Qu’est-ce que la spatialisation audio ?

Publiée le 4 February 2024
Qu’est-ce que la spatialisation audio ?

L’industrie cinématographique est en constante évolution, cherchant toujours à repousser les limites de l’immersion et de l’expérience sensorielle pour le public. Parmi les nombreuses avancées technologiques, la spatialisation audio émerge comme un outil puissant pour enrichir l’expérience cinématographique et transporter les spectateurs au cœur de l’action de manière plus immersive que jamais.

L’ESIS, l’École Supérieure du Cinéma, du Son et de la Musique vous démontre dans cet article comment rendre le cinéma plus immersif avec la spatialisation audio.

 

 

 

 

 

 

QU’EST-CE QUE LA SPATIALISATION AUDIO ?

La spatialisation audio, également connue sous le nom de son 3D, permet de créer un environnement sonore tridimensionnel qui enveloppe littéralement le spectateur. Contrairement au son stéréo traditionnel, qui est projeté en deux dimensions, la spatialisation audio donne l’impression que les sons proviennent de différentes directions et distances, créant ainsi un effet de profondeur et de réalisme saisissant.

 

UNE UTILISATION INNOVANTE : LE SON AMBIOPHONIQUE

Une utilisation innovante de la spatialisation audio est le son ambiophonique, qui utilise une configuration de haut-parleurs surround pour diffuser le son dans toutes les directions, y compris au-dessus et en dessous du spectateur. Cela permet de recréer des environnements sonores complexes et immersifs, comme le bruit d’une forêt dense ou le fracas des vagues s’écrasant sur une plage, avec une précision et une fidélité remarquable.

 

RENFORCER L’IMPACT ÉMOTIONNEL

La spatialisation audio peut être utilisée pour renforcer l’impact émotionnel des scènes clés. Par exemple, en amplifiant les sons environnants lors d’une scène d’action palpitante ou en créant un sentiment d’isolement dans une scène de suspense. La spatialisation audio peut aussi intensifier l’expérience sensorielle du spectateur et le plonger encore plus profondément dans l’univers du film.

 

APPLICATIONS DANS D’AUTRES DOMAINES

Mais la spatialisation audio ne se limite pas seulement au cinéma. Elle trouve également des applications dans d’autres domaines, tels que dans les jeux vidéo, avec la réalité virtuelle ou encore avec la réalité augmentée, où elle est utilisée pour créer des environnements sonores immersifs et interactifs qui enrichissent l’expérience de l’utilisateur.

 

LES DÉFIS ET LES OBSTACLES

Cependant, malgré tous ses avantages présentés, la spatialisation audio présente aussi des défis techniques et artistiques. La création d’un environnement sonore tridimensionnel nécessite une planification minutieuse et une collaboration étroite entre les ingénieurs du son, les réalisateurs et les monteurs sonores. De plus, la compatibilité avec les différents systèmes de son et les salles de cinéma pose des défis supplémentaires, ce qui rend son adoption à grande échelle plus difficile.

 

L’AVENIR DE L’EXPÉRIENCE MULTIMÉDIA

Malgré ces défis, la spatialisation audio représente l’avenir du cinéma et de l’expérience multimédia. En offrant une immersion sonore inégalée et en repoussant les frontières de la créativité artistique, elle ouvre de nouvelles possibilités passionnantes pour les cinéastes, les développeurs de jeux vidéo et les créateurs de contenus, promettant ainsi de transporter le public vers des mondes encore plus captivants et immersifs pour le futur.

 

Etes-vous intéressé.e par le domaine du son et du cinéma ? L’ESIS, vous propose un BTS Métiers de l’Audiovisuel avec 4 options (Option Montage et Post-Production, Option Gestion de Production, Option Image et Option Son) et 2 Bachelors : le Bachelor Cinéma et VFX et le Bachelor Son et Musique. Si vous le souhaitez, vous pourrez continuer votre cursus en Mastère Réalisation et Production Sonore, en Mastère Communication et Production Cinématographique ou en Mastère Scénario Réalisation.

Carpe Diem : pourquoi l’automne est la saison la plus cinématographique

Publiée le 15 October 2024
Carpe Diem : pourquoi l’automne est la saison la plus cinématographique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’automne, avec ses teintes dorées, ses brumes et son air frais, est une saison qui semble née pour le cinéma. Elle offre une atmosphère unique, un tableau vivant où chaque détail respire l’émotion. C’est une période de transition, un entre-deux subtil entre la lumière éclatante de l’été et l’obscurité enveloppante de l’hiver, qui invite à réfléchir, à savourer l’instant présent avant que tout ne change.

Son esthétique est tout aussi évocatrice : ce grain d’image, ce “bruit” presque tactile, confère une texture et une profondeur aux scènes. Les feuilles qui tombent doucement, le ciel voilé, et les couleurs riches et saturées traduisent cette douce mélancolie qui nous pousse à nous reconnecter à nos souvenirs, à nos propres transitions intérieures.

Cependant, il n’est pas seulement question d’un décor, mais d’un véritable personnage. Les personnages liés à l’automne capturent cette essence : ils nous touchent par leur chaleur, leur nostalgie, ou leur quête de renouveau, des qualités qui résonnent profondément en nous.

Pourquoi ces personnages sont-ils si captivants ?

