Comment Créer un Bon Personnage pour son Scénario ?

Publiée le 28 January 2024
Comment Créer un Bon Personnage pour son Scénario ?

Quand on entreprend l’écriture d’un scénario, il est crucial de concevoir des personnages mémorables et captivants afin de susciter l’intérêt du public et insuffler de la vie à l’intrigue. Un bon personnage est celui qui évolue au fil de l’intrigue, qui suscite l’empathie du public et qui contribue à rendre le récit crédible et stimulant.

L’ESIS, l’École Supérieure du Cinéma, du Son et de la Musique te donne quelques conseils pratiques pour écrire des personnages riches et authentiques qui marqueront les esprits.

 

 

 

 

 

 

Une psychologie profonde

Un personnage bien développé possède une psychologie complexe et nuancée. L’ESIS vous conseille de prendre le temps de comprendre les motivations, les peurs, les désirs et les conflits internes de votre personnage. Quelles sont ses aspirations profondes ? Quels événements de son passé ont façonné sa personnalité ? En explorant ces aspects, vous créerez des personnages plus réalistes et plus intéressants pour votre histoire.

 

Des objectifs clairs et motivants

Il est préférableque chaque personnage soit poussé avoir des objectifs clairs et motivants qui le poussent à agir tout au long du récit. Ces objectifs peuvent être externes (comme sauver le monde) ou internes (comme surmonter une peur ou une faiblesse personnelle). Les objectifs bien définis donnent à votre personnage un but à atteindre et créent des conflits captivants qui alimentent l’intrigue de l’histoire

 

Des personnages complexes et multidimensionnels

Les personnages les plus mémorables sont souvent ceux qui possèdent des traits contradictoires et qui évoluent au fil de l’histoire. Par exemple, un héros courageux peut également avoir des moments de doute ou de faiblesse, ce qui le rend plus humain et plus accessible pour le public.

 

Le dialogue pour révéler la personnalité des personnages

Le dialogue est un outil puissant pour révéler la personnalité des personnages. Vous pouvez l’utiliser pour montrer leur style de langage, leur sens de l’humour, leurs valeurs et leurs croyances. Les répliques,authentiques et cohérentes avec la personnalité du personnage, permettront de renforcer les caractérisations et les rendront plus mémorables pour le public.

 

Intégrer des Défis et des Conflits

Les meilleurs personnages sont souvent confrontés à des défis et des conflits qui mettent à l’épreuve leurs compétences, leurs valeurs et leur résilience. Ces épreuves permettent de révéler leur véritable nature et de montrer leur évolution au cours du récit. Les défis auxquels vos personnages sont confrontés sont à la fois crédibles et significatifs, afin de maintenir l’intérêt du public.

 

Rendre les Personnages Humains et Imprévisibles

Les humains sont complexes et imprévisibles, et les personnages peuvent donc l’être aussi. L’intégration de moments de vulnérabilité, d’ambiguïté et de surprise pourra rendre vos personnages plus authentiques et plus captivants. Il est possible de défier les attentes du public et de prendre des risques narratifs pour créer des personnages inoubliables.

 

Désirez-vous créer votre propre scénario ?

L’ESIS propose un Mastère Scénario réalisation de deux ans en alternance ouvert aux titulaires d’un titre de niveau Bac +3 (ou équivalent). Deux autres Mastère sont proposés dont un Mastère Réalisation et Production Sonore et un Mastère Communication et Production Cinématographique. Il est également possible d’intégrer l’école après le Bac en BTS Métiers de l’Audiovisuel avec quatre options au choix dont l’Option Montage et Post-Production, l’Option Gestion de Production, l’Option Image et l’Option Son. L’ESIS propose également un Bachelor Cinéma et VFX ainsi qu’un Bachelor Son et Musique.

“Coco” et la Magie du Día de los Muertos : Entre Mémoire et Cinéma

Publiée le 25 November 2024
“Coco” et la Magie du Día de los Muertos : Entre Mémoire et Cinéma

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand on parle du Día de los Muertos, difficile de ne pas penser à Coco, ce chef-d’œuvre signé Pixar qui a su capturer l’essence même de cette fête unique. Avec ses couleurs vibrantes, ses personnages attachants, et sa manière de parler de la mémoire et de la famille, le film a touché des millions de cœurs. Mais qu’est-ce qui rend le Día de los Muertos si captivant pour le cinéma ? Pourquoi cette fête, à la fois joyeuse et mélancolique, inspire-t-elle tant d’histoires et d’images inoubliables ?

Le Día de los Muertos (Jour des Morts) n’est pas une fête triste, loin de là. Elle célèbre la mémoire des êtres chers qui nous ont quittés, avec l’idée que, pendant deux jours, leurs âmes reviennent nous rendre visite. Des autels décorés de fleurs orange (cempasúchil), des plats délicieux comme le pan de muerto, et des crânes en sucre colorés créent une ambiance joyeuse et émouvante.

C’est une fête où la mort n’est pas vue comme une fin, mais comme une partie intégrante de la vie. Et cette philosophie, qui mélange amour, tradition, et un peu de magie, est au cœur de Coco.

Dans Coco, Miguel, un jeune garçon passionné de musique, se retrouve transporté dans le monde des morts après avoir accidentellement brisé une tradition familiale. Il découvre un univers éclatant où les défunts continuent de vivre, tant qu’ils ne sont pas oubliés par les vivants. Ce monde est une explosion de couleurs, avec des ponts de pétales de fleurs, des bâtiments lumineux, et des personnages squelettes pleins de vie.

