Découvrez Valérie Lemercier à travers une rencontre professionnelle signée ESIS

Publiée le 16 November 2023
Découvrez Valérie Lemercier à travers une rencontre professionnelle signée ESIS

Les étudiants de l’ESIS sont habitués. Tous les mois une personnalité du monde du cinéma, des vfx, du son ou de la musique est invitée sur le campus pour une rencontre professionnelle. Cette fois-ci, c’est l’actrice et réalisatrice Valérie Lemercier qui s’est livrée à l’exercice. Il s’agit d’un échange et d’un partage vraiment enrichissant pour les élèves qui ont découvert les dessous du métier de réalisatrice et d’actrice.

Retour sur la carrière d’exception de Valérie Lemercier  

Valérie Lemercier se passionne très tôt pour le cinéma, les comédies en tout genre et l’humour de manière générale. À 18 ans, elle arrive à Paris après avoir suivi les cours du Conservatoire de Rouen, commencé à l’âge de 14 ans. Pendant cette période, elle cumule plusieurs emplois tout en arrivant à perfectionner sa formation théâtrale.  

C’est en 1988 que l’opportunité se présente enfin avec le réalisateur Jean-Michel Ribes, qui lui confie le rôle de Lady Palace dans la brillante série “Palace”. Cette série a eu un franc succès sur la chaîne Canal Plus lors de sa sortie. Grâce à son interprétation mémorable d’une grande bourgeoise coincée, Valérie Lemercier conquiert alors rapidement le cœur du public français dans les films “Milou en mai” (1990) de Louis Malle, “L’Opération Corned-Beef” (1991) de Jean-Marie Poiré, et bien évidemment dans “Les Visiteurs” (1993) du même réalisateur. Sa prestation inoubliable en tant que Béatrice de Montmirail, une comtesse maniérée, lui vaut le César du meilleur second rôle en 1994. De ce fait, Valérie Lemercier a continué d’interpréter des rôles de bourgeoise autoritaire dans des comédies tels que “Neuilly sa mère !” (2008) de Gabriel Julien-Laferrière, “Le Petit Nicolas” (2010) de Laurent Tirard, et “Bienvenue à bord” (2011) d’Éric LavaineTous ces films comiques lui ont permis de devenir une actrice iconique de renom dans le paysage cinématographique français.  

Valérie Lemercier est une artiste polyvalente et ne se concentre pas seulement sur le métier d’actrice. C’est pourquoi elle s’engage dans la fonction de réalisatrice dès 1997 avec “Quadrille”. Une adaptation d’une comédie de Sacha Guitry. Elle enchaîne ensuite avec “Le Derrière” (1999), une comédie qui dénonce l’hypocrisie du politiquement correct en abordant l’homosexualité d’un père qui l’avait toujours dissimulé. Elle continue sa carrière de réalisatrice avec “100% Cachemire” (2013), une histoire inspirée d’un fait divers. Sa dernière réalisation en date est “Marie-Francine” (2016), une comédie romantique surprenante qui aborde le thème contemporain d’une quinquagénaire qui se retrouve dans l’obligation de retourner vivre chez ses parents.  

Après avoir tourné avec le réalisateur Woody Allen dans “Coup de chance” (2023), Valérie Lemercier va maintenant figurer dans “L’Arche de Noé” (2023) de Bryan Marciano. Ce dernier, consacre son film au récit de plusieurs destins tragiques de jeunes ados LGBT+ en situation de rupture familiale. Le film est à retrouver le 22 novembre dans les salles de cinéma.  

 

Récap d’une rencontre riche en partage 

 Tout au long de cette rencontre, Valérie Lemercier a pu revenir sur des moments clés de sa carrière d’actrice et plus récemment encore, celle de réalisatrice. Contre toute attente, elle explique s’être lancée dans la réalisation par la création de publicité. Visiblement, c’est un exercice qui lui a beaucoup plus comme elle l’a expliqué et qui lui a donné l’envie de continuer dans cette voie. Valérie Lemercier a donc expliqué la complexité que cela représente de jouer et de réaliser en même temps son film. Cela nécessite obligatoirement une délégation judicieuse des tâches. Le secret pour s’en sortir réside dans la préparation méticuleuse, un processus exigeant et prolongé. S’entourer d’une bonne équipe en qui on a confiance devient crucial. En tant que réalisatrice, le choix des acteurs s’avère également déterminant pour la réussite du projet.

Par ailleurs, la contrainte et la difficulté, loin d’être des obstacles, se révèlent stimulantes, faisant de chaque obstacle un combat de plus à menerpour son projet. Cependant, il est essentiel de veiller à sa propre personne et de ne pas épuiser ses forces lors du tournage. Cela permet ainsi de préserver l’équilibre nécessaire à la bonne réalisation du film.  

Si le monde de la réalisation vous intéresse, il est possible de faire en trois ans un Bachelor Cinéma et VFX à l’ESIS. Il s’agit d’une formation complète qui offre un apprentissage polyvalent. Vous pouvez également continuer vos études toujours à l’ESIS en effectuant le Mastère Scénario et Réalisation.  

Portrait Jean-Baptiste Delafond

Publiée le 16 December 2024
Portrait Jean-Baptiste Delafond

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Baptiste Delafon s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ESIS au campus de Paris, passionné de cinéma et diplômé en philosophie, il s’est imposé comme un scénariste incontournable, tant pour la télévision que pour le cinéma. De Maison close à Baron Noir, il explore des univers variés, tout en collaborant étroitement avec des réalisateurs comme Thomas Kruithof et Yann Gozlan. Naviguant entre séries et longs métrages, il revendique une approche où chaque projet trouve son format idéal, tout en refusant l’étiquette de showrunner.

