Jack Foley : focus sur cette figure emblématique du bruitage

Publiée le 25 septembre 2023
Jack Foley : focus sur cette figure emblématique du bruitage

Début du XXe siècle. Aux États-Unis, l’industrie du cinéma bat son plein. Les techniques d’enregistrement et de post-production se perfectionnent, celles du son aussi. Dans cette course au progrès, un nom en particulier s’illustre : Jack Foley, un pionnier du bruitage cinématographique. Son nom sera d’ailleurs attribué à une technique sonore bien particulière. 

 

 

 

 

 

 

Jack Foley 

Jack Foley, ingénieur du son Américain, il naît le 12 avril 1891 à York ville et meurt le 9 novembre 1967. Deux années emblématiques des avancées cinématographiques, promettaient un avenir tout tracé. En 1891, un certain Thomas Edison et ses collaborateurs (W.K.L. Dickson et William Heise) mettent au point un nouveau format de pellicule, le 35 mm, qui devient vite le format standard utilisé au cinéma. Et le 9 novembre 1967, jour exact de la mort de Jack Foley, se tient un débat déterminant à l’Assemblée Nationale concernant la concurrence entre la télévision et le cinéma. Le député de l’époque, Roger Ribadeau-Dumas, défend le 7e art et appelle à une régulation de la diffusion de films sur le petit écran. Il dira même que “La télévision doit être au cinéma ce que le livre de poche est à l’édition normale”. 

Une naissance et une mort placées sous le signe du cinéma, Jack Foley marque l’industrie du son pour avoir rendue courante l’utilisation d’une méthode bien particulière d’effets sonores, synchronisés en direct avec l’image en postproduction : un pas de géant faire le bruitage moderne. Grâce à cette technique, l’enregistrement des SFX (des effets sonores), pouvait se faire en une seule et unique prise.  

Avant de se lancer dans le son, Jack Foley officiait en tant que repéreur de lieux de tournage pour le cinéma, puis comme réalisateur (de films muets, la vie est parfois ironique) pour les studios d’Universal Pictures. C’est bien plus tard, qu’il embrasse enfin sa carrière de prédilection : bruiteur. Il s’est d’ailleurs occupé du son de très grands piliers du cinéma comme : Spartacus, Dracula (qu’on ne présente déjà plus à l’époque), Show Boat ou The Phantom of the Opera (adapté du célèbre roman éponyme de Gaston Leroux). 

La technique “Foley” 

Jack Foley et sa technique marque tant le monde du son et du bruitage que, quelques décennies plus tard, le cinéma décide de rendre son nom intemporel, en hommage aux avancées qu’il a permises. En anglais, le terme bruitage se dit “foley”, et d’ailleurs, les spécialistes du bruitage sont bien souvent appelés les “Foley artists. Les studios d’enregistrement spécialisés dans le bruitage sont également appelés des “foley stage” ou des “foley studio”. 

C’est le nom de Jack Foley que l’histoire retient, pourtant, il n’en est pas l’inventeur de cette technique à proprement parler, même s’il est vrai qu’il l’a perfectionnée et rendue très populaire. La technique “Foley” était déjà utilisée en 1920. Elle consistait en une gamme d’effets sonores accessibles en direct, créée au départ pour les studios de radio, puis pour des films à petits budgets (déjà à l’époque la méthode des effets sonores n’était pas donnée), puis par les gros studios de cinéma. 

Grâce à des accessoires ordinaires et donc peu coûteux (des journaux, des cailloux, des râteaux, des portes, de vieux meubles…), les Foley Artists peuvent produire un bruitage à moindre sfrais. Adaptée par Jack Foley, cette technique a ensuite permis d’enregistrer les bruitages d’un film en direct, grâce à une retransmission en direct sur un écran dans les studios d’effets sonores, et d’une petite équipe d’experts en bruits de la vie courante ou dans ceux, un peu plus spécifiques, des divers genres cinématographiques.

L’art de passer inaperçu 

Le bruitage est un métier bien particulier qui met la discrétion à l’honneur. Dans nombre de productions, lorsqu’un bruitage est fait correctement, il doit pouvoir passer inaperçu. Que ce soit pour la radio, la télévision, le théâtre, ou le cinéma (surtout pour le cinéma en réalité), cette reconstruction artificielle de bruits et de sons doit servir à accompagner l’action, pas tirer la couverture à elle, bien au contraire. 

La plupart des cinéphiles ne remarquent presque jamais les sons ambiants comme les bruits de pas, le froufrou d’une robe, une porte qui se ferme, le son d’un verrou qu’on tourne… S’ils les entendent, ce n’est pourtant pas ce qui restera gravé dans leur mémoire. Ou bien, si c’est le cas, c’est que le bruitage paraissait trop irréel ou trop artificiel. Un bon bruitage est donc celui qui se fond à l’arrière-plan. Celui qui sait se faire oublier, et passer inaperçu. Le cinéma est rempli de métiers “de l’ombre”, qu’on ne remarque pas spécialement en visionnant un film, mais qui sont pourtant essentiels. 
 