Parce que l’automne, comme eux, est une saison de transition. Il représente ce moment entre la fin et l’approche d’un nouveau chapitre, une période où l’on accepte le changement tout en s’accrochant aux souvenirs. Ces personnages, souvent marqués par une profondeur émotionnelle et une humanité palpable, reflètent cette même dualité. Ils sont chaleureux mais empreints de mélancolie, joyeux mais conscients de l’éphémère.

John Keating – Dead Poets Society

Interprété par : Robin Williams. John Keating, le professeur charismatique et inspirant, incarne l’essence de l’automne : la réflexion, la transformation, et une douce mélancolie. Avec son célèbre “Carpe Diem”, il invite ses élèves à saisir chaque instant et à trouver leur

propre voie, tout comme l’automne nous pousse à contempler le passage du temps. Sa chaleur humaine et sa philosophie laissent une empreinte indélébile.

Lorelai Gilmore – Gilmore Girls

Interprétée par : Lauren Graham. Lorelai Gilmore, avec son énergie pétillante et son amour pour Stars Hollow, est l’incarnation parfaite de l’automne dans une petite ville. Entre les festivals, les cafés chaleureux, et ses discussions infinies autour de boissons chaudes, elle apporte une chaleur réconfortante. Son humour et son lien profond avec sa fille Rory reflètent cette saison où légèreté et introspection coexistent.

Amélie Poulain – Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain

Interprétée par : Audrey Tautou. Amélie, avec sa vision unique du monde, incarne l’automne par son mélange de nostalgie et de chaleur. Elle cherche à embellir la vie des autres à travers de petits gestes, tout comme l’automne embellit le paysage avec ses teintes dorées. Sa sensibilité et son goût pour les plaisirs simples font d’elle une représentation poétique de cette saison.

Jo March – Little Women (2019)

Interprétée par : Saoirse Ronan. Jo March, avec sa passion pour l’écriture et son amour pour sa famille, incarne l’esprit automnal par son mélange de nostalgie et de détermination. Elle est une figure chaleureuse, pleine de rêve et d’ambition, tout en portant sur ses épaules le poids du temps qui passe et des liens familiaux qui évoluent. Son énergie créative fait écho à l’introspection et au renouveau que l’automne inspire.

Vous l’avez compris on s’attache à eux, à l’automne par l’incarnation de sentiments universels. Ralentissez, savourez les petits moments. L’automne, en tant que “personnage”, est profondément humain. Il incarne nos transitions, nos doutes, mais aussi notre capacité à trouver du réconfort et de l’espoir dans ce qui reste. C’est peut-être pour cela qu’à chaque automne, nous retrouvons ces personnages avec un mélange de nostalgie et de gratitude.

Le pouvoir du cinéma

Publiée le 23 July 2025
Le pouvoir du cinéma

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On sait tous que le cinéma, les séries et même les vidéos qu’on regarde sur YouTube ont ce pouvoir incroyable de nous faire voyager. Mais au-delà du simple divertissement, l’image est un formidable outil d’apprentissage. C’est comme un super pouvoir que l’on ignore souvent. T’as déjà regardé un film et, après, tu t’es retrouvé à googler des choses randoms ? Genre, après avoir vu Les Dents de la Mer, tu t’es dit “Ok, mais c’est quoi un mégalodon ?”. Si ça t’est déjà arrivé, tu n’es pas seul. L’image a cette capacité de nous transporter dans des univers nouveaux, de nous apprendre des choses qu’on n’aurait jamais imaginé apprendre, juste en regardant un écran.

Regarde, c’est simple : si tu ne savais pas comment était la vie à Paris au début du XXe siècle, tu pouvais soit lire un livre, soit regarder Midnight in Paris de Woody Allen. Et boum, en une soirée, tu voyages dans le temps. (Bon après c’est quand même mieux de se renseigner car des fois c’est pas totalement ça !)

N’est-ce pas fascinant de découvrir des vies qu’on n’a jamais vécues, des luttes qu’on ne comprend pas forcément, mais qui nous parlent d’une manière ou d’une autre ? Cercle des Poètes Disparus ? Un film qui t’apprend la valeur de la liberté de pensée dans un monde d’autorité. La série Mixte, elle, te plonge dans les défis du passage au mixte dans les lycée, un sujet super actuel, qui traite des luttes sociales tout en étant accessible et bien ficelé.

Les films ne sont pas là juste pour te faire rêver, bien que, soyons honnêtes, rêver c’est déjà pas mal. Mais ils ouvrent aussi des pistes pour comprendre le monde. L’histoire devient vivante. C’est comme ça qu’on apprend, sans même s’en rendre compte. Chaque image, chaque scène, chaque mot sur un écran peut éveiller une réflexion profonde, t’amener à poser des questions sur ta propre vie, sur la société, ou même sur l’avenir.

Le Cinéma et la Formation : L’Avenir du Métier

Mais là où ça devient encore plus intéressant, c’est que le cinéma ne se contente pas de nous montrer des mondes imaginaires. Aujourd’hui, il devient un véritable terrain de formation :

Les avancées technologiques, comme les VFX, l’animation 3D ou les nouvelles techniques de prise de vue, transforment chaque film en une aventure visuelle. T’as vu les progrès de la motion capture, non ? C’est fou comment on peut rendre un personnage en effets spéciaux numériques, aussi vivant qu’un acteur réel !

