Les 6 Tendances Cinématographiques en 2024

Publiée le 26 January 2024
Les 6 Tendances Cinématographiques en 2024

L’industrie cinématographique a toujours été à la pointe de l’innovation, cherchant constamment à repousser les limites de la créativité et de la technologie pour offrir au public des expériences cinématographiques inoubliables.
l’ESIS, l’École Supérieure du Cinéma, du Son et de la Musique vous présente les 6 tendances cinématographiques pour l’année 2024.

 

 

 

 

 

 

 

L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (IA) AU SERVICE DE LA CRÉATIVITÉ

L’intelligence artificielle fait des percées majeures dans l’industrie cinématographique de 2024. Des algorithmes d’Intelligence artificielle sont utilisés pour analyser d’énormes ensembles de données cinématographiques, aidant les scénaristes à développer des intrigues captivantes et des personnages complexes. Cette innovation accélère le processus créatif et ouvre la porte à de nouvelles expérimentations narratives.

 

EXPÉRIENCES CINÉMATOGRAPHIQUES HOLOGRAPHIQUES

La technologie holographique transforme la manière dont les spectateurs interagissent avec les films en 2024. L’introduction de salles de projection holographique permet aux spectateurs de plonger dans des récits tridimensionnels, qui brouillent les frontières entre la réalité et la fiction. Les cinéastes exploitent cette innovation pour créer des mondes cinématographiques aussi surréalistes qu’inoubliables.

 

DISTRIBUTION CINÉMATOGRAPHIQUE BASÉE SUR LA BLOCKCHAIN

Une blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations sans autorité centrale, et cette technologie perturbe le modèle traditionnel de distribution cinématographique. En 2024, les cinéastes commencent à utiliser des plateformes basées sur la blockchain pour distribuer et monétiser leurs œuvres directement auprès du public, éliminant ainsi les intermédiaires. Cette innovation offre un plus grand contrôle aux créateurs tout en garantissant une rémunération équitable.

 

EXPÉRIENCES CINÉMATOGRAPHIQUES INTERACTIVES

Le cinéma interactif prend son envol en 2024. Les cinéastes explorent des expériences narratives basées sur le choix du spectateur, où ce dernier peut prendre des décisions cruciales tout au long de l’histoire. Cette innovation transforme les spectateurs de simples observateurs en participants actifs, renforçant l’engagement et la possibilité de revoir le film pour explorer différentes voies narratives.

 

DÉCORS VIRTUELS HYPERRÉALISTES

Grâce aux avancées de la réalité augmentée et des graphismes générés par ordinateur, les décors virtuels atteignent un niveau de réalisme inégalé en 2024. Les cinéastes peuvent désormais tourner des scènes dans des environnements fantastiques sans quitter le studio, économisant ainsi du temps et des ressources. Cette innovation élargit les possibilités de narration et de création de mondes cinématographiques uniques.

 

L’ÉVOLUTION DES PLATEFORMES DE STREAMING

L’évolution des plateformes de streaming est en constante évolution et domine de plus en plus le marché. L’une des tendances les plus marquantes de l’évolution du streaming en 2024 est la montée en puissance des productions originales exclusives, allant des films aux séries télévisées en passant par les documentaires. Cette stratégie vise à fidéliser les abonnés en offrant un contenu exclusif et de qualité, tout en renforçant l’identité et la marque de chaque plateforme. En contrepartie, les salles de cinéma cherchent aujourd’hui à se réinventer en offrant des expériences cinématographiques uniques et immersives.

 

SE FORMER AUX MÉTIERS DU CINÉMA

Vous souhaitez intégrer une formation dans le domaine du cinéma ? L’ESIS propose diverses formations comme un BTS Métiers de l’Audiovisuel en alternance. Ce BTS propose 4 Options avec une Option Montage et Post-Production, une Option Gestion de Production, une Option Image et une Option Son.

L’ESIS propose aussi un Bachelor Cinéma et VFX ainsi que trois Mastères dont un Mastère Scénario et Réalisation et un Mastère Communication et Production Cinématographique.

Portrait Matthieu Delaporte et Alexandre De La Patellière

Publiée le 14 January 2025
Portrait Matthieu Delaporte et Alexandre De La Patellière

Matthieu Delaporte & Alexandre De La Patellière

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le célèbre duo Matthieu Delaporte & Alexandre De La Patellière s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ESIS au campus de Paris. 

Fils de médecin, Matthieu Delaporte suit des études d’histoire à la Sorbonne, puis un cursus à Sciences-Po Paris dans l’optique de tenter les concours administratifs. Mais il ne tarde pas à s’apercevoir que cette voie n’est pas pour lui. « Il ne m’a fallu que deux jours de cours pour réaliser que je me fourvoyais », confie-t-il. C’est l’écriture qui le tente vraiment et, dès cette époque, une histoire le hante – celle d’un garçon qui cherche à se suicider et qui est interrompu par son voisin. « Le pitch était assez simple : mon personnage tentait de se tuer, mais une musique de Daniel Guichard, provenant de l’appartement d’à côté, l’en empêchait. Il toquait à la porte de son voisin pour lui expliquer qu’on ne peut pas se supprimer en écoutant ce genre de chanson. S’ensuivait une discussion sur la variété française, l’importance de la musique, le sens de la vie… », se souvient Matthieu Delaporte.  Un argument qu’il reprendra dans sa pièce, 1h22 avant la fin, montée en 2022.

