Bachelor Cinéma et VFX – Focus sur les effets spéciaux

Publiée le 31 octobre 2023
Bachelor Cinéma et VFX – Focus sur les effets spéciaux

Les VFX (effets spéciaux numériques), sont toutes les techniques numériques qui permettent créer et de manipuler des images qui peuvent être filmées avec une caméra. Les effets spéciaux reproduisent virtuellement mais de manière réaliste des environnements qu’ils seraient dangereux, coûteux ou impossible de tourner en prise de vues réelle. Ces derniers sont devenus accessibles à de nombreux réalisateurs indépendants ou bien confirmés, grâce à l’introduction de logiciels d’animation avec une prise en main simplifiée.

 

 

 

 

 

 

L’histoire des VFX 

Les premiers effets visuels étaient des techniques simples, telles que la surimpression, la matière en verre, et le matte painting, qui permettaient de superposer des images pour créer des effets spéciaux. Des cinéastes pionniers comme Georges Méliès ont utilisé ces techniques pour créer des scènes fantastiques dans des films comme « Le Voyage dans la Lune » (1902). Pendant le 20e siècle, les effets spéciaux pratiques, tels que les maquettes, les marionnettes et les costumes, ont été largement utilisés pour créer des effets visuels dans les films, notamment dans des genres comme la science-fiction et l’horreur. Au cours de ces décennies, de nombreux studios de VFX ont vu le jour, développant des logiciels et des techniques avancées pour créer des effets visuels de haute qualité. L’utilisation de la motion capture, de la modélisation 3D et d’autres technologies a permis de créer des mondes virtuels et des personnages numériques époustouflants. Les VFX ne se limitent plus au cinéma, mais sont également utilisés dans des séries télévisées, des publicités, des jeux vidéo, des expériences interactives et même des médias en temps réel, tels que la réalité augmentée et la réalité virtuelle. 

De plus, les VFX jouent un rôle essentiel dans l’industrie cinématographique, en permettant de créer des éléments visuels, des scènes, des environnements et des personnages qui ne pourraient pas être réalisés de manière pratique ou réaliste en utilisant des méthodes traditionnelles de tournage. Ces effets visuels servent à enrichir la narration en élargissant la palette créative des cinéastes, en permettant la création d’éléments visuels impossibles à réaliser et en offrant une expérience visuelle spectaculaire au public. Les réalisateurs utilisent les VFX pour créer des mondes entiers, recréer des époques passées, donner vie à des personnages imaginaires, et bien plus encore. Les VFX offrent aux cinéastes une liberté créative inégalée et leur permettent de raconter des histoires de manière visuellement captivante. Ils sont devenus un outil élémentaire pour la réalisation de films de tous genres, des superproductions d’Hollywood aux films indépendants, en aidant à raconter des histoires de manière plus immersive et attractive. 

Une formation complète et professionnalisante  

Le Bachelor Cinéma et VFX de l’ESIS propose un cursus complet en initial intégrant l’ensemble de la chaîne de métiers du cinéma. Durant les trois ans du Bachelor Cinéma et VFX, les étudiants apprennent à maîtriser les fondamentaux qui président à tout projet cinématographique et les règles régissant leur secteur professionnel. Dans cette formation, la spécialisation est combinée à la polyvalence, devenue nécessaire pour exercer dans ces métiers.  

Pour ceux qui souhaitent se spécialiser, une option Post-Production et VFX est présente dès la première année pour répondre aux demandes spécifiques du marché. Des projets phares s’ajoute à cette option : 

  • Tourné-monté : les étudiants font l’exercice de tourné-monté tout en apportent certains effets visuels au reportage.  
  • Films d’intégration : les étudiants réalisent un film d’intégration sous la supervision des étudiants en seconde année. Dans un premier temps, ils tournent sur fond vert puis ils réalisent la post-production. Ils créent également leur showreel (bande démo). Ces projets leur permettent de montrer leur savoir-faire en animation 2D – retouches d’images fixes, etc. 

Pour réaliser tous types d’effets spéciaux pour le cinéma, les étudiants ont accès à des logiciels professionnels dédiés et adaptés. Parmi les logiciels utilisés, on retrouve Photoshop, Nuke, Maya, AfterEffects ou encore 3DFX. Ceci leur permet de s’habituer très tôt à maîtriser les outils professionnels.

Il est également possible de retrouver les productions des élèves sur les réseaux sociaux de l’école.

Quels sont les débouchés du secteur des VFX ?

Après les trois années du Bachelor Cinéma et VFX, les élèves peuvent poursuivre leurs études à l’ESIS en réalisant le Mastère Communication et Production Cinématographique. Il s’agit d’un cursus de deux ans qui s’effectue en alternance.

À la fin de leurs études, un large choix de métiers dans le monde des effets spéciaux et visuels s’offre à eux. Ils peuvent devenir :  

  • Chef monteur, il est en étroite collaboration avec le réalisateur pour s’assurer de la bonne mise en ordre des séquences et respecter le scénario original. 
  • Étalonneur, il s’agit d’un technicien de la couleur qui intervient après le montage pour accentuer les émotions d’un film grâce à l’utilisation de palette de couleurs. 
  • Matte Painter, il intervient dans la conception de décors et d’environnements numériques, qu’il conçoit en retouchant des images existantes puis en les intégrant les unes aux autres. 
  • Digital Compositor, c’est lui qui s’occupe d’assembler à la fin tous les effets visuels pour un rendu parfait et définitif. 
  • Superviseur VFX, il créeles effets visuels d’un film et s’assure de leur bon déroulement lors du tournage puis en post-production. 
  • 3DFX, il est en charge de la création de tous les effets de simulation 3D et des effets atmosphériques. 

Les 6 Avancées Majeures Réalisées dans le Domaine du Son

Publiée le 17 avril 2024
Les 6 Avancées Majeures Réalisées dans le Domaine du Son

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le domaine du son a connu des avancées spectaculaires au fil des décennies, propulsant l’industrie de l’audio vers de nouveaux sommets en matière de qualité, de créativité et d’accessibilité. Ces avancées ont révolutionné la façon de percevoir et d’interagir avec le son, que ce soit dans le domaine de la musique, du cinéma, des jeux vidéo, ou encore de la réalité virtuelle. L’ESIS vous dévoile les 6 avancées majeures réalisées dans l’univers du son. 

 

1. Son Surround et Dolby Atmos 

 

L’une des avancées les plus significatives dans le domaine du son est l’avènement du son surround et du système Dolby Atmos. Ces technologies permettent de créer une expérience sonore immersive en reproduisant un champ audio tridimensionnel, enveloppant ainsi l’auditeur dans un son qui semble provenir de toutes les directions. Le son surround a révolutionné l’industrie du cinéma en offrant une expérience audio réaliste et captivante, tandis que Dolby Atmos a étendu cette immersion à d’autres domaines tels que les jeux vidéo, les concerts, et même les installations résidentielles. 