La beauté de Coco, ce n’est pas seulement son esthétique (même si, soyons honnêtes, c’est une claque visuelle ). C’est surtout son message. La mémoire, c’est ce qui nous lie. Tant que nous nous souvenons de nos proches, ils continuent de vivre à travers nous (n’est-ce pas réconfortant?).  La chanson “Remember Me” (Recuérdame), chantée dans plusieurs moments clés du film, incarne parfaitement cette idée. Elle passe de chanson joyeuse à berceuse déchirante, tout en gardant ce fil conducteur : ne pas oublier.

Pourquoi le cinéma adore le Día de los Muertos ?

Le Día de los Muertos est un trésor visuel : des couleurs vives, des autels ornés, des crânes décorés… Ce mélange entre tradition et esthétisme spectaculaire est un rêve pour les cinéastes. Le Día de los Muertos parle d’amour, de liens familiaux, et de la mémoire. Peu importe d’où l’on vient, ces thèmes résonnent chez tout le monde. Et puis, contrairement à Halloween ou d’autres traditions, le Día de los Muertos ne met pas en avant la peur ou l’effroi, mais la célébration. La mort n’y est pas un tabou, mais un moment pour rire, se souvenir, et partager.

Si Coco a été applaudi pour son respect des traditions mexicaines, il pose une question importante : comment représenter une culture riche et spécifique sans dénaturer son essence ? Comment raconter des histoires inspirées par des cultures spécifiques sans les réduire à des clichés ou les exploiter ? Peut-on rendre hommage sans s’approprier ? Une chose est sûre : cela demande du respect, de l’écoute, et un véritable amour pour ce que l’on cherche à raconter (et pas que chatgpt!).

Notre TOP 10 

Publiée le 8 July 2025
Notre TOP 10 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Comte de Monte-Cristo

Alors oui, c’est un classique ! On en parle encore, mais franchement, qui n’est pas fier d’un excellent film français ? Avec Pierre Niney qui incarne à merveille Edmond Dantès, cet ange de l’injustice et de la vengeance, le jeu des acteurs.ices est tout simplement époustouflant.

La photographie, magnifiquement travaillée, et la bande-son qui vous coupe le souffle, ajoutent à l’intensité du film. Franchement, le film produit par Chapter 2 (les producteurs des Trois Mousquetaires) est une véritable œuvre authentique. On voyage non seulement avec les personnages, mais aussi à travers les paysages splendides de la France !

Anora

Un Pretty Woman revisité, mais dans une version plus réaliste et sombre. Un sujet qu’on connaît bien, mais qui, étonnamment, ne nous lasse jamais. Le film prend son temps, tout en étant dynamique, et ça, on adore. Un jeu de couleurs saisissant, oscillant entre euphorie et réalisme, amour et illusion, liberté et responsabilité. Ce film ne se contente pas de mélanger les couleurs, il fusionne aussi les langues, les univers, tout en offrant une direction artistique et un personnage principal profondément complexes. Un film qui a marqué le Festival de Cannes en 2024 et puis, il fallait bien inclure un film Le Pacte.

Thunderbolts*

Les anti-héros, ça fonctionne. Pourquoi ? Parce qu’ils sont humains, avec des défauts. Ce film aborde la santé mentale et est sorti pendant le mois dédié à cette cause. Thunderbolts* réunit plus qu’une équipe mais une famille. Avec des scènes d’action dignes des anciens Marvels, des personnages plus complexes, et une bande-son absolument folle (Bucky a enfin trouvé sa musique de super-héros). Alors oui, c’est un film de super-héros, mais c’est surtout un film qui fait du bien et nous rappelle que l’on n’est pas seuls.

La Plus Précieuse des Marchandises

Réalisé par Michel Hazanavicius, ce film est une œuvre d’animation bouleversant sur la Seconde Guerre mondiale. Adapté du roman de Jean-Claude Grumberg, il raconte l’histoire de deux êtres qui tentent de se protéger dans un monde dévasté. Il touche à l’innocence même, un enfant un être à protéger. Avec une cinématographie poignante et une bande-son inoubliable, le film nous touche profondément. Porté par des voix comme celles de Jean-Louis Trintignant et Dominique Blanc, il rappelle l’importance du souvenir. Un film essentiel, qui mérite sa place.

Mémoires d’un escargot (Memoir of a Snail)

Réalisé par Adam Elliot, ce film d’animation en pâte à modeler casse les codes. Ce long-métrage australien, destiné à un public adulte, raconte l’histoire de Grace Pudel, une jeune femme solitaire passionnée d’escargots, qui trouve un nouvel élan après la perte de son père et la séparation avec son frère jumeau, grâce à sa rencontre avec Pinky, une octogénaire excentrique. Le film se distingue par son esthétique unique, mêlant minimalisme et folie. Mémoires d’un escargot est une exploration touchante de la résilience humaine et de la quête de soi. Un film profondément émouvant, qui s’impose comme un chef-d’œuvre.

Dragons

Si vous avez aimé l’animation, vous allez adorer le live action. Il a été placé ici pour sa prouesse technique, avec des VFX et des effets spéciaux parfaitement réussis. Les dragons sont incroyablement réalistes. Visuellement époustouflant, le film nous plonge dans un univers où la mythologie nordique se mêle à l’amitié. La séquence de vol est parfaitement réalisée, offrant un bel hommage à l’original. La bande-son originale reste aussi puissante que jamais. Un excellent remake live action, fidèle à l’animation (en même temps même réalisateur, Dean DeBlois), qui parvient à séduire aussi bien les adultes que les enfants. Preuve qu’il est possible de réussir un remake tout en restant fidèle à l’œuvre d’origine.

