantino utilise la musique non seulement pour accentuer l’impact des scènes, mais aussi pour construire l’identité de ses personnages. La musique dans ses films devient un moyen de communication, un langage que le spectateur comprend instantanément, souvent plus que les dialogues eux-mêmes. 

Les effets psychologiques de la musique sur le spectateur sont évidents. Un film d’horreur ne serait pas aussi effrayant sans une musique inquiétante (merci, Psycho), un drame romantique aurait du mal à toucher les cœurs sans une mélodie douce et émotive. C’est la puissance de la bande-son : elle manipule notre perception de l’image, renforce la tension, la tristesse, l’excitation, et même l’humour.  

Le lien avec le public

Un autre aspect intéressant de l’utilisation de la musique dans les films modernes est la manière dont elle crée un lien avec le public. Dans un blockbuster comme Guardians of the Galaxy, la bande-son est utilisée pour jouer sur la nostalgie des spectateurs. Chaque chanson, en plus de son rôle dans l’histoire, évoque un souvenir commun de l’époque où elle a été popularisée. La musique devient alors un pont entre les personnages du film et nous, les spectateurs, renforçant l’attachement à l’histoire. Cette technique est également utilisée dans L’Amour Ouf de Gilles Lellouche, qui joue avec la nostalgie à l’écran mais aussi avec le son et les musiques comme The Cure ou autres…. 

Les innovations technologiques ont aussi permis d’étendre l’impact de la musique. Avec des systèmes comme le Dolby Atmos, les bandes-son ne se contentent plus de remplir l’espace sonore en deux dimensions. Elles deviennent des éléments immersifs, englobant le spectateur dans l’univers du film. Vous ne regardez plus seulement un film, vous y êtes plongé. 

En conclusion, la musique au cinéma n’est pas qu’une simple touche de fond. Elle est essentielle pour la construction de l’atmosphère, la narration, et l’émotion. Elle transforme une simple scène en un moment inoubliable et renforce l’impact du film sur le spectateur. Les films modernes, avec leurs technologies innovantes, ont rendu la musique encore plus omniprésente et influente. C’est cette relation intime entre la musique et le spectateur qui rend l’expérience cinématographique si unique. Donc choisissais bien votre musique de court-métrage les copaings ! 

Le Binge-watching : qu’est-ce que c’est ?

Publiée le 28 décembre 2023
Le Binge-watching : qu’est-ce que c’est ?

Une des tendances actuelles de notre société : le binge-watching est devenu un phénomène culturel omniprésent dans notre ère numérique. Si vous avez déjà passé des heures à regarder une série télévisée ou à visionner plusieurs épisodes d’une émission, vous avez fait du binge-watching. L’ESIS, l’école du cinéma, du son et de la musique t’explique tout ce que tu as à savoir sur ce phénomène.

 

 

 

 

 

 

 

QU’EST-CE QUE LE BINGE-WATCHING ?

Le binge-watching est le fait de regarder plusieurs épisodes d’une série télévisée, d’un programme, ou même de films en continu, leplus souvent sur une plateforme de streaming en ligne. Contrairement à la diffusion traditionnelle à la télévision, où les téléspectateurs attendent chaque semaine pour regarder un nouvel épisode, le binge–watching permet aux spectateurs de consommer du contenu à leur propre rythme, enchaînant les épisodes les uns après les autres.

 

POURQUOI LE BINGE-WATCHING EST-IL DEVENU SI POPULAIRE ?

Plusieurs facteurs expliquent la popularité croissante du binge-watching :

    • L’Accessibilité : Les services de streaming en ligne, tels que Netflix, Amazon Prime Video, Disney+, et d’autres, ont rendu plus facile que jamais l’accès à un vaste catalogue de séries et de films, disponibles à tout moment et sur n’importe quel appareil.
    • Intrigues complexes : De nombreuses séries télévisées contemporaines sont conçues avec des intrigues complexes et des personnages bien développés, ce qui incite les spectateurs à vouloir en savoir plus et donc de continuer à regarder.
    • L’absence de publicités : Contrairement à la télévision, les plateformes de streaming sont le plus souvent dépourvues de publicités, ce qui permet aux spectateurs de rester immergés dans leur contenu sans interruption.
    • La personnalisation : Les algorithmes des plateformes de streaming recommandent souvent du contenu similaire à ce que vous avez déjà regardé, ce qui peut vous inciter à explorer de nouveaux films ou de nouvelles séries et à prolonger votre expérience de binge–watching.

