Quel est le rôle du régisseur son ?

Publiée le 7 November 2023
Quel est le rôle du régisseur son ?

Le régisseur son est le technicien qui s’occupe des ressources audios sur un plateau de tournage, au théâtre, dans des salles de concerts ou même des centres de conférences. Il est chargé de la diffusion des éléments sonores et de la sonorisation des voix afin de créer une ambiance sonore parfaite et de haute qualité. 

 

 

 

 

 

 

 

Focus sur le régisseur son  

Un régisseur son est une personne chargée de gérer et superviser les aspects techniques liés au son dans divers domaines tels que le cinéma, le théâtre, la télévision, la musique, et principalement tous les événements qui se déroulent en direct. Le rôle d’un régisseur son peut varier en fonction du contexte, généralement, il est responsable de la qualité sonore, de la coordination des équipements audio et de la mise en place de l’infrastructure nécessaire. Il assure une diffusion sonore optimale Sa connaissance des équipements audio, son aptitude à gérer le mixage sonore en direct et sa capacité à résoudre rapidement les problèmes techniques font de lui un acteur clé dans de nombreux domaines de l’industrie cinématographique et du divertissement.  

Le régisseur son s’occupe de différentes tâches bien distinctes. D’abord, la sélection et mise en place du matériel audio. Cela consiste à choisir les microphones, les enceintes, les consoles de mixage et tout autre équipement nécessaire pour la production sonore. Il s’assure que tout le matériel est en bon état de fonctionnement. Ensuite vient la configuration du système audio. Il configure les équipements audios pour s’adapter aux besoins spécifiques de l’événement ou de la production. Cela peut inclure le réglage des niveaux, l’égalisation du son et d’autres paramètres. Après cela, il peut s’occuper de la gestion du mixage sonore. Pendant l’événement ou la production, le régisseur son est responsable du mixage en temps réel, s’assurant que le son est équilibré et de haute qualité pour le public. Cependant, si un évènement ne déroule pas comme prévu, il doit être capable de résoudre les complications et de s’adapter. En parallèle, il doit pouvoir se coordonner avec les autres professionnels. Le régisseur son collabore étroitement avec d’autres membres de l’équipe de production, tels que les ingénieurs du son, les directeurs artistiques, les réalisateurs, les techniciens et les musiciens, afin de s’assurer que le son est intégré de manière optimale dans l’ensemble de la production. 

 

Dans quels secteurs travaille-t-il ? 

Le régisseur son peut travailler dans divers secteurs de l’industrie cinématographique, du divertissement et de la production audio et sonore. Voici quelques-uns des principaux secteurs dans lesquels les régisseurs son exercent leur métier :   

  • Cinéma : Les régisseurs son travaillent sur les tournages pour s’assurer que le son est enregistré de manière adéquate pendant les prises de vues, puis mixent et synchronisent le son lors de la post-production. Ils collaborent étroitement avec les ingénieurs du son de plateau.  
  • Théâtre : Dans le théâtre, les régisseurs son peuvent être responsables de la sonorisation des pièces de théâtre, des comédies musicales et d’autres productions en direct. Ils veillent à ce que le son des acteurs, des musiciens et des effets sonores soit clair et bien équilibré pour le public.  
  • Concert : Les régisseurs son travaillent lors de concerts, de festivals et d’autres événements musicaux pour gérer le système de sonorisation, mixer le son en direct et s’assurer que les performances sonores des artistes sont de haute qualité.  
  • Télévision : Dans le domaine de la télévision, les régisseurs son sont responsables de la gestion du son pour les émissions de télévision, les talk-shows, les événements sportifs et autres productions télévisuelles.
  • Radio : Dans les stations de radio, les régisseurs son peuvent être responsables de la gestion du matériel audio, de la diffusion en direct et de la programmation sonore.
  • Enregistrement en studio : Certains régisseurs son travaillent dans des studios, où ils supervisent l’enregistrement, le mixage et la production sonore pour des artistes et des projets audios 

En résumé, les régisseurs son peuvent travailler dans une variété de domaines où le son joue un rôle central. Leur expertise et leur capacité à gérer les aspects techniques sont essentielles pour garantir une expérience sonore de haute qualité dans ces différents secteurs. 

Compétences et qualités requises  

Pour devenir régisseur son, il est primordial dacquérir un ensemble de compétences techniques, artistiques et organisationnelles afin de réussir dans le milieu. Tout d’abord, pour les compétences techniques, il faut une parfaite connaissance des équipements audios. Il faut se familiariser avec ces équipements, tels que les consoles de mixage, les microphones, les enceintes, les amplificateurs, etc. Surtout être capable de  

les configurer, de les utiliser efficacement et de les entretenir. Par ailleurs, il doit pouvoir maîtriser des logiciels de traitement audio comme Pro Tools, Adobe Audition afin d’être capable de les utiliser pour l’enregistrement, l’édition et le mixage sonore. Il est également essentiel d’avoir une connaissance de l’acoustique pour comprendre comment les sons se propagent dans l’espace et comment ils sont captés et reproduits de manière optimale. Pour parfaire ses connaissances, il faut être capable de régler le son en direct. Cela implique de gérer l’équilibre des différents instruments et sources sonores pour obtenir la meilleure qualité sonore possible. En outre, il ne faut pas laisser de côté toutes les compétences artistiques et organisationnelles. En effet, la planification et l’organisation sont essentielles pour un régisseur son. Il doit gérer les ressources, le budget et le calendrier pour garantir que les besoins en son sont satisfaits de manière efficace. Être débrouillard est primordial pour s’adapter dans tous les cas de figures. Les situations imprévues et les pannes techniques peuvent survenir, il est donc important d’être capable de résoudre les problèmes rapidement et efficacement. De plus, les situations sur le terrain peuvent évoluer rapidementIl faut être capable de s’adapter aux changements de dernière minute et de résoudre les problèmes qui surviennent. Enfin, un régisseur son doit avoir un sens artistique pour contribuer à la qualité sonore du projet artistique  Il est également important d’être capable d’écouter attentivement pour comprendre les besoins du client ou du directeur artistique, ainsi que pour repérer les problèmes techniques.   

 

Une formation pour devenir régisseur son  

Les avancées dans les technologies audio-numériques ont transformé les domaines de l’audio et de la musique, donnant naissance à de nouvelles approches de travail et à de nouvelles sources d’inspiration artistique. Il existe une forte demande dans l’industrie pour des individus possédant ces compétences, et c’est pourquoi l’ESIS prépare ses étudiants aux exigences professionnels. 