 

Après des études de philosophie, Jean-Baptiste Delafon, qui est très cinéphile, se tourne vers l’écriture pour le cinéma et la télévision. Il écrit quelques projets de longs métrages, qui ne se montent pas, et s’intéresse au petit écran dès le début des années 2000. « C’était une époque beaucoup moins riche qu’aujourd’hui, où il n’y avait pas encore les créations originales de Canal Plus et pas d’espace pour les séries d’auteur, alors qu’il y en avait à l’étranger, et surtout aux États-Unis », se souvient-il. « Et il y avait peu de raison d’espérer que la situation change. » En repérant les noms des sociétés de production aux génériques des séries, il inonde le marché de ses synopsis pendant plusieurs mois d’affilée. Il est alors engagé pour participer à Julie Lescaut sur TF1, puis à des polars comme PJ pour France 2. 

  

Rapidement catalogué comme auteur de séries policières, Jean-Baptiste Delafon ressent le besoin de changer de registre. « C’était le moment où Canal a lancé les créations originales », reprend-il. Il collabore à une série sur Napoléon, qui ne se concrétise pas, puis réécrit un projet dont le scénario était bancal : Maison close. Mais c’est surtout avec Baron Noir, diffusé entre 2014 et 2017, qu’il s’impose comme un formidable scénariste de séries politiques. Il collabore également à D’argent et de sang de Xavier Giannoli – autour de l’arnaque sur la taxe carbone – dont il conçoit la structure. Il enchaîne avec Une amie dévouée, adaptée du livre La Mythomane du Bataclan, avec Laure Calamy, et Merteuil, relecture des Liaisons dangereuses, interprété par Diane Kruger et Vincent Lacoste. Il vient également en renfort sur Tapie de Tristan Séguéla, pour Netflix, aux côtés d’Olivier Demangel. Se considère-t-il pour autant comme un showrunner ? « Je n’emploie pas ce terme car il s’agit d’un auteur-producteur qui a tous les pouvoirs », explique-t-il. « Il a la responsabilité de livrer la série. Une telle fonction n’existe pas en France. » 

  

Côté cinéma, il coécrit 16 ans… ou presque de Tristan Séguéla et, surtout, Les Promesses de Thomas Kruithof, thriller sociopolitique parcouru par une tension constante et superbement interprété par Reda Kateb et Isabelle Huppert. Il a tout récemment coécrit le nouveau projet de Thomas Kruithof, Les Braises, porté par Virginie Efira et Arie Worthalter, qui évoque le surgissement de la politique dans la vie d’une famille pendant le mouvement des Gilets Jaunes.  Il a par ailleurs coécrit Visions de Yann Gozlan et travaille actuellement avec le même réalisateur pour Gourou, autour d’un coach de vie qui devient gourou, interprété par Pierre Niney. « C’est formidable d’explorer des sujets en se demandant s’il correspond davantage au cinéma ou à la télévision et d’avoir la liberté de trouver, pour chaque projet, son bon format », dit-il. « Je pense qu’il y a beaucoup d’échecs parce qu’ils n’ont pas le format adapté. » Aimerait-il passer à la réalisation ? « Pas du tout. Mais s’épanouir vraiment dans ce métier suppose d’avoir de vraies complicités avec certains réalisateurs. Comme avec Thomas [Kruithof] dont je suis extrêmement proche et avec qui je parle des rushes quatre fois par jour ! Quand on a les bons interlocuteurs il n’y a pas de frustration. » 

Les Spielberg qui n’ont pas un rond, comment financer son film ?

Publiée le 7 June 2025
Les Spielberg qui n’ont pas un rond, comment financer son film ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors, vous rêvez de réaliser LE film qui fera vibrer le monde, mais votre portefeuille ressemble plus à un désert aride qu’à Hollywood Boulevard? Pas de panique ! Financer un film, c’est un peu comme un jeu de stratégie où chaque pièce compte.

  • Le financement perso : vous êtes votre premier producteur

Oui, la base c’est vous. Si vous avez de l’argent de côté, c’est le moment de le sortir (ou de gratter votre livret A). Autofinancer son film, c’est la preuve que l’on croit à fond dans son projet. Attention : on n’est pas obligé de vendre sa console ou sa voiture. Le cinéma, ce n’est pas une question de sacrifice extrême (enfin, pas tout le temps).

  • Les amis, la famille, les cagnottes…la solidarité, ça paie !

Famille & amis : souvent prêts à filer un coup de main.

Crowdfunding (Ulule, KissKissBankBank, Kickstarter, Kagnotte, Lydia, HelloAssos…) : la méthode 2.0 où vous présentez votre projet et les gens qui adorent peuvent vous donner de l’argent, une bonne technique pour créer une communauté et valider une idée. Mais ça demande du travail pour convaincre et partager partout.

  • Les aides publiques : vive la collectivité !

En France, de nombreuses aides sont disponibles pour soutenir le cinéma. Le Centre National du Cinéma (CNC) accompagne les projets à toutes les étapes : premiers films, développement, production, et bien plus encore.

Les régions et collectivités locales proposent des subventions attractives pour encourager les tournages sur leur territoire. À l’échelle européenne, des dispositifs comme le programme MEDIA viennent renforcer ce soutien aux films européens.

Ces aides sont précieuses, mais il faut savoir faire preuve de patience, préparer soigneusement son dossier et surtout soigner son pitch pour maximiser ses chances.

  • Les producteurs : les investisseurs du rêve

Un producteur, c’est un peu le banquier du cinéma… mais en plus cool (en principe). Il investit, organise la production et espère que votre film rencontrera le succès.