 

2. Révolution des Casques Audio 

 

L’évolution des casques audio représente également une avancée majeure dans le domaine du son. Des progrès technologiques tels que les transducteurs planaires, les systèmes de réduction de bruit actif et les algorithmes de spatialisation ont considérablement amélioré la qualité et la précision du son reproduit par les casques. Ces avancées offrent aux utilisateurs une expérience d’écoute immersive et personnalisée, que ce soit pour écouter de la musique, regarder des films ou jouer à des jeux vidéo. 

 

3. Intelligence Artificielle et Traitement du Son 

 

L’intégration de l’intelligence artificielle dans le traitement du son représente une autre avancée significative dans le domaine. Des algorithmes sophistiqués sont utilisés pour analyser, modifier et générer du son de manière automatisée, ouvrant de nouvelles possibilités créatives pour les compositeurs, les ingénieurs du son et les artistes. L’intelligence artificielle est utilisée pour améliorer la qualité audio en temps réel. 

 

4.Réalité Virtuelle et Son 3D

 

La réalité virtuelle a révolutionné notre façon d’interagir avec le son en introduisant des environnements sonores 3D immersifs. Grâce à des technologies telles que les casques de réalité virtuelle et les systèmes de suivi spatial, les utilisateurs peuvent explorer des mondes virtuels où le son est positionné de manière précise dans l’espace, créant ainsi une sensation de présence et d’immersion inégalée. Cette avancée ouvre de nouvelles perspectives dans des domaines tels que le divertissement, l’éducation et la formation professionnelle. 

 

5. Synthèse Vocale et Réalisme Sonore 

 

La synthèse vocale et le réalisme sonore ont également connu des avancées significatives grâce aux progrès de la technologie. Les algorithmes de synthèse vocale permettent de générer des voix humaines réalistes à partir de simples textes, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités dans les domaines de la narration, de l’assistance virtuelle et de la création de contenu audio. Les techniques de réalisme sonore, telles que la capture et la reproduction fidèle des sons environnementaux, contribuent à créer des expériences audios plus immersives et authentiques. 

 

6. Compression et Diffusion Audio en Streaming 

 

Enfin, les avancées dans le domaine de la compression audio et de la diffusion en streaming ont révolutionné la manière dont nous accédons et consommons le contenu audio. Des technologies telles que les codecs audios avancés et les plateformes de streaming haute qualité ont permis de diffuser du son de haute résolution sur une variété de dispositifs, offrant ainsi aux auditeurs une expérience audio sans compromis où qu’ils se trouvent. Cette évolution a également stimulé l’essor de la musique en ligne, des podcasts et des services de streaming vidéo, transformant radicalement notre façon d’interagir avec le contenu audio. 

Pour se former dans le domaine du son, L’ESIS vous propose différentes formations en Bachelor Son et Musique. Cette formation de trois ans permet de découvrir tous les métiers liés au travail du son.         Si vous souhaitez poursuivre vos études à l’ESIS, il existe le Mastère Réalisation et Production Sonore. Pendant deux ans, vous serez formé à devenir de véritables professionnels polyvalents, prêts pour le monde professionnel.  

Le festival de Cannes, une Histoire avec un grand C

Publiée le 8 juillet 2025
Le festival de Cannes, une Histoire avec un grand C

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ah, le Festival de Cannes ! Ce rendez-vous mythique où le cinéma mondial se donne rendez-vous, où les stars défilent sur un tapis rouge plus long qu’une soirée Netflix, et où les dramas coulent à flot… autant à l’écran que dans les coulisses. Mais au-delà des flashs et des robes de gala, ce festival a une histoire aussi riche que… parfois rocambolesque.

La revanche sur Venise

En 1938, un député français propose de créer un festival international plus démocratique… mais surtout plus français. C’est en 1939 que Cannes a été créé. Oui, tu as bien lu : juste avant la Seconde Guerre mondiale. Pas le meilleur moment pour organiser un festival international.

Pourquoi Cannes ? Parce que Venise, le festival « cool » de l’époque, avait tendance à privilégier les films italiens (le favoritisme, tu connais). Alors la France a décidé : “Ok, on va faire pareil, mais en mieux.”

Le premier festival a été annulé à cause de la guerre (comme si on ne l’avait pas vu venir). Mais en 1946, Cannes est enfin lancé pour de bon. Et là, c’est la fête… même si à l’époque, il fallait un ticket pour voir les films (et pas un pour le tapis rouge, on est encore loin du glamour). Le festival est un véritable feu d’artifice culturel : premières projections publiques, jury international, et des films venus du monde entier. Mais attention, c’est loin d’être la fiesta permanente : on est en pleine guerre froide, et la politique se mêle déjà du festival. Certains films soviétiques ou américains sont boycottés, et le festival devient un terrain de jeu diplomatique.

Les années 60-70 : entre art et contestation

Cannes, c’est aussi le berceau de la Nouvelle Vague française, avec des cinéastes comme Godard, Truffaut ou Rohmer qui chamboulent les codes du cinéma. C’est là que le cinéma devient audacieux, casse les règles et provoque.

En 1968, le festival est carrément suspendu à cause des événements de Mai 68 en France. Les réalisateurs, à la place de remettre des prix, ont préféré faire grève pour protester. Oui, Cannes a eu son “lockdown” bien avant tout le monde. Ce moment montre que le festival n’est pas qu’une vitrine, mais un lieu où la contestation politique se mêle au cinéma.

Dans les décennies suivantes, Cannes devient la scène idéale pour lancer des carrières internationales. Des acteurs comme Brigitte Bardot, Marilyn Monroe, ou plus récemment Marion Cotillard ont foulé son tapis rouge. Mais Cannes, c’est aussi une usine à scandales : disputes entre réalisateurs, films censurés, jurys divisés, robes trop courtes ou trop extravagantes, ou stars qui oublient de remercier le jury (traître !). … Chaque année, Cannes, c’est aussi un soap opéra à ciel ouvert.

Aujourd’hui ,

Cannes, c’est LE lieu où se mélangent les genres, les cultures et les talents. Des blockbusters hollywoodiens aux films d’auteur plus intimistes, tout le monde peut (en théorie) trouver sa place. Le festival essaie aussi de devenir plus inclusif et engagé : plus de films de réalisatrices, plus de sujets sensibles abordés, plus de débats sur l’avenir du cinéma. Bon, il reste encore du boulot, mais les mentalités bougent. Et puis, Cannes, c’est aussi une énorme machine économique : hôtels blindés, soirées ultra privées, deals à plusieurs millions, et… selfies impossibles à éviter.