Beetlejuice Beetlejuice

He’s back ! Que ce soit avec son univers déjanté ou sa direction artistique ultra-colorée, Tim Burton ne cache pas son talent. L’humour noir et les situations absurdes sont bien présents ! On retrouve des clins d’œil au premier film, une musique électro-gothique et, bien sûr, le style Burton qui nous fait vivre dans son monde décalé de morts-vivants. Les acteurs du premier film sont de retour, avec en prime la talentueuse Jenna Ortega. Michael Keaton est plus que parfait dans son rôle, et la magnifique Winona Ryder ajoute une touche magique. Un vrai délice, à la fois étrange et captivant. On a hâte de découvrir le prochain opus pour clore cette saga !

Partir Un Jour

Ce film d’Amélie Bonnin met l’accent sur l’aventure humaine et l’évasion. Partir Un Jour raconte l’histoire d’une jeune femme en quête de sens qui décide de tout quitter pour partir à l’aventure. Entre paysages désertiques et forêts luxuriantes, la caméra capte chaque émotion, chaque souffle de vent. Un appel à l’évasion et à la recherche de soi, soutenu par une bande-son envoûtante qui vous prend aux tripes. Un court-métrage devenu film, qui raconte plus qu’il en y parait, un film qui se fait se demander “Qu’est-ce que je veux vraiment ? “

Superman

Dans une version plus humaine et plus colorée du super-héros classique, James Gunn rend hommage aux comics de Stan Lee. Ce n’est pas seulement un super-héros américain, mais un être plus vulnérable, qui aspire à la paix pour tous. Lois Lane, avec son caractère bien trempé, apporte une vraie touche de fraîcheur. Le film est un véritable cri de liberté, un mélange de punk rock, d’espoir et d’humanité. Et si vous aimez les chiens, vous allez adorer Krypto. Quant à la musique de Hans Zimmer, elle transforme chaque instant en un moment intemporel !

L’Amour Ouf

L’Amour dans tous ses états, mais version 2025 ! Réalisée par Gilles Lellouche, L’Amour Ouf est une comédie romantique qui déconstruit les clichés. L’histoire est à la fois drôle et d’une sincérité qui touche profondément. Encore un film d’amour ? Non, un film avec une vraie cinématographie, une direction artistique soignée, des plans qui feront rêver certains d’entre vous, et des couleurs pleine de sens. Les plans-séquences sont d’une grande finesse et, surtout, le film respecte à la fois les spectateurs cinéphiles et ceux qui ne le sont pas.

Lelia Tostivint

Qu’est-ce que la spatialisation audio ?

Publiée le 4 February 2024
Qu’est-ce que la spatialisation audio ?

L’industrie cinématographique est en constante évolution, cherchant toujours à repousser les limites de l’immersion et de l’expérience sensorielle pour le public. Parmi les nombreuses avancées technologiques, la spatialisation audio émerge comme un outil puissant pour enrichir l’expérience cinématographique et transporter les spectateurs au cœur de l’action de manière plus immersive que jamais.

L’ESIS, l’École Supérieure du Cinéma, du Son et de la Musique vous démontre dans cet article comment rendre le cinéma plus immersif avec la spatialisation audio.

 

 

 

 

 

 

QU’EST-CE QUE LA SPATIALISATION AUDIO ?

La spatialisation audio, également connue sous le nom de son 3D, permet de créer un environnement sonore tridimensionnel qui enveloppe littéralement le spectateur. Contrairement au son stéréo traditionnel, qui est projeté en deux dimensions, la spatialisation audio donne l’impression que les sons proviennent de différentes directions et distances, créant ainsi un effet de profondeur et de réalisme saisissant.

 

UNE UTILISATION INNOVANTE : LE SON AMBIOPHONIQUE

Une utilisation innovante de la spatialisation audio est le son ambiophonique, qui utilise une configuration de haut-parleurs surround pour diffuser le son dans toutes les directions, y compris au-dessus et en dessous du spectateur. Cela permet de recréer des environnements sonores complexes et immersifs, comme le bruit d’une forêt dense ou le fracas des vagues s’écrasant sur une plage, avec une précision et une fidélité remarquable.

 

RENFORCER L’IMPACT ÉMOTIONNEL

La spatialisation audio peut être utilisée pour renforcer l’impact émotionnel des scènes clés. Par exemple, en amplifiant les sons environnants lors d’une scène d’action palpitante ou en créant un sentiment d’isolement dans une scène de suspense. La spatialisation audio peut aussi intensifier l’expérience sensorielle du spectateur et le plonger encore plus profondément dans l’univers du film.

 

APPLICATIONS DANS D’AUTRES DOMAINES

Mais la spatialisation audio ne se limite pas seulement au cinéma. Elle trouve également des applications dans d’autres domaines, tels que dans les jeux vidéo, avec la réalité virtuelle ou encore avec la réalité augmentée, où elle est utilisée pour créer des environnements sonores immersifs et interactifs qui enrichissent l’expérience de l’utilisateur.

 

LES DÉFIS ET LES OBSTACLES

Cependant, malgré tous ses avantages présentés, la spatialisation audio présente aussi des défis techniques et artistiques. La création d’un environnement sonore tridimensionnel nécessite une planification minutieuse et une collaboration étroite entre les ingénieurs du son, les réalisateurs et les monteurs sonores. De plus, la compatibilité avec les différents systèmes de son et les salles de cinéma pose des défis supplémentaires, ce qui rend son adoption à grande échelle plus difficile.

 

L’AVENIR DE L’EXPÉRIENCE MULTIMÉDIA

Malgré ces défis, la spatialisation audio représente l’avenir du cinéma et de l’expérience multimédia. En offrant une immersion sonore inégalée et en repoussant les frontières de la créativité artistique, elle ouvre de nouvelles possibilités passionnantes pour les cinéastes, les développeurs de jeux vidéo et les créateurs de contenus, promettant ainsi de transporter le public vers des mondes encore plus captivants et immersifs pour le futur.