Pour devenir régisseur son, il est possible de suivre le Bachelor Son et Musique de l’ESIS. Cette formation de trois ans permet de découvrir tous les métiers liés au travail du son et notamment celui de régisseur son. Si vous souhaitez poursuivre vos études à l’ESIS, il existe le Mastère Réalisation et Production Sonore. Pendant deux ans, vous serez formé à devenir de véritables professionnels polyvalents apte à répondre aux enjeux du monde du travail.  

Quels sont les secrets d’un bon doublage de cinéma ?

Publiée le 17 June 2024
Quels sont les secrets d’un bon doublage de cinéma ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le doublage au cinéma est une composante essentielle de l’industrie cinématographique, qui permet de rendre les films accessibles à un public plus large à travers le monde. Cependant, un bon doublage ne se résume pas simplement à traduire les dialogues. C’est un art complexe qui exige des compétences techniques et artistiques pour transmettre avec précision les émotions et les intentions des acteurs originaux. L’ESIS vous présente ses conseils pour réaliser un doublage de qualité au cinéma. 

 

À L’ESIS, les étudiants ont l’occasion de mettre en pratique leurs compétences de doublage dans des projets de film et de médias audiovisuels réalisés au sein de l’école. Cela leur permet d’acquérir une expérience pratique et de perfectionner leurs compétences sous la supervision d’experts de l’industrie. 

 

1. Compréhension du Contexte et des Personnages :

Avant de commencer le doublage, il est essentiel de comprendre parfaitement le contexte du film ainsi que les traits distinctifs des personnages. Les comédiens de doublage doivent étudier attentivement le script, regarder les scènes originales et analyser les nuances des performances des acteurs. Cette compréhension approfondie permet aux comédiens de capturer avec précision les émotions, les tonalités et les intentions des personnages lors du doublage. 

 

2. Maîtrise de la Synchro-Labiale :

La synchronisation labiale est un aspect crucial du doublage, car les dialogues doivent correspondre étroitement aux mouvements des lèvres des acteurs originaux. Les comédiens de doublage doivent synchroniser leurs performances vocales avec les mouvements des lèvres à l’écran, en veillant à ce que les mots et les expressions faciales concordent de manière naturelle. Cela nécessite une grande précision et une compréhension intuitive du rythme et du timing. 

 

3. Utilisation appropriée de la voix :

Une bonne utilisation de la voix est essentielle pour donner vie aux personnages doublés. Les comédiens de doublage doivent être capables de moduler leur voix pour correspondre aux caractéristiques vocales des acteurs originaux, tout en ajoutant leur propre touche personnelle pour créer des performances authentiques. Cela peut impliquer de varier le ton, le volume, le débit et l’accentuation pour transmettre les émotions et les nuances du personnage. 

 

 4. Adaptation créative du texte :

Bien que le doublage implique souvent la traduction directe des dialogues, il peut parfois être nécessaire d’adapter le texte pour mieux correspondre à la langue et à la culture de la version doublée. Les adaptateurs de dialogue doivent être capables de trouver des équivalents appropriés pour les jeux de mots, les références culturelles et les expressions idiomatiques, tout en préservant l’intégrité et l’intention du dialogue original. 

 

 5.Collaboration étroite avec les réalisateurs :

Une collaboration étroite entre les comédiens de doublage, les adaptateurs de dialogue et les réalisateurs est essentielle pour garantir un doublage de qualité. Les réalisateurs peuvent fournir des indications précieuses sur les tonalités, les émotions et les intentions des personnages, guidant ainsi les performances des comédiens de doublage pour atteindre l’impact souhaité. Cette collaboration permet également d’assurer une cohérence globale avec la vision artistique du film. 

 

6. Enregistrement et mixage professionnels :

La qualité de l’enregistrement et du mixage audio est cruciale pour un doublage réussi. Les studios de doublage doivent être équipés de technologies de pointe pour garantir une qualité sonore optimale. Les ingénieurs du son doivent veiller à ce que les voix des comédiens de doublage soient claires et bien équilibrées par rapport aux autres éléments audio du film, tels que la musique et les effets sonores. 

 

Vous voulez exceller davantage dans le domaine du doublage ?  

L’ESIS vous propose, pour l’univers du son et du cinéma, un BTS Métiers de l’Audiovisuel avec 4 options (Option Montage et Post-Production, Option Gestion de Production, Option Image et Option Son) ainsi que deux Bachelors : Le Bachelor Cinéma et VFX et le Bachelor Son et Musique. Si vous le souhaitez, vous pourrez continuer votre cursus en Mastère Réalisation et Production Sonore, ou en Mastère Scénario Réalisation. 

Hungers Games : un CRI plus qu’une simple page !

Publiée le 23 July 2025
Hungers Games : un CRI plus qu’une simple page !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Basée sur une série de livres écrite par Suzanne Collins, Hunger Games fait parler d’elle depuis plus de 10 ans… et oui, déjà ! Mais alors, pourquoi un tel phénomène ?

Eh bien non, ce n’est pas juste parce que Jennifer Lawrence tire à l’arc comme une reine ou parce que Peeta Mellark est LE book boyfriend adoré sur TikTok. Hunger Games, c’est bien plus que ça. C’est un univers qui frappe fort, un message qui tape là où ça fait mal, et surtout une leçon de courage que nous devrions revoir de temps en temps.

Avant d’écrire cette saga culte, Suzanne Collins bossait dans la télé jeunesse, notamment chez Nickelodeon (ouais pas super super). C’est en zappant entre une émission de guerre et une télé-réalité qu’elle a eu l’idée de Hunger Games. Comme quoi, regarder la télé peut parfois donner des vraies pépites. Fun/Sad fact : elle ne voulait pas que les acteurs des films soient trop jeunes, car elle connaissait les conditions parfois dures du milieu hollywoodien, alors elle a dit “nope” direct. Née en 1962 dans le Connecticut, fille d’un militaire, Suzanne a grandi avec une conscience aiguë de la guerre, des sacrifices et de la propagande. Nous, on a grandi avec Dora et Foot 2 Rue (pas la même ambiance, hein). Elle n’écrit pas pour le simple divertissement, mais pour qu’on se pose les bonnes questions :

  • Pourquoi regarde-t-on la souffrance des autres comme un spectacle ?
  • Pourquoi suit-on les règles même quand elles nous détruisent ?
  • À quel moment choisissons-nous de désobéir ?
  • Quand la peur devient-elle moins forte que l’espoir ?