Malgré ses défauts et son côté parfois trop bling-bling, Cannes reste un carrefour incontournable du cinéma mondial. C’est là que les films qu’on va adorer (ou détester) sont révélés au grand public. C’est aussi un laboratoire de tendances : quels sujets, quels styles, quelles stars émergent ? Quel cinéma va faire vibrer les prochaines années? Et surtout, Cannes, c’est un peu le festival du rêve, où le septième art est célébré dans toute sa splendeur, avec ses hauteurs de vue et ses dérapages bien humains.

Lelia Tostivint

Quel est le rôle du régisseur son ?

Publiée le 7 novembre 2023
Quel est le rôle du régisseur son ?

Le régisseur son est le technicien qui s’occupe des ressources audios sur un plateau de tournage, au théâtre, dans des salles de concerts ou même des centres de conférences. Il est chargé de la diffusion des éléments sonores et de la sonorisation des voix afin de créer une ambiance sonore parfaite et de haute qualité. 

 

 

 

 

 

 

 

Focus sur le régisseur son  

Un régisseur son est une personne chargée de gérer et superviser les aspects techniques liés au son dans divers domaines tels que le cinéma, le théâtre, la télévision, la musique, et principalement tous les événements qui se déroulent en direct. Le rôle d’un régisseur son peut varier en fonction du contexte, généralement, il est responsable de la qualité sonore, de la coordination des équipements audio et de la mise en place de l’infrastructure nécessaire. Il assure une diffusion sonore optimale Sa connaissance des équipements audio, son aptitude à gérer le mixage sonore en direct et sa capacité à résoudre rapidement les problèmes techniques font de lui un acteur clé dans de nombreux domaines de l’industrie cinématographique et du divertissement.  

Le régisseur son s’occupe de différentes tâches bien distinctes. D’abord, la sélection et mise en place du matériel audio. Cela consiste à choisir les microphones, les enceintes, les consoles de mixage et tout autre équipement nécessaire pour la production sonore. Il s’assure que tout le matériel est en bon état de fonctionnement. Ensuite vient la configuration du système audio. Il configure les équipements audios pour s’adapter aux besoins spécifiques de l’événement ou de la production. Cela peut inclure le réglage des niveaux, l’égalisation du son et d’autres paramètres. Après cela, il peut s’occuper de la gestion du mixage sonore. Pendant l’événement ou la production, le régisseur son est responsable du mixage en temps réel, s’assurant que le son est équilibré et de haute qualité pour le public. Cependant, si un évènement ne déroule pas comme prévu, il doit être capable de résoudre les complications et de s’adapter. En parallèle, il doit pouvoir se coordonner avec les autres professionnels. Le régisseur son collabore étroitement avec d’autres membres de l’équipe de production, tels que les ingénieurs du son, les directeurs artistiques, les réalisateurs, les techniciens et les musiciens, afin de s’assurer que le son est intégré de manière optimale dans l’ensemble de la production. 

 

Dans quels secteurs travaille-t-il ? 

Le régisseur son peut travailler dans divers secteurs de l’industrie cinématographique, du divertissement et de la production audio et sonore. Voici quelques-uns des principaux secteurs dans lesquels les régisseurs son exercent leur métier :   

  • Cinéma : Les régisseurs son travaillent sur les tournages pour s’assurer que le son est enregistré de manière adéquate pendant les prises de vues, puis mixent et synchronisent le son lors de la post-production. Ils collaborent étroitement avec les ingénieurs du son de plateau.  
  • Théâtre : Dans le théâtre, les régisseurs son peuvent être responsables de la sonorisation des pièces de théâtre, des comédies musicales et d’autres productions en direct. Ils veillent à ce que le son des acteurs, des musiciens et des effets sonores soit clair et bien équilibré pour le public.  
  • Concert : Les régisseurs son travaillent lors de concerts, de festivals et d’autres événements musicaux pour gérer le système de sonorisation, mixer le son en direct et s’assurer que les performances sonores des artistes sont de haute qualité.  
  • Télévision : Dans le domaine de la télévision, les régisseurs son sont responsables de la gestion du son pour les émissions de télévision, les talk-shows, les événements sportifs et autres productions télévisuelles.
  • Radio : Dans les stations de radio, les régisseurs son peuvent être responsables de la gestion du matériel audio, de la diffusion en direct et de la programmation sonore.
  • Enregistrement en studio : Certains régisseurs son travaillent dans des studios, où ils supervisent l’enregistrement, le mixage et la production sonore pour des artistes et des projets audios 

En résumé, les régisseurs son peuvent travailler dans une variété de domaines où le son joue un rôle central. Leur expertise et leur capacité à gérer les aspects techniques sont essentielles pour garantir une expérience sonore de haute qualité dans ces différents secteurs. 

Compétences et qualités requises  

Pour devenir régisseur son, il est primordial dacquérir un ensemble de compétences techniques, artistiques et organisationnelles afin de réussir dans le milieu. Tout d’abord, pour les compétences techniques, il faut une parfaite connaissance des équipements audios. Il faut se familiariser avec ces équipements, tels que les consoles de mixage, les microphones, les enceintes, les amplificateurs, etc. Surtout être capable de  

les configurer, de les utiliser efficacement et de les entretenir. Par ailleurs, il doit pouvoir maîtriser des logiciels de traitement audio comme Pro Tools, Adobe Audition afin d’être capable de les utiliser pour l’enregistrement, l’édition et le mixage sonore. Il est également essentiel d’avoir une connaissance de l’acoustique pour comprendre comment les sons se propagent dans l’espace et comment ils sont captés et reproduits de manière optimale. Pour parfaire ses connaissances, il faut être capable de régler le son en direct. Cela implique de gérer l’équilibre des différents instruments et sources sonores pour obtenir la meilleure qualité sonore possible. En outre, il ne faut pas laisser de côté toutes les compétences artistiques et organisationnelles. En effet, la planification et l’organisation sont essentielles pour un régisseur son. Il doit gérer les ressources, le budget et le calendrier pour garantir que les besoins en son sont satisfaits de manière efficace. Être débrouillard est primordial pour s’adapter dans tous les cas de figures. Les situations imprévues et les pannes techniques peuvent survenir, il est donc important d’être capable de résoudre les problèmes rapidement et efficacement. De plus, les situations sur le terrain peuvent évoluer rapidementIl faut être capable de s’adapter aux changements de dernière minute et de résoudre les problèmes qui surviennent. Enfin, un régisseur son doit avoir un sens artistique pour contribuer à la qualité sonore du projet artistique  Il est également important d’être capable d’écouter attentivement pour comprendre les besoins du client ou du directeur artistique, ainsi que pour repérer les problèmes techniques.   