L’exception qui confirme la règle 

Puisque toute règle a besoin de son contraire pour être prouvée, il y a bien un genre cinématographique où le bruitage revêt une place vraiment très particulière : les films d’horreur. Dedans, les bruiteurs font l’exact opposé de ce qu’ils font d’habitude. Là, chaque son doit être remarqué. Mieux encore, ils doivent perturber le plus possible le spectateur : un vieux portail de fer qui crisse, une porte qui claque, un éclair qui éclate tout proche, un revenant qui rampe, le sifflement d’une bouilloire… 

Certains bruits sont même devenus incontournables et emblématiques. Il est par exemple possible de citer le Cri Wilhelm. Un cri exagéré qui se place pile entre la douleur et la peur, c’est le cri le plus célèbre du monde. Il apparaît dans de nombreux films (de tous les genres pour le coup) puisqu’il est souvent repris, comme une blague racontable à l’infini). Parmi les films qui l’utilisent on peut citer : Les Aventure du capitaine Wyatt (première utilisation du Cri de Wilhelm), Le Seigneur des Anneaux (dans les trois films de la trilogie principale), Batman : Le Défi, Star Wars (dans 8 des films), Indiana Jones, Toy Story, Taxi, La Casa de Papel (oui, même Netflix a reprit ce cri) Même les jeux vidéo n’hésitent pas, le Cri de Wilhelm apparaît aussi dans The Witcher, Assassin’s Creed, Grand Thief Auto, Red Dead Redemption Et la “blague”, n’est pas près de s’arrêter, c’est presque une tradition. 

Pour accéder au métier de bruiteur, l’ESIS vous propose un parcours spécialisé et axé sur une pédagogie pratique, qui valorise les projets et pousse les étudiants du Bachelor Son et Musique ainsi que du Mastère Réalisation et Production Sonore, vers des défis toujours plus ambitieux. 

Cinéma : Les 5 Essentiels de la Machinerie Lourde

Publiée le 8 février 2024
Cinéma : Les 5 Essentiels de la Machinerie Lourde

Au cinéma, la machinerie lourde joue un rôle essentiel dans la création de prises de vue dynamiques, fluides et immersives. Des équipements tels que les grues, les rails, les steadycams et les automates permettent aux réalisateurs de donner vie à leur vision, en capturant des images d’une qualité exceptionnelle. L’ESIS, l’École Supérieure du Cinéma, du Son et de la Musique vous invite à découvrir comment ils contribuent à enrichir l’expérience cinématographique.

La machinerie lourde est un élément indispensable de la production cinématographique, offrant aux réalisateurs les outils nécessaires pour capturer des images de haute qualité et donner vie à leur vision artistique. Des grues aux steadycams en passant par les rails et les automates, ces cinq essentiels du cinéma permettent d’explorer une multitude de possibilités créatives, et donne aux spectateurs une expérience cinématographique immersive et inoubliable.

 

 

 

1. La Grue

La grue est un outil polyvalent utilisé pour capturer des prises de vue en mouvement, en hauteur ou en angle difficile d’accès. Elle permet des mouvements fluides de la caméra, des panoramiques aériens aux travellings verticaux, offrant ainsi une variété de perspectives et d’angles de vue uniques. La grue donne aux réalisateurs la liberté de créer des séquences visuellement époustouflantes et de donner vie à leur vision artistique avec élégance.

2. Les Rails

Les rails, également connus sous le nom de rails de travelling, sont utilisés pour des mouvements de caméra précis et fluides le long d’une trajectoire prédéfinie. Ils offrent une stabilité et une régularité dans les mouvements de la caméra, ce qui les rend idéaux pour les plans rapprochés et les séquences nécessitant une grande précision. Les rails permettent aux réalisateurs d’explorer différentes dynamiques de mouvement et d’ajouter une touche professionnelle à leurs productions.

3. Le Steadicam

Le steadicam est un système de stabilisation utilisé pour capturer des prises de vue fluides et sans tremblement tout en permettant une grande mobilité. Il est porté par un opérateur et utilise des contrepoids pour équilibrer la caméra, il permet ainsi une stabilité remarquable même lors de mouvements rapides ou de changements de direction brusques. Le steadicam est largement utilisé pour les plans séquence et les scènes d’action, offrant une immersion totale au spectateur.

4. Les automates

Les automates, ou têtes motorisées, permettent des mouvements de caméra précis et contrôlés à distance. Ils offrent une grande souplesse d’utilisation, permettant aux réalisateurs de réaliser des prises de vue panoramiques, des travellings et des rotations en toute facilité. Les automates sont souvent utilisés pour les prises de vue complexes nécessitant une grande précision, offrant ainsi aux réalisateurs une plus grande flexibilité dans la réalisation de leur vision artistique.

5. Le Dolly

Le dolly est un chariot sur lequel la caméra est montée, permettant des mouvements fluides le long d’une surface plane. Il est souvent utilisé avec des rails pour des déplacements précis et réguliers, offrant ainsi une variété d’angles et de perspectives. Le dolly permet aux réalisateurs d’explorer différentes dynamiques de mouvement et d’ajouter une touche de sophistication à leurs prises de vue.

La machinerie lourde est un élément indispensable de la production cinématographique moderne, et les étudiants de l’ESIS, l‘école supérieure du cinéma, du son et de la musique sont préparés à en tirer pleinement parti. Grâce à des formations spécialisées. L’école vous propose un Bachelor Cinéma et VFX et si vous le souhaitez, il est possible de continuer votre cursus en Mastère Réalisation et Production Sonore, en Mastère Communication et Production Cinématographique ou en Mastère Scénario Réalisation.

Octobre rose, le Cinéma Sensibilise !

Publiée le 23 octobre 2024
Octobre rose, le Cinéma Sensibilise !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mois d’octobre signifie beaucoup de choses : halloween approche, l’automne est bien présent ou encore que Rafael Nadal prenne sa retraite après 23 ans de carrière pro (soyons touché.e, snif). Mais le mois d’octobre est aussi un mois rose, qui veut dire mois rose, veut dire “sensibilisation”. Quoi de mieux que le cinéma pour parler à nos cœurs.

Longtemps associé à la féminité et à la tendresse, le rose est aujourd’hui bien plus. C’est devenu une couleur de force, portée fièrement dans la lutte contre le cancer du sein. Octobre Rose, c’est un mois entier pour rappeler l’importance du dépistage, pour soutenir celles qui se battent et honorer celles qu’on a perdues.