Donc nous avons une autrice engagée, avec des personnages…réalistes

Katniss n’est pas une héroïne lisse et parfaite. Pourquoi le serait-elle ? Elle est humaine, avec ses doutes, ses colères, ses failles. Collins ne veut pas de héros irréels, parce que la perfection, ça n’existe pas, et ce n’est pas identifiable. Katniss est traumatisée, froide, parfois injuste, mais surtout lucide. Elle a 16 ans (rappel important, surtout quand Hollywood fait parfois passer les ados pour des adultes). Elle n’a pas besoin d’être sexy ou souriante pour être puissante. Katniss est brute, là pour survivre, protéger et se battre, pas pour faire un tuto Morning routine avant chaque scène. Bref, Katniss, c’est la fille du feu du District 12, paumée mais qui se porte volontaire pour sauver sa sœur. Elle doute, râle, s’énerve et agit… Et malgré tout ça, elle devient un symbole. Parce que parfois, dire “non”, c’est déjà une révolution.

Peeta, le king des discours et l’anti-mâle toxique ! Le petit blond, doux, stratège et charmant, Peeta est l’opposé parfait de Katniss. Il ne veut pas juste sauver Katniss, il veut qu’elle survive en restant fidèle à elle-même. Il la soutient même quand elle lui rentre dedans (et franchement, elle ne manque pas une occasion). Après un petit passage par un lavage de cerveau et quelques séances de torture, Peeta reste droit dans ses bottes… et retombe amoureux de Katniss. Les filles, prenez-en de la graine, parce que les “Peeta” dans la vraie vie, ça ne court pas les rues, surtout avec autant de “Snow” à côté.

En parlant du Loup, Coriolanus Snow, le président-tyran, passif-agressif et machiavélique. Sans doute le meilleur méchant écrit de ces dernières années. Froid, raffiné, méthodique, il crée l’illusion du choix pour mieux écraser la rébellion. Dans La Balade du serpent et de l’oiseau chanteur, on découvre un jeune Snow ambitieux, cruel, qui deviendra le monstre politique qu’on déteste. Snow ne tue pas pour tuer, il tue pour l’exemple. Son idée géniale ? Transformer la punition en spectacle : tu te rebelles ? On fait tuer tes enfants en direct, avec sponsors et costumes (vous avez dit déjà-vu ?). C’est le dictateur moderne qui fait peur sans jamais hausser la voix. Il manipule, anticipe, politise tout.

 

Bon la saga ne se résumait pas qu’à son autrice et ses personnages incroyables, même si c’est déjà ce qui pèse dans la balance. La saga a aussi marqué la pop culture, car avec son univers, ses personnages Hunger Games ont changé la donne. Depuis, on ne compte plus les dystopies qu’elle a inspirées : Divergente, Le Labyrinthe, The 100… Et voilà que, quelques années après le 4e Hunger Games, on pensait que c’était fini… Mais non !

 

La Balade du serpent et de l’oiseau chanteur est sortie en livre puis en film, relançant la saga avec une nouvelle vision, plus sombre, plus politique. Et alors qu’on croyait que c’était la fin, un nouveau livre débarque : celui de Haymitch, notre mentor sarcastique préféré, The Hunger Games : Sunrise on the Reaping prévu pour une sortie le 20 novembre 2026. Ce nouveau roman, plus dark que jamais, va bientôt être adapté au cinéma avec un casting annoncé récemment sur les réseaux sociaux : Joseph Zada dans la peau de Haymitch Abernathy, Maya Hawke incarnera Wiress, Ralph Fiennes qui jouera non pas Voldemort mais bien notre magnifique et cruel Coriolanus Snow. Et puis on retrouvera toujours Lionsgate à la production, Francis Lawrence à la réalisation et Billy Ray (qui a fait l’adaptation du premier Hunger Games). On ne change pas une équipe qui gagne ! Et n’oublions pas que Suzanne Collins ne se contente pas d’écrire, elle gère aussi la production des films, assurant que lecture et cinéma servent à faire passer des messages forts, à dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.

Parce que oui, quand tout semble parfois partir en feu, Hunger Games nous rappelle qu’il suffit d’une flamme pour allumer une révolte.

Lelia Tostivint

ESIS au World AI Film Festival 2026 : immersion des étudiants au cœur du cinéma augmenté et de l’IA

Publiée le 19 June 2026
ESIS au World AI Film Festival 2026 : immersion des étudiants au cœur du cinéma augmenté et de l’IA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les étudiants de l’ESIS ont participé au World AI Film Festival 2026 à Cannes, un événement international dédié à la création audiovisuelle et cinématographique augmentée par l’intelligence artificielle. Entre captation, retransmission et immersion professionnelle, cette expérience leur a permis de se confronter aux nouveaux usages de l’IA dans le cinéma et les industries créatives, tout en valorisant la pédagogie innovante de l’école. 

 

Le World AI Film Festival 2026 : un événement majeur du cinéma et de l’IA 

Les 21 et 22 avril 2026, Cannes a accueilli la deuxième édition du WAIFF (World AI Film Festival), un rendez-vous international entièrement consacré aux nouvelles formes de création audiovisuelle générées ou augmentées par intelligence artificielle. 

Ce festival réunit chaque année réalisateurs, chercheurs, producteurs, étudiants et experts du monde entier autour d’une ambition commune : comprendre comment l’IA transforme profondément les métiers du cinéma, de la narration et de la production audiovisuelle. 

Au programme : 

  • projections de films IA,  
  • tables rondes professionnelles,  
  • masterclass,  
  • débats sur les enjeux juridiques, créatifs et techniques,  
  • cérémonies de remise de prix.  

Les étudiants de l’ESIS en immersion professionnelle à Cannes 

Dans le cadre de ce festival international, les étudiants de l’ESIS ont été pleinement intégrés à l’organisation et à la couverture de l’événement. 

Leur mission a couvert plusieurs volets essentiels de production audiovisuelle : 

  • captation des projections officielles au cinéma Les Arcades,  
  • retransmission des tables rondes au Palais des Festivals et à l’Espace Miramar,  
  • couverture des conférences et temps forts du festival,  
  • présence terrain aux côtés de professionnels de l’industrie.  