 

LES DANGERS DU BINGE-WATCHING

Bien que le binge-watching puisse être une activité divertissante, il peut aussi avoir des effets dangereux et néfastes sur votre bien-être :

  • Dépendance : Pour certaines personnes, le binge-watching peut devenir une habitude compulsive, similaire à une addiction, et peut interférer avec d’autres aspects de leur vie.
  • Sédentarité : Passer de longues heures devant un écran peut entraîner une vie sédentaire, ce qui peut avoir des conséquences néfastes pour la santé.
  • Sommeil perturbé : Regarder des épisodes tard dans la nuit peut perturber votre sommeil, ce qui peut entraîner de la fatigue et des problèmes de concentration.
  • Isolement social : Le binge-watching excessif peut parfois mener à un isolement social, car il peut remplacer les “réelles” interactions sociales.

En résumé, bien que le binge-watching puisse être une activité agréable et divertissante, il est essentiel de le pratiquer de manière équilibrée et consciente. En étant attentif à ses effets sur notre bien-être, nous pouvons profiter pleinement de cette activité tout en préservant notre santé physique, notre sommeil, nos relations sociales et notre équilibre dans la vie quotidienne.

 

L’UNIVERS DU CINÉMA VOUS INTÉRESSE ?

Avec le développement du numérique, de nouveaux métiers voient le jour notamment dans le monde du cinéma. Pour exercer dans le secteur, vous pouvez suivre une formation spécialisée au sein de notre établissement l’ESIS. Nous formons de Bac à Bac +5 aux métiers du cinéma et des vfx.

En effet, nous proposons un BTS Audiovisuel proposant 4 options :

    • Option Montage
    • Option Gestion de Production
    • Option Image
    • Option Son

L’ESIS propose également un Bachelor Cinéma et VFX ainsi que trois mastères dont un Mastère Scénario et Réalisation et un Mastère Communication et Production Cinématographique.

L’Héritage dans le Cinéma : De Jean-Paul Belmondo à Victor Belmondo, l’Acteur et l’Art de la Transmission

Publiée le 21 avril 2025
L’Héritage dans le Cinéma : De Jean-Paul Belmondo à Victor Belmondo, l’Acteur et l’Art de la Transmission

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si vous êtes un passionné de cinéma, vous avez sûrement remarqué un phénomène intéressant : les enfants d’acteurs célèbres (comme Belmondo) suivent parfois les pas de leurs parents dans l’industrie. Et cela n’est pas une simple coïncidence. Dans des familles où la scène et l’écran sont des éléments centraux, il est difficile de ne pas être attiré par ce monde. 

Victor Belmondo

Prenez l’exemple de Victor Belmondo, petit-fils du légendaire et aimé Jean-Paul Belmondo. Bien que la question du « né sous une bonne étoile » soit fréquemment soulevée, l’héritage familial joue un rôle fondamental dans le parcours de nombreux jeunes acteurs. Victor, qui a grandi sous l’œil du grand public, porte un héritage énorme (et peut-être pesant ?). Mais ce n’est pas seulement son nom qui attire l’attention. C’est sa capacité à incarner une forme de cinéma qui perpétue le style de son grand-père tout en y ajoutant sa propre touche personnelle. Le cinéma français a évolué, et la nouvelle génération d’acteurs comme Victor doit trouver son propre équilibre entre hommage et innovation et il le fait avec brio ! 