 

Etes-vous intéressé.e par le domaine du son et du cinéma ? L’ESIS, vous propose un BTS Métiers de l’Audiovisuel avec 4 options (Option Montage et Post-Production, Option Gestion de Production, Option Image et Option Son) et 2 Bachelors : le Bachelor Cinéma et VFX et le Bachelor Son et Musique. Si vous le souhaitez, vous pourrez continuer votre cursus en Mastère Réalisation et Production Sonore, en Mastère Communication et Production Cinématographique ou en Mastère Scénario Réalisation.

Carpe Diem : pourquoi l’automne est la saison la plus cinématographique

Publiée le 15 October 2024
Carpe Diem : pourquoi l’automne est la saison la plus cinématographique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’automne, avec ses teintes dorées, ses brumes et son air frais, est une saison qui semble née pour le cinéma. Elle offre une atmosphère unique, un tableau vivant où chaque détail respire l’émotion. C’est une période de transition, un entre-deux subtil entre la lumière éclatante de l’été et l’obscurité enveloppante de l’hiver, qui invite à réfléchir, à savourer l’instant présent avant que tout ne change.

Son esthétique est tout aussi évocatrice : ce grain d’image, ce “bruit” presque tactile, confère une texture et une profondeur aux scènes. Les feuilles qui tombent doucement, le ciel voilé, et les couleurs riches et saturées traduisent cette douce mélancolie qui nous pousse à nous reconnecter à nos souvenirs, à nos propres transitions intérieures.

Cependant, il n’est pas seulement question d’un décor, mais d’un véritable personnage. Les personnages liés à l’automne capturent cette essence : ils nous touchent par leur chaleur, leur nostalgie, ou leur quête de renouveau, des qualités qui résonnent profondément en nous.

Pourquoi ces personnages sont-ils si captivants ?

Parce que l’automne, comme eux, est une saison de transition. Il représente ce moment entre la fin et l’approche d’un nouveau chapitre, une période où l’on accepte le changement tout en s’accrochant aux souvenirs. Ces personnages, souvent marqués par une profondeur émotionnelle et une humanité palpable, reflètent cette même dualité. Ils sont chaleureux mais empreints de mélancolie, joyeux mais conscients de l’éphémère.

John Keating – Dead Poets Society

Interprété par : Robin Williams. John Keating, le professeur charismatique et inspirant, incarne l’essence de l’automne : la réflexion, la transformation, et une douce mélancolie. Avec son célèbre “Carpe Diem”, il invite ses élèves à saisir chaque instant et à trouver leur

propre voie, tout comme l’automne nous pousse à contempler le passage du temps. Sa chaleur humaine et sa philosophie laissent une empreinte indélébile.

Lorelai Gilmore – Gilmore Girls

Interprétée par : Lauren Graham. Lorelai Gilmore, avec son énergie pétillante et son amour pour Stars Hollow, est l’incarnation parfaite de l’automne dans une petite ville. Entre les festivals, les cafés chaleureux, et ses discussions infinies autour de boissons chaudes, elle apporte une chaleur réconfortante. Son humour et son lien profond avec sa fille Rory reflètent cette saison où légèreté et introspection coexistent.

Amélie Poulain – Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain

Interprétée par : Audrey Tautou. Amélie, avec sa vision unique du monde, incarne l’automne par son mélange de nostalgie et de chaleur. Elle cherche à embellir la vie des autres à travers de petits gestes, tout comme l’automne embellit le paysage avec ses teintes dorées. Sa sensibilité et son goût pour les plaisirs simples font d’elle une représentation poétique de cette saison.

Jo March – Little Women (2019)

Interprétée par : Saoirse Ronan. Jo March, avec sa passion pour l’écriture et son amour pour sa famille, incarne l’esprit automnal par son mélange de nostalgie et de détermination. Elle est une figure chaleureuse, pleine de rêve et d’ambition, tout en portant sur ses épaules le poids du temps qui passe et des liens familiaux qui évoluent. Son énergie créative fait écho à l’introspection et au renouveau que l’automne inspire.

Vous l’avez compris on s’attache à eux, à l’automne par l’incarnation de sentiments universels. Ralentissez, savourez les petits moments. L’automne, en tant que “personnage”, est profondément humain. Il incarne nos transitions, nos doutes, mais aussi notre capacité à trouver du réconfort et de l’espoir dans ce qui reste. C’est peut-être pour cela qu’à chaque automne, nous retrouvons ces personnages avec un mélange de nostalgie et de gratitude.

Le pouvoir du cinéma

Publiée le 23 July 2025
Le pouvoir du cinéma

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On sait tous que le cinéma, les séries et même les vidéos qu’on regarde sur YouTube ont ce pouvoir incroyable de nous faire voyager. Mais au-delà du simple divertissement, l’image est un formidable outil d’apprentissage. C’est comme un super pouvoir que l’on ignore souvent. T’as déjà regardé un film et, après, tu t’es retrouvé à googler des choses randoms ? Genre, après avoir vu Les Dents de la Mer, tu t’es dit “Ok, mais c’est quoi un mégalodon ?”. Si ça t’est déjà arrivé, tu n’es pas seul. L’image a cette capacité de nous transporter dans des univers nouveaux, de nous apprendre des choses qu’on n’aurait jamais imaginé apprendre, juste en regardant un écran.

Regarde, c’est simple : si tu ne savais pas comment était la vie à Paris au début du XXe siècle, tu pouvais soit lire un livre, soit regarder Midnight in Paris de Woody Allen. Et boum, en une soirée, tu voyages dans le temps. (Bon après c’est quand même mieux de se renseigner car des fois c’est pas totalement ça !)

N’est-ce pas fascinant de découvrir des vies qu’on n’a jamais vécues, des luttes qu’on ne comprend pas forcément, mais qui nous parlent d’une manière ou d’une autre ? Cercle des Poètes Disparus ? Un film qui t’apprend la valeur de la liberté de pensée dans un monde d’autorité. La série Mixte, elle, te plonge dans les défis du passage au mixte dans les lycée, un sujet super actuel, qui traite des luttes sociales tout en étant accessible et bien ficelé.