Cette immersion leur a permis de travailler dans des conditions réelles de production événementielle, au cœur d’un festival international de référence dans le domaine de l’IA appliquée au cinéma. 

Skolae et ESIS : un engagement fort dans l’innovation et l’IA 

Le groupe Skolae, dont fait partie l’ESIS, s’est positionné comme un acteur clé du World AI Film Festival 2026 en tant que partenaire officiel. Dans ce cadre, les écoles du réseau ont été mobilisées autour de projets concrets mêlant production audiovisuelle, innovation technologique, création de contenus et réflexion sur les métiers de demain, tandis que l’ESIS a également été sponsor de l’événement, renforçant sa présence dans un environnement international dédié aux nouvelles écritures cinématographiques. 

Une pédagogie tournée vers les nouveaux métiers du cinéma 

Cette participation s’inscrit dans la philosophie pédagogique de l’ESIS, fondée sur l’apprentissage par la pratique et la confrontation directe aux réalités du terrain, le World AI Film Festival constituant un terrain d’expérimentation idéal pour comprendre les nouveaux outils de création assistés par IA, les enjeux de production hybride entre humain et intelligence artificielle, les mutations des métiers du cinéma et de l’audiovisuel, ainsi que les nouvelles formes de narration visuelle. 

Se former au cinéma et à l’intelligence artificielle à l’ESIS 

Cette immersion au WAIFF fait directement écho aux formations proposées par l’école, notamment le Mastère Cinéma et Gen AI, qui prépare les étudiants aux nouveaux métiers du secteur audiovisuel. 

Le Mastère Cinéma et Gen AI permet de développer des compétences avancées en : 

  • réalisation et production audiovisuelle,  
  • intelligence artificielle appliquée au cinéma,  
  • VFX et post-production,  
  • narration augmentée,  
  • création de contenus innovants.  

Une expérience professionnalisante au cœur des industries créatives 

Au-delà de la dimension académique, le WAiFF a offert aux étudiants une véritable immersion professionnelle dans un environnement international exigeant, leur permettant de collaborer avec des équipes techniques professionnelles, de comprendre les enjeux de diffusion en direct, d’observer les nouvelles pratiques du cinéma augmenté et de développer leur réseau dans les industries créatives, une expérience concrète qui illustre la volonté de l’ESIS de former des professionnels capables d’évoluer dans un secteur en mutation permanente. 

La participation des étudiants de l’ESIS au World AI Film Festival 2026 montre simplement une chose : le cinéma est en train de changer, et les compétences nécessaires avec lui. Entre intelligence artificielle, nouvelles technologies et création audiovisuelle, une nouvelle génération se forme déjà aux outils de demain. Dans cette dynamique, l’ESIS prépare ses étudiants à évoluer dans un cinéma transformé par l’IA et les nouvelles façons de créer. 

 

Découvrez Valérie Lemercier à travers une rencontre professionnelle signée ESIS

Publiée le 16 November 2023
Découvrez Valérie Lemercier à travers une rencontre professionnelle signée ESIS

Les étudiants de l’ESIS sont habitués. Tous les mois une personnalité du monde du cinéma, des vfx, du son ou de la musique est invitée sur le campus pour une rencontre professionnelle. Cette fois-ci, c’est l’actrice et réalisatrice Valérie Lemercier qui s’est livrée à l’exercice. Il s’agit d’un échange et d’un partage vraiment enrichissant pour les élèves qui ont découvert les dessous du métier de réalisatrice et d’actrice.

Retour sur la carrière d’exception de Valérie Lemercier  

Valérie Lemercier se passionne très tôt pour le cinéma, les comédies en tout genre et l’humour de manière générale. À 18 ans, elle arrive à Paris après avoir suivi les cours du Conservatoire de Rouen, commencé à l’âge de 14 ans. Pendant cette période, elle cumule plusieurs emplois tout en arrivant à perfectionner sa formation théâtrale.  

C’est en 1988 que l’opportunité se présente enfin avec le réalisateur Jean-Michel Ribes, qui lui confie le rôle de Lady Palace dans la brillante série “Palace”. Cette série a eu un franc succès sur la chaîne Canal Plus lors de sa sortie. Grâce à son interprétation mémorable d’une grande bourgeoise coincée, Valérie Lemercier conquiert alors rapidement le cœur du public français dans les films “Milou en mai” (1990) de Louis Malle, “L’Opération Corned-Beef” (1991) de Jean-Marie Poiré, et bien évidemment dans “Les Visiteurs” (1993) du même réalisateur. Sa prestation inoubliable en tant que Béatrice de Montmirail, une comtesse maniérée, lui vaut le César du meilleur second rôle en 1994. De ce fait, Valérie Lemercier a continué d’interpréter des rôles de bourgeoise autoritaire dans des comédies tels que “Neuilly sa mère !” (2008) de Gabriel Julien-Laferrière, “Le Petit Nicolas” (2010) de Laurent Tirard, et “Bienvenue à bord” (2011) d’Éric LavaineTous ces films comiques lui ont permis de devenir une actrice iconique de renom dans le paysage cinématographique français.  

Valérie Lemercier est une artiste polyvalente et ne se concentre pas seulement sur le métier d’actrice. C’est pourquoi elle s’engage dans la fonction de réalisatrice dès 1997 avec “Quadrille”. Une adaptation d’une comédie de Sacha Guitry. Elle enchaîne ensuite avec “Le Derrière” (1999), une comédie qui dénonce l’hypocrisie du politiquement correct en abordant l’homosexualité d’un père qui l’avait toujours dissimulé. Elle continue sa carrière de réalisatrice avec “100% Cachemire” (2013), une histoire inspirée d’un fait divers. Sa dernière réalisation en date est “Marie-Francine” (2016), une comédie romantique surprenante qui aborde le thème contemporain d’une quinquagénaire qui se retrouve dans l’obligation de retourner vivre chez ses parents.  

Après avoir tourné avec le réalisateur Woody Allen dans “Coup de chance” (2023), Valérie Lemercier va maintenant figurer dans “L’Arche de Noé” (2023) de Bryan Marciano. Ce dernier, consacre son film au récit de plusieurs destins tragiques de jeunes ados LGBT+ en situation de rupture familiale. Le film est à retrouver le 22 novembre dans les salles de cinéma.  