 

De son côté, Alexandre De La Patellière, fils du réalisateur Denys de La Patellière (à qui on doit plusieurs classiques du cinéma français comme Du rififi à Paname et Le Tatoué), s’essaie très tôt à l’écriture avec deux épisodes de la série Maigret. Puis, il pilote le développement des longs métrages d’une société de production. Au milieu des années 1990, il fait la connaissance de Matthieu avec qui il noue une solide amitié. Âgés d’environ 25 ans, ils commencent à écrire pour Canal Plus – l’un pour Karl Zéro, l’autre pour Dominique Farrugia – avant de travailler sur des projets de commande. « Nous avons appris le métier en travaillant à la commande sur des projets de studio », se souvient Alexandre de La Patellière. « Nous étions parfois consternés du résultat. » C’est grâce au producteur Aton Soumache qu’ils écrivent alors à deux un ambitieux long métrage d’animation, intitulé Renaissance (2004), plongeant le spectateur dans un Paris futuriste. Même si le film se solde par un échec relatif, ils enchaînent avec une comédie à petit budget, La Jungle (2006), réunissant deux acteurs débutants, Guillaume Gallienne et Patrick Mille.

 

En 2010, Matthieu et Alexandre signent leur première pièce de théâtre, Le Prénom, qui connaît un immense succès. L’idée d’un prénom polémique pour un futur enfant, qui cristallise des conflits souterrains au sein d’une bande d’amis, permet aux deux auteurs d’aborder les rancœurs non dites, le rôle assigné à chacun dans un groupe, les préjugés de classe – et, surtout, de susciter les rires du public grâce à des situations et des répliques devenues cultes. Matthieu intervient : « C’est comme dans un repas de famille, vous passez sans cesse du coq à l’âne. Nous venons tous les deux de familles très politisées où l’engueulade est un sport hebdomadaire. Dans une engueulade, on se chauffe, puis ça se détend, ça devient un peu mou. » Alexandre renchérit : « Nous avions envie de nous promener entre les humeurs et que les spectateurs venus voir cette histoire de prénom se demandent ce qu’il se passe quand elle est réglée au bout de 30 minutes. Puis qu’ils commencent à se dire que tout ça pourrait mal finir. » Le triomphe est tel qu’ils décident de porter la pièce à l’écran en 2011. Nouveau succès. Le secret de leur écriture conjointe ? « L’ennemi, au théâtre, c’est le bavardage. Pour que ça reste à l’os, il vaut mieux construire ensemble et se séparer les scènes », note Alexandre. Et Matthieu d’acquiescer : « La musique du dialogue est personnelle. Elle vient mieux seul qu’à deux. On commence par construire le chemin de fer de la pièce ensemble pendant des mois sans rentrer dans le dialogue. Sinon ce n’est plus la narration qui guide la pièce mais ce sont des scènes. Et c’est plus dur d’abandonner un dialogue qu’une idée de dialogue. »

 

Si Matthieu réalise seul Un illustre inconnu (2013), captivante réflexion sur l’identité portée par un extraordinaire Kassovitz, les deux hommes coécrivent le diptyque Papa ou Maman (2015-2016), irrésistible comédie du remariage, réalisé par Martin Bourboulon et produit par Dimitri Rassam. L’occasion de conforter les liens entre les deux auteurs, le réalisateur et le producteur dans une combinaison gagnante. C’est ainsi que Matthieu et Alexandre signent Le Meilleur reste à venir (2019), comédie dépressive, interprétée par Patrick Bruel et Fabrice Luchini – et produite par Rassam –, autour de deux amis d’enfance qui décident de tout plaquer pour vivre intensément ce qu’ils croient être les derniers mois de leur vie. Trois ans plus tard, ils s’attellent à l’adaptation des Trois Mousquetaires, projet également produit par Rassam et réalisé par Bourboulon. Cette fresque qui rappelle le cinéma de Philippe de Broca et de Jean-Paul Rappeneau séduit largement le public. Mais c’est avec Le Comte de Monte Cristo que les deux auteurs parviennent au sommet de leur art, réunissant qualité de l’écriture, souffle romanesque, inventivité de la mise en scène et intelligence de la direction d’acteurs. Triomphe critique et public – le film dépasse les 9 millions d’entrées malgré sa durée de 3 heures –, Monte Cristo a déjà conquis la critique américaine. Sans jamais se reposer sur leurs lauriers, Matthieu Delaporte et Alexandre De La Patellière se sont déjà remis au travail pour leur nouveau projet : Les Rois Maudits

Tennis & Cinéma : Love, Game… Action ! 🎾

Publiée le 12 August 2025
Tennis & Cinéma : Love, Game… Action ! 🎾

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On a eu la chance d’être invités aux Trophées Clarins 2025, cet événement où le sport rencontre la transpiration et où l’on crie “Allez !” comme si notre vie en dépendait. Entre raquettes et passion, ça nous a donné envie de parler du tennis au cinéma, et surtout de célébrer les femmes qui ont frappé fort sur grand écran. Parce que oui, dans le tennis comme dans le cinéma, les joueuses ne sont pas là pour faire de la figuration.

🎬 Challengers : le film qui fait monter la température sur le court

Sorti en 2024, Challengers est un film réalisé par Luca Guadagnino, connu pour ses œuvres sensuelles et esthétiques. Le film met en scène Tashi Duncan (interprétée par Zendaya), une ancienne prodige du tennis devenue coach, qui se retrouve au cœur d’un triangle amoureux avec son mari Art Donaldson (Mike Faist) et son ancien petit ami Patrick Zweig (Josh O’Connor). Le tout se déroule dans l’univers compétitif du tennis, avec des matchs tendus et des émotions à fleur de peau.

Zendaya apporte à Tashi une intensité rare : chaque regard, chaque mouvement est chargé de sens. Elle ne se contente pas de jouer une sportive ; elle fait vibrer la fragilité, les doutes et la rage intérieure de son personnage. Sa prestation a été saluée pour son authenticité, prouvant qu’elle peut porter un film entier sur ses épaules, avec finesse et puissance. Le personnage de Tashi a marqué les esprits car elle est vraie. Pas un cliché de la femme “forte” invincible, mais une femme avec des contradictions, qui doute, qui aime, qui se bat. Tashi, c’est aussi la représentation d’une nouvelle génération de femmes dans le sport et au cinéma, qui refuse les cases et les limites.