Les films ne sont pas là juste pour te faire rêver, bien que, soyons honnêtes, rêver c’est déjà pas mal. Mais ils ouvrent aussi des pistes pour comprendre le monde. L’histoire devient vivante. C’est comme ça qu’on apprend, sans même s’en rendre compte. Chaque image, chaque scène, chaque mot sur un écran peut éveiller une réflexion profonde, t’amener à poser des questions sur ta propre vie, sur la société, ou même sur l’avenir.

Le Cinéma et la Formation : L’Avenir du Métier

Mais là où ça devient encore plus intéressant, c’est que le cinéma ne se contente pas de nous montrer des mondes imaginaires. Aujourd’hui, il devient un véritable terrain de formation :

Les avancées technologiques, comme les VFX, l’animation 3D ou les nouvelles techniques de prise de vue, transforment chaque film en une aventure visuelle. T’as vu les progrès de la motion capture, non ? C’est fou comment on peut rendre un personnage en effets spéciaux numériques, aussi vivant qu’un acteur réel !

Et puis, le rôle des coordinateurs d’intimité sur les plateaux, rôle important. Ce métier, qui veille à la sécurité des scènes de nudité ou de violences physiques, est un exemple de la manière dont le cinéma évolue pour être plus respectueux et responsable. Et pour ceux qui cherchent à entrer dans ce monde fascinant, sachez qu’il existe maintenant des formations spécifiques. C’est l’avenir de la profession qui se construit maintenant, et c’est pour notre génération.

Apprendre avec le Cinéma : Pourquoi ça fonctionne ?

Pourquoi est-ce que l’image est aussi un excellent moyen d’apprentissage ? Parce qu’elle capte notre attention. les cerveaux sont câblés pour réagir à ce qu’on voit. Que tu sois en train de regarder un documentaire sur l’écologie ou un film d’action, tu es connecté d’une manière que l’info écrite ou parlée n’arrive pas toujours à égaler. Regarde Les Misérables de Victor Hugo, un livre super épais, un peu dense parfois… Mais après l’adaptation cinématographique, t’as capté la dimension sociale du récit à fond. Le visuel est un raccourci vers la compréhension.

Et soyons réalistes, on apprend mieux quand c’est fun, non ? Un film te permet d’absorber des informations tout en étant diverti. Ce qui rend l’apprentissage plus digeste. Tu vois, même les blagues qu’on fait entre potes sur les films ont une place ici. Un bon film ou une série qui te fait réfléchir, c’est comme un cours de philosophie mais avec des explosions et des scènes d’action en bonus. On va pas se mentir, c’est plus captivant qu’un PowerPoint, non ?

Pourquoi il faut Rester Curieux ?

Outil d’apprentissage certe, mais il faut garder un esprit critique face à ce qu’on voit. Si les films nous captivent et nous offrent des récits fascinants, ils romancent souvent la réalité. Prenons F1, un film captivant mais rempli d’erreurs techniques que seuls les vrais passionnés de Formule 1 remarqueront. Ou Titanic, un drame historique qui, bien qu’inspiré d’un événement réel, invente l’histoire d’amour de Jack et Rose. Ces films peuvent nous enseigner des faits, mais ils les adaptent pour raconter une histoire. C’est là qu’intervient notre curiosité : après un film, il est essentiel de chercher à en savoir plus, de distinguer la fiction de la réalité. Le cinéma peut être une source d’apprentissage, mais il ne doit pas être la seule. Restez curieux et allez au-delà de l’écran pour découvrir la vérité !

Lelia Tostivint

Jack Foley : focus sur cette figure emblématique du bruitage

Publiée le 25 September 2023
Jack Foley : focus sur cette figure emblématique du bruitage

Début du XXe siècle. Aux États-Unis, l’industrie du cinéma bat son plein. Les techniques d’enregistrement et de post-production se perfectionnent, celles du son aussi. Dans cette course au progrès, un nom en particulier s’illustre : Jack Foley, un pionnier du bruitage cinématographique. Son nom sera d’ailleurs attribué à une technique sonore bien particulière. 

 

 

 

 

 

 

Jack Foley 

Jack Foley, ingénieur du son Américain, il naît le 12 avril 1891 à York ville et meurt le 9 novembre 1967. Deux années emblématiques des avancées cinématographiques, promettaient un avenir tout tracé. En 1891, un certain Thomas Edison et ses collaborateurs (W.K.L. Dickson et William Heise) mettent au point un nouveau format de pellicule, le 35 mm, qui devient vite le format standard utilisé au cinéma. Et le 9 novembre 1967, jour exact de la mort de Jack Foley, se tient un débat déterminant à l’Assemblée Nationale concernant la concurrence entre la télévision et le cinéma. Le député de l’époque, Roger Ribadeau-Dumas, défend le 7e art et appelle à une régulation de la diffusion de films sur le petit écran. Il dira même que “La télévision doit être au cinéma ce que le livre de poche est à l’édition normale”. 

Une naissance et une mort placées sous le signe du cinéma, Jack Foley marque l’industrie du son pour avoir rendue courante l’utilisation d’une méthode bien particulière d’effets sonores, synchronisés en direct avec l’image en postproduction : un pas de géant faire le bruitage moderne. Grâce à cette technique, l’enregistrement des SFX (des effets sonores), pouvait se faire en une seule et unique prise.  