Au cinéma, le rose ne se limite pas à une couleur. Il devient une émotion. Un décor doux dans un moment dur. Une lumière rassurante dans l’obscurité (j’ai encore pleins d’autres comparaisons mais vous avez compris !). Une façon de dire qu’on continue d’espérer, quoi qu’il arrive. Dans « Barbie », (par exemple) un film baigné de teintes roses éclatantes, les couleurs flashy du début cèdent progressivement à des tonalités plus sobres au fil de l’histoire. Une évolution qui apporte, au final, un regard plus léger et nuancé. La couleur rose, véritable fil conducteur, nous accompagne tout au long de l’histoire de Barbie (et Ken), évoluant avec eux et reflétant leurs transformations.

En ce qui concerne les films retraçant l’épopée d’une personne vivant avec ou accompagnant quelqu’un atteint du cancer du sein, ces œuvres ne se limitent pas à susciter les larmes (même si, avouons-le, elles y parviennent souvent ). Elles révèlent surtout la réalité, la force et l’amour qui perdurent malgré les épreuves.

Prenons « Ma Ma » (2015) : Avec Penélope Cruz dans le rôle principal, ce film bouleverse en suivant Magda, une femme qui choisit la vie et la joie malgré la maladie. Un vrai coup au cœur. Ou encore « Miss You Already » (2015) : Toni Collette et Drew Barrymore nous offrent une ode à l’amitié. Ce film montre que même face au cancer, on peut rire, pleurer et s’aimer. Préparez les mouchoirs.

Et puis nous avons « We Live in Time » : Aimer au présent (Ne me demandez pas pourquoi on a voulu traduire le titre.) Prévu pour le 1er janvier 2025, « We Live in Time » (avec Andrew Garfield et Florence Pugh) raconte une histoire bouleversante. Celle de Tobias et Almut, une jeune cheffe cuisinière pleine de rêves. À travers des flashbacks, on découvre leur rencontre, la naissance de leur fille et le combat d’Almut contre le cancer. Ce film promet de nous rappeler une chose essentielle : l’amour au présent, celui qui ne recule pas face aux épreuves. Un mélange de douceur, de douleur et de beauté qui restera gravé dans nos cœurs.

Bon vous l’avez compris,le cinéma et le rose, c’est une histoire d’émotions. Des récits qui nous touchent, qui nous font réfléchir, mais surtout qui nous rappellent qu’il y a toujours de la lumière, même dans les moments sombres. Alors, que ce soit pour Octobre Rose ou juste pour célébrer la vie, laissez le rose s’inviter dans vos écrans… et dans vos cœurs (Oui, c’est cliché, mais bon, on s’habille tous en noir et bleu foncé de nos jours, alors un peu de couleur, ça peut être sympa.)

Projection des films des anciens élèves de l’ESIS au Grand Action

Publiée le 25 octobre 2023
Projection des films des anciens élèves de l’ESIS au Grand Action

Le cinéma est un art qui captive les spectateurs depuis plus d’un siècle. Chaque année, de nombreux talents émergents au sein des écoles de cinéma, de son et de musique telle que l’ESIS. Un des événements pharede l’école : la projection des films réalisés par les anciens élèves de l’ESIS promotion 2023Ce moment offre une expérience unique de découvrir ou redécouvrir les œuvres des étudiants et d’apprécier leur talent et surtout de célébrer l’art cinématographique dans toute sa splendeur. 

 

 

 

 

 

 

Retour sur une journée mémorable et une projection nécessaire

Le samedi 14 octobre, les étudiants diplômés de l’ESIS promotion 2023 ont eu l’opportunité de voir leurs films être projetés dans l’emblématique cinéma le Grand Action situé dans le 5° arrondissement à Paris. Pour l’occasion, le cinéma était spécialement aménagé afin de recevoir les étudiants ainsi que les acteurs, leurs amis et familles venus pour les accompagner. Un lieu comme celui-ci offre une expérience immersive qui transporte les spectateurs au cœur de l’action.  Cette journée est également un moment spécial pour les réalisateurs qui ont l’opportunité de présenter leur travail. En fin de compte, cet événement contribue à nourrir la passion pour le cinéma et à soutenir les futurs réalisateurs dans leur parcours artistique. 

Parmi les films projetés on retrouve notamment :  

  • Un cauchemar sans fin réalisé par Benjamin Ewers 
  • Mémoire vive réalisé par Mathilde Goby 
  • Le verre dh2o réalisé par Thomas Tonye 
  • Stella réalisé par Mael Chasseray 
  • Un bonbon ou un sort réalisé par Lorenzo Basselet 
  • Tomber amoureux réalisé par Mathis Henrotte 
  • Poulain réalisé par Séraphin Drapier 
  • Talion réalisé par Tiffany Jaquier 
  • Shoot réalisé par Réal Germain Averlant 
  • Petits frères des pauvres réalisé par Réal Tiffany Jaquier 
  • 990-134 réalisé par Stéfan lesaux 
  • De poils et de crocs réalisé par Noé Gracia   

Focus sur les projets étudiants  

L’ambition de l’ESIS est avant tout de former les futurs professionnels de l’image et du son au monde qui les attend. Et ce, grâce à l’élaboration d’un programme axé sur la professionnalisation. Par ailleurs, les étudiants ont l’occasion de participer à de nombreux projets. En effet, une quarantaine d’œuvres audiovisuelles sont produites chaque année comme : des courts-métrages, des publicités, des fans films, des shorts-comédies, des reportages et bien d’autres encore ; une trentaine de documentaires et de reportages ainsi qu’une cinquantaine de productions sonores. 