 

Une formation pour devenir régisseur son  

Les avancées dans les technologies audio-numériques ont transformé les domaines de l’audio et de la musique, donnant naissance à de nouvelles approches de travail et à de nouvelles sources d’inspiration artistique. Il existe une forte demande dans l’industrie pour des individus possédant ces compétences, et c’est pourquoi l’ESIS prépare ses étudiants aux exigences professionnels. 

Pour devenir régisseur son, il est possible de suivre le Bachelor Son et Musique de l’ESIS. Cette formation de trois ans permet de découvrir tous les métiers liés au travail du son et notamment celui de régisseur son. Si vous souhaitez poursuivre vos études à l’ESIS, il existe le Mastère Réalisation et Production Sonore. Pendant deux ans, vous serez formé à devenir de véritables professionnels polyvalents apte à répondre aux enjeux du monde du travail.  

Quels sont les secrets d’un bon doublage de cinéma ?

Publiée le 17 juin 2024
Quels sont les secrets d’un bon doublage de cinéma ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le doublage au cinéma est une composante essentielle de l’industrie cinématographique, qui permet de rendre les films accessibles à un public plus large à travers le monde. Cependant, un bon doublage ne se résume pas simplement à traduire les dialogues. C’est un art complexe qui exige des compétences techniques et artistiques pour transmettre avec précision les émotions et les intentions des acteurs originaux. L’ESIS vous présente ses conseils pour réaliser un doublage de qualité au cinéma. 

 

À L’ESIS, les étudiants ont l’occasion de mettre en pratique leurs compétences de doublage dans des projets de film et de médias audiovisuels réalisés au sein de l’école. Cela leur permet d’acquérir une expérience pratique et de perfectionner leurs compétences sous la supervision d’experts de l’industrie. 

 

1. Compréhension du Contexte et des Personnages :

Avant de commencer le doublage, il est essentiel de comprendre parfaitement le contexte du film ainsi que les traits distinctifs des personnages. Les comédiens de doublage doivent étudier attentivement le script, regarder les scènes originales et analyser les nuances des performances des acteurs. Cette compréhension approfondie permet aux comédiens de capturer avec précision les émotions, les tonalités et les intentions des personnages lors du doublage. 

 

2. Maîtrise de la Synchro-Labiale :

La synchronisation labiale est un aspect crucial du doublage, car les dialogues doivent correspondre étroitement aux mouvements des lèvres des acteurs originaux. Les comédiens de doublage doivent synchroniser leurs performances vocales avec les mouvements des lèvres à l’écran, en veillant à ce que les mots et les expressions faciales concordent de manière naturelle. Cela nécessite une grande précision et une compréhension intuitive du rythme et du timing. 

 

3. Utilisation appropriée de la voix :

Une bonne utilisation de la voix est essentielle pour donner vie aux personnages doublés. Les comédiens de doublage doivent être capables de moduler leur voix pour correspondre aux caractéristiques vocales des acteurs originaux, tout en ajoutant leur propre touche personnelle pour créer des performances authentiques. Cela peut impliquer de varier le ton, le volume, le débit et l’accentuation pour transmettre les émotions et les nuances du personnage. 

 

 4. Adaptation créative du texte :

Bien que le doublage implique souvent la traduction directe des dialogues, il peut parfois être nécessaire d’adapter le texte pour mieux correspondre à la langue et à la culture de la version doublée. Les adaptateurs de dialogue doivent être capables de trouver des équivalents appropriés pour les jeux de mots, les références culturelles et les expressions idiomatiques, tout en préservant l’intégrité et l’intention du dialogue original. 

 

 5.Collaboration étroite avec les réalisateurs :

Une collaboration étroite entre les comédiens de doublage, les adaptateurs de dialogue et les réalisateurs est essentielle pour garantir un doublage de qualité. Les réalisateurs peuvent fournir des indications précieuses sur les tonalités, les émotions et les intentions des personnages, guidant ainsi les performances des comédiens de doublage pour atteindre l’impact souhaité. Cette collaboration permet également d’assurer une cohérence globale avec la vision artistique du film. 

 

6. Enregistrement et mixage professionnels :

La qualité de l’enregistrement et du mixage audio est cruciale pour un doublage réussi. Les studios de doublage doivent être équipés de technologies de pointe pour garantir une qualité sonore optimale. Les ingénieurs du son doivent veiller à ce que les voix des comédiens de doublage soient claires et bien équilibrées par rapport aux autres éléments audio du film, tels que la musique et les effets sonores. 

 

Vous voulez exceller davantage dans le domaine du doublage ?  

L’ESIS vous propose, pour l’univers du son et du cinéma, un BTS Métiers de l’Audiovisuel avec 4 options (Option Montage et Post-Production, Option Gestion de Production, Option Image et Option Son) ainsi que deux Bachelors : Le Bachelor Cinéma et VFX et le Bachelor Son et Musique. Si vous le souhaitez, vous pourrez continuer votre cursus en Mastère Réalisation et Production Sonore, ou en Mastère Scénario Réalisation. 

Hungers Games : un CRI plus qu’une simple page !

Publiée le 23 juillet 2025
Hungers Games : un CRI plus qu’une simple page !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Basée sur une série de livres écrite par Suzanne Collins, Hunger Games fait parler d’elle depuis plus de 10 ans… et oui, déjà ! Mais alors, pourquoi un tel phénomène ?

Eh bien non, ce n’est pas juste parce que Jennifer Lawrence tire à l’arc comme une reine ou parce que Peeta Mellark est LE book boyfriend adoré sur TikTok. Hunger Games, c’est bien plus que ça. C’est un univers qui frappe fort, un message qui tape là où ça fait mal, et surtout une leçon de courage que nous devrions revoir de temps en temps.

Avant d’écrire cette saga culte, Suzanne Collins bossait dans la télé jeunesse, notamment chez Nickelodeon (ouais pas super super). C’est en zappant entre une émission de guerre et une télé-réalité qu’elle a eu l’idée de Hunger Games. Comme quoi, regarder la télé peut parfois donner des vraies pépites. Fun/Sad fact : elle ne voulait pas que les acteurs des films soient trop jeunes, car elle connaissait les conditions parfois dures du milieu hollywoodien, alors elle a dit « nope » direct. Née en 1962 dans le Connecticut, fille d’un militaire, Suzanne a grandi avec une conscience aiguë de la guerre, des sacrifices et de la propagande. Nous, on a grandi avec Dora et Foot 2 Rue (pas la même ambiance, hein). Elle n’écrit pas pour le simple divertissement, mais pour qu’on se pose les bonnes questions :

  • Pourquoi regarde-t-on la souffrance des autres comme un spectacle ?
  • Pourquoi suit-on les règles même quand elles nous détruisent ?
  • À quel moment choisissons-nous de désobéir ?
  • Quand la peur devient-elle moins forte que l’espoir ?