Trouver un producteur, c’est souvent passer par des pitchs, des festivals et des réseaux professionnels. Ils veulent être convaincus que vous maîtrisez votre projet, alors préparez-vous à montrer que vous avez une vraie vision.

Mais restez vigilant : le monde du cinéma peut aussi réserver des pièges, alors méfiez-vous des arnaques !

  • La prévente et les partenariats : vendre l’avenir

Vous pouvez aussi vendre les droits de diffusion de votre film à une chaîne TV ou une plateforme avant même qu’il soit fini (ou commencé). C’est la prévente. Et puis, pourquoi ne pas chercher des partenariats avec des marques ou des institutions ? Parfois, elles sponsorisent votre film en échange de visibilité.

Lelia Tostivint

Quels sont les bruitages iconiques utilisés dans le cinéma ?

Publiée le 24 November 2023
Quels sont les bruitages iconiques utilisés dans le cinéma ?

Les bruitages dans le cinéma servent à enrichir l’expérience en ajoutant une dimension sonore réaliste. Ils plongent le public dans l’univers du film, renforcent l’émotion des scènes et contribuent à créer une immersion mémorable. L’ESIS  vous propose de découvrir quelques bruitages cultes utilisés dans le cinéma jusqu’à maintenant.

 

 

 

 

 

 

Pourquoi utilise-t-on des bruitages dans le cinéma ?

Le cinéma, repose sur l’expérience sensorielle complète pour captiver et immerger le spectateur dans un monde fictif. Parmi les nombreux éléments qui contribuent à cette immersion, les bruitages jouent un rôle crucial. Ces sons, souvent sous-estimés mais extrêmement puissants, ajoutent une dimension sensorielle qui va au-delà de la simple vue, créant une expérience cinématographique riche et mémorable. 

L’utilisation de bruitages dans le cinéma sert plusieurs objectifs fondamentaux qui contribuent à améliorer l’expérience cinématographique de manière significative. Tout d’abord, l‘utilisation de bruitages dans le cinéma vise avant tout à renforcer l’immersion du public. Les bruits réalistes, qu’il s’agisse du bruissement des feuilles dans une forêt, du bourdonnement d’une rue animée ou du grondement d’un tonnerre menaçant, plongent les spectateurs au cœur de l’action. Cela crée une connexion émotionnelle plus profonde avec l’histoire et les personnages, car les sons amplifient l’environnement visuel et contribuent à la création d’une réalité cinématographique crédible. 

Par ailleurs, les bruitages sont également des outils puissants pour évoquer des émotions spécifiques. Un simple soupir, un cri strident ou le bruit de pas précipités peuvent susciter des réponses émotionnelles immédiates chez les spectateurs. Ces sons deviennent des marqueurs émotionnels, créant une ambiance qui renforce le ton du film. Par exemple, un grincement de porte peut créer une tension palpable dans un film d’horreur, tandis que le rire joyeux des enfants peut évoquer un sentiment de bonheur dans une scène plus légère. 

Ensuite, les bruitages ne servent pas seulement à renforcer l’immersion, mais ils jouent également un rôle essentiel dans la narration sonore. Ils complètent la bande sonore, fournissant des indices auditifs subtils qui guident le public à travers l’histoire. Un simple changement de ton dans le bruit ambiant peut signaler un tournant narratif, créant une anticipation chez le spectateur. 

Et puis, certains bruitages deviennent emblématiques au fil du temps et contribuent à définir l’identité culturelle d’un film. Les bruits spécifiques associés à des franchises célèbres, comme le vrombissement des sabres laser de Star Wars ou le rugissement distinctif de Godzilla, deviennent des éléments emblématiques du monde cinématographique. Ces sons deviennent non seulement reconnaissables, mais ils sont également intégrés à la culture populaire, transcendant le film lui-même. 

 

Les bruitages les plus culte qui sont utilisés dans le cinéma ! 

Il existe de nombreux bruitages emblématiques qui ont marqué l’histoire du cinéma et qui sont devenus des éléments cultes. Certains de ces bruitages sont devenus si emblématiques qu’ils sont instantanément reconnaissables et associés à des genres spécifiques, des personnages ou des franchises. Voici quelques-uns des bruitages les plus cultes utilisés dans le cinéma : 