Et puis, le rôle des coordinateurs d’intimité sur les plateaux, rôle important. Ce métier, qui veille à la sécurité des scènes de nudité ou de violences physiques, est un exemple de la manière dont le cinéma évolue pour être plus respectueux et responsable. Et pour ceux qui cherchent à entrer dans ce monde fascinant, sachez qu’il existe maintenant des formations spécifiques. C’est l’avenir de la profession qui se construit maintenant, et c’est pour notre génération.

Apprendre avec le Cinéma : Pourquoi ça fonctionne ?

Pourquoi est-ce que l’image est aussi un excellent moyen d’apprentissage ? Parce qu’elle capte notre attention. les cerveaux sont câblés pour réagir à ce qu’on voit. Que tu sois en train de regarder un documentaire sur l’écologie ou un film d’action, tu es connecté d’une manière que l’info écrite ou parlée n’arrive pas toujours à égaler. Regarde Les Misérables de Victor Hugo, un livre super épais, un peu dense parfois… Mais après l’adaptation cinématographique, t’as capté la dimension sociale du récit à fond. Le visuel est un raccourci vers la compréhension.

Et soyons réalistes, on apprend mieux quand c’est fun, non ? Un film te permet d’absorber des informations tout en étant diverti. Ce qui rend l’apprentissage plus digeste. Tu vois, même les blagues qu’on fait entre potes sur les films ont une place ici. Un bon film ou une série qui te fait réfléchir, c’est comme un cours de philosophie mais avec des explosions et des scènes d’action en bonus. On va pas se mentir, c’est plus captivant qu’un PowerPoint, non ?

Pourquoi il faut Rester Curieux ?

Outil d’apprentissage certe, mais il faut garder un esprit critique face à ce qu’on voit. Si les films nous captivent et nous offrent des récits fascinants, ils romancent souvent la réalité. Prenons F1, un film captivant mais rempli d’erreurs techniques que seuls les vrais passionnés de Formule 1 remarqueront. Ou Titanic, un drame historique qui, bien qu’inspiré d’un événement réel, invente l’histoire d’amour de Jack et Rose. Ces films peuvent nous enseigner des faits, mais ils les adaptent pour raconter une histoire. C’est là qu’intervient notre curiosité : après un film, il est essentiel de chercher à en savoir plus, de distinguer la fiction de la réalité. Le cinéma peut être une source d’apprentissage, mais il ne doit pas être la seule. Restez curieux et allez au-delà de l’écran pour découvrir la vérité !

Lelia Tostivint

Jack Foley : focus sur cette figure emblématique du bruitage

Publiée le 25 September 2023
Jack Foley : focus sur cette figure emblématique du bruitage

Début du XXe siècle. Aux États-Unis, l’industrie du cinéma bat son plein. Les techniques d’enregistrement et de post-production se perfectionnent, celles du son aussi. Dans cette course au progrès, un nom en particulier s’illustre : Jack Foley, un pionnier du bruitage cinématographique. Son nom sera d’ailleurs attribué à une technique sonore bien particulière. 

 

 

 

 

 

 

Jack Foley 

Jack Foley, ingénieur du son Américain, il naît le 12 avril 1891 à York ville et meurt le 9 novembre 1967. Deux années emblématiques des avancées cinématographiques, promettaient un avenir tout tracé. En 1891, un certain Thomas Edison et ses collaborateurs (W.K.L. Dickson et William Heise) mettent au point un nouveau format de pellicule, le 35 mm, qui devient vite le format standard utilisé au cinéma. Et le 9 novembre 1967, jour exact de la mort de Jack Foley, se tient un débat déterminant à l’Assemblée Nationale concernant la concurrence entre la télévision et le cinéma. Le député de l’époque, Roger Ribadeau-Dumas, défend le 7e art et appelle à une régulation de la diffusion de films sur le petit écran. Il dira même que “La télévision doit être au cinéma ce que le livre de poche est à l’édition normale”. 

Une naissance et une mort placées sous le signe du cinéma, Jack Foley marque l’industrie du son pour avoir rendue courante l’utilisation d’une méthode bien particulière d’effets sonores, synchronisés en direct avec l’image en postproduction : un pas de géant faire le bruitage moderne. Grâce à cette technique, l’enregistrement des SFX (des effets sonores), pouvait se faire en une seule et unique prise.  

Avant de se lancer dans le son, Jack Foley officiait en tant que repéreur de lieux de tournage pour le cinéma, puis comme réalisateur (de films muets, la vie est parfois ironique) pour les studios d’Universal Pictures. C’est bien plus tard, qu’il embrasse enfin sa carrière de prédilection : bruiteur. Il s’est d’ailleurs occupé du son de très grands piliers du cinéma comme : Spartacus, Dracula (qu’on ne présente déjà plus à l’époque), Show Boat ou The Phantom of the Opera (adapté du célèbre roman éponyme de Gaston Leroux). 

La technique “Foley” 

Jack Foley et sa technique marque tant le monde du son et du bruitage que, quelques décennies plus tard, le cinéma décide de rendre son nom intemporel, en hommage aux avancées qu’il a permises. En anglais, le terme bruitage se dit “foley”, et d’ailleurs, les spécialistes du bruitage sont bien souvent appelés les “Foley artists. Les studios d’enregistrement spécialisés dans le bruitage sont également appelés des “foley stage” ou des “foley studio”. 