Les étudiants participent également à des projets avec des artistes et professionnels venant enregistrer des titres et des productions audiovisuelles. Constamment renouvelés, ces projets permettent de travailler en équipe et à différents postes. Les étudiants mettent ainsi à l’épreuve leur sensibilité et affirment leur futur choix professionnel. Cela leur permet aussi de tester différents postes, de l’écriture en passant par la réalisation, le montage ou l’organisation et la mise en scène.  

À l’ESIS, les projets étudiants jouent un rôle essentiel dans la formation des futurs cinéastes. Ces projets permettent aux étudiants de mettre en pratique les compétences théoriques acquises en classe, de développer leur créativité et de se familiariser avec les différentes étapes de la réalisation d’un film. Ils offrent également une opportunité unique de travailler en équipe et de collaborer avec d’autres étudiants passionnés.  

Vous pouvez également retrouver tous les projets des étudiants et anciens étudiants sur le site de l’école. 

 

Portrait de Michael Gabrion

Publiée le 24 avril 2024
Portrait de Michael Gabrion

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michael Gabrion, directeur du développement fiction chez Gaumont, a eu le plaisir de rencontrer nos élèves lors de notre dernière session professionnelle du 16 avril. Dans cet article, l’ESIS vous propose de découvrir le portrait de cet invité au parcours impressionnant, dressé par Franck Garbarz. 

 

Après deux ans d’études en psychologie à l’Université Paris Nanterre et un Master 2 de cinéma à l’Université Paris Cité, Michaël Gabrion devient journaliste cinéma, pendant près de dix ans, jusqu’en 2017, principalement pour Canal+ et France Télévisions. Il cherche ensuite à se réorienter vers le développement de films et séries et n’hésite pas, dans le même temps, à reprendre des études de droit, économie et gestion de l’audiovisuel dans le cadre du Master 2 D2A de la Sorbonne. Il témoigne : « Je doutais d’arriver à faire du développement dans l’immédiat, car il n’y a tout simplement pas d’offre d’emploi. Alors j’ai voulu acquérir de nouvelles compétences, tout en développant mon réseau. Ce n’est pas évident de reprendre les études à 35 ans, mais j’ai compris que pour faire du développement les chemins étaient multiples. »

Parmi ces chemins, il y a aussi celui de lecteur de scénario, autrement dit, faire des fiches de lecture pour des sociétés de production, diffuseurs ou organismes. Ce qu’il fait pour le CNC à l’Avance sur recettes, ainsi que pour TF1 Studio, Arte Fiction, Orange Studio, Radar Films et d’autres. De fil en aiguille, en 2018, il devient directeur littéraire chez Scarlett Production (Citoyens clandestins, Les sauvages, Clara Sheller, Cœur Océan). Puis en 2021, il rejoint Gaumont Télévision où il crée le pôle développement dont il prend la direction, avec pour mission de trouver de nouveaux projets, tout en accompagnant ceux déjà existants.

Parmi les séries sur lesquelles son équipe et lui-même travaillent, on retrouve L’art du crime (France Télévisions), Pamela Rose, la série (Canal+) Becoming Karl Lagerfeld (Disney+), ou encore Lupin et Pax Massilia (Netflix) qui ont triomphé mondialement. Plus surprenant, au sein de Gaumont Michael Gabrion a aussi assuré le développement d’un podcast, la mini-série 1 euro la minute, prix SACD de la meilleure fiction sonore en 2022. « Gaumont Télévision a également des bureaux aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et depuis deux ans en Italie », précise-t-il. « L’idée est de s’implanter dans différents territoires, car les plateformes demandent des séries avec un fort ancrage local. En effet, les spectateurs regardent des fictions abordant des thèmes et des situations avec lesquels ils se sentent en empathie ».

En parallèle, Michael Gabrion a également été lecteur pour le Fond d’aide à l’innovation audiovisuelle (FAIA) du CNC, autrement dit, la commission d’aide aux séries ; ainsi que juré pour la commission TV de la bourse Beaumarchais accompagnant les auteurs émergents de séries. Il siège désormais à la commission TV de la PROCIREP, société des producteurs de cinéma et de télévision qui instruit les demandes et attribue les aides à la création d’œuvres.

Début 2024, il est nommé producteur au sein de Gaumont Télévision.

Portrait de Samuel Cohen – Ingénieur du son internationale

Publiée le 18 novembre 2025
Portrait de Samuel Cohen – Ingénieur du son internationale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samuel Cohen s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ESIS au campus de Paris.

Né au Maroc, Sam Cohen s’installe en France avec sa famille à l’âge de 12 ans. Il intègre la prestigieuse école Louis-Lumière, puis il collabore à plusieurs documentaires avant de devenir perchiste. Très tôt attiré par le cinéma italien et américain, il cherche à participer à des productions internationales. Il faut dire qu’il parle couramment plusieurs langues, ce qui lui permet de réaliser ses ambitions professionnelles. « J’ai eu la chance de travailler avec de grands mixeurs son comme Jean-Louis Ducarme (L’Exorciste, Don Giovanni) ou Jean-Paul Mugel, avec qui j’ai collaboré pour Alexandre le Grand d’Oliver Stone et Le Dahlia noir de Brian De Palma », dit-il. « J’ai aussi eu le privilège de travailler avec Woody Allen (Tout le monde dit I Love You), Robert Altman (Prêt-à-Porter) et Jonathan Demme (La Vérité sur Charlie). » Très sensible à la musicalité des langues, même lorsqu’il ne les maitrise pas forcément, il s’attache à la mélodie et à l’intonation des mots plutôt qu’à leur sens pour enregistrer les sons.