  •  Le Cri Wilhelm : Le Cri Wilhelm est un cri d’homme utilisé de manière récurrente dans de nombreux films, souvent lorsqu’un personnage est projeté dans les airs ou subit une chute. Ce cri, mélange de douleur et de peur, possède une renommée mondiale. Il est fort probable que vous l’ayez déjà entendu, et nombreux sont ceux d’entre vous qui en connaissent déjà le nom. Son introduction remonte au film “Les Aventures du capitaine Wyatt” en 1951. Depuis, il a été réutilisé à profusion, apparaissant dans des œuvres aussi diverses que les trois volets du Seigneur des Anneaux, “Batman : Le Défi”, au moins huit épisodes de Star Wars, la saga Indiana Jones, Toy Story, plusieurs films de la franchise Taxi, La Casa de Papel, ainsi que dans des jeux vidéo tels que The Witcher 3, Assassin’s Creed III, Grand Theft Auto IV et V, Red Dead Redemption et encore bien d’autres. 
  •  Le Diddy Laugh : C’est l’un des rires les plus effrayants du cinéma, ce genre de rire sinistre qu’un personnage entend lorsqu’il se trouve dans l’obscurité ou dans une situation angoissante. Cependant, il est également souvent utilisé de manière sérieuse pour représenter des enfants en train de s’amuser innocemment, sans qu’il y ait de meurtre. Son origine remonte au jeu vidéo Diddy Kong Racing, sorti en 1997, et depuis, il a été incorporé dans des films tels que Star Wars : la menace fantôme, Monstres Academy, Taken, La Mémoire dans la Peau, ainsi que dans le film d’horreur Mirrors.  
  • Le Goofy Holler : Ou, de manière plus littérale, le “cri de Dingo”. Ce son trouve son origine dans le dessin animé “La Leçon de Ski” sorti en 1941. Le “Goofy Holler” est fréquemment utilisé dans de nombreux films d’animation lorsqu’un personnage fait une chute. D’ailleurs, dans Toy Story, on peut voir Buzz l’Éclair enchaîner un Cri de Wilhelm avec un “Goofy Holler“, atteignant ainsi le summum du cliché. On le retrouve également dans des films tels que Le Roi Lion, Monstres et Compagnie, ou encore Les Gardiens de la Galaxie. 
  • Le Sifflement de Kill Bill : Le sifflement distinctif de la musique du film Kill Bill, composée par Ennio Morricone, est devenu un bruitage culte associé au personnage principal, interprété par Uma Thurman. Elle Driver se rend à l’hôpital pour assassiner Black Mamba, ses talons aiguilles résonnant sur le sol, accompagnés d’un sifflement intitulé “Twisted Nerve” qui vous hantera pendant des semaines. 
  • Le Son du TARDIS : Le son caractéristique du TARDIS, la machine à voyager dans le temps de la série britannique Doctor Who, est instantanément reconnaissable pour les fans de la série. Pour la version originale du son du TARDIS en 1963, Brian Hodgson, le compositeur a utilisé divers éléments sonores, dont le glissement d’une clé sur le manche d’une guitare basse, le frottement d’une clé sur une corde de piano, et des enregistrements électroniques modifiés. 
  • Le Bruit du T-Rex de Jurassic Park : Le rugissement menaçant du T-Rex dans Jurassic Park est un bruitage mémorable qui évoque instantanément le suspense et l’excitation dans le film. Le T-rex, le dinosaure le plus imposant, a en réalité émis la plupart de ses cris en utilisant les vocalisations dun Jack Russel. Quant à son célèbre rugissement a été modélisé sur les vocalisations d’un éléphanteau.  

Se former dans le milieu du son  

Si vous souhaitez vous orienter dans le milieu du son, l’ESIS vous propose une formation complète et immersive dans ce domaine pendant trois ans grâce au Bachelor Son et MusiqueIl est également possible de continuer ses études à l’ESIS et de s’orienter vers le Mastère Réalisation et Production Sonore. Destinés à nourrir la passion et à affiner les compétences nécessaires pour exceller dans l’industrie audio, ces parcours en alternance allient parfaitement la théorie et la pratique. 

Au cours de ces formations, les étudiants acquièrent des compétences intellectuelles et techniques qu’ils développent et perfectionnent tout au long de leur parcours et qu’ils mettront à profit dans le monde du travail. 

 

Portrait de Dany Boon

Publiée le 17 December 2024
Portrait de Dany Boon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dany Boon s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ESIS au campus de Paris, après des débuts difficiles comme mime de rue à Paris, il s’impose dans le one-man-show grâce à des sketchs inspirés de sa région natale. Son succès cinématographique éclate avec Bienvenue chez les Ch’tis (2008), qui bat tous les records d’audience. Acteur et réalisateur prolifique, il alterne comédies populaires et rôles plus émotionnels tout en explorant de nouveaux projets ambitieux.

Après avoir été secouriste dans le nord de la France, sa région natale, Dany Boon arrive à Paris dans les années 80, uniquement avec sa guitare sur le dos. « Ma mère, qui s’était beaucoup sacrifié pour nous, m’avait donné toutes ses économies de femme de ménage, et j’avais débarqué avec mon sac à dos et ma guitare », confie-t-il. C’est une période de galère pour le futur acteur et réalisateur : très vite endetté, il doit faire du mime de rue pour tenter de gagner sa vie. « À ce moment-là, je faisais du spectacle de rue. Du mime, le clown et de la guitare. C’était réellement compliqué parce que je n’avais pas un radis et que je devais de l’argent à tout le monde. » Après deux années particulièrement difficiles, il commence enfin à sortir la tête de l’eau lorsqu’il est engagé comme dessinateur pour des films d’animation. « J’ai commencé à rembourser mes dettes. Mais rien ne se concrétisait sur le plan artistique. Je n’étais jamais pris dans les castings et je me faisais jeter partout. » 

  

C’est en écrivant des sketchs, inspirés par son observation de la vie quotidienne et sa région natale, qu’il entame sa carrière. En effet, repéré par Patrick Sébastien, il se produit sur scène, tout en faisant de la musique et en prêtant sa voix à des spots publicitaires. Au début des années 90, ses spectacles de one-man-show connaissent enfin le succès, mais ses prestations au cinéma ne sont guère remarquées. Il faut attendre Joyeux Noël (2005) de Christian Carion pour que son rôle à contre-emploi, dans un registre plus émotionnel, lui vaille une nomination au César. On le retrouve en ami encombrant de Daniel Auteuil dans Mon meilleur ami (2006) de Patrice Leconte, puis il adapte une de ses pièces pour le cinéma avec La Maison du bonheur (2006), sa première réalisation. Deux ans plus tard, avec son deuxième long métrage, Bienvenue chez les Ch’tis, il bat tous les records du box-office en dépassant les 20 millions d’entrées ! (et même 26 millions dans le monde). « C’était un beau cadeau de la vie », reconnaît-il. « Je crois que c’est ce que raconte le film – au moment où il est sorti – sur la fraternité, sur le souci de l’autre, qui en explique le succès. Contrairement aux comédies hollywoodiennes qui mettent en avant la réussite professionnelle, je voulais parler d’un simple facteur – et j’ai dû me battre pour convaincre les producteurs de me suivre ! » D’ailleurs, une fois le film achevé, la production mène une étude de public et explique à Dany Boon qu’il ne plaira pas aux moins de 30 ans ! 