 

Récap d’une rencontre riche en partage 

 Tout au long de cette rencontre, Valérie Lemercier a pu revenir sur des moments clés de sa carrière d’actrice et plus récemment encore, celle de réalisatrice. Contre toute attente, elle explique s’être lancée dans la réalisation par la création de publicité. Visiblement, c’est un exercice qui lui a beaucoup plus comme elle l’a expliqué et qui lui a donné l’envie de continuer dans cette voie. Valérie Lemercier a donc expliqué la complexité que cela représente de jouer et de réaliser en même temps son film. Cela nécessite obligatoirement une délégation judicieuse des tâches. Le secret pour s’en sortir réside dans la préparation méticuleuse, un processus exigeant et prolongé. S’entourer d’une bonne équipe en qui on a confiance devient crucial. En tant que réalisatrice, le choix des acteurs s’avère également déterminant pour la réussite du projet.

Par ailleurs, la contrainte et la difficulté, loin d’être des obstacles, se révèlent stimulantes, faisant de chaque obstacle un combat de plus à menerpour son projet. Cependant, il est essentiel de veiller à sa propre personne et de ne pas épuiser ses forces lors du tournage. Cela permet ainsi de préserver l’équilibre nécessaire à la bonne réalisation du film.  

Si le monde de la réalisation vous intéresse, il est possible de faire en trois ans un Bachelor Cinéma et VFX à l’ESIS. Il s’agit d’une formation complète qui offre un apprentissage polyvalent. Vous pouvez également continuer vos études toujours à l’ESIS en effectuant le Mastère Scénario et Réalisation.  

Portrait Jean-Baptiste Delafond

Publiée le 16 December 2024
Portrait Jean-Baptiste Delafond

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Baptiste Delafon s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ESIS au campus de Paris, passionné de cinéma et diplômé en philosophie, il s’est imposé comme un scénariste incontournable, tant pour la télévision que pour le cinéma. De Maison close à Baron Noir, il explore des univers variés, tout en collaborant étroitement avec des réalisateurs comme Thomas Kruithof et Yann Gozlan. Naviguant entre séries et longs métrages, il revendique une approche où chaque projet trouve son format idéal, tout en refusant l’étiquette de showrunner.

 

Après des études de philosophie, Jean-Baptiste Delafon, qui est très cinéphile, se tourne vers l’écriture pour le cinéma et la télévision. Il écrit quelques projets de longs métrages, qui ne se montent pas, et s’intéresse au petit écran dès le début des années 2000. « C’était une époque beaucoup moins riche qu’aujourd’hui, où il n’y avait pas encore les créations originales de Canal Plus et pas d’espace pour les séries d’auteur, alors qu’il y en avait à l’étranger, et surtout aux États-Unis », se souvient-il. « Et il y avait peu de raison d’espérer que la situation change. » En repérant les noms des sociétés de production aux génériques des séries, il inonde le marché de ses synopsis pendant plusieurs mois d’affilée. Il est alors engagé pour participer à Julie Lescaut sur TF1, puis à des polars comme PJ pour France 2. 

  

Rapidement catalogué comme auteur de séries policières, Jean-Baptiste Delafon ressent le besoin de changer de registre. « C’était le moment où Canal a lancé les créations originales », reprend-il. Il collabore à une série sur Napoléon, qui ne se concrétise pas, puis réécrit un projet dont le scénario était bancal : Maison close. Mais c’est surtout avec Baron Noir, diffusé entre 2014 et 2017, qu’il s’impose comme un formidable scénariste de séries politiques. Il collabore également à D’argent et de sang de Xavier Giannoli – autour de l’arnaque sur la taxe carbone – dont il conçoit la structure. Il enchaîne avec Une amie dévouée, adaptée du livre La Mythomane du Bataclan, avec Laure Calamy, et Merteuil, relecture des Liaisons dangereuses, interprété par Diane Kruger et Vincent Lacoste. Il vient également en renfort sur Tapie de Tristan Séguéla, pour Netflix, aux côtés d’Olivier Demangel. Se considère-t-il pour autant comme un showrunner ? « Je n’emploie pas ce terme car il s’agit d’un auteur-producteur qui a tous les pouvoirs », explique-t-il. « Il a la responsabilité de livrer la série. Une telle fonction n’existe pas en France. » 

  

Côté cinéma, il coécrit 16 ans… ou presque de Tristan Séguéla et, surtout, Les Promesses de Thomas Kruithof, thriller sociopolitique parcouru par une tension constante et superbement interprété par Reda Kateb et Isabelle Huppert. Il a tout récemment coécrit le nouveau projet de Thomas Kruithof, Les Braises, porté par Virginie Efira et Arie Worthalter, qui évoque le surgissement de la politique dans la vie d’une famille pendant le mouvement des Gilets Jaunes.  Il a par ailleurs coécrit Visions de Yann Gozlan et travaille actuellement avec le même réalisateur pour Gourou, autour d’un coach de vie qui devient gourou, interprété par Pierre Niney. « C’est formidable d’explorer des sujets en se demandant s’il correspond davantage au cinéma ou à la télévision et d’avoir la liberté de trouver, pour chaque projet, son bon format », dit-il. « Je pense qu’il y a beaucoup d’échecs parce qu’ils n’ont pas le format adapté. » Aimerait-il passer à la réalisation ? « Pas du tout. Mais s’épanouir vraiment dans ce métier suppose d’avoir de vraies complicités avec certains réalisateurs. Comme avec Thomas [Kruithof] dont je suis extrêmement proche et avec qui je parle des rushes quatre fois par jour ! Quand on a les bons interlocuteurs il n’y a pas de frustration. » 

Les Spielberg qui n’ont pas un rond, comment financer son film ?

Publiée le 7 June 2026
Les Spielberg qui n’ont pas un rond, comment financer son film ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors, vous rêvez de réaliser LE film qui fera vibrer le monde, mais votre portefeuille ressemble plus à un désert aride qu’à Hollywood Boulevard? Pas de panique ! Financer un film, c’est un peu comme un jeu de stratégie où chaque pièce compte.