Après avoir été perchiste pendant 25 ans, il décide de devenir ingénieur du son et fait ses armes sur des séries télé françaises. Mais son tropisme pour l’international reprend le dessus et il ne tarde pas à collaborer à des productions anglo-saxonnes, italiennes, israéliennes, et franco-marocaines. En 2016, il reçoit son premier prix pour Dogs de Bogdan Mirica, film roumain sélectionné au festival de Cannes. « Pendant la cérémonie, à Bucarest, j’ai dû reconnaître que j’étais un escroc parce qu’on me remettait un prix pour le son d’un film dont je ne comprenais pas un seul mot », confie-t-il en riant. Un an plus tard, il décroche une nouvelle distinction pour Foxtrot de Samuel Maoz, tourné en hébreu. En trente ans de carrière, Sam Cohen se voit décerner des prix pour deux films en langue étrangère.

Plus récemment, il a été l’ingénieur du son de Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? de Philippe de Chauveron, les séries Kaboul Kitchen, Tunnel et Désordres, pour Canal Plus, Le Bonheur des uns… de Daniel Cohen, la série Netflix Plein cœur, et On est faits pour s’entendre de Pascal Elbé.

En repensant à ses nombreuses expériences sur des productions internationales, il conclut : « Le mélange des langues n’est pas du tout un handicap. Bien au contraire, cela donne des tonalités différentes en matière de son, d’énergie et d’intonations qui produisent des variations de rythme. On a l’impression d’avoir des mélodies qui viennent de plusieurs pays. Je me suis d’ailleurs rendu compte que lorsqu’un acteur joue bien, même si je ne comprends pas ce qu’il dit, la ‘musique’ de ses dialogues me permet de suivre la scène. »

Bachelor Cinéma et VFX – Focus sur les effets spéciaux

Publiée le 31 octobre 2023
Bachelor Cinéma et VFX – Focus sur les effets spéciaux

Les VFX (effets spéciaux numériques), sont toutes les techniques numériques qui permettent créer et de manipuler des images qui peuvent être filmées avec une caméra. Les effets spéciaux reproduisent virtuellement mais de manière réaliste des environnements qu’ils seraient dangereux, coûteux ou impossible de tourner en prise de vues réelle. Ces derniers sont devenus accessibles à de nombreux réalisateurs indépendants ou bien confirmés, grâce à l’introduction de logiciels d’animation avec une prise en main simplifiée.

 

 

 

 

 

 

L’histoire des VFX 

Les premiers effets visuels étaient des techniques simples, telles que la surimpression, la matière en verre, et le matte painting, qui permettaient de superposer des images pour créer des effets spéciaux. Des cinéastes pionniers comme Georges Méliès ont utilisé ces techniques pour créer des scènes fantastiques dans des films comme « Le Voyage dans la Lune » (1902). Pendant le 20e siècle, les effets spéciaux pratiques, tels que les maquettes, les marionnettes et les costumes, ont été largement utilisés pour créer des effets visuels dans les films, notamment dans des genres comme la science-fiction et l’horreur. Au cours de ces décennies, de nombreux studios de VFX ont vu le jour, développant des logiciels et des techniques avancées pour créer des effets visuels de haute qualité. L’utilisation de la motion capture, de la modélisation 3D et d’autres technologies a permis de créer des mondes virtuels et des personnages numériques époustouflants. Les VFX ne se limitent plus au cinéma, mais sont également utilisés dans des séries télévisées, des publicités, des jeux vidéo, des expériences interactives et même des médias en temps réel, tels que la réalité augmentée et la réalité virtuelle. 

De plus, les VFX jouent un rôle essentiel dans l’industrie cinématographique, en permettant de créer des éléments visuels, des scènes, des environnements et des personnages qui ne pourraient pas être réalisés de manière pratique ou réaliste en utilisant des méthodes traditionnelles de tournage. Ces effets visuels servent à enrichir la narration en élargissant la palette créative des cinéastes, en permettant la création d’éléments visuels impossibles à réaliser et en offrant une expérience visuelle spectaculaire au public. Les réalisateurs utilisent les VFX pour créer des mondes entiers, recréer des époques passées, donner vie à des personnages imaginaires, et bien plus encore. Les VFX offrent aux cinéastes une liberté créative inégalée et leur permettent de raconter des histoires de manière visuellement captivante. Ils sont devenus un outil élémentaire pour la réalisation de films de tous genres, des superproductions d’Hollywood aux films indépendants, en aidant à raconter des histoires de manière plus immersive et attractive. 

Une formation complète et professionnalisante  

Le Bachelor Cinéma et VFX de l’ESIS propose un cursus complet en initial intégrant l’ensemble de la chaîne de métiers du cinéma. Durant les trois ans du Bachelor Cinéma et VFX, les étudiants apprennent à maîtriser les fondamentaux qui président à tout projet cinématographique et les règles régissant leur secteur professionnel. Dans cette formation, la spécialisation est combinée à la polyvalence, devenue nécessaire pour exercer dans ces métiers.  

Pour ceux qui souhaitent se spécialiser, une option Post-Production et VFX est présente dès la première année pour répondre aux demandes spécifiques du marché. Des projets phares s’ajoute à cette option : 

  • Tourné-monté : les étudiants font l’exercice de tourné-monté tout en apportent certains effets visuels au reportage.  
  • Films d’intégration : les étudiants réalisent un film d’intégration sous la supervision des étudiants en seconde année. Dans un premier temps, ils tournent sur fond vert puis ils réalisent la post-production. Ils créent également leur showreel (bande démo). Ces projets leur permettent de montrer leur savoir-faire en animation 2D – retouches d’images fixes, etc. 