Donc nous avons une autrice engagée, avec des personnages…réalistes

Katniss n’est pas une héroïne lisse et parfaite. Pourquoi le serait-elle ? Elle est humaine, avec ses doutes, ses colères, ses failles. Collins ne veut pas de héros irréels, parce que la perfection, ça n’existe pas, et ce n’est pas identifiable. Katniss est traumatisée, froide, parfois injuste, mais surtout lucide. Elle a 16 ans (rappel important, surtout quand Hollywood fait parfois passer les ados pour des adultes). Elle n’a pas besoin d’être sexy ou souriante pour être puissante. Katniss est brute, là pour survivre, protéger et se battre, pas pour faire un tuto Morning routine avant chaque scène. Bref, Katniss, c’est la fille du feu du District 12, paumée mais qui se porte volontaire pour sauver sa sœur. Elle doute, râle, s’énerve et agit… Et malgré tout ça, elle devient un symbole. Parce que parfois, dire “non”, c’est déjà une révolution.

Peeta, le king des discours et l’anti-mâle toxique ! Le petit blond, doux, stratège et charmant, Peeta est l’opposé parfait de Katniss. Il ne veut pas juste sauver Katniss, il veut qu’elle survive en restant fidèle à elle-même. Il la soutient même quand elle lui rentre dedans (et franchement, elle ne manque pas une occasion). Après un petit passage par un lavage de cerveau et quelques séances de torture, Peeta reste droit dans ses bottes… et retombe amoureux de Katniss. Les filles, prenez-en de la graine, parce que les “Peeta” dans la vraie vie, ça ne court pas les rues, surtout avec autant de “Snow” à côté.

En parlant du Loup, Coriolanus Snow, le président-tyran, passif-agressif et machiavélique. Sans doute le meilleur méchant écrit de ces dernières années. Froid, raffiné, méthodique, il crée l’illusion du choix pour mieux écraser la rébellion. Dans La Balade du serpent et de l’oiseau chanteur, on découvre un jeune Snow ambitieux, cruel, qui deviendra le monstre politique qu’on déteste. Snow ne tue pas pour tuer, il tue pour l’exemple. Son idée géniale ? Transformer la punition en spectacle : tu te rebelles ? On fait tuer tes enfants en direct, avec sponsors et costumes (vous avez dit déjà-vu ?). C’est le dictateur moderne qui fait peur sans jamais hausser la voix. Il manipule, anticipe, politise tout.

 

Bon la saga ne se résumait pas qu’à son autrice et ses personnages incroyables, même si c’est déjà ce qui pèse dans la balance. La saga a aussi marqué la pop culture, car avec son univers, ses personnages Hunger Games ont changé la donne. Depuis, on ne compte plus les dystopies qu’elle a inspirées : Divergente, Le Labyrinthe, The 100… Et voilà que, quelques années après le 4e Hunger Games, on pensait que c’était fini… Mais non !

 

La Balade du serpent et de l’oiseau chanteur est sortie en livre puis en film, relançant la saga avec une nouvelle vision, plus sombre, plus politique. Et alors qu’on croyait que c’était la fin, un nouveau livre débarque : celui de Haymitch, notre mentor sarcastique préféré, The Hunger Games : Sunrise on the Reaping prévu pour une sortie le 20 novembre 2026. Ce nouveau roman, plus dark que jamais, va bientôt être adapté au cinéma avec un casting annoncé récemment sur les réseaux sociaux : Joseph Zada dans la peau de Haymitch Abernathy, Maya Hawke incarnera Wiress, Ralph Fiennes qui jouera non pas Voldemort mais bien notre magnifique et cruel Coriolanus Snow. Et puis on retrouvera toujours Lionsgate à la production, Francis Lawrence à la réalisation et Billy Ray (qui a fait l’adaptation du premier Hunger Games). On ne change pas une équipe qui gagne ! Et n’oublions pas que Suzanne Collins ne se contente pas d’écrire, elle gère aussi la production des films, assurant que lecture et cinéma servent à faire passer des messages forts, à dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.

Parce que oui, quand tout semble parfois partir en feu, Hunger Games nous rappelle qu’il suffit d’une flamme pour allumer une révolte.

Lelia Tostivint

Découvrez Valérie Lemercier à travers une rencontre professionnelle signée ESIS

Publiée le 16 novembre 2023
Découvrez Valérie Lemercier à travers une rencontre professionnelle signée ESIS

Les étudiants de l’ESIS sont habitués. Tous les mois une personnalité du monde du cinéma, des vfx, du son ou de la musique est invitée sur le campus pour une rencontre professionnelle. Cette fois-ci, c’est l’actrice et réalisatrice Valérie Lemercier qui s’est livrée à l’exercice. Il s’agit d’un échange et d’un partage vraiment enrichissant pour les élèves qui ont découvert les dessous du métier de réalisatrice et d’actrice.

Retour sur la carrière d’exception de Valérie Lemercier  

Valérie Lemercier se passionne très tôt pour le cinéma, les comédies en tout genre et l’humour de manière générale. À 18 ans, elle arrive à Paris après avoir suivi les cours du Conservatoire de Rouen, commencé à l’âge de 14 ans. Pendant cette période, elle cumule plusieurs emplois tout en arrivant à perfectionner sa formation théâtrale.  

C’est en 1988 que l’opportunité se présente enfin avec le réalisateur Jean-Michel Ribes, qui lui confie le rôle de Lady Palace dans la brillante série « Palace ». Cette série a eu un franc succès sur la chaîne Canal Plus lors de sa sortie. Grâce à son interprétation mémorable d’une grande bourgeoise coincée, Valérie Lemercier conquiert alors rapidement le cœur du public français dans les films « Milou en mai » (1990) de Louis Malle, « L’Opération Corned-Beef » (1991) de Jean-Marie Poiré, et bien évidemment dans « Les Visiteurs » (1993) du même réalisateur. Sa prestation inoubliable en tant que Béatrice de Montmirail, une comtesse maniérée, lui vaut le César du meilleur second rôle en 1994. De ce fait, Valérie Lemercier a continué d’interpréter des rôles de bourgeoise autoritaire dans des comédies tels que « Neuilly sa mère ! » (2008) de Gabriel Julien-Laferrière, « Le Petit Nicolas » (2010) de Laurent Tirard, et « Bienvenue à bord » (2011) d’Éric LavaineTous ces films comiques lui ont permis de devenir une actrice iconique de renom dans le paysage cinématographique français.  