Ce phénomène d’héritage ne se limite pas à la famille Belmondo. Il touche aussi des enfants d’autres légendes comme Maya Hawke, fille d’Ethan Hawke et Uma Thurman. Maya a grandi dans un univers où le cinéma et les arts étaient omniprésents. Pourtant, elle n’a pas suivi un chemin tout tracé. Elle a su se faire un nom grâce à son talent, prouvant que même avec un nom aussi connu, il faut une bonne dose de travail acharné et de persévérance pour briller. Son parcours dans Stranger Things en est un exemple frappant : elle n’est pas seulement la fille de ses parents, elle est une actrice à part entière (et également une chanteuse à la voix divine). 

Patrick Schwarzenegger

Arnold Schwarzenegger, l’un des plus grands noms de l’action, a vu son fils, Patrick, se lancer également dans une carrière d’acteur et de modèle. Mais tout comme ses homologues, Patrick ne repose pas uniquement sur l’héritage familial. Bien qu’il bénéficie d’un nom, il doit également convaincre le public par son talent, prouvant que même les « enfants de » doivent se battre pour une place sous les projecteurs. 

Dans tous ces cas, l’héritage joue un rôle double. D’un côté, il sert de tremplin pour accéder à l’industrie, mais d’un autre côté, il porte un fardeau considérable. Les enfants de ces grandes stars doivent non seulement prouver qu’ils ont leur propre identité, mais aussi qu’ils respectent et transcendent l’héritage laissé par leurs parents. Dans l’industrie cinématographique actuelle, où la compétition est plus rude que jamais, l’héritage familial peut être à la fois un privilège et un défi. Mais au final, ce sont leurs talents qui feront leur succès ! 

Palmarès du 77ème Festival de Cannes

Publiée le 18 juillet 2024
Palmarès du 77ème Festival de Cannes

 

 

 

© fdc 

Du 14 au 25 mai 2024 a eu lieu le Festival de Cannes. Au total, ce sont 8 films récompensés sur les 22 en lice. Retour sur les prix de la cérémonie.

Le samedi 25 mai s’est terminée la 77ème édition du Festival de Cannes, dont la Palme d’or fut décernée à Sean Baker pour Anora. Même si la parité hommes-femmes n’était pas au rendez-vous, avec seulement 4 femmes contre 18 hommes, ces premières ont tout de même marqué le Festival de Cannes avec deux d’entre elles au palmarès.

Palme d’or – Anora de Sean Baker

C’est la première palme d’or américaine depuis Tree of Life de Terrence Malik, en 2011.

Anora de Sean Baker relate la liaison d’une escort girl et du fils d’un oligarque russe. Durant son discours, le cinéaste de 53 ans a voulu rendre hommage à «toutes les travailleuses du sexe.» Il a également plaidé pour la survie des salles de cinéma : «Nous devons faire des films pour qu’ils sortent en salles.» 

Grand prix – All we imagine as light de Payal Kapadia

Le premier film indien depuis 30 ans. All we imagine as light, de l’Indienne Payal Kapadia, met en scène les pérégrinations d’un trio de femmes – Prahba, Anu et Parvaty – qui cherchent à échapper aux carcans de la société indienne.

 

Prix spécial du jury pour La Graine de la figue sacrée

C’est à cause de ce film que le réalisateur Mohammad Rasoulof a dû s’exiler clandestinement de son pays, l’Iran. Le prix récompense ainsi une œuvre décrivant une situation encore actuelle – le mouvement “Femme, vie, liberté”- à la manière d’une intervention politique, sur fond de thriller familial.

Prix du jury – Emilia Perez de Jacques Audiard

«Je pense que tout le monde sait dans cette salle ce que ça coûte de faire des films», a déclaré Xavier Dolan avant la remise du Prix du jury. Une deuxième victoire pour cette comédie musicale signée Jacques Audiard, déjà récompensée par le prix d’interprétation féminine. 

 Prix d’interprétation féminine décerné aux quatre actrices d’Emilia Perez de Jacques Audiard 

Une autre surprise du Festival, quand le réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda a annoncé le nom des lauréates du Prix d’interprétation féminine, remis aux trois actrices du film Emilia Perez : Selena Gomez, Karla Sofia Gascon et Zoe Saldana.  Une deuxième distinction pour le film du réalisateur français, alors qu’un tel prix collectif est des plus rares dans l’histoire du Festival de Cannes. 