  

Désormais, tout le monde veut tourner avec Dany Boon et celui-ci est à l’affiche de plusieurs productions ambitieuses comme De l’autre côté du lit (2009) avec Sophie Marceau, Le Code a changé (2009) de Danièle Thompson et le très remarqué Micmacs à tire-larigot (2009) de Jean-Pierre Jeunet. Côté réalisation, il signe Rien à déclarer (2011), autour des relations parfois tendues entre douaniers belges et français, où il donne la réplique à Benoît Poelvoorde. Même s’il ne renoue pas avec un succès comparable à Bienvenue chez les Ch’tis, le film enregistre plus de 8 millions de billets vendus ! En 2014, il réalise la comédie Supercondriaque, où il retrouve son partenaire Kad Merad, et dépasse les 5 millions d’entrées. Ce qui ne l’empêche pas de jouer pour d’autres metteurs en scène, de Lolo (2015) de Julie Delpy, où il est savoureux en provincial qui débarque à Paris dans un milieu qui ne lui fait pas de cadeau, à Radin ! (2016) de Fred Cavayé, où il est tout aussi irrésistible en avare pathologique.  

  

En 2018, il réalise La Ch’tite famille où il égratigne les préjugés sur le nord et tourne en dérision le milieu ultra-snob des architectes. Très émouvant dans Une belle course (2022) de Christian Carion, aux côtés de Line Renaud, sa « maman de cinéma », il est épatant en entrepreneur marseillais dans Mon crime (2023) de François Ozon. « J’étais ravi et flatté », reprend Dany Boon en évoquant sa participation au film. « J’aime le cinéma d’Ozon. Même si j’ai toujours une petite appréhension. Est-ce qu’on m’appelle pour les bonnes raisons ? Est-ce que je corresponds au rôle ? Je lis le scénario, je trouve ça intelligent et drôle, dans la lignée de Huit femmes et Potiche. » Puis, il signe La Vie pour de vrai, où il retrouve Kad Merad et accueille une nouvelle venue dans son univers : Charlotte Gainsbourg. Cette année, il a accompagné le premier long métrage de Laurence Arné, La Famille Hennedricks, road-trip sensible et drôle, autour des familles recomposées. « J’ai commencé par suivre les différentes versions du scénario et j’ai soutenu Laurence dans son projet d’écriture et de réalisation de premier film. J’ai aimé la manière dont elle en parlait, ce qu’elle voulait en faire, et je trouve qu’elle a un talent d’écriture et de réalisatrice », conclut-il. 

Portrait Pascal Elbé

Publiée le 17 December 2025
Portrait Pascal Elbé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pascal Elbé s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ESIS au campus de Paris.

Issu d’un milieu modeste, Pascal Elbé grandit à Strasbourg. C’est là qu’un jour, à 16 ans, il découvre Tartuffe de Molière au théâtre, avec Gérard Depardieu dans le rôle-titre. C’est une révélation ! Il sera, lui aussi, comédien. « Comme dans Billy Elliot, à la fin du premier cours de théâtre, j’ai traversé un pont en courant », dit-il. « Tout d’un coup, j’étais animé par quelque chose de nouveau. » Dès son bac en poche, il débarque à Paris où il commence par enchaîner les petits boulots, sans jamais renoncer à son rêve. C’est pourtant l’écriture qui lui ouvre les portes du milieu du théâtre, avec Charité bien ordonnée (1992), monté avec succès au mythique Splendid, et Tout baigne ! (1995), mis en scène au Café de la Gare.

La même année, il fait ses premiers pas au cinéma dans Fallait pas ! (1995) de Gérard Jugnot, aux côtés de Jean Yanne. Mais c’est avec Père et fils (2003) de Michel Boujenah, dont il coécrit le scénario, qu’il se fait connaître du grand public et qu’il est nommé au César du meilleur espoir masculin. L’occasion, aussi, d’y côtoyer le grand Philippe Noiret. « Après, on n’a pas envie de tomber dans une forme de médiocrité », confie-t-il. Il enchaîne plusieurs comédies, comme L’Amour aux trousses (2004) et Le Cactus (2005), sans négliger d’autres genres comme le polar avec Les Mauvais joueurs (2005). Il continue son travail de scénariste en coécrivant Mauvaise foi (2006) de son ami Roschdy Zem, dont il est également interprète.

En 2009, il passe à la réalisation avec Tête de turc, remarquable film noir à résonance sociale et politique, dans un registre qu’on n’attendait pas forcément de sa part. « Je ne supporte pas les étiquetages », poursuit-il. Inspiré d’un fait divers tragique, ce premier long métrage nourrit une réflexion citoyenne nécessaire. En 2015, avec Je compte sur vous, il signe un thriller autour de Gilbert Chikli, maître de l’arnaque téléphonique en Israël. « Cette affaire m’avait interpelé », dit-il. « J’ai trouvé l’homme plein de charme, assez brillant, avec un charisme fou. J’ai tout de suite vu la malice dans son regard et le danger qui pouvait en découler. » Devant la caméra, Pascal Elbé s’amuse aussi à jouer avec son image en interprétant le compagnon de Lambert Wilson dans Comme les autres et en passant d’un registre à l’autre, de la comédie comme Tout pour plaire (2004) au drame comme Le Fils de l’autre (2012) et 24 jours, la vérité sur l’affaire Ilan Halimi (2014).