Avant de se lancer dans le son, Jack Foley officiait en tant que repéreur de lieux de tournage pour le cinéma, puis comme réalisateur (de films muets, la vie est parfois ironique) pour les studios d’Universal Pictures. C’est bien plus tard, qu’il embrasse enfin sa carrière de prédilection : bruiteur. Il s’est d’ailleurs occupé du son de très grands piliers du cinéma comme : Spartacus, Dracula (qu’on ne présente déjà plus à l’époque), Show Boat ou The Phantom of the Opera (adapté du célèbre roman éponyme de Gaston Leroux). 

La technique “Foley” 

Jack Foley et sa technique marque tant le monde du son et du bruitage que, quelques décennies plus tard, le cinéma décide de rendre son nom intemporel, en hommage aux avancées qu’il a permises. En anglais, le terme bruitage se dit “foley”, et d’ailleurs, les spécialistes du bruitage sont bien souvent appelés les “Foley artists. Les studios d’enregistrement spécialisés dans le bruitage sont également appelés des “foley stage” ou des “foley studio”. 

C’est le nom de Jack Foley que l’histoire retient, pourtant, il n’en est pas l’inventeur de cette technique à proprement parler, même s’il est vrai qu’il l’a perfectionnée et rendue très populaire. La technique “Foley” était déjà utilisée en 1920. Elle consistait en une gamme d’effets sonores accessibles en direct, créée au départ pour les studios de radio, puis pour des films à petits budgets (déjà à l’époque la méthode des effets sonores n’était pas donnée), puis par les gros studios de cinéma. 

Grâce à des accessoires ordinaires et donc peu coûteux (des journaux, des cailloux, des râteaux, des portes, de vieux meubles…), les Foley Artists peuvent produire un bruitage à moindre sfrais. Adaptée par Jack Foley, cette technique a ensuite permis d’enregistrer les bruitages d’un film en direct, grâce à une retransmission en direct sur un écran dans les studios d’effets sonores, et d’une petite équipe d’experts en bruits de la vie courante ou dans ceux, un peu plus spécifiques, des divers genres cinématographiques.

L’art de passer inaperçu 

Le bruitage est un métier bien particulier qui met la discrétion à l’honneur. Dans nombre de productions, lorsqu’un bruitage est fait correctement, il doit pouvoir passer inaperçu. Que ce soit pour la radio, la télévision, le théâtre, ou le cinéma (surtout pour le cinéma en réalité), cette reconstruction artificielle de bruits et de sons doit servir à accompagner l’action, pas tirer la couverture à elle, bien au contraire. 

La plupart des cinéphiles ne remarquent presque jamais les sons ambiants comme les bruits de pas, le froufrou d’une robe, une porte qui se ferme, le son d’un verrou qu’on tourne… S’ils les entendent, ce n’est pourtant pas ce qui restera gravé dans leur mémoire. Ou bien, si c’est le cas, c’est que le bruitage paraissait trop irréel ou trop artificiel. Un bon bruitage est donc celui qui se fond à l’arrière-plan. Celui qui sait se faire oublier, et passer inaperçu. Le cinéma est rempli de métiers “de l’ombre”, qu’on ne remarque pas spécialement en visionnant un film, mais qui sont pourtant essentiels. 
 

L’exception qui confirme la règle 

Puisque toute règle a besoin de son contraire pour être prouvée, il y a bien un genre cinématographique où le bruitage revêt une place vraiment très particulière : les films d’horreur. Dedans, les bruiteurs font l’exact opposé de ce qu’ils font d’habitude. Là, chaque son doit être remarqué. Mieux encore, ils doivent perturber le plus possible le spectateur : un vieux portail de fer qui crisse, une porte qui claque, un éclair qui éclate tout proche, un revenant qui rampe, le sifflement d’une bouilloire… 

Certains bruits sont même devenus incontournables et emblématiques. Il est par exemple possible de citer le Cri Wilhelm. Un cri exagéré qui se place pile entre la douleur et la peur, c’est le cri le plus célèbre du monde. Il apparaît dans de nombreux films (de tous les genres pour le coup) puisqu’il est souvent repris, comme une blague racontable à l’infini). Parmi les films qui l’utilisent on peut citer : Les Aventure du capitaine Wyatt (première utilisation du Cri de Wilhelm), Le Seigneur des Anneaux (dans les trois films de la trilogie principale), Batman : Le Défi, Star Wars (dans 8 des films), Indiana Jones, Toy Story, Taxi, La Casa de Papel (oui, même Netflix a reprit ce cri) Même les jeux vidéo n’hésitent pas, le Cri de Wilhelm apparaît aussi dans The Witcher, Assassin’s Creed, Grand Thief Auto, Red Dead Redemption Et la “blague”, n’est pas près de s’arrêter, c’est presque une tradition. 

Pour accéder au métier de bruiteur, l’ESIS vous propose un parcours spécialisé et axé sur une pédagogie pratique, qui valorise les projets et pousse les étudiants du Bachelor Son et Musique ainsi que du Mastère Réalisation et Production Sonore, vers des défis toujours plus ambitieux. 

Cinéma : Les 5 Essentiels de la Machinerie Lourde

Publiée le 8 February 2024
Cinéma : Les 5 Essentiels de la Machinerie Lourde

Au cinéma, la machinerie lourde joue un rôle essentiel dans la création de prises de vue dynamiques, fluides et immersives. Des équipements tels que les grues, les rails, les steadycams et les automates permettent aux réalisateurs de donner vie à leur vision, en capturant des images d’une qualité exceptionnelle. L’ESIS, l’École Supérieure du Cinéma, du Son et de la Musique vous invite à découvrir comment ils contribuent à enrichir l’expérience cinématographique.

La machinerie lourde est un élément indispensable de la production cinématographique, offrant aux réalisateurs les outils nécessaires pour capturer des images de haute qualité et donner vie à leur vision artistique. Des grues aux steadycams en passant par les rails et les automates, ces cinq essentiels du cinéma permettent d’explorer une multitude de possibilités créatives, et donne aux spectateurs une expérience cinématographique immersive et inoubliable.