Le film a été salué pour sa direction artistique et sa bande-son électro signée Trent Reznor et Atticus Ross, qui ajoute une dimension supplémentaire aux scènes de match. Cependant, certains critiques ont estimé que le film manquait de profondeur émotionnelle et se contentait de survoler les thèmes abordés.

🎾 Le tennis au cinéma : une histoire de passion et de rivalité

Le tennis a inspiré de nombreux films au fil des ans. Parmi les plus célèbres, on peut citer :

  • Battle of the Sexes (2017) : ce film raconte le match historique entre Billie Jean King et Bobby Riggs, mettant en lumière les enjeux de genre dans le sport.
  • Borg vs McEnroe (2017) : un drame psychologique qui explore la rivalité intense entre les deux légendes du tennis.
  • King Richard (2021) : l’histoire inspirante de Richard Williams, le père des célèbres sœurs Williams, qui a guidé ses filles vers le sommet du tennis mondial.

Ces films montrent que le tennis n’est pas seulement une question de raquette et de balle, mais aussi de stratégie, de psychologie et de détermination.

Invitation aux Trophées Clarins 2025

Et maintenant, imaginez-vous sur le terrain en terre battue des Trophées Clarins 2025, un événement prestigieux qui célèbre le tennis féminin. C’est l’occasion rêvée de croiser des stars du tennis, de discuter stratégie de jeu et de partager des anecdotes croustillantes sur les matchs mémorables.

Les Trophées Clarins ne célèbrent pas seulement les performances, ils soutiennent aussi la promotion du tennis féminin et encouragent la prochaine génération à se dépasser, avec passion et fair-play. Que vous soyez fan, joueuse, ou simplement curieux·se, c’est une occasion unique de plonger dans l’univers du tennis avec style et bonne humeur.

En résumé, le tennis au cinéma, c’est bien plus que des échanges de balles : c’est une métaphore de la vie, avec ses hauts, ses bas, ses rebonds et ses smashs. Alors, que vous soyez fan de tennis ou de cinéma, n’hésitez pas à vous laisser emporter par la passion et l’émotion que ces films ont à offrir.

Lelia Tostivint

Comment Créer un Bon Personnage pour son Scénario ?

Publiée le 28 January 2024
Comment Créer un Bon Personnage pour son Scénario ?

Quand on entreprend l’écriture d’un scénario, il est crucial de concevoir des personnages mémorables et captivants afin de susciter l’intérêt du public et insuffler de la vie à l’intrigue. Un bon personnage est celui qui évolue au fil de l’intrigue, qui suscite l’empathie du public et qui contribue à rendre le récit crédible et stimulant.

L’ESIS, l’École Supérieure du Cinéma, du Son et de la Musique te donne quelques conseils pratiques pour écrire des personnages riches et authentiques qui marqueront les esprits.

 

 

 

 

 

 

Une psychologie profonde

Un personnage bien développé possède une psychologie complexe et nuancée. L’ESIS vous conseille de prendre le temps de comprendre les motivations, les peurs, les désirs et les conflits internes de votre personnage. Quelles sont ses aspirations profondes ? Quels événements de son passé ont façonné sa personnalité ? En explorant ces aspects, vous créerez des personnages plus réalistes et plus intéressants pour votre histoire.

 

Des objectifs clairs et motivants

Il est préférableque chaque personnage soit poussé avoir des objectifs clairs et motivants qui le poussent à agir tout au long du récit. Ces objectifs peuvent être externes (comme sauver le monde) ou internes (comme surmonter une peur ou une faiblesse personnelle). Les objectifs bien définis donnent à votre personnage un but à atteindre et créent des conflits captivants qui alimentent l’intrigue de l’histoire

 

Des personnages complexes et multidimensionnels

Les personnages les plus mémorables sont souvent ceux qui possèdent des traits contradictoires et qui évoluent au fil de l’histoire. Par exemple, un héros courageux peut également avoir des moments de doute ou de faiblesse, ce qui le rend plus humain et plus accessible pour le public.

 

Le dialogue pour révéler la personnalité des personnages

Le dialogue est un outil puissant pour révéler la personnalité des personnages. Vous pouvez l’utiliser pour montrer leur style de langage, leur sens de l’humour, leurs valeurs et leurs croyances. Les répliques,authentiques et cohérentes avec la personnalité du personnage, permettront de renforcer les caractérisations et les rendront plus mémorables pour le public.

 

Intégrer des Défis et des Conflits

Les meilleurs personnages sont souvent confrontés à des défis et des conflits qui mettent à l’épreuve leurs compétences, leurs valeurs et leur résilience. Ces épreuves permettent de révéler leur véritable nature et de montrer leur évolution au cours du récit. Les défis auxquels vos personnages sont confrontés sont à la fois crédibles et significatifs, afin de maintenir l’intérêt du public.

 

Rendre les Personnages Humains et Imprévisibles

Les humains sont complexes et imprévisibles, et les personnages peuvent donc l’être aussi. L’intégration de moments de vulnérabilité, d’ambiguïté et de surprise pourra rendre vos personnages plus authentiques et plus captivants. Il est possible de défier les attentes du public et de prendre des risques narratifs pour créer des personnages inoubliables.

 

Désirez-vous créer votre propre scénario ?