  • Le financement perso : vous êtes votre premier producteur

Oui, la base c’est vous. Si vous avez de l’argent de côté, c’est le moment de le sortir (ou de gratter votre livret A). Autofinancer son film, c’est la preuve que l’on croit à fond dans son projet. Attention : on n’est pas obligé de vendre sa console ou sa voiture. Le cinéma, ce n’est pas une question de sacrifice extrême (enfin, pas tout le temps).

  • Les amis, la famille, les cagnottes…la solidarité, ça paie !

Famille & amis : souvent prêts à filer un coup de main.

Crowdfunding (Ulule, KissKissBankBank, Kickstarter, Kagnotte, Lydia, HelloAssos…) : la méthode 2.0 où vous présentez votre projet et les gens qui adorent peuvent vous donner de l’argent, une bonne technique pour créer une communauté et valider une idée. Mais ça demande du travail pour convaincre et partager partout.

  • Les aides publiques : vive la collectivité !

En France, de nombreuses aides sont disponibles pour soutenir le cinéma. Le Centre National du Cinéma (CNC) accompagne les projets à toutes les étapes : premiers films, développement, production, et bien plus encore.

Les régions et collectivités locales proposent des subventions attractives pour encourager les tournages sur leur territoire. À l’échelle européenne, des dispositifs comme le programme MEDIA viennent renforcer ce soutien aux films européens.

Ces aides sont précieuses, mais il faut savoir faire preuve de patience, préparer soigneusement son dossier et surtout soigner son pitch pour maximiser ses chances.

  • Les producteurs : les investisseurs du rêve

Un producteur, c’est un peu le banquier du cinéma… mais en plus cool (en principe). Il investit, organise la production et espère que votre film rencontrera le succès.

Trouver un producteur, c’est souvent passer par des pitchs, des festivals et des réseaux professionnels. Ils veulent être convaincus que vous maîtrisez votre projet, alors préparez-vous à montrer que vous avez une vraie vision.

Mais restez vigilant : le monde du cinéma peut aussi réserver des pièges, alors méfiez-vous des arnaques !

  • La prévente et les partenariats : vendre l’avenir

Vous pouvez aussi vendre les droits de diffusion de votre film à une chaîne TV ou une plateforme avant même qu’il soit fini (ou commencé). C’est la prévente. Et puis, pourquoi ne pas chercher des partenariats avec des marques ou des institutions ? Parfois, elles sponsorisent votre film en échange de visibilité.

Lelia Tostivint

Seine-Saint-Denis Fabrique de rappeurs

Publiée le 12 February 2026
Seine-Saint-Denis Fabrique de rappeurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur les ondes et dans les playlists, le « 93 » n’apparaît pas par hasard : depuis la fin des années 1980 et surtout durant les années 1990, une scène rap puissante s’est structurée dans les quartiers populaires de Seine-Saint-Denis, faisant éclore des artistes qui allaient redéfinir la musique urbaine en France.

Saint-Denis a longtemps été décrit comme l’un des berceaux du mouvement hip-hop français graffiti, breakdance, sound systems et rap y ont trouvé un terreau particulièrement fertile au lendemain de la désindustrialisation et face à la montée du chômage. Ce rôle historique est documenté par des enquêtes de terrain et des récits de la scène qui font du département un épicentre culturel, au-delà des clichés médiatiques. La genèse se lit dans les visages et les noms qui ont marqué cette période.

Suprême NTM, formé à Saint-Denis en 1989 par JoeyStarr et Kool Shen, a cristallisé la colère et la fierté d’une jeunesse mise à l’écart, et posé des codes esthétiques et discursifs repris ensuite par quatre générations d’artistes. Les pratiques de rue graffitis sur les murs, jams de danse et premiers sound systems ont structuré un écosystème créatif où la musique devient à la fois mode d’expression et mode de vie. Ces racines collectives expliquent pourquoi la culture hip-hop a si durablement marqué le département.

La sociologie du 93 aide à comprendre cette permanence. Seine-Saint-Denis reste l’un des départements les plus jeunes et les plus denses d’Île-de-France, avec une population multiculturelle et des politiques publiques oscillant entre investissements culturels et déséquilibres socio-économiques. Ces caractéristiques favorisent une culture orale et de rue où le rap trouve à la fois son public et son réservoir d’expériences à raconter : quartiers, tours et cités deviennent matière première des textes, autant que des lieux d’apprentissage studios associatifs, MJC, collectifs et radios locales participent à la reproduction de ce vivier. Les données INSEE et les travaux socioculturels confirment l’importance d’un vivier jeune et urbain dans la dynamique locale.

La suite, c’est la mise en scène de la réussite : du local au national, puis au numérique. Des villes comme Sevran ont vu émerger Kaaris, Kalash Criminel ou Maes ; leurs parcours illustrent la trajectoire d’artistes qui passent des scènes de quartier aux millions de streams et aux contrats avec de grands labels. Le basculement vers le mainstream s’accélère au XXIᵉ siècle : plateformes de streaming, réseaux sociaux et économies de playlist ont permis à des voix initialement périphériques de toucher un public massif, le rap est aujourd’hui l’un des genres les plus streamés en France, et plusieurs artistes issus de la Seine-Saint-Denis figurent parmi les têtes d’affiche du paysage musical francophone.

Cette reconnaissance n’efface pas les tensions : glorification médiatique, accusations de violence ou de misérabilisme, et parfois une relation ambivalente des institutions à ces expressions culturelles. Pourtant, la réalité que racontent ces artistes, précarité, quête d’identités, solidarité de quartier a trouvé dans le rap un langage audible, commercialisable et exportable. Les Victoires de la musique, les grosses ventes et les chiffres de streaming ne sont que la face visible d’un processus long où le travail collectif (collectifs de beatmakers, petites salles, initiatives locales) a été déterminant.

Mohamed Bensmati

Quels sont les bruitages iconiques utilisés dans le cinéma ?

Publiée le 24 November 2023
Quels sont les bruitages iconiques utilisés dans le cinéma ?

Les bruitages dans le cinéma servent à enrichir l’expérience en ajoutant une dimension sonore réaliste. Ils plongent le public dans l’univers du film, renforcent l’émotion des scènes et contribuent à créer une immersion mémorable. L’ESIS  vous propose de découvrir quelques bruitages cultes utilisés dans le cinéma jusqu’à maintenant.

 

 

 

 

 

 

Pourquoi utilise-t-on des bruitages dans le cinéma ?