Il revient à la réalisation avec On est fait pour s’entendre (2021) en puisant cette fois dans sa propre histoire. En effet, diagnostiqué malentendant à 42 ans, il a d’abord du mal à accepter cette nouvelle réalité : « Je l’ai mal vécu parce qu’on est atteint dans son orgueil, dans sa dignité. Parce qu’on est diminué », reconnaît-il. Mais il n’est pas du genre à s’apitoyer sur son sort. Bien au contraire, faisant preuve d’une formidable autodérision, il signe une comédie romantique, marquée par le cinéma italien, qui fait mouche. Quatre ans plus tard, il signe La Bonne étoile, autour d’un personnage de déserteur, lâche et bourré de préjugés antisémites, pendant la Seconde Guerre mondiale, qui rappelle La Vie est belle de Roberto Benigni. « Ma référence, c’est le cinéma italien, et j’ai toujours aimé convoquer l’émotion si je peux enchaîner avec une vanne et un trait d’humour, ce qui était déjà le cas dans On est fait pour s’entendre », conclut-il. « Je suis sensible à cette pudeur italienne qui permet de dire des choses fortes, sans gêner le spectateur. »

Les anecdotes des meilleures chansons de Noël !

Publiée le 21 December 2023
Les anecdotes des meilleures chansons de Noël !

Les chansons de Noël captivent par leur charme intemporel, évoquant la magie des traditions et des moments partagés. Leurs mélodies empreintes de nostalgie créent une atmosphère chaleureuse, propice à la connexion émotionnelle avec nos proches. En résumé, l’amour pour ces chants réside dans leur pouvoir de réveiller la joie, de perpétuer les souvenirs et de célébrer l’esprit festif qui unit les générations.l’ESIS, vous partage les anecdotes des chansons de Noël les plus connues ! 

 

Les cinq chansons les plus écoutées en période de fêtes sont… 

 

  • All I Want for Christmas Is You – Mariah Carey :  

Publié le 1er novembre 1994, “All I Want For Christmas Is You” s’est démarqué en tant que premier single de l’album “Merry Christmas”, lancé sous la prestigieuse bannière de Columbia Records. Mariah Carey et Walter Afanasieff ont conjointement écrit cette chanson en à peine 15 minutes. En 2019, Mariah Carey a révélé à Entertainment Weekly : “J’avais déjà écrit la majeure partie de la chanson, et nous avons travaillé sur le pont et l’avons produite ensemble.” La composition de la chanson a eu lieu en août, à une époque où Mariah Carey était initialement sceptique quant à l’idée de sortir un album de Noël, qu’elle considérait comme peu compatible avec sa carrière.  

 

  • Last Christmas – Wham! :  

“Last Christmas” de Wham! est l’une des chansons de Noël les plus emblématiques des années 1980, et elle est toujours très populaire aujourd’hui. L’anecdote de cette chansons emblématique concerne cette foisci le tournage du clip ! George Michael s’est impliqué de manière significative dans la réalisation du clip, prenant soin de sélectionner minutieusement les objets de décoration et les tenues portées par les acteurs pour capturer l’atmosphère recherchée. Cela s’est déroulé malgré des conditions peu confortables : le chalet où se déroule l’intrigue, baptisé “Tita“, n’avait pas été chauffé avant l’arrivée de l’équipe. Pour éviter de tomber malade, le casting se réfugiait entre les prises dans un appartement voisin !  

 

  • Jingle Bell Rock – Bobby Helms : 

Jingle Bell Rock de Bobby Helms demeure l’une des chansons de Noël américaines les plus célèbres de tous les temps. Cette interprétation emblématique du classique de Noël a été créée et diffusée il y a plus de six décennies, apparaissant juste quelques jours avant Noël 1957.Les esprits créatifs derrière cette mélodie festive étaient le professionnel des relations publiques Joseph Carleton Beal et le directeur de publicité James RossBoothe. Toutefois, selon une entrevue de 1986, Helms a affirmé avoir apporté une contribution significative à la chanson, bien qu’il n’ait pas été officiellement crédité. À l’origine, Jingle Bell Rock ne comportait pas de “pont”, mais Helms a révélé qu’il avait rédigé celui qui a finalement été inclus dans la version finale, comprenant les lignes mémorables What abright time /it’s the right time / To rock the nightaway“. 

 

  • Let It Snow ! – Dean Martin : 

Après des décennies de diffusion sur les ondes pendant la période de Noël, la reprise de « Let It Snow » par Dean Martin a finalement intégré le Top 100 du classement Billboard en 2018. C’était la première fois en 49 ans qu’une chanson de Dean Martin figurait dans cette liste, la précédente étant « I Takea Lot of Pride in What I Am » en 1969. À ce moment-là, Martin était à seulement huit ans de surpasser le record de Louis Prima pour le plus long écart entre les succès du Hot 100, qui s’étendait sur une période de 57 ans. Ironiquement, “Let It Snow !” a été écrite pendant une vague de chaleur estivale en juillet 1945. Les paroles ont été écrites par Sammy Cahn, et la musique a été composée par Jule Styne. Ils ont imaginé la chanson comme une façon de se rafraîchir mentalement en pensant à la neige pendant une journée chaude d’été. 

 

  • It’s the Most Wonderful Time of the Year – Andy Williams :  

Parmi les chansons de Noël, certaines ont résisté à l’épreuve du temps pour devenir de véritables classiques. L’une d’entre elles est “It’s the Most Wonderful Time of the Year“.  

Cette chanson a été enregistrée pour la première fois par le célèbre chanteur américain Andy Williams. Cependant, avant de devenir le symbole de Noël que nous connaissons et apprécions tous, cette mélodie a débuté dans l’obscurité.Le titre a été écrit par Edward Pola et George Wyle, et Andy Williams l’a interprété pour la première fois sur son album de Noël intitulé “The Andy Williams Christmas Album”. Sorti en 1963, l’album a rencontré un véritable succès, propulsant la chanson à la notoriété publique. Williams a su insuffler vie à la mélodie avec sa voix chaleureuse et son style inimitable, faisant ainsi de “It’s the Most Wonderful Time of the Year” un classique instantané de la saison des fêtes. 