 

Prix d’interprétation masculine à Jesse Plemons pour sa prestation dans Kinds of Kindness de Yorgos Lanthimos

Prix du scénario pour The Lobster en 2015 et honoré de la même récompense en 2017 pour La Mort du cerf sacré, ainsi que le Prix Un certain regard en 2009 pour Canine, Yorgos Lanthimos se démarque à nouveau cette année avec le Prix d’interprétation masculineremis à son acteur Jesse Plemons.

Enfin, le Prix du scénario honore Substance de la réalisatrice française Coralie Fargeat, et la Caméra d’or distingue Armand, du réalisateur norvégien Halfdan Ullmann Tondel.

Zoom sur…Paul Mescal, un pas si normal gladiateur !

Publiée le 5 mai 2025
Zoom sur…Paul Mescal, un pas si normal gladiateur !

 

 

 

Passer de Connell, un mec qui a de gros problèmes de communication, à un Gladiator, en passant par un jeune papa totalement paumé, Paul Mescal a à son épée une belle filmographie. Alors z’est parti pour zoom sur l’un des acteurs les plus prometteurs de notre génération ! 

 

 

 

 

 

Avant d’être le chouchou des festivals et des plateaux, Paul Mescal aurait pu rester un athlète prometteur. Né le 2 février 1996 (un verseau ahah !) à Maynooth, en Irlande, Paul jouait au football gaélique (c’est un mélange de football, rugby, volleyball et de basket, une bonne tourte à la Guinness ! ) à un niveau compétitif. Mais bam , une blessure à la mâchoire l’a forcé à réévaluer ses plans (ça change de Neymar !). 

Et là, coup de théâtre (littéralement) : il troque le ballon pour les planches et s’inscrit à la Lir Academy, une école de théâtre de Dublin. Diplômé en 2017, il débute sur scène dans des classiques comme The Great Gatsby et A Midsummer Night’s Dream. Mais c’est à l’écran que sa magie opère. 

Normal People

En 2020, Paul décroche le rôle de Connell Waldron dans Normal People, une adaptation du roman de Sally Rooney. Connell, c’est le mec réservé, introverti, et tellement attachant qu’il te brise le cœur juste en baissant les yeux (oui, je suis toujours trauma de cette série). La série, diffusée sur Hulu et BBC Three, explore sa relation compliquée avec Marianne (Daisy Edgar-Jones). Les émotions à fleur de peau, les silences pesants et… le fameux collier en argent (oui, lui aussi est devenu une star ), tout dans la performance de Paul est magnétique.  Pourquoi ce rôle l’a propulsé ?  Car Normal People met en lumière la complexité des relations modernes avec une authenticité rare. La série a marqué une génération et lancé des discussions sur la masculinité, la santé mentale, et les relations amoureuses. Paul, lui incarne un jeune homme en lutte avec son identité et sa santé mentale, un sujet encore trop peu abordé de façon aussi sensible. Ce qu’il lui a valu une nomination aux Primetime Emmy Awards, et il devient un sex-symbol malgré lui. Spoiler : il est bien plus que ça. 

 

Filmographie

Après Normal People, Paul aurait pu se contenter d’être “le mec sensible de la télé”. Mais non, il attaque des rôles cinématographiques variés et ambitieux : 

  • Aftersun (2022) : Il joue un jeune père dévasté par des troubles mentaux, dans un film déchirant qui te laisse en miettes émotionnelles. Nominé aux Oscars, merci. 
  • The Lost Daughter (2021) : Petit rôle mais big impact, aux côtés d’Olivia Colman. Tu le regardes et tu te dis : “Mais pourquoi il est aussi bon en trois scènes ?” 
  • God’s Creatures (2022) : Un homme accusé de crimes graves. Nuances, dilemmes moraux… Paul brille dans les zones grises. 🌫️ 
  • Carmen (2023) : Un opéra revisité version cinéma. Paul joue un ex-marine américain qui tombe sous le charme de Carmen, une femme pleine de passion et de mystère. Entre danses hypnotiques et paysages désertiques, il montre qu’il peut aussi être intense et romantique. Mais bon, soyons honnêtes, Carmen était un peu un warm-up pour… 