Le cinéma, repose sur l’expérience sensorielle complète pour captiver et immerger le spectateur dans un monde fictif. Parmi les nombreux éléments qui contribuent à cette immersion, les bruitages jouent un rôle crucial. Ces sons, souvent sous-estimés mais extrêmement puissants, ajoutent une dimension sensorielle qui va au-delà de la simple vue, créant une expérience cinématographique riche et mémorable. 

L’utilisation de bruitages dans le cinéma sert plusieurs objectifs fondamentaux qui contribuent à améliorer l’expérience cinématographique de manière significative. Tout d’abord, l‘utilisation de bruitages dans le cinéma vise avant tout à renforcer l’immersion du public. Les bruits réalistes, qu’il s’agisse du bruissement des feuilles dans une forêt, du bourdonnement d’une rue animée ou du grondement d’un tonnerre menaçant, plongent les spectateurs au cœur de l’action. Cela crée une connexion émotionnelle plus profonde avec l’histoire et les personnages, car les sons amplifient l’environnement visuel et contribuent à la création d’une réalité cinématographique crédible. 

Par ailleurs, les bruitages sont également des outils puissants pour évoquer des émotions spécifiques. Un simple soupir, un cri strident ou le bruit de pas précipités peuvent susciter des réponses émotionnelles immédiates chez les spectateurs. Ces sons deviennent des marqueurs émotionnels, créant une ambiance qui renforce le ton du film. Par exemple, un grincement de porte peut créer une tension palpable dans un film d’horreur, tandis que le rire joyeux des enfants peut évoquer un sentiment de bonheur dans une scène plus légère. 

Ensuite, les bruitages ne servent pas seulement à renforcer l’immersion, mais ils jouent également un rôle essentiel dans la narration sonore. Ils complètent la bande sonore, fournissant des indices auditifs subtils qui guident le public à travers l’histoire. Un simple changement de ton dans le bruit ambiant peut signaler un tournant narratif, créant une anticipation chez le spectateur. 

Et puis, certains bruitages deviennent emblématiques au fil du temps et contribuent à définir l’identité culturelle d’un film. Les bruits spécifiques associés à des franchises célèbres, comme le vrombissement des sabres laser de Star Wars ou le rugissement distinctif de Godzilla, deviennent des éléments emblématiques du monde cinématographique. Ces sons deviennent non seulement reconnaissables, mais ils sont également intégrés à la culture populaire, transcendant le film lui-même. 

 

Les bruitages les plus culte qui sont utilisés dans le cinéma ! 

Il existe de nombreux bruitages emblématiques qui ont marqué l’histoire du cinéma et qui sont devenus des éléments cultes. Certains de ces bruitages sont devenus si emblématiques qu’ils sont instantanément reconnaissables et associés à des genres spécifiques, des personnages ou des franchises. Voici quelques-uns des bruitages les plus cultes utilisés dans le cinéma : 

  •  Le Cri Wilhelm : Le Cri Wilhelm est un cri d’homme utilisé de manière récurrente dans de nombreux films, souvent lorsqu’un personnage est projeté dans les airs ou subit une chute. Ce cri, mélange de douleur et de peur, possède une renommée mondiale. Il est fort probable que vous l’ayez déjà entendu, et nombreux sont ceux d’entre vous qui en connaissent déjà le nom. Son introduction remonte au film “Les Aventures du capitaine Wyatt” en 1951. Depuis, il a été réutilisé à profusion, apparaissant dans des œuvres aussi diverses que les trois volets du Seigneur des Anneaux, “Batman : Le Défi”, au moins huit épisodes de Star Wars, la saga Indiana Jones, Toy Story, plusieurs films de la franchise Taxi, La Casa de Papel, ainsi que dans des jeux vidéo tels que The Witcher 3, Assassin’s Creed III, Grand Theft Auto IV et V, Red Dead Redemption et encore bien d’autres. 
  •  Le Diddy Laugh : C’est l’un des rires les plus effrayants du cinéma, ce genre de rire sinistre qu’un personnage entend lorsqu’il se trouve dans l’obscurité ou dans une situation angoissante. Cependant, il est également souvent utilisé de manière sérieuse pour représenter des enfants en train de s’amuser innocemment, sans qu’il y ait de meurtre. Son origine remonte au jeu vidéo Diddy Kong Racing, sorti en 1997, et depuis, il a été incorporé dans des films tels que Star Wars : la menace fantôme, Monstres Academy, Taken, La Mémoire dans la Peau, ainsi que dans le film d’horreur Mirrors.  
  • Le Goofy Holler : Ou, de manière plus littérale, le “cri de Dingo”. Ce son trouve son origine dans le dessin animé “La Leçon de Ski” sorti en 1941. Le “Goofy Holler” est fréquemment utilisé dans de nombreux films d’animation lorsqu’un personnage fait une chute. D’ailleurs, dans Toy Story, on peut voir Buzz l’Éclair enchaîner un Cri de Wilhelm avec un “Goofy Holler“, atteignant ainsi le summum du cliché. On le retrouve également dans des films tels que Le Roi Lion, Monstres et Compagnie, ou encore Les Gardiens de la Galaxie. 
  • Le Sifflement de Kill Bill : Le sifflement distinctif de la musique du film Kill Bill, composée par Ennio Morricone, est devenu un bruitage culte associé au personnage principal, interprété par Uma Thurman. Elle Driver se rend à l’hôpital pour assassiner Black Mamba, ses talons aiguilles résonnant sur le sol, accompagnés d’un sifflement intitulé “Twisted Nerve” qui vous hantera pendant des semaines. 
  • Le Son du TARDIS : Le son caractéristique du TARDIS, la machine à voyager dans le temps de la série britannique Doctor Who, est instantanément reconnaissable pour les fans de la série. Pour la version originale du son du TARDIS en 1963, Brian Hodgson, le compositeur a utilisé divers éléments sonores, dont le glissement d’une clé sur le manche d’une guitare basse, le frottement d’une clé sur une corde de piano, et des enregistrements électroniques modifiés. 
  • Le Bruit du T-Rex de Jurassic Park : Le rugissement menaçant du T-Rex dans Jurassic Park est un bruitage mémorable qui évoque instantanément le suspense et l’excitation dans le film. Le T-rex, le dinosaure le plus imposant, a en réalité émis la plupart de ses cris en utilisant les vocalisations dun Jack Russel. Quant à son célèbre rugissement a été modélisé sur les vocalisations d’un éléphanteau.  