 

Se former pour le milieu de la musique  

 

Si votre ambition est de vous plonger pleinement dans l’univers de la musique, l’ESIS offre une formation approfondie et immersive de trois ans à travers le Bachelor Son et Musique. Cette expérience englobante vous permettra d’explorer les multiples facettes du domaine sonore. De plus, vous avez la possibilité de poursuivre votre cursus à l’ESIS pour deux ans en vous orientant vers le Mastère Réalisation et Production Sonore. 

Conçus pour nourrir votre passion et perfectionner les compétences indispensables à une réussite dans l’industrie audio, ces parcours en alternance se distinguent par leur équilibre entre théorie et pratique. L’école ESIS dispose également d’un matériel de haute qualité pour permettre aux étudiants de se professionnaliser davantage et de répondre aux nouveaux besoins du marché du travail. 

Portrait de Laurence Arné

Publiée le 19 December 2024
Portrait de Laurence Arné

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laurence Arné s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ESIS au campus de Paris, passionnée de scène, elle se fait remarquer dès 2006 avec son spectacle Quelle conne, révélant un style percutant et plein d’humour. Après des débuts au cinéma et à la télévision dans WorkinGirls, elle collabore avec Dany Boon et s’impose comme actrice et autrice de talent. En 2023, elle réalise La Famille Hennedricks, une comédie inspirée des familles recomposées, mêlant réalisme et légèreté.

Après des études de sciences économiques, de communication d’entreprise et de sociologie, Laurence Arné s’installe à Paris où elle se consacre à sa vraie passion : la scène. Elle suit des cours de chant, de danse et de théâtre et même de one-man-show ! En 2006, à seulement 24 ans, elle se lance sur scène avec un spectacle solo, intitulé Quelle conne, où elle révèle un style énergique et un vrai talent pour croquer des portraits de femmes qui jouent sur les clichés. 

  

Très vite, elle fait ses premiers pas au cinéma dans L’Amour, c’est mieux à deux (2009), où elle campe la meilleure copine de Virginie Efira, sous la direction de… Dominique Farrugia ! Elle enchaîne avec Moi, Michel G, milliardaire, maître du monde (2010), toujours réalisé par Farrugia. Mais c’est avec son rôle de DRH un rien nymphomane dans la série humoristique WorkinGirls, sur Canal Plus, qu’elle s’impose auprès du public. En 2015, elle crée – et interprète – une série de pastilles de 4 minutes, Filles d’aujourd’hui, qui pastiche les rubriques de magazines féminins détaillant la journée-type de femmes très à l’aise dans leur époque.  

  

Un an plus tard, elle partage l’affiche avec Dany Boon dans Radin !, puis, en 2018, dans La Ch’tite famille, où elle campe une architecte d’intérieur ultra-snob qui se retrouve confrontée à la famille un rien encombrante de son compagnon et associé. « On est tombés amoureux en travaillant », confie Laurence Arné en parlant de Dany Boon. « Il y a une vraie complicité artistique entre nous, et c’est formidable. Je suis très chanceuse. » 

  

On retrouve Laurence Arné dans Une affaire française, autour du meurtre du petit Grégory, puis dans 8 rue de l’Humanité, qu’elle coécrit, sous la direction de Dany Boon. Depuis longtemps taraudée par le désir de passer à la réalisation, elle s’inspire de sa propre histoire et de la problématique des familles recomposées, sous forme de comédie. « J’ai commencé à écrire le scénario seule pendant un an et demi, puis j’ai fait une consultation avec Sara Wikler qui a mené un travail analytique sur les personnages et les enjeux », raconte-t-elle. « Elle dit toujours qu’une comédie doit avoir la même intensité narrative qu’un thriller. J’ai donc quasiment effectué un travail thérapeutique sur chacun des personnages pour qu’il n’y ait rien d’artificiel et que les bascules de conscience soient toutes légitimes. J’aime le cinéma qui me raconte des histoires crédibles et contemporaines. Quand ce n’est pas suffisamment réaliste, je me détache de l’histoire. J’ai besoin de croire profondément au parcours des protagonistes. » Road-movie ébouriffant, La Famille Hennedricks parle aussi de musique qui soude les membres de cette famille aussi improbable qu’attachante. « En écrivant le film, j’ai souvent pensé que la famille était comme un groupe de rock. Chacun doit trouver son instrument, sa voix, faire ses gammes, se mettre au diapason des uns et des autres, trouver un tempo commun pour enfin créer l’harmonie. Mais il faut aussi accepter les fausses notes car elles donnent tellement de charme à une famille ! », conclut-elle. 

Portrait Franzo Curcio

Publiée le 3 February 2026
Portrait Franzo Curcio

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Franzo Curcio s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ESIS au campus de Paris.

D’origine italienne, Franzo Curcio vit à Paris depuis une vingtaine d’années et s’intéresse au cinéma depuis le lycée. Pendant ses études de sciences politiques, à Rome, il entreprend un mémoire autour de la propagande du fascisme pendant la Seconde Guerre mondiale et de l’instrumentalisation du cinéma comme outil de communication de masse. Quand il arrive en France, on lui propose de travailler sur le régime de Vichy, mais il comprend qu’il n’a pas vocation à rester enfermé dans une bibliothèque. Il commence à effectuer des stages dans le cinéma et, grâce à une rencontre avec une directrice de casting, il devient assistant casting pendant trois ans. « Je ne savais pas faire grand-chose », confie-t-il, « mais j’avais beaucoup de volonté et d’envie. » Au bout de trois ans, il travaille seul, d’abord sur Musée haut, musée bas (2007) de Jean-Michel Ribes, puis sur l’ensemble des réalisations de Mathieu Amalric et le dernier opus d’Alain Corneau, Crime d’amour en 2009. Il a également collaboré avec Paul Verhoeven (Benedetta, 2021) ou Xavier Giannoli (Illusions perdues, 2021, et son prochain film, Les Rayons et les ombres).