 

 

 

1. La Grue

La grue est un outil polyvalent utilisé pour capturer des prises de vue en mouvement, en hauteur ou en angle difficile d’accès. Elle permet des mouvements fluides de la caméra, des panoramiques aériens aux travellings verticaux, offrant ainsi une variété de perspectives et d’angles de vue uniques. La grue donne aux réalisateurs la liberté de créer des séquences visuellement époustouflantes et de donner vie à leur vision artistique avec élégance.

2. Les Rails

Les rails, également connus sous le nom de rails de travelling, sont utilisés pour des mouvements de caméra précis et fluides le long d’une trajectoire prédéfinie. Ils offrent une stabilité et une régularité dans les mouvements de la caméra, ce qui les rend idéaux pour les plans rapprochés et les séquences nécessitant une grande précision. Les rails permettent aux réalisateurs d’explorer différentes dynamiques de mouvement et d’ajouter une touche professionnelle à leurs productions.

3. Le Steadicam

Le steadicam est un système de stabilisation utilisé pour capturer des prises de vue fluides et sans tremblement tout en permettant une grande mobilité. Il est porté par un opérateur et utilise des contrepoids pour équilibrer la caméra, il permet ainsi une stabilité remarquable même lors de mouvements rapides ou de changements de direction brusques. Le steadicam est largement utilisé pour les plans séquence et les scènes d’action, offrant une immersion totale au spectateur.

4. Les automates

Les automates, ou têtes motorisées, permettent des mouvements de caméra précis et contrôlés à distance. Ils offrent une grande souplesse d’utilisation, permettant aux réalisateurs de réaliser des prises de vue panoramiques, des travellings et des rotations en toute facilité. Les automates sont souvent utilisés pour les prises de vue complexes nécessitant une grande précision, offrant ainsi aux réalisateurs une plus grande flexibilité dans la réalisation de leur vision artistique.

5. Le Dolly

Le dolly est un chariot sur lequel la caméra est montée, permettant des mouvements fluides le long d’une surface plane. Il est souvent utilisé avec des rails pour des déplacements précis et réguliers, offrant ainsi une variété d’angles et de perspectives. Le dolly permet aux réalisateurs d’explorer différentes dynamiques de mouvement et d’ajouter une touche de sophistication à leurs prises de vue.

La machinerie lourde est un élément indispensable de la production cinématographique moderne, et les étudiants de l’ESIS, l‘école supérieure du cinéma, du son et de la musique sont préparés à en tirer pleinement parti. Grâce à des formations spécialisées. L’école vous propose un Bachelor Cinéma et VFX et si vous le souhaitez, il est possible de continuer votre cursus en Mastère Réalisation et Production Sonore, en Mastère Communication et Production Cinématographique ou en Mastère Scénario Réalisation.

Octobre rose, le Cinéma Sensibilise !

Publiée le 23 October 2024
Octobre rose, le Cinéma Sensibilise !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mois d’octobre signifie beaucoup de choses : halloween approche, l’automne est bien présent ou encore que Rafael Nadal prenne sa retraite après 23 ans de carrière pro (soyons touché.e, snif). Mais le mois d’octobre est aussi un mois rose, qui veut dire mois rose, veut dire “sensibilisation”. Quoi de mieux que le cinéma pour parler à nos cœurs.

Longtemps associé à la féminité et à la tendresse, le rose est aujourd’hui bien plus. C’est devenu une couleur de force, portée fièrement dans la lutte contre le cancer du sein. Octobre Rose, c’est un mois entier pour rappeler l’importance du dépistage, pour soutenir celles qui se battent et honorer celles qu’on a perdues.

Au cinéma, le rose ne se limite pas à une couleur. Il devient une émotion. Un décor doux dans un moment dur. Une lumière rassurante dans l’obscurité (j’ai encore pleins d’autres comparaisons mais vous avez compris !). Une façon de dire qu’on continue d’espérer, quoi qu’il arrive. Dans “Barbie”, (par exemple) un film baigné de teintes roses éclatantes, les couleurs flashy du début cèdent progressivement à des tonalités plus sobres au fil de l’histoire. Une évolution qui apporte, au final, un regard plus léger et nuancé. La couleur rose, véritable fil conducteur, nous accompagne tout au long de l’histoire de Barbie (et Ken), évoluant avec eux et reflétant leurs transformations.

En ce qui concerne les films retraçant l’épopée d’une personne vivant avec ou accompagnant quelqu’un atteint du cancer du sein, ces œuvres ne se limitent pas à susciter les larmes (même si, avouons-le, elles y parviennent souvent ). Elles révèlent surtout la réalité, la force et l’amour qui perdurent malgré les épreuves.

Prenons “Ma Ma” (2015) : Avec Penélope Cruz dans le rôle principal, ce film bouleverse en suivant Magda, une femme qui choisit la vie et la joie malgré la maladie. Un vrai coup au cœur. Ou encore “Miss You Already” (2015) : Toni Collette et Drew Barrymore nous offrent une ode à l’amitié. Ce film montre que même face au cancer, on peut rire, pleurer et s’aimer. Préparez les mouchoirs.

Et puis nous avons “We Live in Time” : Aimer au présent (Ne me demandez pas pourquoi on a voulu traduire le titre.) Prévu pour le 1er janvier 2025, “We Live in Time” (avec Andrew Garfield et Florence Pugh) raconte une histoire bouleversante. Celle de Tobias et Almut, une jeune cheffe cuisinière pleine de rêves. À travers des flashbacks, on découvre leur rencontre, la naissance de leur fille et le combat d’Almut contre le cancer. Ce film promet de nous rappeler une chose essentielle : l’amour au présent, celui qui ne recule pas face aux épreuves. Un mélange de douceur, de douleur et de beauté qui restera gravé dans nos cœurs.