C’est le nom de Jack Foley que l’histoire retient, pourtant, il n’en est pas l’inventeur de cette technique à proprement parler, même s’il est vrai qu’il l’a perfectionnée et rendue très populaire. La technique “Foley” était déjà utilisée en 1920. Elle consistait en une gamme d’effets sonores accessibles en direct, créée au départ pour les studios de radio, puis pour des films à petits budgets (déjà à l’époque la méthode des effets sonores n’était pas donnée), puis par les gros studios de cinéma. 

Grâce à des accessoires ordinaires et donc peu coûteux (des journaux, des cailloux, des râteaux, des portes, de vieux meubles…), les Foley Artists peuvent produire un bruitage à moindre sfrais. Adaptée par Jack Foley, cette technique a ensuite permis d’enregistrer les bruitages d’un film en direct, grâce à une retransmission en direct sur un écran dans les studios d’effets sonores, et d’une petite équipe d’experts en bruits de la vie courante ou dans ceux, un peu plus spécifiques, des divers genres cinématographiques.

L’art de passer inaperçu 

Le bruitage est un métier bien particulier qui met la discrétion à l’honneur. Dans nombre de productions, lorsqu’un bruitage est fait correctement, il doit pouvoir passer inaperçu. Que ce soit pour la radio, la télévision, le théâtre, ou le cinéma (surtout pour le cinéma en réalité), cette reconstruction artificielle de bruits et de sons doit servir à accompagner l’action, pas tirer la couverture à elle, bien au contraire. 

La plupart des cinéphiles ne remarquent presque jamais les sons ambiants comme les bruits de pas, le froufrou d’une robe, une porte qui se ferme, le son d’un verrou qu’on tourne… S’ils les entendent, ce n’est pourtant pas ce qui restera gravé dans leur mémoire. Ou bien, si c’est le cas, c’est que le bruitage paraissait trop irréel ou trop artificiel. Un bon bruitage est donc celui qui se fond à l’arrière-plan. Celui qui sait se faire oublier, et passer inaperçu. Le cinéma est rempli de métiers “de l’ombre”, qu’on ne remarque pas spécialement en visionnant un film, mais qui sont pourtant essentiels. 
 

L’exception qui confirme la règle 

Puisque toute règle a besoin de son contraire pour être prouvée, il y a bien un genre cinématographique où le bruitage revêt une place vraiment très particulière : les films d’horreur. Dedans, les bruiteurs font l’exact opposé de ce qu’ils font d’habitude. Là, chaque son doit être remarqué. Mieux encore, ils doivent perturber le plus possible le spectateur : un vieux portail de fer qui crisse, une porte qui claque, un éclair qui éclate tout proche, un revenant qui rampe, le sifflement d’une bouilloire… 

Certains bruits sont même devenus incontournables et emblématiques. Il est par exemple possible de citer le Cri Wilhelm. Un cri exagéré qui se place pile entre la douleur et la peur, c’est le cri le plus célèbre du monde. Il apparaît dans de nombreux films (de tous les genres pour le coup) puisqu’il est souvent repris, comme une blague racontable à l’infini). Parmi les films qui l’utilisent on peut citer : Les Aventure du capitaine Wyatt (première utilisation du Cri de Wilhelm), Le Seigneur des Anneaux (dans les trois films de la trilogie principale), Batman : Le Défi, Star Wars (dans 8 des films), Indiana Jones, Toy Story, Taxi, La Casa de Papel (oui, même Netflix a reprit ce cri) Même les jeux vidéo n’hésitent pas, le Cri de Wilhelm apparaît aussi dans The Witcher, Assassin’s Creed, Grand Thief Auto, Red Dead Redemption Et la “blague”, n’est pas près de s’arrêter, c’est presque une tradition. 

Pour accéder au métier de bruiteur, l’ESIS vous propose un parcours spécialisé et axé sur une pédagogie pratique, qui valorise les projets et pousse les étudiants du Bachelor Son et Musique ainsi que du Mastère Réalisation et Production Sonore, vers des défis toujours plus ambitieux. 

Cinéma : Les 5 Essentiels de la Machinerie Lourde

Publiée le 8 February 2024
Cinéma : Les 5 Essentiels de la Machinerie Lourde

Au cinéma, la machinerie lourde joue un rôle essentiel dans la création de prises de vue dynamiques, fluides et immersives. Des équipements tels que les grues, les rails, les steadycams et les automates permettent aux réalisateurs de donner vie à leur vision, en capturant des images d’une qualité exceptionnelle. L’ESIS, l’École Supérieure du Cinéma, du Son et de la Musique vous invite à découvrir comment ils contribuent à enrichir l’expérience cinématographique.

La machinerie lourde est un élément indispensable de la production cinématographique, offrant aux réalisateurs les outils nécessaires pour capturer des images de haute qualité et donner vie à leur vision artistique. Des grues aux steadycams en passant par les rails et les automates, ces cinq essentiels du cinéma permettent d’explorer une multitude de possibilités créatives, et donne aux spectateurs une expérience cinématographique immersive et inoubliable.

 

 

 

1. La Grue

La grue est un outil polyvalent utilisé pour capturer des prises de vue en mouvement, en hauteur ou en angle difficile d’accès. Elle permet des mouvements fluides de la caméra, des panoramiques aériens aux travellings verticaux, offrant ainsi une variété de perspectives et d’angles de vue uniques. La grue donne aux réalisateurs la liberté de créer des séquences visuellement époustouflantes et de donner vie à leur vision artistique avec élégance.