L’ESIS propose un Mastère Scénario réalisation de deux ans en alternance ouvert aux titulaires d’un titre de niveau Bac +3 (ou équivalent). Deux autres Mastère sont proposés dont un Mastère Réalisation et Production Sonore et un Mastère Communication et Production Cinématographique. Il est également possible d’intégrer l’école après le Bac en BTS Métiers de l’Audiovisuel avec quatre options au choix dont l’Option Montage et Post-Production, l’Option Gestion de Production, l’Option Image et l’Option Son. L’ESIS propose également un Bachelor Cinéma et VFX ainsi qu’un Bachelor Son et Musique.

“Coco” et la Magie du Día de los Muertos : Entre Mémoire et Cinéma

Publiée le 25 November 2024
“Coco” et la Magie du Día de los Muertos : Entre Mémoire et Cinéma

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand on parle du Día de los Muertos, difficile de ne pas penser à Coco, ce chef-d’œuvre signé Pixar qui a su capturer l’essence même de cette fête unique. Avec ses couleurs vibrantes, ses personnages attachants, et sa manière de parler de la mémoire et de la famille, le film a touché des millions de cœurs. Mais qu’est-ce qui rend le Día de los Muertos si captivant pour le cinéma ? Pourquoi cette fête, à la fois joyeuse et mélancolique, inspire-t-elle tant d’histoires et d’images inoubliables ?

Le Día de los Muertos (Jour des Morts) n’est pas une fête triste, loin de là. Elle célèbre la mémoire des êtres chers qui nous ont quittés, avec l’idée que, pendant deux jours, leurs âmes reviennent nous rendre visite. Des autels décorés de fleurs orange (cempasúchil), des plats délicieux comme le pan de muerto, et des crânes en sucre colorés créent une ambiance joyeuse et émouvante.

C’est une fête où la mort n’est pas vue comme une fin, mais comme une partie intégrante de la vie. Et cette philosophie, qui mélange amour, tradition, et un peu de magie, est au cœur de Coco.

Dans Coco, Miguel, un jeune garçon passionné de musique, se retrouve transporté dans le monde des morts après avoir accidentellement brisé une tradition familiale. Il découvre un univers éclatant où les défunts continuent de vivre, tant qu’ils ne sont pas oubliés par les vivants. Ce monde est une explosion de couleurs, avec des ponts de pétales de fleurs, des bâtiments lumineux, et des personnages squelettes pleins de vie.

La beauté de Coco, ce n’est pas seulement son esthétique (même si, soyons honnêtes, c’est une claque visuelle ). C’est surtout son message. La mémoire, c’est ce qui nous lie. Tant que nous nous souvenons de nos proches, ils continuent de vivre à travers nous (n’est-ce pas réconfortant?).  La chanson “Remember Me” (Recuérdame), chantée dans plusieurs moments clés du film, incarne parfaitement cette idée. Elle passe de chanson joyeuse à berceuse déchirante, tout en gardant ce fil conducteur : ne pas oublier.

Pourquoi le cinéma adore le Día de los Muertos ?

Le Día de los Muertos est un trésor visuel : des couleurs vives, des autels ornés, des crânes décorés… Ce mélange entre tradition et esthétisme spectaculaire est un rêve pour les cinéastes. Le Día de los Muertos parle d’amour, de liens familiaux, et de la mémoire. Peu importe d’où l’on vient, ces thèmes résonnent chez tout le monde. Et puis, contrairement à Halloween ou d’autres traditions, le Día de los Muertos ne met pas en avant la peur ou l’effroi, mais la célébration. La mort n’y est pas un tabou, mais un moment pour rire, se souvenir, et partager.

Si Coco a été applaudi pour son respect des traditions mexicaines, il pose une question importante : comment représenter une culture riche et spécifique sans dénaturer son essence ? Comment raconter des histoires inspirées par des cultures spécifiques sans les réduire à des clichés ou les exploiter ? Peut-on rendre hommage sans s’approprier ? Une chose est sûre : cela demande du respect, de l’écoute, et un véritable amour pour ce que l’on cherche à raconter (et pas que chatgpt!).

Notre TOP 10 

Publiée le 8 July 2025
Notre TOP 10 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Comte de Monte-Cristo

Alors oui, c’est un classique ! On en parle encore, mais franchement, qui n’est pas fier d’un excellent film français ? Avec Pierre Niney qui incarne à merveille Edmond Dantès, cet ange de l’injustice et de la vengeance, le jeu des acteurs.ices est tout simplement époustouflant.

La photographie, magnifiquement travaillée, et la bande-son qui vous coupe le souffle, ajoutent à l’intensité du film. Franchement, le film produit par Chapter 2 (les producteurs des Trois Mousquetaires) est une véritable œuvre authentique. On voyage non seulement avec les personnages, mais aussi à travers les paysages splendides de la France !

Anora

Un Pretty Woman revisité, mais dans une version plus réaliste et sombre. Un sujet qu’on connaît bien, mais qui, étonnamment, ne nous lasse jamais. Le film prend son temps, tout en étant dynamique, et ça, on adore. Un jeu de couleurs saisissant, oscillant entre euphorie et réalisme, amour et illusion, liberté et responsabilité. Ce film ne se contente pas de mélanger les couleurs, il fusionne aussi les langues, les univers, tout en offrant une direction artistique et un personnage principal profondément complexes. Un film qui a marqué le Festival de Cannes en 2024 et puis, il fallait bien inclure un film Le Pacte.

Thunderbolts*

Les anti-héros, ça fonctionne. Pourquoi ? Parce qu’ils sont humains, avec des défauts. Ce film aborde la santé mentale et est sorti pendant le mois dédié à cette cause. Thunderbolts* réunit plus qu’une équipe mais une famille. Avec des scènes d’action dignes des anciens Marvels, des personnages plus complexes, et une bande-son absolument folle (Bucky a enfin trouvé sa musique de super-héros). Alors oui, c’est un film de super-héros, mais c’est surtout un film qui fait du bien et nous rappelle que l’on n’est pas seuls.