Se former dans le milieu du son  

Si vous souhaitez vous orienter dans le milieu du son, l’ESIS vous propose une formation complète et immersive dans ce domaine pendant trois ans grâce au Bachelor Son et MusiqueIl est également possible de continuer ses études à l’ESIS et de s’orienter vers le Mastère Réalisation et Production Sonore. Destinés à nourrir la passion et à affiner les compétences nécessaires pour exceller dans l’industrie audio, ces parcours en alternance allient parfaitement la théorie et la pratique. 

Au cours de ces formations, les étudiants acquièrent des compétences intellectuelles et techniques qu’ils développent et perfectionnent tout au long de leur parcours et qu’ils mettront à profit dans le monde du travail. 

 

Portrait de Dany Boon

Publiée le 17 December 2024
Portrait de Dany Boon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dany Boon s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ESIS au campus de Paris, après des débuts difficiles comme mime de rue à Paris, il s’impose dans le one-man-show grâce à des sketchs inspirés de sa région natale. Son succès cinématographique éclate avec Bienvenue chez les Ch’tis (2008), qui bat tous les records d’audience. Acteur et réalisateur prolifique, il alterne comédies populaires et rôles plus émotionnels tout en explorant de nouveaux projets ambitieux.

Après avoir été secouriste dans le nord de la France, sa région natale, Dany Boon arrive à Paris dans les années 80, uniquement avec sa guitare sur le dos. « Ma mère, qui s’était beaucoup sacrifié pour nous, m’avait donné toutes ses économies de femme de ménage, et j’avais débarqué avec mon sac à dos et ma guitare », confie-t-il. C’est une période de galère pour le futur acteur et réalisateur : très vite endetté, il doit faire du mime de rue pour tenter de gagner sa vie. « À ce moment-là, je faisais du spectacle de rue. Du mime, le clown et de la guitare. C’était réellement compliqué parce que je n’avais pas un radis et que je devais de l’argent à tout le monde. » Après deux années particulièrement difficiles, il commence enfin à sortir la tête de l’eau lorsqu’il est engagé comme dessinateur pour des films d’animation. « J’ai commencé à rembourser mes dettes. Mais rien ne se concrétisait sur le plan artistique. Je n’étais jamais pris dans les castings et je me faisais jeter partout. » 

  

C’est en écrivant des sketchs, inspirés par son observation de la vie quotidienne et sa région natale, qu’il entame sa carrière. En effet, repéré par Patrick Sébastien, il se produit sur scène, tout en faisant de la musique et en prêtant sa voix à des spots publicitaires. Au début des années 90, ses spectacles de one-man-show connaissent enfin le succès, mais ses prestations au cinéma ne sont guère remarquées. Il faut attendre Joyeux Noël (2005) de Christian Carion pour que son rôle à contre-emploi, dans un registre plus émotionnel, lui vaille une nomination au César. On le retrouve en ami encombrant de Daniel Auteuil dans Mon meilleur ami (2006) de Patrice Leconte, puis il adapte une de ses pièces pour le cinéma avec La Maison du bonheur (2006), sa première réalisation. Deux ans plus tard, avec son deuxième long métrage, Bienvenue chez les Ch’tis, il bat tous les records du box-office en dépassant les 20 millions d’entrées ! (et même 26 millions dans le monde). « C’était un beau cadeau de la vie », reconnaît-il. « Je crois que c’est ce que raconte le film – au moment où il est sorti – sur la fraternité, sur le souci de l’autre, qui en explique le succès. Contrairement aux comédies hollywoodiennes qui mettent en avant la réussite professionnelle, je voulais parler d’un simple facteur – et j’ai dû me battre pour convaincre les producteurs de me suivre ! » D’ailleurs, une fois le film achevé, la production mène une étude de public et explique à Dany Boon qu’il ne plaira pas aux moins de 30 ans ! 

  

Désormais, tout le monde veut tourner avec Dany Boon et celui-ci est à l’affiche de plusieurs productions ambitieuses comme De l’autre côté du lit (2009) avec Sophie Marceau, Le Code a changé (2009) de Danièle Thompson et le très remarqué Micmacs à tire-larigot (2009) de Jean-Pierre Jeunet. Côté réalisation, il signe Rien à déclarer (2011), autour des relations parfois tendues entre douaniers belges et français, où il donne la réplique à Benoît Poelvoorde. Même s’il ne renoue pas avec un succès comparable à Bienvenue chez les Ch’tis, le film enregistre plus de 8 millions de billets vendus ! En 2014, il réalise la comédie Supercondriaque, où il retrouve son partenaire Kad Merad, et dépasse les 5 millions d’entrées. Ce qui ne l’empêche pas de jouer pour d’autres metteurs en scène, de Lolo (2015) de Julie Delpy, où il est savoureux en provincial qui débarque à Paris dans un milieu qui ne lui fait pas de cadeau, à Radin ! (2016) de Fred Cavayé, où il est tout aussi irrésistible en avare pathologique.  

  

En 2018, il réalise La Ch’tite famille où il égratigne les préjugés sur le nord et tourne en dérision le milieu ultra-snob des architectes. Très émouvant dans Une belle course (2022) de Christian Carion, aux côtés de Line Renaud, sa « maman de cinéma », il est épatant en entrepreneur marseillais dans Mon crime (2023) de François Ozon. « J’étais ravi et flatté », reprend Dany Boon en évoquant sa participation au film. « J’aime le cinéma d’Ozon. Même si j’ai toujours une petite appréhension. Est-ce qu’on m’appelle pour les bonnes raisons ? Est-ce que je corresponds au rôle ? Je lis le scénario, je trouve ça intelligent et drôle, dans la lignée de Huit femmes et Potiche. » Puis, il signe La Vie pour de vrai, où il retrouve Kad Merad et accueille une nouvelle venue dans son univers : Charlotte Gainsbourg. Cette année, il a accompagné le premier long métrage de Laurence Arné, La Famille Hennedricks, road-trip sensible et drôle, autour des familles recomposées. « J’ai commencé par suivre les différentes versions du scénario et j’ai soutenu Laurence dans son projet d’écriture et de réalisation de premier film. J’ai aimé la manière dont elle en parlait, ce qu’elle voulait en faire, et je trouve qu’elle a un talent d’écriture et de réalisatrice », conclut-il. 

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