Pour réaliser tous types d’effets spéciaux pour le cinéma, les étudiants ont accès à des logiciels professionnels dédiés et adaptés. Parmi les logiciels utilisés, on retrouve Photoshop, Nuke, Maya, AfterEffects ou encore 3DFX. Ceci leur permet de s’habituer très tôt à maîtriser les outils professionnels.

Il est également possible de retrouver les productions des élèves sur les réseaux sociaux de l’école.

Quels sont les débouchés du secteur des VFX ?

Après les trois années du Bachelor Cinéma et VFX, les élèves peuvent poursuivre leurs études à l’ESIS en réalisant le Mastère Communication et Production Cinématographique. Il s’agit d’un cursus de deux ans qui s’effectue en alternance.

À la fin de leurs études, un large choix de métiers dans le monde des effets spéciaux et visuels s’offre à eux. Ils peuvent devenir :  

  • Chef monteur, il est en étroite collaboration avec le réalisateur pour s’assurer de la bonne mise en ordre des séquences et respecter le scénario original. 
  • Étalonneur, il s’agit d’un technicien de la couleur qui intervient après le montage pour accentuer les émotions d’un film grâce à l’utilisation de palette de couleurs. 
  • Matte Painter, il intervient dans la conception de décors et d’environnements numériques, qu’il conçoit en retouchant des images existantes puis en les intégrant les unes aux autres. 
  • Digital Compositor, c’est lui qui s’occupe d’assembler à la fin tous les effets visuels pour un rendu parfait et définitif. 
  • Superviseur VFX, il créeles effets visuels d’un film et s’assure de leur bon déroulement lors du tournage puis en post-production. 
  • 3DFX, il est en charge de la création de tous les effets de simulation 3D et des effets atmosphériques. 

Les 6 Avancées Majeures Réalisées dans le Domaine du Son

Publiée le 17 avril 2024
Les 6 Avancées Majeures Réalisées dans le Domaine du Son

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le domaine du son a connu des avancées spectaculaires au fil des décennies, propulsant l’industrie de l’audio vers de nouveaux sommets en matière de qualité, de créativité et d’accessibilité. Ces avancées ont révolutionné la façon de percevoir et d’interagir avec le son, que ce soit dans le domaine de la musique, du cinéma, des jeux vidéo, ou encore de la réalité virtuelle. L’ESIS vous dévoile les 6 avancées majeures réalisées dans l’univers du son. 

 

1. Son Surround et Dolby Atmos 

 

L’une des avancées les plus significatives dans le domaine du son est l’avènement du son surround et du système Dolby Atmos. Ces technologies permettent de créer une expérience sonore immersive en reproduisant un champ audio tridimensionnel, enveloppant ainsi l’auditeur dans un son qui semble provenir de toutes les directions. Le son surround a révolutionné l’industrie du cinéma en offrant une expérience audio réaliste et captivante, tandis que Dolby Atmos a étendu cette immersion à d’autres domaines tels que les jeux vidéo, les concerts, et même les installations résidentielles. 

 

2. Révolution des Casques Audio 

 

L’évolution des casques audio représente également une avancée majeure dans le domaine du son. Des progrès technologiques tels que les transducteurs planaires, les systèmes de réduction de bruit actif et les algorithmes de spatialisation ont considérablement amélioré la qualité et la précision du son reproduit par les casques. Ces avancées offrent aux utilisateurs une expérience d’écoute immersive et personnalisée, que ce soit pour écouter de la musique, regarder des films ou jouer à des jeux vidéo. 

 

3. Intelligence Artificielle et Traitement du Son 

 

L’intégration de l’intelligence artificielle dans le traitement du son représente une autre avancée significative dans le domaine. Des algorithmes sophistiqués sont utilisés pour analyser, modifier et générer du son de manière automatisée, ouvrant de nouvelles possibilités créatives pour les compositeurs, les ingénieurs du son et les artistes. L’intelligence artificielle est utilisée pour améliorer la qualité audio en temps réel. 

 

4.Réalité Virtuelle et Son 3D

 

La réalité virtuelle a révolutionné notre façon d’interagir avec le son en introduisant des environnements sonores 3D immersifs. Grâce à des technologies telles que les casques de réalité virtuelle et les systèmes de suivi spatial, les utilisateurs peuvent explorer des mondes virtuels où le son est positionné de manière précise dans l’espace, créant ainsi une sensation de présence et d’immersion inégalée. Cette avancée ouvre de nouvelles perspectives dans des domaines tels que le divertissement, l’éducation et la formation professionnelle. 

 

5. Synthèse Vocale et Réalisme Sonore 

 

La synthèse vocale et le réalisme sonore ont également connu des avancées significatives grâce aux progrès de la technologie. Les algorithmes de synthèse vocale permettent de générer des voix humaines réalistes à partir de simples textes, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités dans les domaines de la narration, de l’assistance virtuelle et de la création de contenu audio. Les techniques de réalisme sonore, telles que la capture et la reproduction fidèle des sons environnementaux, contribuent à créer des expériences audios plus immersives et authentiques. 

 

6. Compression et Diffusion Audio en Streaming 

 

Enfin, les avancées dans le domaine de la compression audio et de la diffusion en streaming ont révolutionné la manière dont nous accédons et consommons le contenu audio. Des technologies telles que les codecs audios avancés et les plateformes de streaming haute qualité ont permis de diffuser du son de haute résolution sur une variété de dispositifs, offrant ainsi aux auditeurs une expérience audio sans compromis où qu’ils se trouvent. Cette évolution a également stimulé l’essor de la musique en ligne, des podcasts et des services de streaming vidéo, transformant radicalement notre façon d’interagir avec le contenu audio. 