Valérie Lemercier est une artiste polyvalente et ne se concentre pas seulement sur le métier d’actrice. C’est pourquoi elle s’engage dans la fonction de réalisatrice dès 1997 avec « Quadrille ». Une adaptation d’une comédie de Sacha Guitry. Elle enchaîne ensuite avec « Le Derrière » (1999), une comédie qui dénonce l’hypocrisie du politiquement correct en abordant l’homosexualité d’un père qui l’avait toujours dissimulé. Elle continue sa carrière de réalisatrice avec « 100% Cachemire » (2013), une histoire inspirée d’un fait divers. Sa dernière réalisation en date est « Marie-Francine » (2016), une comédie romantique surprenante qui aborde le thème contemporain d’une quinquagénaire qui se retrouve dans l’obligation de retourner vivre chez ses parents.  

Après avoir tourné avec le réalisateur Woody Allen dans « Coup de chance » (2023), Valérie Lemercier va maintenant figurer dans « L’Arche de Noé » (2023) de Bryan Marciano. Ce dernier, consacre son film au récit de plusieurs destins tragiques de jeunes ados LGBT+ en situation de rupture familiale. Le film est à retrouver le 22 novembre dans les salles de cinéma.  

 

Récap d’une rencontre riche en partage 

 Tout au long de cette rencontre, Valérie Lemercier a pu revenir sur des moments clés de sa carrière d’actrice et plus récemment encore, celle de réalisatrice. Contre toute attente, elle explique s’être lancée dans la réalisation par la création de publicité. Visiblement, c’est un exercice qui lui a beaucoup plus comme elle l’a expliqué et qui lui a donné l’envie de continuer dans cette voie. Valérie Lemercier a donc expliqué la complexité que cela représente de jouer et de réaliser en même temps son film. Cela nécessite obligatoirement une délégation judicieuse des tâches. Le secret pour s’en sortir réside dans la préparation méticuleuse, un processus exigeant et prolongé. S’entourer d’une bonne équipe en qui on a confiance devient crucial. En tant que réalisatrice, le choix des acteurs s’avère également déterminant pour la réussite du projet.

Par ailleurs, la contrainte et la difficulté, loin d’être des obstacles, se révèlent stimulantes, faisant de chaque obstacle un combat de plus à menerpour son projet. Cependant, il est essentiel de veiller à sa propre personne et de ne pas épuiser ses forces lors du tournage. Cela permet ainsi de préserver l’équilibre nécessaire à la bonne réalisation du film.  

Si le monde de la réalisation vous intéresse, il est possible de faire en trois ans un Bachelor Cinéma et VFX à l’ESIS. Il s’agit d’une formation complète qui offre un apprentissage polyvalent. Vous pouvez également continuer vos études toujours à l’ESIS en effectuant le Mastère Scénario et Réalisation.  

Portrait Jean-Baptiste Delafond

Publiée le 16 décembre 2024
Portrait Jean-Baptiste Delafond

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Baptiste Delafon s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ESIS au campus de Paris, passionné de cinéma et diplômé en philosophie, il s’est imposé comme un scénariste incontournable, tant pour la télévision que pour le cinéma. De Maison close à Baron Noir, il explore des univers variés, tout en collaborant étroitement avec des réalisateurs comme Thomas Kruithof et Yann Gozlan. Naviguant entre séries et longs métrages, il revendique une approche où chaque projet trouve son format idéal, tout en refusant l’étiquette de showrunner.

 

Après des études de philosophie, Jean-Baptiste Delafon, qui est très cinéphile, se tourne vers l’écriture pour le cinéma et la télévision. Il écrit quelques projets de longs métrages, qui ne se montent pas, et s’intéresse au petit écran dès le début des années 2000. « C’était une époque beaucoup moins riche qu’aujourd’hui, où il n’y avait pas encore les créations originales de Canal Plus et pas d’espace pour les séries d’auteur, alors qu’il y en avait à l’étranger, et surtout aux États-Unis », se souvient-il. « Et il y avait peu de raison d’espérer que la situation change. » En repérant les noms des sociétés de production aux génériques des séries, il inonde le marché de ses synopsis pendant plusieurs mois d’affilée. Il est alors engagé pour participer à Julie Lescaut sur TF1, puis à des polars comme PJ pour France 2. 

  

Rapidement catalogué comme auteur de séries policières, Jean-Baptiste Delafon ressent le besoin de changer de registre. « C’était le moment où Canal a lancé les créations originales », reprend-il. Il collabore à une série sur Napoléon, qui ne se concrétise pas, puis réécrit un projet dont le scénario était bancal : Maison close. Mais c’est surtout avec Baron Noir, diffusé entre 2014 et 2017, qu’il s’impose comme un formidable scénariste de séries politiques. Il collabore également à D’argent et de sang de Xavier Giannoli – autour de l’arnaque sur la taxe carbone – dont il conçoit la structure. Il enchaîne avec Une amie dévouée, adaptée du livre La Mythomane du Bataclan, avec Laure Calamy, et Merteuil, relecture des Liaisons dangereuses, interprété par Diane Kruger et Vincent Lacoste. Il vient également en renfort sur Tapie de Tristan Séguéla, pour Netflix, aux côtés d’Olivier Demangel. Se considère-t-il pour autant comme un showrunner ? « Je n’emploie pas ce terme car il s’agit d’un auteur-producteur qui a tous les pouvoirs », explique-t-il. « Il a la responsabilité de livrer la série. Une telle fonction n’existe pas en France. » 

  

Côté cinéma, il coécrit 16 ans… ou presque de Tristan Séguéla et, surtout, Les Promesses de Thomas Kruithof, thriller sociopolitique parcouru par une tension constante et superbement interprété par Reda Kateb et Isabelle Huppert. Il a tout récemment coécrit le nouveau projet de Thomas Kruithof, Les Braises, porté par Virginie Efira et Arie Worthalter, qui évoque le surgissement de la politique dans la vie d’une famille pendant le mouvement des Gilets Jaunes.  Il a par ailleurs coécrit Visions de Yann Gozlan et travaille actuellement avec le même réalisateur pour Gourou, autour d’un coach de vie qui devient gourou, interprété par Pierre Niney. « C’est formidable d’explorer des sujets en se demandant s’il correspond davantage au cinéma ou à la télévision et d’avoir la liberté de trouver, pour chaque projet, son bon format », dit-il. « Je pense qu’il y a beaucoup d’échecs parce qu’ils n’ont pas le format adapté. » Aimerait-il passer à la réalisation ? « Pas du tout. Mais s’épanouir vraiment dans ce métier suppose d’avoir de vraies complicités avec certains réalisateurs. Comme avec Thomas [Kruithof] dont je suis extrêmement proche et avec qui je parle des rushes quatre fois par jour ! Quand on a les bons interlocuteurs il n’y a pas de frustration. » 

Quels sont les bruitages iconiques utilisés dans le cinéma ?