Très vite, Franzo Curcio se spécialise dans les seconds rôles. « Les premiers rôles m’intéressent moins car, avec les seconds rôles, on a un rapport direct avec le réalisateur », dit-il. « Pour les premiers rôles, il y a un grand nombre d’intervenants décisionnaires comme les chaînes de télé et la marge de manœuvre est beaucoup plus étroite. » Pour le directeur de casting, son métier ne se conçoit qu’en allant voir les comédiens au théâtre et au cinéma. « C’est une histoire de terrain », confirme-t-il.

S’il n’est pas fermé à la comédie, ses rencontres l’ont poussé à travailler surtout pour des films d’auteur. « Je n’ai pas de chapelle, et c’est le hasard qui m’a guidé sur ce chemin », reprend-il. « Ce sont des boîtes de production ou des réalisateurs qui me contactent et c’est comme ça que je me suis retrouvé à travailler sur une certaine typologie de films. » C’est ainsi que Franzo Curcio collabore régulièrement avec Edouard Baer, Valeria Bruni-Tedeschi ou Nadav Lapid. De même, il n’a participé qu’à deux séries, l’une signée Xavier Durringer et la seconde Laurent Tuel. « Il y a encore une séparation assez stricte entre le cinéma et la télévision », regrette-t-il. Ce qui ne l’empêche pas de rester extrêmement actif et sollicité…

Cinéma : Retour sur 10 personnalités marquantes de 2023

Publiée le 12 December 2023
Cinéma : Retour sur 10 personnalités marquantes de 2023

L’industrie cinématographique est en constante évolution, chaque année apportant son lot de réalisateurs talentueux, d’acteurs et d’actrices exceptionnels ou de producteurs visionnaires. L’ESIS vous présente des personnalités ayant contribué à faire de 2023 une année mémorable pour le cinéma. 

 

 

 

 

 

 

Les 10 personnalités marquantes de cette année

  • Denis Villeneuve

Denis Villeneuve, producteur, réalisateur et scénariste a captivé les cinéphiles du monde entier avec son adaptation épique du roman de science-fiction “Dune”. Le film a reçu des éloges pour sa réalisation audacieuse et sa mise en scène visuellement époustouflante. La vision unique de Villeneuve a indéniablement laissé une empreinte durable sur le cinéma de 2023.

  • Zendaya

Zendaya, cette actrice, productrice, mannequin, danseuse et chanteuse a brillé en 2023, avec des rôles principaux dans des productions telles que la série à succès “Euphoria” et le film “Dune”. Grâce à sa polyvalence et à son talent, elle est devenue l’une des actrices les plus en vue de cette année.

  • Florence Pugh

Cette année Florence Pugh, cette actrice a continué à se démarquer grâce à sa performance dans “Don’t Worry Darling”. Son charme et son talent lui ont assuré une place de choix dans l’industrie du cinéma.

  • Taika Waititi 

En 2023, Taika Waititi, réalisateur, acteur et scénariste, a encore une fois ébloui avec ‘Next Goal Wins‘, un film comique et sportif inspiré d’une histoire vraie. Sa capacité à créer des univers comiques et captivants est indéniable. 

  • Kristen Stewart 

Kristen Stewart, actrice, réalisatrice et interprète américaine a été saluée pour sa performance dans “Spencer”, où elle a incarné la princesse Diana. La manière dont elle s’est transformée dans ce rôle a été l’un des moments marquants de cette année. 

  • Wes Anderson 

Wes Anderson a continué à nous émerveiller avec son film “Asteroid City”. Son style visuel unique et son sens de l’humour ont fait de lui l’un des réalisateurs les plus reconnaissables de l’industrie en 2023. 

  • Mahershala Ali 

Mahershala Ali, cet acteur a continué à impressionner avec sa performance dans “Swan Song”. Son talent pour incarner des personnages complexes font d’elle une des révélations de cette année. 

  • Quentin Tarantino 

Quentin Tarantino a peut-être annoncé sa retraite en tant que réalisateur, mais il a marqué 2023 avec “Once Upon a Time in Hollywood – The Novel”.  

  • Joaquin Phoenix 

Joaquin Phoenix, acteur, producteur et musicien a de nouveau étonné le public avec ses performances. Son rôle dans “C’mon C’mon” a montré sa sensibilité et son talent pour incarner des personnages complexes. 

 

Se lancer dans les métiers du cinéma avec l’ESIS 

Avez-vous également envie de laisser votre empreinte dans le monde du cinéma ?  L’ESIS propose un Bachelor Cinéma et VFX en prise avec la réalité des métiers du cinéma et des effets spéciaux délivrant un diplôme européen. Il est possible de poursuivre sa formation à l’ESIS sur un Mastère « Scénario réalisation » ou un Mastère en communication et production cinématographique. Ces formations délivrent des titres RNCP de niveau 6 et forment les futurs acteurs de l’industrie cinématographique et arme les étudiants pour s’intégrer à un secteur dynamique et créatif, de la phase de scénarisation qui initie un film jusqu’aux problématiques de réalisation.  

Et vous quelles sont les personnalités du cinéma qui vous ont marqué en 2023 ?  

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