La Plus Précieuse des Marchandises

Réalisé par Michel Hazanavicius, ce film est une œuvre d’animation bouleversant sur la Seconde Guerre mondiale. Adapté du roman de Jean-Claude Grumberg, il raconte l’histoire de deux êtres qui tentent de se protéger dans un monde dévasté. Il touche à l’innocence même, un enfant un être à protéger. Avec une cinématographie poignante et une bande-son inoubliable, le film nous touche profondément. Porté par des voix comme celles de Jean-Louis Trintignant et Dominique Blanc, il rappelle l’importance du souvenir. Un film essentiel, qui mérite sa place.

Mémoires d’un escargot (Memoir of a Snail)

Réalisé par Adam Elliot, ce film d’animation en pâte à modeler casse les codes. Ce long-métrage australien, destiné à un public adulte, raconte l’histoire de Grace Pudel, une jeune femme solitaire passionnée d’escargots, qui trouve un nouvel élan après la perte de son père et la séparation avec son frère jumeau, grâce à sa rencontre avec Pinky, une octogénaire excentrique. Le film se distingue par son esthétique unique, mêlant minimalisme et folie. Mémoires d’un escargot est une exploration touchante de la résilience humaine et de la quête de soi. Un film profondément émouvant, qui s’impose comme un chef-d’œuvre.

Dragons

Si vous avez aimé l’animation, vous allez adorer le live action. Il a été placé ici pour sa prouesse technique, avec des VFX et des effets spéciaux parfaitement réussis. Les dragons sont incroyablement réalistes. Visuellement époustouflant, le film nous plonge dans un univers où la mythologie nordique se mêle à l’amitié. La séquence de vol est parfaitement réalisée, offrant un bel hommage à l’original. La bande-son originale reste aussi puissante que jamais. Un excellent remake live action, fidèle à l’animation (en même temps même réalisateur, Dean DeBlois), qui parvient à séduire aussi bien les adultes que les enfants. Preuve qu’il est possible de réussir un remake tout en restant fidèle à l’œuvre d’origine.

Beetlejuice Beetlejuice

He’s back ! Que ce soit avec son univers déjanté ou sa direction artistique ultra-colorée, Tim Burton ne cache pas son talent. L’humour noir et les situations absurdes sont bien présents ! On retrouve des clins d’œil au premier film, une musique électro-gothique et, bien sûr, le style Burton qui nous fait vivre dans son monde décalé de morts-vivants. Les acteurs du premier film sont de retour, avec en prime la talentueuse Jenna Ortega. Michael Keaton est plus que parfait dans son rôle, et la magnifique Winona Ryder ajoute une touche magique. Un vrai délice, à la fois étrange et captivant. On a hâte de découvrir le prochain opus pour clore cette saga !

Partir Un Jour

Ce film d’Amélie Bonnin met l’accent sur l’aventure humaine et l’évasion. Partir Un Jour raconte l’histoire d’une jeune femme en quête de sens qui décide de tout quitter pour partir à l’aventure. Entre paysages désertiques et forêts luxuriantes, la caméra capte chaque émotion, chaque souffle de vent. Un appel à l’évasion et à la recherche de soi, soutenu par une bande-son envoûtante qui vous prend aux tripes. Un court-métrage devenu film, qui raconte plus qu’il en y parait, un film qui se fait se demander “Qu’est-ce que je veux vraiment ? “

Superman

Dans une version plus humaine et plus colorée du super-héros classique, James Gunn rend hommage aux comics de Stan Lee. Ce n’est pas seulement un super-héros américain, mais un être plus vulnérable, qui aspire à la paix pour tous. Lois Lane, avec son caractère bien trempé, apporte une vraie touche de fraîcheur. Le film est un véritable cri de liberté, un mélange de punk rock, d’espoir et d’humanité. Et si vous aimez les chiens, vous allez adorer Krypto. Quant à la musique de Hans Zimmer, elle transforme chaque instant en un moment intemporel !

L’Amour Ouf

L’Amour dans tous ses états, mais version 2025 ! Réalisée par Gilles Lellouche, L’Amour Ouf est une comédie romantique qui déconstruit les clichés. L’histoire est à la fois drôle et d’une sincérité qui touche profondément. Encore un film d’amour ? Non, un film avec une vraie cinématographie, une direction artistique soignée, des plans qui feront rêver certains d’entre vous, et des couleurs pleine de sens. Les plans-séquences sont d’une grande finesse et, surtout, le film respecte à la fois les spectateurs cinéphiles et ceux qui ne le sont pas.

Lelia Tostivint

Qu’est-ce que la spatialisation audio ?

Publiée le 4 February 2024
Qu’est-ce que la spatialisation audio ?

L’industrie cinématographique est en constante évolution, cherchant toujours à repousser les limites de l’immersion et de l’expérience sensorielle pour le public. Parmi les nombreuses avancées technologiques, la spatialisation audio émerge comme un outil puissant pour enrichir l’expérience cinématographique et transporter les spectateurs au cœur de l’action de manière plus immersive que jamais.

L’ESIS, l’École Supérieure du Cinéma, du Son et de la Musique vous démontre dans cet article comment rendre le cinéma plus immersif avec la spatialisation audio.

 

 

 

 

 

 

QU’EST-CE QUE LA SPATIALISATION AUDIO ?

La spatialisation audio, également connue sous le nom de son 3D, permet de créer un environnement sonore tridimensionnel qui enveloppe littéralement le spectateur. Contrairement au son stéréo traditionnel, qui est projeté en deux dimensions, la spatialisation audio donne l’impression que les sons proviennent de différentes directions et distances, créant ainsi un effet de profondeur et de réalisme saisissant.