Publiée le 24 novembre 2023
Quels sont les bruitages iconiques utilisés dans le cinéma ?

Les bruitages dans le cinéma servent à enrichir l’expérience en ajoutant une dimension sonore réaliste. Ils plongent le public dans l’univers du film, renforcent l’émotion des scènes et contribuent à créer une immersion mémorable. L’ESIS  vous propose de découvrir quelques bruitages cultes utilisés dans le cinéma jusqu’à maintenant.

 

 

 

 

 

 

Pourquoi utilise-t-on des bruitages dans le cinéma ?

Le cinéma, repose sur l’expérience sensorielle complète pour captiver et immerger le spectateur dans un monde fictif. Parmi les nombreux éléments qui contribuent à cette immersion, les bruitages jouent un rôle crucial. Ces sons, souvent sous-estimés mais extrêmement puissants, ajoutent une dimension sensorielle qui va au-delà de la simple vue, créant une expérience cinématographique riche et mémorable. 

L’utilisation de bruitages dans le cinéma sert plusieurs objectifs fondamentaux qui contribuent à améliorer l’expérience cinématographique de manière significative. Tout d’abord, l‘utilisation de bruitages dans le cinéma vise avant tout à renforcer l’immersion du public. Les bruits réalistes, qu’il s’agisse du bruissement des feuilles dans une forêt, du bourdonnement d’une rue animée ou du grondement d’un tonnerre menaçant, plongent les spectateurs au cœur de l’action. Cela crée une connexion émotionnelle plus profonde avec l’histoire et les personnages, car les sons amplifient l’environnement visuel et contribuent à la création d’une réalité cinématographique crédible. 

Par ailleurs, les bruitages sont également des outils puissants pour évoquer des émotions spécifiques. Un simple soupir, un cri strident ou le bruit de pas précipités peuvent susciter des réponses émotionnelles immédiates chez les spectateurs. Ces sons deviennent des marqueurs émotionnels, créant une ambiance qui renforce le ton du film. Par exemple, un grincement de porte peut créer une tension palpable dans un film d’horreur, tandis que le rire joyeux des enfants peut évoquer un sentiment de bonheur dans une scène plus légère. 

Ensuite, les bruitages ne servent pas seulement à renforcer l’immersion, mais ils jouent également un rôle essentiel dans la narration sonore. Ils complètent la bande sonore, fournissant des indices auditifs subtils qui guident le public à travers l’histoire. Un simple changement de ton dans le bruit ambiant peut signaler un tournant narratif, créant une anticipation chez le spectateur. 

Et puis, certains bruitages deviennent emblématiques au fil du temps et contribuent à définir l’identité culturelle d’un film. Les bruits spécifiques associés à des franchises célèbres, comme le vrombissement des sabres laser de Star Wars ou le rugissement distinctif de Godzilla, deviennent des éléments emblématiques du monde cinématographique. Ces sons deviennent non seulement reconnaissables, mais ils sont également intégrés à la culture populaire, transcendant le film lui-même. 

 

Les bruitages les plus culte qui sont utilisés dans le cinéma ! 

Il existe de nombreux bruitages emblématiques qui ont marqué l’histoire du cinéma et qui sont devenus des éléments cultes. Certains de ces bruitages sont devenus si emblématiques qu’ils sont instantanément reconnaissables et associés à des genres spécifiques, des personnages ou des franchises. Voici quelques-uns des bruitages les plus cultes utilisés dans le cinéma : 

  •  Le Cri Wilhelm : Le Cri Wilhelm est un cri d’homme utilisé de manière récurrente dans de nombreux films, souvent lorsqu’un personnage est projeté dans les airs ou subit une chute. Ce cri, mélange de douleur et de peur, possède une renommée mondiale. Il est fort probable que vous l’ayez déjà entendu, et nombreux sont ceux d’entre vous qui en connaissent déjà le nom. Son introduction remonte au film « Les Aventures du capitaine Wyatt » en 1951. Depuis, il a été réutilisé à profusion, apparaissant dans des œuvres aussi diverses que les trois volets du Seigneur des Anneaux, « Batman : Le Défi », au moins huit épisodes de Star Wars, la saga Indiana Jones, Toy Story, plusieurs films de la franchise Taxi, La Casa de Papel, ainsi que dans des jeux vidéo tels que The Witcher 3, Assassin’s Creed III, Grand Theft Auto IV et V, Red Dead Redemption et encore bien d’autres. 
  •  Le Diddy Laugh : C’est l’un des rires les plus effrayants du cinéma, ce genre de rire sinistre qu’un personnage entend lorsqu’il se trouve dans l’obscurité ou dans une situation angoissante. Cependant, il est également souvent utilisé de manière sérieuse pour représenter des enfants en train de s’amuser innocemment, sans qu’il y ait de meurtre. Son origine remonte au jeu vidéo Diddy Kong Racing, sorti en 1997, et depuis, il a été incorporé dans des films tels que Star Wars : la menace fantôme, Monstres Academy, Taken, La Mémoire dans la Peau, ainsi que dans le film d’horreur Mirrors.  
  • Le Goofy Holler : Ou, de manière plus littérale, le « cri de Dingo ». Ce son trouve son origine dans le dessin animé « La Leçon de Ski » sorti en 1941. Le « Goofy Holler » est fréquemment utilisé dans de nombreux films d’animation lorsqu’un personnage fait une chute. D’ailleurs, dans Toy Story, on peut voir Buzz l’Éclair enchaîner un Cri de Wilhelm avec un « Goofy Holler« , atteignant ainsi le summum du cliché. On le retrouve également dans des films tels que Le Roi Lion, Monstres et Compagnie, ou encore Les Gardiens de la Galaxie. 
  • Le Sifflement de Kill Bill : Le sifflement distinctif de la musique du film Kill Bill, composée par Ennio Morricone, est devenu un bruitage culte associé au personnage principal, interprété par Uma Thurman. Elle Driver se rend à l’hôpital pour assassiner Black Mamba, ses talons aiguilles résonnant sur le sol, accompagnés d’un sifflement intitulé « Twisted Nerve » qui vous hantera pendant des semaines. 
  • Le Son du TARDIS : Le son caractéristique du TARDIS, la machine à voyager dans le temps de la série britannique Doctor Who, est instantanément reconnaissable pour les fans de la série. Pour la version originale du son du TARDIS en 1963, Brian Hodgson, le compositeur a utilisé divers éléments sonores, dont le glissement d’une clé sur le manche d’une guitare basse, le frottement d’une clé sur une corde de piano, et des enregistrements électroniques modifiés. 
  • Le Bruit du T-Rex de Jurassic Park : Le rugissement menaçant du T-Rex dans Jurassic Park est un bruitage mémorable qui évoque instantanément le suspense et l’excitation dans le film. Le T-rex, le dinosaure le plus imposant, a en réalité émis la plupart de ses cris en utilisant les vocalisations dun Jack Russel. Quant à son célèbre rugissement a été modélisé sur les vocalisations d’un éléphanteau.  