Pour se former dans le domaine du son, L’ESIS vous propose différentes formations en Bachelor Son et Musique. Cette formation de trois ans permet de découvrir tous les métiers liés au travail du son.         Si vous souhaitez poursuivre vos études à l’ESIS, il existe le Mastère Réalisation et Production Sonore. Pendant deux ans, vous serez formé à devenir de véritables professionnels polyvalents, prêts pour le monde professionnel.  

Le festival de Cannes, une Histoire avec un grand C

Publiée le 8 juillet 2025
Le festival de Cannes, une Histoire avec un grand C

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ah, le Festival de Cannes ! Ce rendez-vous mythique où le cinéma mondial se donne rendez-vous, où les stars défilent sur un tapis rouge plus long qu’une soirée Netflix, et où les dramas coulent à flot… autant à l’écran que dans les coulisses. Mais au-delà des flashs et des robes de gala, ce festival a une histoire aussi riche que… parfois rocambolesque.

La revanche sur Venise

En 1938, un député français propose de créer un festival international plus démocratique… mais surtout plus français. C’est en 1939 que Cannes a été créé. Oui, tu as bien lu : juste avant la Seconde Guerre mondiale. Pas le meilleur moment pour organiser un festival international.

Pourquoi Cannes ? Parce que Venise, le festival « cool » de l’époque, avait tendance à privilégier les films italiens (le favoritisme, tu connais). Alors la France a décidé : “Ok, on va faire pareil, mais en mieux.”

Le premier festival a été annulé à cause de la guerre (comme si on ne l’avait pas vu venir). Mais en 1946, Cannes est enfin lancé pour de bon. Et là, c’est la fête… même si à l’époque, il fallait un ticket pour voir les films (et pas un pour le tapis rouge, on est encore loin du glamour). Le festival est un véritable feu d’artifice culturel : premières projections publiques, jury international, et des films venus du monde entier. Mais attention, c’est loin d’être la fiesta permanente : on est en pleine guerre froide, et la politique se mêle déjà du festival. Certains films soviétiques ou américains sont boycottés, et le festival devient un terrain de jeu diplomatique.

Les années 60-70 : entre art et contestation

Cannes, c’est aussi le berceau de la Nouvelle Vague française, avec des cinéastes comme Godard, Truffaut ou Rohmer qui chamboulent les codes du cinéma. C’est là que le cinéma devient audacieux, casse les règles et provoque.

En 1968, le festival est carrément suspendu à cause des événements de Mai 68 en France. Les réalisateurs, à la place de remettre des prix, ont préféré faire grève pour protester. Oui, Cannes a eu son “lockdown” bien avant tout le monde. Ce moment montre que le festival n’est pas qu’une vitrine, mais un lieu où la contestation politique se mêle au cinéma.

Dans les décennies suivantes, Cannes devient la scène idéale pour lancer des carrières internationales. Des acteurs comme Brigitte Bardot, Marilyn Monroe, ou plus récemment Marion Cotillard ont foulé son tapis rouge. Mais Cannes, c’est aussi une usine à scandales : disputes entre réalisateurs, films censurés, jurys divisés, robes trop courtes ou trop extravagantes, ou stars qui oublient de remercier le jury (traître !). … Chaque année, Cannes, c’est aussi un soap opéra à ciel ouvert.

Aujourd’hui ,

Cannes, c’est LE lieu où se mélangent les genres, les cultures et les talents. Des blockbusters hollywoodiens aux films d’auteur plus intimistes, tout le monde peut (en théorie) trouver sa place. Le festival essaie aussi de devenir plus inclusif et engagé : plus de films de réalisatrices, plus de sujets sensibles abordés, plus de débats sur l’avenir du cinéma. Bon, il reste encore du boulot, mais les mentalités bougent. Et puis, Cannes, c’est aussi une énorme machine économique : hôtels blindés, soirées ultra privées, deals à plusieurs millions, et… selfies impossibles à éviter.

Malgré ses défauts et son côté parfois trop bling-bling, Cannes reste un carrefour incontournable du cinéma mondial. C’est là que les films qu’on va adorer (ou détester) sont révélés au grand public. C’est aussi un laboratoire de tendances : quels sujets, quels styles, quelles stars émergent ? Quel cinéma va faire vibrer les prochaines années? Et surtout, Cannes, c’est un peu le festival du rêve, où le septième art est célébré dans toute sa splendeur, avec ses hauteurs de vue et ses dérapages bien humains.

Lelia Tostivint

Quel est le rôle du régisseur son ?

Publiée le 7 novembre 2023
Quel est le rôle du régisseur son ?

Le régisseur son est le technicien qui s’occupe des ressources audios sur un plateau de tournage, au théâtre, dans des salles de concerts ou même des centres de conférences. Il est chargé de la diffusion des éléments sonores et de la sonorisation des voix afin de créer une ambiance sonore parfaite et de haute qualité. 

 

 

 

 

 

 

 

Focus sur le régisseur son  

Un régisseur son est une personne chargée de gérer et superviser les aspects techniques liés au son dans divers domaines tels que le cinéma, le théâtre, la télévision, la musique, et principalement tous les événements qui se déroulent en direct. Le rôle d’un régisseur son peut varier en fonction du contexte, généralement, il est responsable de la qualité sonore, de la coordination des équipements audio et de la mise en place de l’infrastructure nécessaire. Il assure une diffusion sonore optimale Sa connaissance des équipements audio, son aptitude à gérer le mixage sonore en direct et sa capacité à résoudre rapidement les problèmes techniques font de lui un acteur clé dans de nombreux domaines de l’industrie cinématographique et du divertissement.  