 

UNE UTILISATION INNOVANTE : LE SON AMBIOPHONIQUE

Une utilisation innovante de la spatialisation audio est le son ambiophonique, qui utilise une configuration de haut-parleurs surround pour diffuser le son dans toutes les directions, y compris au-dessus et en dessous du spectateur. Cela permet de recréer des environnements sonores complexes et immersifs, comme le bruit d’une forêt dense ou le fracas des vagues s’écrasant sur une plage, avec une précision et une fidélité remarquable.

 

RENFORCER L’IMPACT ÉMOTIONNEL

La spatialisation audio peut être utilisée pour renforcer l’impact émotionnel des scènes clés. Par exemple, en amplifiant les sons environnants lors d’une scène d’action palpitante ou en créant un sentiment d’isolement dans une scène de suspense. La spatialisation audio peut aussi intensifier l’expérience sensorielle du spectateur et le plonger encore plus profondément dans l’univers du film.

 

APPLICATIONS DANS D’AUTRES DOMAINES

Mais la spatialisation audio ne se limite pas seulement au cinéma. Elle trouve également des applications dans d’autres domaines, tels que dans les jeux vidéo, avec la réalité virtuelle ou encore avec la réalité augmentée, où elle est utilisée pour créer des environnements sonores immersifs et interactifs qui enrichissent l’expérience de l’utilisateur.

 

LES DÉFIS ET LES OBSTACLES

Cependant, malgré tous ses avantages présentés, la spatialisation audio présente aussi des défis techniques et artistiques. La création d’un environnement sonore tridimensionnel nécessite une planification minutieuse et une collaboration étroite entre les ingénieurs du son, les réalisateurs et les monteurs sonores. De plus, la compatibilité avec les différents systèmes de son et les salles de cinéma pose des défis supplémentaires, ce qui rend son adoption à grande échelle plus difficile.

 

L’AVENIR DE L’EXPÉRIENCE MULTIMÉDIA

Malgré ces défis, la spatialisation audio représente l’avenir du cinéma et de l’expérience multimédia. En offrant une immersion sonore inégalée et en repoussant les frontières de la créativité artistique, elle ouvre de nouvelles possibilités passionnantes pour les cinéastes, les développeurs de jeux vidéo et les créateurs de contenus, promettant ainsi de transporter le public vers des mondes encore plus captivants et immersifs pour le futur.

 

Etes-vous intéressé.e par le domaine du son et du cinéma ? L’ESIS, vous propose un BTS Métiers de l’Audiovisuel avec 4 options (Option Montage et Post-Production, Option Gestion de Production, Option Image et Option Son) et 2 Bachelors : le Bachelor Cinéma et VFX et le Bachelor Son et Musique. Si vous le souhaitez, vous pourrez continuer votre cursus en Mastère Réalisation et Production Sonore, en Mastère Communication et Production Cinématographique ou en Mastère Scénario Réalisation.

Carpe Diem : pourquoi l’automne est la saison la plus cinématographique

Publiée le 15 October 2024
Carpe Diem : pourquoi l’automne est la saison la plus cinématographique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’automne, avec ses teintes dorées, ses brumes et son air frais, est une saison qui semble née pour le cinéma. Elle offre une atmosphère unique, un tableau vivant où chaque détail respire l’émotion. C’est une période de transition, un entre-deux subtil entre la lumière éclatante de l’été et l’obscurité enveloppante de l’hiver, qui invite à réfléchir, à savourer l’instant présent avant que tout ne change.

Son esthétique est tout aussi évocatrice : ce grain d’image, ce “bruit” presque tactile, confère une texture et une profondeur aux scènes. Les feuilles qui tombent doucement, le ciel voilé, et les couleurs riches et saturées traduisent cette douce mélancolie qui nous pousse à nous reconnecter à nos souvenirs, à nos propres transitions intérieures.

Cependant, il n’est pas seulement question d’un décor, mais d’un véritable personnage. Les personnages liés à l’automne capturent cette essence : ils nous touchent par leur chaleur, leur nostalgie, ou leur quête de renouveau, des qualités qui résonnent profondément en nous.

Pourquoi ces personnages sont-ils si captivants ?

Parce que l’automne, comme eux, est une saison de transition. Il représente ce moment entre la fin et l’approche d’un nouveau chapitre, une période où l’on accepte le changement tout en s’accrochant aux souvenirs. Ces personnages, souvent marqués par une profondeur émotionnelle et une humanité palpable, reflètent cette même dualité. Ils sont chaleureux mais empreints de mélancolie, joyeux mais conscients de l’éphémère.

John Keating – Dead Poets Society

Interprété par : Robin Williams. John Keating, le professeur charismatique et inspirant, incarne l’essence de l’automne : la réflexion, la transformation, et une douce mélancolie. Avec son célèbre “Carpe Diem”, il invite ses élèves à saisir chaque instant et à trouver leur

propre voie, tout comme l’automne nous pousse à contempler le passage du temps. Sa chaleur humaine et sa philosophie laissent une empreinte indélébile.

Lorelai Gilmore – Gilmore Girls

Interprétée par : Lauren Graham. Lorelai Gilmore, avec son énergie pétillante et son amour pour Stars Hollow, est l’incarnation parfaite de l’automne dans une petite ville. Entre les festivals, les cafés chaleureux, et ses discussions infinies autour de boissons chaudes, elle apporte une chaleur réconfortante. Son humour et son lien profond avec sa fille Rory reflètent cette saison où légèreté et introspection coexistent.

Amélie Poulain – Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain

Interprétée par : Audrey Tautou. Amélie, avec sa vision unique du monde, incarne l’automne par son mélange de nostalgie et de chaleur. Elle cherche à embellir la vie des autres à travers de petits gestes, tout comme l’automne embellit le paysage avec ses teintes dorées. Sa sensibilité et son goût pour les plaisirs simples font d’elle une représentation poétique de cette saison.