Se former dans le milieu du son  

Si vous souhaitez vous orienter dans le milieu du son, l’ESIS vous propose une formation complète et immersive dans ce domaine pendant trois ans grâce au Bachelor Son et MusiqueIl est également possible de continuer ses études à l’ESIS et de s’orienter vers le Mastère Réalisation et Production Sonore. Destinés à nourrir la passion et à affiner les compétences nécessaires pour exceller dans l’industrie audio, ces parcours en alternance allient parfaitement la théorie et la pratique. 

Au cours de ces formations, les étudiants acquièrent des compétences intellectuelles et techniques qu’ils développent et perfectionnent tout au long de leur parcours et qu’ils mettront à profit dans le monde du travail. 

 

Portrait de Dany Boon

Publiée le 17 décembre 2024
Portrait de Dany Boon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dany Boon s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ESIS au campus de Paris, après des débuts difficiles comme mime de rue à Paris, il s’impose dans le one-man-show grâce à des sketchs inspirés de sa région natale. Son succès cinématographique éclate avec Bienvenue chez les Ch’tis (2008), qui bat tous les records d’audience. Acteur et réalisateur prolifique, il alterne comédies populaires et rôles plus émotionnels tout en explorant de nouveaux projets ambitieux.

Après avoir été secouriste dans le nord de la France, sa région natale, Dany Boon arrive à Paris dans les années 80, uniquement avec sa guitare sur le dos. « Ma mère, qui s’était beaucoup sacrifié pour nous, m’avait donné toutes ses économies de femme de ménage, et j’avais débarqué avec mon sac à dos et ma guitare », confie-t-il. C’est une période de galère pour le futur acteur et réalisateur : très vite endetté, il doit faire du mime de rue pour tenter de gagner sa vie. « À ce moment-là, je faisais du spectacle de rue. Du mime, le clown et de la guitare. C’était réellement compliqué parce que je n’avais pas un radis et que je devais de l’argent à tout le monde. » Après deux années particulièrement difficiles, il commence enfin à sortir la tête de l’eau lorsqu’il est engagé comme dessinateur pour des films d’animation. « J’ai commencé à rembourser mes dettes. Mais rien ne se concrétisait sur le plan artistique. Je n’étais jamais pris dans les castings et je me faisais jeter partout. » 

  

C’est en écrivant des sketchs, inspirés par son observation de la vie quotidienne et sa région natale, qu’il entame sa carrière. En effet, repéré par Patrick Sébastien, il se produit sur scène, tout en faisant de la musique et en prêtant sa voix à des spots publicitaires. Au début des années 90, ses spectacles de one-man-show connaissent enfin le succès, mais ses prestations au cinéma ne sont guère remarquées. Il faut attendre Joyeux Noël (2005) de Christian Carion pour que son rôle à contre-emploi, dans un registre plus émotionnel, lui vaille une nomination au César. On le retrouve en ami encombrant de Daniel Auteuil dans Mon meilleur ami (2006) de Patrice Leconte, puis il adapte une de ses pièces pour le cinéma avec La Maison du bonheur (2006), sa première réalisation. Deux ans plus tard, avec son deuxième long métrage, Bienvenue chez les Ch’tis, il bat tous les records du box-office en dépassant les 20 millions d’entrées ! (et même 26 millions dans le monde). « C’était un beau cadeau de la vie », reconnaît-il. « Je crois que c’est ce que raconte le film – au moment où il est sorti – sur la fraternité, sur le souci de l’autre, qui en explique le succès. Contrairement aux comédies hollywoodiennes qui mettent en avant la réussite professionnelle, je voulais parler d’un simple facteur – et j’ai dû me battre pour convaincre les producteurs de me suivre ! » D’ailleurs, une fois le film achevé, la production mène une étude de public et explique à Dany Boon qu’il ne plaira pas aux moins de 30 ans ! 

  

Désormais, tout le monde veut tourner avec Dany Boon et celui-ci est à l’affiche de plusieurs productions ambitieuses comme De l’autre côté du lit (2009) avec Sophie Marceau, Le Code a changé (2009) de Danièle Thompson et le très remarqué Micmacs à tire-larigot (2009) de Jean-Pierre Jeunet. Côté réalisation, il signe Rien à déclarer (2011), autour des relations parfois tendues entre douaniers belges et français, où il donne la réplique à Benoît Poelvoorde. Même s’il ne renoue pas avec un succès comparable à Bienvenue chez les Ch’tis, le film enregistre plus de 8 millions de billets vendus ! En 2014, il réalise la comédie Supercondriaque, où il retrouve son partenaire Kad Merad, et dépasse les 5 millions d’entrées. Ce qui ne l’empêche pas de jouer pour d’autres metteurs en scène, de Lolo (2015) de Julie Delpy, où il est savoureux en provincial qui débarque à Paris dans un milieu qui ne lui fait pas de cadeau, à Radin ! (2016) de Fred Cavayé, où il est tout aussi irrésistible en avare pathologique.  

  

En 2018, il réalise La Ch’tite famille où il égratigne les préjugés sur le nord et tourne en dérision le milieu ultra-snob des architectes. Très émouvant dans Une belle course (2022) de Christian Carion, aux côtés de Line Renaud, sa « maman de cinéma », il est épatant en entrepreneur marseillais dans Mon crime (2023) de François Ozon. « J’étais ravi et flatté », reprend Dany Boon en évoquant sa participation au film. « J’aime le cinéma d’Ozon. Même si j’ai toujours une petite appréhension. Est-ce qu’on m’appelle pour les bonnes raisons ? Est-ce que je corresponds au rôle ? Je lis le scénario, je trouve ça intelligent et drôle, dans la lignée de Huit femmes et Potiche. » Puis, il signe La Vie pour de vrai, où il retrouve Kad Merad et accueille une nouvelle venue dans son univers : Charlotte Gainsbourg. Cette année, il a accompagné le premier long métrage de Laurence Arné, La Famille Hennedricks, road-trip sensible et drôle, autour des familles recomposées. « J’ai commencé par suivre les différentes versions du scénario et j’ai soutenu Laurence dans son projet d’écriture et de réalisation de premier film. J’ai aimé la manière dont elle en parlait, ce qu’elle voulait en faire, et je trouve qu’elle a un talent d’écriture et de réalisatrice », conclut-il. 

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