2. Les Rails

Les rails, également connus sous le nom de rails de travelling, sont utilisés pour des mouvements de caméra précis et fluides le long d’une trajectoire prédéfinie. Ils offrent une stabilité et une régularité dans les mouvements de la caméra, ce qui les rend idéaux pour les plans rapprochés et les séquences nécessitant une grande précision. Les rails permettent aux réalisateurs d’explorer différentes dynamiques de mouvement et d’ajouter une touche professionnelle à leurs productions.

3. Le Steadicam

Le steadicam est un système de stabilisation utilisé pour capturer des prises de vue fluides et sans tremblement tout en permettant une grande mobilité. Il est porté par un opérateur et utilise des contrepoids pour équilibrer la caméra, il permet ainsi une stabilité remarquable même lors de mouvements rapides ou de changements de direction brusques. Le steadicam est largement utilisé pour les plans séquence et les scènes d’action, offrant une immersion totale au spectateur.

4. Les automates

Les automates, ou têtes motorisées, permettent des mouvements de caméra précis et contrôlés à distance. Ils offrent une grande souplesse d’utilisation, permettant aux réalisateurs de réaliser des prises de vue panoramiques, des travellings et des rotations en toute facilité. Les automates sont souvent utilisés pour les prises de vue complexes nécessitant une grande précision, offrant ainsi aux réalisateurs une plus grande flexibilité dans la réalisation de leur vision artistique.

5. Le Dolly

Le dolly est un chariot sur lequel la caméra est montée, permettant des mouvements fluides le long d’une surface plane. Il est souvent utilisé avec des rails pour des déplacements précis et réguliers, offrant ainsi une variété d’angles et de perspectives. Le dolly permet aux réalisateurs d’explorer différentes dynamiques de mouvement et d’ajouter une touche de sophistication à leurs prises de vue.

La machinerie lourde est un élément indispensable de la production cinématographique moderne, et les étudiants de l’ESIS, l‘école supérieure du cinéma, du son et de la musique sont préparés à en tirer pleinement parti. Grâce à des formations spécialisées. L’école vous propose un Bachelor Cinéma et VFX et si vous le souhaitez, il est possible de continuer votre cursus en Mastère Réalisation et Production Sonore, en Mastère Communication et Production Cinématographique ou en Mastère Scénario Réalisation.

Octobre rose, le Cinéma Sensibilise !

Publiée le 23 October 2024
Octobre rose, le Cinéma Sensibilise !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mois d’octobre signifie beaucoup de choses : halloween approche, l’automne est bien présent ou encore que Rafael Nadal prenne sa retraite après 23 ans de carrière pro (soyons touché.e, snif). Mais le mois d’octobre est aussi un mois rose, qui veut dire mois rose, veut dire “sensibilisation”. Quoi de mieux que le cinéma pour parler à nos cœurs.

Longtemps associé à la féminité et à la tendresse, le rose est aujourd’hui bien plus. C’est devenu une couleur de force, portée fièrement dans la lutte contre le cancer du sein. Octobre Rose, c’est un mois entier pour rappeler l’importance du dépistage, pour soutenir celles qui se battent et honorer celles qu’on a perdues.

Au cinéma, le rose ne se limite pas à une couleur. Il devient une émotion. Un décor doux dans un moment dur. Une lumière rassurante dans l’obscurité (j’ai encore pleins d’autres comparaisons mais vous avez compris !). Une façon de dire qu’on continue d’espérer, quoi qu’il arrive. Dans “Barbie”, (par exemple) un film baigné de teintes roses éclatantes, les couleurs flashy du début cèdent progressivement à des tonalités plus sobres au fil de l’histoire. Une évolution qui apporte, au final, un regard plus léger et nuancé. La couleur rose, véritable fil conducteur, nous accompagne tout au long de l’histoire de Barbie (et Ken), évoluant avec eux et reflétant leurs transformations.

En ce qui concerne les films retraçant l’épopée d’une personne vivant avec ou accompagnant quelqu’un atteint du cancer du sein, ces œuvres ne se limitent pas à susciter les larmes (même si, avouons-le, elles y parviennent souvent ). Elles révèlent surtout la réalité, la force et l’amour qui perdurent malgré les épreuves.

Prenons “Ma Ma” (2015) : Avec Penélope Cruz dans le rôle principal, ce film bouleverse en suivant Magda, une femme qui choisit la vie et la joie malgré la maladie. Un vrai coup au cœur. Ou encore “Miss You Already” (2015) : Toni Collette et Drew Barrymore nous offrent une ode à l’amitié. Ce film montre que même face au cancer, on peut rire, pleurer et s’aimer. Préparez les mouchoirs.

Et puis nous avons “We Live in Time” : Aimer au présent (Ne me demandez pas pourquoi on a voulu traduire le titre.) Prévu pour le 1er janvier 2025, “We Live in Time” (avec Andrew Garfield et Florence Pugh) raconte une histoire bouleversante. Celle de Tobias et Almut, une jeune cheffe cuisinière pleine de rêves. À travers des flashbacks, on découvre leur rencontre, la naissance de leur fille et le combat d’Almut contre le cancer. Ce film promet de nous rappeler une chose essentielle : l’amour au présent, celui qui ne recule pas face aux épreuves. Un mélange de douceur, de douleur et de beauté qui restera gravé dans nos cœurs.