Jo March – Little Women (2019)

Interprétée par : Saoirse Ronan. Jo March, avec sa passion pour l’écriture et son amour pour sa famille, incarne l’esprit automnal par son mélange de nostalgie et de détermination. Elle est une figure chaleureuse, pleine de rêve et d’ambition, tout en portant sur ses épaules le poids du temps qui passe et des liens familiaux qui évoluent. Son énergie créative fait écho à l’introspection et au renouveau que l’automne inspire.

Vous l’avez compris on s’attache à eux, à l’automne par l’incarnation de sentiments universels. Ralentissez, savourez les petits moments. L’automne, en tant que “personnage”, est profondément humain. Il incarne nos transitions, nos doutes, mais aussi notre capacité à trouver du réconfort et de l’espoir dans ce qui reste. C’est peut-être pour cela qu’à chaque automne, nous retrouvons ces personnages avec un mélange de nostalgie et de gratitude.

Jack Foley : focus sur cette figure emblématique du bruitage

Publiée le 25 September 2023
Jack Foley : focus sur cette figure emblématique du bruitage

Début du XXe siècle. Aux États-Unis, l’industrie du cinéma bat son plein. Les techniques d’enregistrement et de post-production se perfectionnent, celles du son aussi. Dans cette course au progrès, un nom en particulier s’illustre : Jack Foley, un pionnier du bruitage cinématographique. Son nom sera d’ailleurs attribué à une technique sonore bien particulière. 

 

 

 

 

 

 

Jack Foley 

Jack Foley, ingénieur du son Américain, il naît le 12 avril 1891 à York ville et meurt le 9 novembre 1967. Deux années emblématiques des avancées cinématographiques, promettaient un avenir tout tracé. En 1891, un certain Thomas Edison et ses collaborateurs (W.K.L. Dickson et William Heise) mettent au point un nouveau format de pellicule, le 35 mm, qui devient vite le format standard utilisé au cinéma. Et le 9 novembre 1967, jour exact de la mort de Jack Foley, se tient un débat déterminant à l’Assemblée Nationale concernant la concurrence entre la télévision et le cinéma. Le député de l’époque, Roger Ribadeau-Dumas, défend le 7e art et appelle à une régulation de la diffusion de films sur le petit écran. Il dira même que “La télévision doit être au cinéma ce que le livre de poche est à l’édition normale”. 

Une naissance et une mort placées sous le signe du cinéma, Jack Foley marque l’industrie du son pour avoir rendue courante l’utilisation d’une méthode bien particulière d’effets sonores, synchronisés en direct avec l’image en postproduction : un pas de géant faire le bruitage moderne. Grâce à cette technique, l’enregistrement des SFX (des effets sonores), pouvait se faire en une seule et unique prise.  

Avant de se lancer dans le son, Jack Foley officiait en tant que repéreur de lieux de tournage pour le cinéma, puis comme réalisateur (de films muets, la vie est parfois ironique) pour les studios d’Universal Pictures. C’est bien plus tard, qu’il embrasse enfin sa carrière de prédilection : bruiteur. Il s’est d’ailleurs occupé du son de très grands piliers du cinéma comme : Spartacus, Dracula (qu’on ne présente déjà plus à l’époque), Show Boat ou The Phantom of the Opera (adapté du célèbre roman éponyme de Gaston Leroux). 

La technique “Foley” 

Jack Foley et sa technique marque tant le monde du son et du bruitage que, quelques décennies plus tard, le cinéma décide de rendre son nom intemporel, en hommage aux avancées qu’il a permises. En anglais, le terme bruitage se dit “foley”, et d’ailleurs, les spécialistes du bruitage sont bien souvent appelés les “Foley artists. Les studios d’enregistrement spécialisés dans le bruitage sont également appelés des “foley stage” ou des “foley studio”. 

C’est le nom de Jack Foley que l’histoire retient, pourtant, il n’en est pas l’inventeur de cette technique à proprement parler, même s’il est vrai qu’il l’a perfectionnée et rendue très populaire. La technique “Foley” était déjà utilisée en 1920. Elle consistait en une gamme d’effets sonores accessibles en direct, créée au départ pour les studios de radio, puis pour des films à petits budgets (déjà à l’époque la méthode des effets sonores n’était pas donnée), puis par les gros studios de cinéma. 

Grâce à des accessoires ordinaires et donc peu coûteux (des journaux, des cailloux, des râteaux, des portes, de vieux meubles…), les Foley Artists peuvent produire un bruitage à moindre sfrais. Adaptée par Jack Foley, cette technique a ensuite permis d’enregistrer les bruitages d’un film en direct, grâce à une retransmission en direct sur un écran dans les studios d’effets sonores, et d’une petite équipe d’experts en bruits de la vie courante ou dans ceux, un peu plus spécifiques, des divers genres cinématographiques.

L’art de passer inaperçu 

Le bruitage est un métier bien particulier qui met la discrétion à l’honneur. Dans nombre de productions, lorsqu’un bruitage est fait correctement, il doit pouvoir passer inaperçu. Que ce soit pour la radio, la télévision, le théâtre, ou le cinéma (surtout pour le cinéma en réalité), cette reconstruction artificielle de bruits et de sons doit servir à accompagner l’action, pas tirer la couverture à elle, bien au contraire. 

La plupart des cinéphiles ne remarquent presque jamais les sons ambiants comme les bruits de pas, le froufrou d’une robe, une porte qui se ferme, le son d’un verrou qu’on tourne… S’ils les entendent, ce n’est pourtant pas ce qui restera gravé dans leur mémoire. Ou bien, si c’est le cas, c’est que le bruitage paraissait trop irréel ou trop artificiel. Un bon bruitage est donc celui qui se fond à l’arrière-plan. Celui qui sait se faire oublier, et passer inaperçu. Le cinéma est rempli de métiers “de l’ombre”, qu’on ne remarque pas spécialement en visionnant un film, mais qui sont pourtant essentiels. 
 