⚔️ Gladiator 2 (2024) ⚔️ : Là, on est sur du lourd. Paul endosse le rôle de Lucius, le fils de Lucilla (Connie Nielsen) et neveu de Commode (Joaquin Phoenix). Suite de l’épopée de Ridley Scott, le film plonge Lucius dans des intrigues politiques et des batailles colossales au Colisée. Paul passe de « guy next door » à « guy with a sword » sans broncher. Est-ce qu’on est prêt pour ce niveau d’intensité ? Non, mais on le suivra dans l’arène quand même. 🐾 

 

Vous allez me dire, c’est bon on a compris le mec monte depuis 4 ans, pas besoin d‘en faire toute un fromage. Où est l’icône de notre génération ?  

N’avez-vous jamais rêvé d’un acteur qui est à l’écoute et qui joue avec authenticité ? Paul dégage une “vibe” humble, loin du star-system hollywoodien bling-bling. Il reste ce gars irlandais qui parle de ses rôles avec sincérité, et ça nous touche. 

N’avez-vous jamais rêver d’un acteur “caméléon” ? Qui sait tout jouer ? 

 

Paul privilégie les projets avec du sens et des thèmes profonds. Il peut être un étudiant introverti, un jeune papa paumé, ou un guerrier antique. Il incarne chaque rôle avec un réalisme désarmant.  

 

Alors oui, on aurait pu parler de Zendaya, de Timothée Chalamet ou encore de Barry Keoghan…mais Paul Mescal, c’est l’acteur qui donne envie de croire au pouvoir des bonnes histoires. Qu’il joue dans un drame intimiste ou un épique historique, il nous rappelle que le cinéma, c’est avant tout un art de l’émotion.  

Alors, étudiants en cinéma, prenez note : trouver vos acteurs à l’acting authentique. 

 

Et toi, tu paries combien qu’il aura un Oscar dans les 5 prochaines années ? 

Fête de la musique : la grande histoire…

Publiée le 30 juillet 2024
Fête de la musique : la grande histoire…

 

 

 

 

© Photo Karim Daher/Hans Lucas

 

La Fête de la musique est le moment le plus attendu de l’année ! Célébrée le 21 juin dans plus de 120 pays, elle trouve ses origines chez France Musique. 

 

Avoir des racines musicales 

En 1976, Joël Cohen, musicien américain travaillant pour France Musique, propose des “Saturnales de la musique” le 21 juin et 21 décembre. L’objectif est de mettre en place une programmation musicale diffusée toute la nuit, pour fêter en chanson les deux solstices (le jour le plus long et le plus court de l’année). Cinq ans après, lorsque Maurice Fleuret (un ancien de France Musique) est nommé directeur de la Musique et de la Danse au Palais-Royal, une grande enquête révèle que 5 millions de Français pratiquent un instrument de musique. Le cabinet du ministre de la Culture, Jack Lang, Maurice Fleuret et Christian Dupavillon décident alors d’organiser le 21 juin 1982 la première fête de la musique.

 

Un succès interplanétaire

Au fil des années, cette célébration commence à s’exporter au-delà des frontières en 1985, lors de l’Année européenne de la Musique. En 1997, une “charte des partenaires de la Fête européenne de la Musique” est signée à Budapest par plusieurs villes européennes : Paris, Berlin, Budapest, Barcelone, Istanbul, Liverpool, Luxembourg, Rome, Naples, Prague… Un succès planétaire, au point qu’en 1982 on lui attribue un timbre unique en son genre… un timbre-poste, au même titre que les Jeux Olympiques et la reine d’Angleterre ! Aujourd’hui, la fête dela musique est célébrée dans plus de 120 pays, alors… “faites de la musique !”

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