Bon vous l’avez compris,le cinéma et le rose, c’est une histoire d’émotions. Des récits qui nous touchent, qui nous font réfléchir, mais surtout qui nous rappellent qu’il y a toujours de la lumière, même dans les moments sombres. Alors, que ce soit pour Octobre Rose ou juste pour célébrer la vie, laissez le rose s’inviter dans vos écrans… et dans vos cœurs (Oui, c’est cliché, mais bon, on s’habille tous en noir et bleu foncé de nos jours, alors un peu de couleur, ça peut être sympa.)

Les décors au cinéma

Publiée le 28 August 2025
Les décors au cinéma

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous l’avons vu le cinéma est un art de l’imaginaire et de la création, mais il puise aussi sa force dans la réalité et cela passe par les décors qui l’entourent. Ces décors, qui semblent parfois n’être qu’un fond passif sur lequel les personnages évoluent, sont en réalité des acteurs à part entière dans la narration cinématographique. Si les studios de cinéma font bien souvent office de terrain de jeu pour des productions monumentales, il existe un univers parallèle où les lieux réels, les paysages authentiques, et les monuments historiques participent activement à la magie du grand écran.

Les décors français sont sans doute parmi les plus emblématiques du cinéma mondial. De la grandeur des châteaux aux ruelles pavées des petites villes, en passant par les majestueuses plages méditerranéennes, la France a tout pour servir de toile de fond à des récits épiques. Prenons l’exemple Les Trois Mousquetaires, au lieu de tourner dans un studio, Martin Bourboulon a décidé de tournée à 55km de Paris au château de Fontainebleau. Y a pas que la Tour Eiffel !

Puis nous avons aussi les grands films fantastiques tels que Le Seigneur des Anneaux, Harry Potter, et Narnia qui utilisent également des paysages naturels pour créer des mondes parallèles. Ces films, bien que reposant sur des effets spéciaux et des décors en studio, n’ont pas hésité à incorporer de véritables paysages époustouflants.

Si une grande partie de l’univers de Tolkien a été recréée dans des studios néo-zélandais, il est impossible de parler de Le Seigneur des Anneaux sans mentionner les décors naturels qui ont servi de toile de fond à l’histoire. Les montagnes de la région de Fiordland et les forêts de la vallée de Wellington sont devenues les lieux mythiques où se sont déroulées les aventures de Frodon et de ses compagnons. Ces paysages, d’une beauté brute et sauvage, ont magnifiquement servi l’histoire de la Terre du Milieu. Comme quoi, il est essentiel de préserver notre planète si nous voulons encore qu’elle nous émerveille, tant dans la réalité que sur les écrans. Petite pensée de prévention pour rappeler que nous avons besoin de la planète pour vivre, mais elle, elle n’a pas besoin de nous.

Puis il y a aussi le classique de notre enfance, Harry Potter. Il faut savoir que le premier volet a utilisé bien moins d’effets spéciaux que les suivants, et, je dois dire, on le voit ! Car c’est avec Harry qu’on découvre le monde de la magie, et pour lui donner un côté plus authentique, autant faire de la vraie magie pour les enfants. Les décors d’Harry Potter sont un fascinant mélange de magie et de lieux réels. Par exemple, le Château de Durham, avec ses tours imposantes, a servi de modèle pour Poudlard dans plusieurs scènes des films. Le pont de Glenfinnan en Écosse, qui relie l’île de Skye au reste du pays, est également devenu un symbole du monde magique.

Autre univers fantastique, Narnia. Vous savez, ce lieu parallèle où le petit Edmund a trahi ses frères et sœurs pour des loukoums… Bon, on va pas lui en vouloir, il était encore enfant, et puis il a bien grandi après. Vous ne trouvez pas qu’il y a une forte ressemblance entre les 4 maisons de Harry Potter et les 4 enfants Pevensie ? (Désolée, je m’égare avec mes théories, je reviens, je reviens).

Donc, les films de Narnia, basés sur les romans de C.S. Lewis, sont eux aussi un mélange de décors réels et d’animation. L’un des lieux les plus marquants est la forêt de Glendurgan en Cornouailles, utilisée pour représenter le monde magique du Lion Aslan. L’arrière-plan de la mer, les collines verdoyantes et les grottes naturelles sont autant de décors qui apportent un côté onirique et intemporel aux aventures des enfants Pevensie.

Alors, bien que les décors réels soient souvent au centre de ces productions, les studios de cinéma restent un élément indispensable à la création d’ambiances et d’univers impossibles à reproduire sur place. De nombreux films utilisent des décors de studios comme Cité du cinéma en France, ou les célèbres Pinewood Studios en Angleterre. Ces derniers permettent de recréer des environnements fantastiques que les paysages réels ne peuvent offrir. Le cinéma a toujours eu une relation complexe avec ses décors. Si les studios et les effets spéciaux sont incontournables pour certains genres, les décors réels, les véritables lieux historiques ou naturels, sont d’une importance capitale pour l’immersion du spectateur. Qu’il s’agisse des vastes paysages de la Terre du Milieu, des rues pavées de Paris ou des plages de l’île d’If, le cinéma puise sa magie dans la richesse de notre patrimoine naturel et culturel.

Finalement, les vrais décors, les vrais paysages, sont bien plus qu’un simple arrière-plan : ce sont des personnages à part entière, qui contribuent à la narration, à l’émotion, et à la vérité du film. Ce sont eux qui, parfois, nous rappellent que, même dans les films les plus fantastiques, la réalité a toujours un rôle à jouer.

Alors soyez authentique, après tout, c’est bien la seule chose qui compte, non ?

Lelia Tostivint

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