Bon vous l’avez compris,le cinéma et le rose, c’est une histoire d’émotions. Des récits qui nous touchent, qui nous font réfléchir, mais surtout qui nous rappellent qu’il y a toujours de la lumière, même dans les moments sombres. Alors, que ce soit pour Octobre Rose ou juste pour célébrer la vie, laissez le rose s’inviter dans vos écrans… et dans vos cœurs (Oui, c’est cliché, mais bon, on s’habille tous en noir et bleu foncé de nos jours, alors un peu de couleur, ça peut être sympa.)

Les décors au cinéma

Publiée le 28 August 2025
Les décors au cinéma

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous l’avons vu le cinéma est un art de l’imaginaire et de la création, mais il puise aussi sa force dans la réalité et cela passe par les décors qui l’entourent. Ces décors, qui semblent parfois n’être qu’un fond passif sur lequel les personnages évoluent, sont en réalité des acteurs à part entière dans la narration cinématographique. Si les studios de cinéma font bien souvent office de terrain de jeu pour des productions monumentales, il existe un univers parallèle où les lieux réels, les paysages authentiques, et les monuments historiques participent activement à la magie du grand écran.

Les décors français sont sans doute parmi les plus emblématiques du cinéma mondial. De la grandeur des châteaux aux ruelles pavées des petites villes, en passant par les majestueuses plages méditerranéennes, la France a tout pour servir de toile de fond à des récits épiques. Prenons l’exemple Les Trois Mousquetaires, au lieu de tourner dans un studio, Martin Bourboulon a décidé de tournée à 55km de Paris au château de Fontainebleau. Y a pas que la Tour Eiffel !

Puis nous avons aussi les grands films fantastiques tels que Le Seigneur des Anneaux, Harry Potter, et Narnia qui utilisent également des paysages naturels pour créer des mondes parallèles. Ces films, bien que reposant sur des effets spéciaux et des décors en studio, n’ont pas hésité à incorporer de véritables paysages époustouflants.

Si une grande partie de l’univers de Tolkien a été recréée dans des studios néo-zélandais, il est impossible de parler de Le Seigneur des Anneaux sans mentionner les décors naturels qui ont servi de toile de fond à l’histoire. Les montagnes de la région de Fiordland et les forêts de la vallée de Wellington sont devenues les lieux mythiques où se sont déroulées les aventures de Frodon et de ses compagnons. Ces paysages, d’une beauté brute et sauvage, ont magnifiquement servi l’histoire de la Terre du Milieu. Comme quoi, il est essentiel de préserver notre planète si nous voulons encore qu’elle nous émerveille, tant dans la réalité que sur les écrans. Petite pensée de prévention pour rappeler que nous avons besoin de la planète pour vivre, mais elle, elle n’a pas besoin de nous.

Puis il y a aussi le classique de notre enfance, Harry Potter. Il faut savoir que le premier volet a utilisé bien moins d’effets spéciaux que les suivants, et, je dois dire, on le voit ! Car c’est avec Harry qu’on découvre le monde de la magie, et pour lui donner un côté plus authentique, autant faire de la vraie magie pour les enfants. Les décors d’Harry Potter sont un fascinant mélange de magie et de lieux réels. Par exemple, le Château de Durham, avec ses tours imposantes, a servi de modèle pour Poudlard dans plusieurs scènes des films. Le pont de Glenfinnan en Écosse, qui relie l’île de Skye au reste du pays, est également devenu un symbole du monde magique.

Autre univers fantastique, Narnia. Vous savez, ce lieu parallèle où le petit Edmund a trahi ses frères et sœurs pour des loukoums… Bon, on va pas lui en vouloir, il était encore enfant, et puis il a bien grandi après. Vous ne trouvez pas qu’il y a une forte ressemblance entre les 4 maisons de Harry Potter et les 4 enfants Pevensie ? (Désolée, je m’égare avec mes théories, je reviens, je reviens).

Donc, les films de Narnia, basés sur les romans de C.S. Lewis, sont eux aussi un mélange de décors réels et d’animation. L’un des lieux les plus marquants est la forêt de Glendurgan en Cornouailles, utilisée pour représenter le monde magique du Lion Aslan. L’arrière-plan de la mer, les collines verdoyantes et les grottes naturelles sont autant de décors qui apportent un côté onirique et intemporel aux aventures des enfants Pevensie.

Alors, bien que les décors réels soient souvent au centre de ces productions, les studios de cinéma restent un élément indispensable à la création d’ambiances et d’univers impossibles à reproduire sur place. De nombreux films utilisent des décors de studios comme Cité du cinéma en France, ou les célèbres Pinewood Studios en Angleterre. Ces derniers permettent de recréer des environnements fantastiques que les paysages réels ne peuvent offrir. Le cinéma a toujours eu une relation complexe avec ses décors. Si les studios et les effets spéciaux sont incontournables pour certains genres, les décors réels, les véritables lieux historiques ou naturels, sont d’une importance capitale pour l’immersion du spectateur. Qu’il s’agisse des vastes paysages de la Terre du Milieu, des rues pavées de Paris ou des plages de l’île d’If, le cinéma puise sa magie dans la richesse de notre patrimoine naturel et culturel.