L’exception qui confirme la règle 

Puisque toute règle a besoin de son contraire pour être prouvée, il y a bien un genre cinématographique où le bruitage revêt une place vraiment très particulière : les films d’horreur. Dedans, les bruiteurs font l’exact opposé de ce qu’ils font d’habitude. Là, chaque son doit être remarqué. Mieux encore, ils doivent perturber le plus possible le spectateur : un vieux portail de fer qui crisse, une porte qui claque, un éclair qui éclate tout proche, un revenant qui rampe, le sifflement d’une bouilloire… 

Certains bruits sont même devenus incontournables et emblématiques. Il est par exemple possible de citer le Cri Wilhelm. Un cri exagéré qui se place pile entre la douleur et la peur, c’est le cri le plus célèbre du monde. Il apparaît dans de nombreux films (de tous les genres pour le coup) puisqu’il est souvent repris, comme une blague racontable à l’infini). Parmi les films qui l’utilisent on peut citer : Les Aventure du capitaine Wyatt (première utilisation du Cri de Wilhelm), Le Seigneur des Anneaux (dans les trois films de la trilogie principale), Batman : Le Défi, Star Wars (dans 8 des films), Indiana Jones, Toy Story, Taxi, La Casa de Papel (oui, même Netflix a reprit ce cri) Même les jeux vidéo n’hésitent pas, le Cri de Wilhelm apparaît aussi dans The Witcher, Assassin’s Creed, Grand Thief Auto, Red Dead Redemption Et la “blague”, n’est pas près de s’arrêter, c’est presque une tradition. 

Pour accéder au métier de bruiteur, l’ESIS vous propose un parcours spécialisé et axé sur une pédagogie pratique, qui valorise les projets et pousse les étudiants du Bachelor Son et Musique ainsi que du Mastère Réalisation et Production Sonore, vers des défis toujours plus ambitieux. 

Cinéma : Les 5 Essentiels de la Machinerie Lourde

Publiée le 8 February 2024
Cinéma : Les 5 Essentiels de la Machinerie Lourde

Au cinéma, la machinerie lourde joue un rôle essentiel dans la création de prises de vue dynamiques, fluides et immersives. Des équipements tels que les grues, les rails, les steadycams et les automates permettent aux réalisateurs de donner vie à leur vision, en capturant des images d’une qualité exceptionnelle. L’ESIS, l’École Supérieure du Cinéma, du Son et de la Musique vous invite à découvrir comment ils contribuent à enrichir l’expérience cinématographique.

La machinerie lourde est un élément indispensable de la production cinématographique, offrant aux réalisateurs les outils nécessaires pour capturer des images de haute qualité et donner vie à leur vision artistique. Des grues aux steadycams en passant par les rails et les automates, ces cinq essentiels du cinéma permettent d’explorer une multitude de possibilités créatives, et donne aux spectateurs une expérience cinématographique immersive et inoubliable.

 

 

 

1. La Grue

La grue est un outil polyvalent utilisé pour capturer des prises de vue en mouvement, en hauteur ou en angle difficile d’accès. Elle permet des mouvements fluides de la caméra, des panoramiques aériens aux travellings verticaux, offrant ainsi une variété de perspectives et d’angles de vue uniques. La grue donne aux réalisateurs la liberté de créer des séquences visuellement époustouflantes et de donner vie à leur vision artistique avec élégance.

2. Les Rails

Les rails, également connus sous le nom de rails de travelling, sont utilisés pour des mouvements de caméra précis et fluides le long d’une trajectoire prédéfinie. Ils offrent une stabilité et une régularité dans les mouvements de la caméra, ce qui les rend idéaux pour les plans rapprochés et les séquences nécessitant une grande précision. Les rails permettent aux réalisateurs d’explorer différentes dynamiques de mouvement et d’ajouter une touche professionnelle à leurs productions.

3. Le Steadicam

Le steadicam est un système de stabilisation utilisé pour capturer des prises de vue fluides et sans tremblement tout en permettant une grande mobilité. Il est porté par un opérateur et utilise des contrepoids pour équilibrer la caméra, il permet ainsi une stabilité remarquable même lors de mouvements rapides ou de changements de direction brusques. Le steadicam est largement utilisé pour les plans séquence et les scènes d’action, offrant une immersion totale au spectateur.

4. Les automates

Les automates, ou têtes motorisées, permettent des mouvements de caméra précis et contrôlés à distance. Ils offrent une grande souplesse d’utilisation, permettant aux réalisateurs de réaliser des prises de vue panoramiques, des travellings et des rotations en toute facilité. Les automates sont souvent utilisés pour les prises de vue complexes nécessitant une grande précision, offrant ainsi aux réalisateurs une plus grande flexibilité dans la réalisation de leur vision artistique.

5. Le Dolly

Le dolly est un chariot sur lequel la caméra est montée, permettant des mouvements fluides le long d’une surface plane. Il est souvent utilisé avec des rails pour des déplacements précis et réguliers, offrant ainsi une variété d’angles et de perspectives. Le dolly permet aux réalisateurs d’explorer différentes dynamiques de mouvement et d’ajouter une touche de sophistication à leurs prises de vue.

La machinerie lourde est un élément indispensable de la production cinématographique moderne, et les étudiants de l’ESIS, l‘école supérieure du cinéma, du son et de la musique sont préparés à en tirer pleinement parti. Grâce à des formations spécialisées. L’école vous propose un Bachelor Cinéma et VFX et si vous le souhaitez, il est possible de continuer votre cursus en Mastère Réalisation et Production Sonore, en Mastère Communication et Production Cinématographique ou en Mastère Scénario Réalisation.

200