Le régisseur son s’occupe de différentes tâches bien distinctes. D’abord, la sélection et mise en place du matériel audio. Cela consiste à choisir les microphones, les enceintes, les consoles de mixage et tout autre équipement nécessaire pour la production sonore. Il s’assure que tout le matériel est en bon état de fonctionnement. Ensuite vient la configuration du système audio. Il configure les équipements audios pour s’adapter aux besoins spécifiques de l’événement ou de la production. Cela peut inclure le réglage des niveaux, l’égalisation du son et d’autres paramètres. Après cela, il peut s’occuper de la gestion du mixage sonore. Pendant l’événement ou la production, le régisseur son est responsable du mixage en temps réel, s’assurant que le son est équilibré et de haute qualité pour le public. Cependant, si un évènement ne déroule pas comme prévu, il doit être capable de résoudre les complications et de s’adapter. En parallèle, il doit pouvoir se coordonner avec les autres professionnels. Le régisseur son collabore étroitement avec d’autres membres de l’équipe de production, tels que les ingénieurs du son, les directeurs artistiques, les réalisateurs, les techniciens et les musiciens, afin de s’assurer que le son est intégré de manière optimale dans l’ensemble de la production. 

 

Dans quels secteurs travaille-t-il ? 

Le régisseur son peut travailler dans divers secteurs de l’industrie cinématographique, du divertissement et de la production audio et sonore. Voici quelques-uns des principaux secteurs dans lesquels les régisseurs son exercent leur métier :   

  • Cinéma : Les régisseurs son travaillent sur les tournages pour s’assurer que le son est enregistré de manière adéquate pendant les prises de vues, puis mixent et synchronisent le son lors de la post-production. Ils collaborent étroitement avec les ingénieurs du son de plateau.  
  • Théâtre : Dans le théâtre, les régisseurs son peuvent être responsables de la sonorisation des pièces de théâtre, des comédies musicales et d’autres productions en direct. Ils veillent à ce que le son des acteurs, des musiciens et des effets sonores soit clair et bien équilibré pour le public.  
  • Concert : Les régisseurs son travaillent lors de concerts, de festivals et d’autres événements musicaux pour gérer le système de sonorisation, mixer le son en direct et s’assurer que les performances sonores des artistes sont de haute qualité.  
  • Télévision : Dans le domaine de la télévision, les régisseurs son sont responsables de la gestion du son pour les émissions de télévision, les talk-shows, les événements sportifs et autres productions télévisuelles.
  • Radio : Dans les stations de radio, les régisseurs son peuvent être responsables de la gestion du matériel audio, de la diffusion en direct et de la programmation sonore.
  • Enregistrement en studio : Certains régisseurs son travaillent dans des studios, où ils supervisent l’enregistrement, le mixage et la production sonore pour des artistes et des projets audios 

En résumé, les régisseurs son peuvent travailler dans une variété de domaines où le son joue un rôle central. Leur expertise et leur capacité à gérer les aspects techniques sont essentielles pour garantir une expérience sonore de haute qualité dans ces différents secteurs. 

Compétences et qualités requises  

Pour devenir régisseur son, il est primordial dacquérir un ensemble de compétences techniques, artistiques et organisationnelles afin de réussir dans le milieu. Tout d’abord, pour les compétences techniques, il faut une parfaite connaissance des équipements audios. Il faut se familiariser avec ces équipements, tels que les consoles de mixage, les microphones, les enceintes, les amplificateurs, etc. Surtout être capable de  

les configurer, de les utiliser efficacement et de les entretenir. Par ailleurs, il doit pouvoir maîtriser des logiciels de traitement audio comme Pro Tools, Adobe Audition afin d’être capable de les utiliser pour l’enregistrement, l’édition et le mixage sonore. Il est également essentiel d’avoir une connaissance de l’acoustique pour comprendre comment les sons se propagent dans l’espace et comment ils sont captés et reproduits de manière optimale. Pour parfaire ses connaissances, il faut être capable de régler le son en direct. Cela implique de gérer l’équilibre des différents instruments et sources sonores pour obtenir la meilleure qualité sonore possible. En outre, il ne faut pas laisser de côté toutes les compétences artistiques et organisationnelles. En effet, la planification et l’organisation sont essentielles pour un régisseur son. Il doit gérer les ressources, le budget et le calendrier pour garantir que les besoins en son sont satisfaits de manière efficace. Être débrouillard est primordial pour s’adapter dans tous les cas de figures. Les situations imprévues et les pannes techniques peuvent survenir, il est donc important d’être capable de résoudre les problèmes rapidement et efficacement. De plus, les situations sur le terrain peuvent évoluer rapidementIl faut être capable de s’adapter aux changements de dernière minute et de résoudre les problèmes qui surviennent. Enfin, un régisseur son doit avoir un sens artistique pour contribuer à la qualité sonore du projet artistique  Il est également important d’être capable d’écouter attentivement pour comprendre les besoins du client ou du directeur artistique, ainsi que pour repérer les problèmes techniques.   

 

Une formation pour devenir régisseur son  

Les avancées dans les technologies audio-numériques ont transformé les domaines de l’audio et de la musique, donnant naissance à de nouvelles approches de travail et à de nouvelles sources d’inspiration artistique. Il existe une forte demande dans l’industrie pour des individus possédant ces compétences, et c’est pourquoi l’ESIS prépare ses étudiants aux exigences professionnels. 

Pour devenir régisseur son, il est possible de suivre le Bachelor Son et Musique de l’ESIS. Cette formation de trois ans permet de découvrir tous les métiers liés au travail du son et notamment celui de régisseur son. Si vous souhaitez poursuivre vos études à l’ESIS, il existe le Mastère Réalisation et Production Sonore. Pendant deux ans, vous serez formé à devenir de véritables professionnels polyvalents apte à répondre aux enjeux du monde du travail.  

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