Finalement, les vrais décors, les vrais paysages, sont bien plus qu’un simple arrière-plan : ce sont des personnages à part entière, qui contribuent à la narration, à l’émotion, et à la vérité du film. Ce sont eux qui, parfois, nous rappellent que, même dans les films les plus fantastiques, la réalité a toujours un rôle à jouer.

Alors soyez authentique, après tout, c’est bien la seule chose qui compte, non ?

Lelia Tostivint

Projection des films des anciens élèves de l’ESIS au Grand Action

Publiée le 25 October 2023
Projection des films des anciens élèves de l’ESIS au Grand Action

Le cinéma est un art qui captive les spectateurs depuis plus d’un siècle. Chaque année, de nombreux talents émergents au sein des écoles de cinéma, de son et de musique telle que l’ESIS. Un des événements pharede l’école : la projection des films réalisés par les anciens élèves de l’ESIS promotion 2023Ce moment offre une expérience unique de découvrir ou redécouvrir les œuvres des étudiants et d’apprécier leur talent et surtout de célébrer l’art cinématographique dans toute sa splendeur. 

 

 

 

 

 

 

Retour sur une journée mémorable et une projection nécessaire

Le samedi 14 octobre, les étudiants diplômés de l’ESIS promotion 2023 ont eu l’opportunité de voir leurs films être projetés dans l’emblématique cinéma le Grand Action situé dans le 5° arrondissement à Paris. Pour l’occasion, le cinéma était spécialement aménagé afin de recevoir les étudiants ainsi que les acteurs, leurs amis et familles venus pour les accompagner. Un lieu comme celui-ci offre une expérience immersive qui transporte les spectateurs au cœur de l’action.  Cette journée est également un moment spécial pour les réalisateurs qui ont l’opportunité de présenter leur travail. En fin de compte, cet événement contribue à nourrir la passion pour le cinéma et à soutenir les futurs réalisateurs dans leur parcours artistique. 

Parmi les films projetés on retrouve notamment :  

  • Un cauchemar sans fin réalisé par Benjamin Ewers 
  • Mémoire vive réalisé par Mathilde Goby 
  • Le verre dh2o réalisé par Thomas Tonye 
  • Stella réalisé par Mael Chasseray 
  • Un bonbon ou un sort réalisé par Lorenzo Basselet 
  • Tomber amoureux réalisé par Mathis Henrotte 
  • Poulain réalisé par Séraphin Drapier 
  • Talion réalisé par Tiffany Jaquier 
  • Shoot réalisé par Réal Germain Averlant 
  • Petits frères des pauvres réalisé par Réal Tiffany Jaquier 
  • 990-134 réalisé par Stéfan lesaux 
  • De poils et de crocs réalisé par Noé Gracia   

Focus sur les projets étudiants  

L’ambition de l’ESIS est avant tout de former les futurs professionnels de l’image et du son au monde qui les attend. Et ce, grâce à l’élaboration d’un programme axé sur la professionnalisation. Par ailleurs, les étudiants ont l’occasion de participer à de nombreux projets. En effet, une quarantaine d’œuvres audiovisuelles sont produites chaque année comme : des courts-métrages, des publicités, des fans films, des shorts-comédies, des reportages et bien d’autres encore ; une trentaine de documentaires et de reportages ainsi qu’une cinquantaine de productions sonores. 

Les étudiants participent également à des projets avec des artistes et professionnels venant enregistrer des titres et des productions audiovisuelles. Constamment renouvelés, ces projets permettent de travailler en équipe et à différents postes. Les étudiants mettent ainsi à l’épreuve leur sensibilité et affirment leur futur choix professionnel. Cela leur permet aussi de tester différents postes, de l’écriture en passant par la réalisation, le montage ou l’organisation et la mise en scène.  

À l’ESIS, les projets étudiants jouent un rôle essentiel dans la formation des futurs cinéastes. Ces projets permettent aux étudiants de mettre en pratique les compétences théoriques acquises en classe, de développer leur créativité et de se familiariser avec les différentes étapes de la réalisation d’un film. Ils offrent également une opportunité unique de travailler en équipe et de collaborer avec d’autres étudiants passionnés.  

Vous pouvez également retrouver tous les projets des étudiants et anciens étudiants sur le site de l’école. 

 

Portrait de Michael Gabrion

Publiée le 24 April 2024
Portrait de Michael Gabrion

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michael Gabrion, directeur du développement fiction chez Gaumont, a eu le plaisir de rencontrer nos élèves lors de notre dernière session professionnelle du 16 avril. Dans cet article, l’ESIS vous propose de découvrir le portrait de cet invité au parcours impressionnant, dressé par Franck Garbarz. 

 

Après deux ans d’études en psychologie à l’Université Paris Nanterre et un Master 2 de cinéma à l’Université Paris Cité, Michaël Gabrion devient journaliste cinéma, pendant près de dix ans, jusqu’en 2017, principalement pour Canal+ et France Télévisions. Il cherche ensuite à se réorienter vers le développement de films et séries et n’hésite pas, dans le même temps, à reprendre des études de droit, économie et gestion de l’audiovisuel dans le cadre du Master 2 D2A de la Sorbonne. Il témoigne : « Je doutais d’arriver à faire du développement dans l’immédiat, car il n’y a tout simplement pas d’offre d’emploi. Alors j’ai voulu acquérir de nouvelles compétences, tout en développant mon réseau. Ce n’est pas évident de reprendre les études à 35 ans, mais j’ai compris que pour faire du développement les chemins étaient multiples. »

Parmi ces chemins, il y a aussi celui de lecteur de scénario, autrement dit, faire des fiches de lecture pour des sociétés de production, diffuseurs ou organismes. Ce qu’il fait pour le CNC à l’Avance sur recettes, ainsi que pour TF1 Studio, Arte Fiction, Orange Studio, Radar Films et d’autres. De fil en aiguille, en 2018, il devient directeur littéraire chez Scarlett Production (Citoyens clandestins, Les sauvages, Clara Sheller, Cœur Océan). Puis en 2021, il rejoint Gaumont Télévision où il crée le pôle développement dont il prend la direction, avec pour mission de trouver de nouveaux projets, tout en accompagnant ceux déjà existants.

Parmi les séries sur lesquelles son équipe et lui-même travaillent, on retrouve L’art du crime (France Télévisions), Pamela Rose, la série (Canal+) Becoming Karl Lagerfeld (Disney+), ou encore Lupin et Pax Massilia (Netflix) qui ont triomphé mondialement. Plus surprenant, au sein de Gaumont Michael Gabrion a aussi assuré le développement d’un podcast, la mini-série 1 euro la minute, prix SACD de la meilleure fiction sonore en 2022. « Gaumont Télévision a également des bureaux aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et depuis deux ans en Italie », précise-t-il. « L’idée est de s’implanter dans différents territoires, car les plateformes demandent des séries avec un fort ancrage local. En effet, les spectateurs regardent des fictions abordant des thèmes et des situations avec lesquels ils se sentent en empathie ».

En parallèle, Michael Gabrion a également été lecteur pour le Fond d’aide à l’innovation audiovisuelle (FAIA) du CNC, autrement dit, la commission d’aide aux séries ; ainsi que juré pour la commission TV de la bourse Beaumarchais accompagnant les auteurs émergents de séries. Il siège désormais à la commission TV de la PROCIREP, société des producteurs de cinéma et de télévision qui instruit les demandes et attribue les aides à la création d’œuvres.

Début 2024, il est nommé producteur au sein de Gaumont Télévision.

Portrait de Samuel Cohen – Ingénieur du son internationale

Publiée le 18 November 2025
Portrait de Samuel Cohen – Ingénieur du son internationale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samuel Cohen s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ESIS au campus de Paris.

Né au Maroc, Sam Cohen s’installe en France avec sa famille à l’âge de 12 ans. Il intègre la prestigieuse école Louis-Lumière, puis il collabore à plusieurs documentaires avant de devenir perchiste. Très tôt attiré par le cinéma italien et américain, il cherche à participer à des productions internationales. Il faut dire qu’il parle couramment plusieurs langues, ce qui lui permet de réaliser ses ambitions professionnelles. « J’ai eu la chance de travailler avec de grands mixeurs son comme Jean-Louis Ducarme (L’Exorciste, Don Giovanni) ou Jean-Paul Mugel, avec qui j’ai collaboré pour Alexandre le Grand d’Oliver Stone et Le Dahlia noir de Brian De Palma », dit-il. « J’ai aussi eu le privilège de travailler avec Woody Allen (Tout le monde dit I Love You), Robert Altman (Prêt-à-Porter) et Jonathan Demme (La Vérité sur Charlie). » Très sensible à la musicalité des langues, même lorsqu’il ne les maitrise pas forcément, il s’attache à la mélodie et à l’intonation des mots plutôt qu’à leur sens pour enregistrer les sons.

Après avoir été perchiste pendant 25 ans, il décide de devenir ingénieur du son et fait ses armes sur des séries télé françaises. Mais son tropisme pour l’international reprend le dessus et il ne tarde pas à collaborer à des productions anglo-saxonnes, italiennes, israéliennes, et franco-marocaines. En 2016, il reçoit son premier prix pour Dogs de Bogdan Mirica, film roumain sélectionné au festival de Cannes. « Pendant la cérémonie, à Bucarest, j’ai dû reconnaître que j’étais un escroc parce qu’on me remettait un prix pour le son d’un film dont je ne comprenais pas un seul mot », confie-t-il en riant. Un an plus tard, il décroche une nouvelle distinction pour Foxtrot de Samuel Maoz, tourné en hébreu. En trente ans de carrière, Sam Cohen se voit décerner des prix pour deux films en langue étrangère.

Plus récemment, il a été l’ingénieur du son de Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? de Philippe de Chauveron, les séries Kaboul Kitchen, Tunnel et Désordres, pour Canal Plus, Le Bonheur des uns… de Daniel Cohen, la série Netflix Plein cœur, et On est faits pour s’entendre de Pascal Elbé.

En repensant à ses nombreuses expériences sur des productions internationales, il conclut : « Le mélange des langues n’est pas du tout un handicap. Bien au contraire, cela donne des tonalités différentes en matière de son, d’énergie et d’intonations qui produisent des variations de rythme. On a l’impression d’avoir des mélodies qui viennent de plusieurs pays. Je me suis d’ailleurs rendu compte que lorsqu’un acteur joue bien, même si je ne comprends pas ce qu’il dit, la ‘musique’ de ses dialogues me permet de suivre la scène. »

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